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Pacte pour le financement concurrentiel des universités - Qui devrait en faire les frais?

Differents moyens s'offrent à l'État pour renflouer les coffres

Lisa-Marie Gervais   27 février 2010  Éducation
En 2009-10, le Québec est la province qui impose les droits de scolarité les moins élevés pour les étudiants du premier cycle, avec une moyenne de 2272 $, contre 4917 $ en moyenne au Canada.
Photo : Agence France-Presse Jean-Philippe Ksiazek
En 2009-10, le Québec est la province qui impose les droits de scolarité les moins élevés pour les étudiants du premier cycle, avec une moyenne de 2272 $, contre 4917 $ en moyenne au Canada.
Point d'unanimité, certes, mais un débat. Fortement critiquée par les milieux étudiants, les enseignants et les syndicats, la proposition lancée cette semaine par Lucien Bouchard et ses acolytes aura eu le mérite de rouvrir le débat sur le financement des universités. Le Pacte sur le financement concurrentiel des universités, signé par 16 personnalités dont des ex-recteurs, des ex-dirigeants du mouvement étudiant, d'anciens ministres et des économistes ou gens d'affaires, propose que, selon la formule, environ 85 % des étudiants voient leurs frais haussés de 2000 $ par an sur trois ans.
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  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 27 février 2010 21h40
    Victoire de la droite
    La Révolution tranquille des Lesage, Lévesque, Gérin-Lajoie et autres s'est faite à partir d'un idéal à la fois démocratique et économique. Ces grands politiciens pensaient que la meilleure façon de sortir le Québec de la pauvreté était de créer une complète accessibilité aux études avancées. La pensée néolibérale, bien défendue par les «lucides», a mis la hache dans ces idéaux. Dorénavant, le Québec se débrouillera avec des immigrants hautement diplômés. Que les Québécois de la classe moyenne cessent de rêver en couleurs. S'ils veulent faire l'université, qu'ils s'endettent. Charest doit être de son travail de sape.
    Roland Berger
    St Thomas, Ontario

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    jeudi 4 mars 2010 13h11
    Les Québécois sont très généreux en payant la formation unuversitaire de 25,000 étudiants canadiens.
    Voici un exemple de la magouille de la gestion de nos universitél

    'L'instruction en anglais ou français est un droit garanti en vertu de l'article 23 de la charte des droits et liberté canadienne. Mais dans la pratique, l'éducation post-secondaire dans la langue de son choix est garanti seulement pour la minorité anglophone du Québec et les francophones du Nouveau-Brunswick. L'écart entre la déclaration de principes et l'application est de taille.


    Le sur-financement de la filière anglophone au Québec est en partie lié à l'importante présence d'étudiants canadiens non-résidents. Selon le chercheur Jean-Pierre Corbeil de Statistiques Canada, le sur-financement du système universitaire anglophone au Québec est lié à la domination historique des anglophones montréalais au Québec. Cette « tendance lourde » est encore présente aujourd'hui.


    Car cette présence en territoire Québécois d'un important réseau universitaire de langue anglaise conduit à un curieux phénomène : un grand nombre d'étudiants canadiens non-résidents viennent étudier dans les universités anglo-québécoises et bénéficient de places d'études largement financées par le Québec. S'il faut mentionner que les étudiants non-résidents s'acquittent de frais de scolarité supérieurs à ceux en vigueur pour les résidents, ils sont tout de même subventionnés à la hauteur d'environ 8000 dollars par étudiant par année. Vu le nombre de 25000 d'étudiants en question, les coûts structurels de 200 millions de dollars/ ans sont importants pour l'état québécois. Les étudiants de pays étrangers sont près de 5000 à fréquenter nos universités. Il en coute environ 5000 dollars selon le statut de l’étudiant. Ces étudiants étrangers coutent 25 millions par année. Ils ont droit automatiquement à une bourse de plus de 4000 dollars. De plus, il faut souvent des mises à niveau des nouveaux étudiants pour une facture supplémentaire estimé à 20 millions par année.


    Notons que la majorité de ces étudiants quittent le Québec une fois leurs études complétées. Ces étudiants emportent avec eux leurs connaissances génératrices de richesse. Cela veut dire qu'il y a près de 2 milliards de dollars par année de retombées économiques qui n'avaient pas lieu au Québec mais ailleurs au Canada.

    Le Québec et surtout les universités anglo-québécois supportent un fardeau fiscal très lourd afin de contribuer généreusement aux 25000 étudiants canadiens qui viennent étudiés au Québec. L’Ontario fournit 12000 des étudiants qui profite à rabais de coût minime pour compléter leurs études au Québec. Chaque année le Québec dépense pour tous les non-résidents une somme de 245 millions de dollars. Donc depuis 10 ans, les Québécois ont payé pour plus 2.25 milliards pour les étudiants étrangers qui bénéficient de ces fonds publics.

    Le sur-financement du système universitaire anglophone, en accordant un poids effectif à la communauté anglophone proche de 25 % au Québec (et de 50 % à Montréal où se concentre l'immigration), est-il partiellement responsable du fait que la communauté anglophone jouit d'un pouvoir sur la langue de travail et les taux de transferts linguistiques largement supérieur à sa taille réelle?

    On peut conclure qu'en l'absence des étudiants canadiens non-résidents, la taille et donc le coût des universités anglophones seraient bien moindres. L'argent ainsi économisé pourrait être utilement mis en œuvre pour combler le sous-financement des universités et éviter une augmentation des frais de scolarité, si sous-financement il y a réellement.

    Les lucides ( Intelligentsia ) québécoise ne parle pas de ce sur-financement des universités anglophones. Il n’est pas politiquement correct de discuter de ces sujets chauds sur la place publique. En termes clairs, le Québec finance, sans aucune contrepartie, une part disproportionnée du système d'éducation post secondaire destiné à la communauté de langue anglaise du Canada.

    Qui aura le courage de demandé le plein déboursé des frais d’études selon les exemptions pour tous les étudiants étrangers.

    Trudeau avait raison en disait des québécois << Le Québec ne sera jamais, indépendant, les Québécois sont idiots >>

    http://www.mef.qc.ca/docs/heure.htm


    http://www.ambamaroc.ca/Nouveau/Etudier_au_Canada/


    http://www.mef.qc.ca/financement_universites_non_d

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