Lettres - Pour apprendre?
«Le Conseil de la langue française invite le gouvernement à assujettir les écoles privées non subventionnées à la Charte de la langue française», peut-on lire dans un texte de Bernard Descôteaux paru dans Le Devoir du 6 mars, et tous ceux qui ont fait des commentaires abondent dans le même sens. Et tous ces gens ont raison. Après tout, ce que l'on a convenu d'appeler les écoles passerelles ne servent finalement qu'à permettre aux enfants d'immigrants d'être inscrits dans les écoles de langue anglaise.
Mais quelle différence y a-t-il entre les écoles de langue anglaise et celles de langue française? Ça saute aux yeux: les écoles de langue anglaise enseignent surtout l'anglais avec un peu de français, tandis que les écoles de langue française n'enseignent ni une langue ni l'autre. Voilà près de 40 ans que l'on massacre l'enseignement du français au primaire et au secondaire, au point que, maintenant, on a des professeurs qui n'ont jamais eux-mêmes appris ce qu'ils ont à enseigner. Et le résultat? On a un nombre record de jeunes qui échouent à l'examen obligatoire de français à la fin du secondaire, et les résultats ne sont guère mieux à l'examen destiné aux futurs professeurs. D'ailleurs, le seul fait que ces examens soient nécessaires en dit long sur la situation de la langue au Québec.
Alors, surtout ne laissons pas les immigrants aller à l'école anglaise où ils vont apprendre quelque chose. La démocratie exige que tous les citoyens soient égaux dans l'ignorance.
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Eugene Sauvé - Gatineau
Mais quelle différence y a-t-il entre les écoles de langue anglaise et celles de langue française? Ça saute aux yeux: les écoles de langue anglaise enseignent surtout l'anglais avec un peu de français, tandis que les écoles de langue française n'enseignent ni une langue ni l'autre. Voilà près de 40 ans que l'on massacre l'enseignement du français au primaire et au secondaire, au point que, maintenant, on a des professeurs qui n'ont jamais eux-mêmes appris ce qu'ils ont à enseigner. Et le résultat? On a un nombre record de jeunes qui échouent à l'examen obligatoire de français à la fin du secondaire, et les résultats ne sont guère mieux à l'examen destiné aux futurs professeurs. D'ailleurs, le seul fait que ces examens soient nécessaires en dit long sur la situation de la langue au Québec.
Alors, surtout ne laissons pas les immigrants aller à l'école anglaise où ils vont apprendre quelque chose. La démocratie exige que tous les citoyens soient égaux dans l'ignorance.
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Eugene Sauvé - Gatineau
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