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Sous-financement des universités - Aux étudiants de renflouer les coffres, dit Lucien Bouchard

L'ancien premier ministre et plusieurs personnalités publiques proposent le déplafonnement des droits de scolarité

Lisa-Marie Gervais   24 février 2010  Éducation
Lucien Bouchard et les initiateurs du Pacte sur le financement concurrentiel des universités ont démontré que les hausses des droits de scolarité permettraient de générer une somme de 565 millions par année.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Lucien Bouchard et les initiateurs du Pacte sur le financement concurrentiel des universités ont démontré que les hausses des droits de scolarité permettraient de générer une somme de 565 millions par année.
Ce n'était qu'une question de temps avant que le débat sur le dégel des droits de scolarité ne revienne en force. Le pacte sur le financement des universités qu'ont présenté hier à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain des politiciens et des personnalités du milieu de l'éducation propose le rehaussement notable de ces droits pour un rattrapage rapide sur trois ans. Les milieux étudiants résistent, mais proposent de vider la question une fois pour toutes.
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  • jacques noel - Inscrit
    24 février 2010 07 h 33
    La passe des étudiants étrangers
    «sur les 15,000 étudiants étrangers au Québec, 9500 sont exemptés des frais forfaitaires, bénéficiant d'ententes intergouvernementales, d'échanges particuliers, ou de diverses bourses» a souligné Nicole Girard, attaché de presse du ministre Sylvain Simard» (La Presse, Syldia Galipeau, 16/2/2002)

    Ca, c'était en 2002. Là, on est rendu avec 28,000 étudiants étrangers. Combien paient le vrai tarif?

    Face à la dénatalité des années 80, le lobby de l'Éducation a décidé d'aller repêcher des étudiants à l'étranger. On leur a donné un pont d'or pour les attirer. Le but de l'opération: sauver la job des profs et des administrateurs tout en faisant accroire au bon peuple que nos institutions sont tellement de qualité qu'on se presse au portillon. A Matane, à St-Georges de Beauce, à Shawinigan, plus de 10% des étudiants viennent de l'étranger.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    24 février 2010 08 h 17
    Plus facile à dire qu'à faire !
    Sincèrement, si j'étais un des élus - peu importe le parti - de l'Assemblée nationale, je commencerais à être un peu agacé par ces différentes déclarations ou recommandations faites par d'anciens politiciens.

    MM. Bouchard et Facal, de même que Mme Jérôme-Forget demandent qu'on hausse de façon importante les frais de scolarité dans les universités. Soit.

    Pourtant, cet ex-premier ministre et ces 2 ex-ministres savent déjà que, quand on est en politique active, il est beaucoup plus difficile de faire changer les choses, notamment quand on doit prendre une décision à laquelle s'opposeront avec force les personnes qui sont touchées !
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  • Claude Archambault - Inscrit
    24 février 2010 09 h 02
    @ Bernard Gervais
    Oui c'est plus facile à dire qu'à faire tout comme pour ceux qui sont dans l'opposition c'est plus facile de chialler que de participer de façon constructive. Mais contrairement à l'opposition ces ex ministres et premier ministres on une expérience et une liberté de parole qu'eux n'ont pas.
    Puis pour les gouvernement en place peu importe libéral ou PQ, ils sont toujours un peu frileux, et quand la gogauche parle elle parle fort même si elle ne représente qu'une petite portion de la population.
    C'est pourquoi que ce genre d'intervention est importante et se doit d'être fréquente et forte. Par leur attaque répétés sur ces gens la gogauche perdra en crédibilité par manque de réalisme et à la fin le gouvernement agira et finalement suivra le souhait de la majorité et non la petite gogauche.

    Tout les beaux discours sur l'accessibilité sont faux, le taux de diplomation universitaire au Québec est un des plus bas au Canada malgré les plus faible frais de scolarité ce qui dit que les frais n'ont absolument aucun impact sur l'accessibilité, au contraire.
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  • ExpatAVie - Abonné
    24 février 2010 09 h 03
    Transferts gouvernementales et leurs incitations implicites
    Malheureusement, il semble que notre appareil etatique moderne encourage chacun a faire des choix qui maximise les transferts de ressources de la poche des autres vers la sienne.

    Nous sommes tous coupables mais le plus souvent rejetons la faute sur les autres! Nous nions la realite que la recherche de ces transferts forment une part essentielle de nos activites - quelle gaspillage! Voici quelques exemples que vous ne reconnaitrez pas tous mais auxquels vous pous pourriez sans doute ajouter:

    - Les retraites canadiens vivent au depend des travailleurs actifs et futurs
    -Le Quebec depend de la perequation, et donc des expats interprovinciaux
    -Les tout-electrique se chauffent et gaspillent au depend des "au gaz"
    -Les etudiants en medecine qui preparent leur depart a l'etranger fourbent les contribuables quebecois
    - L'etudiants qui a 23 ans n'a toujours pas de diplome universitaire de 1er cycle ou l'intention de trouver un travail productif vivent au depend des contribuables
    -Les motocyclistes dependent des automobilistes pour leur prime d'assurance.
    -Les retraites de l'etat dependent des impots sur les revenus d'investissement des retraites du prive et des futurs contribuables.
    -Les salaries du publique dependent des impots des salaries du prive pour payer leur retraite doree (donc le cout est systematiquement sous-estime pour faciliter les negociations collectives avec les grandes centrales).
    -Les beneficiaires des programmes sociaux par ailleurs aptent au travail dependent des contribuables au taux marginal d'imposition a 50%
    - Les agriculteurs dependent des consommateurs locaux captifs et des subventions du ministere de l'agriculture.
    - Les travailleurs des regimes speciaux dependent de la cotisation chomage des travailleurs reguliers
    - Les regions dependent des subventions aux petites et moyennes entreprises (et a chaque village sa scierie!) et donc ultimement des contribuables citadins et banlieusards.
    - Les citadins dependent de la protection de la regie du logement qui finalement reduit l'offre de logement et repousse les jeunes familles vers la banlieue
    - Les banlieusards dependent des infrastructures routieres, aqueducs, ecoles et autres payees par les citadins et leur rejettent leurs fumees bleues au visage chaque matin!

    Les opportunites de "vivre sur la bete" se sont multipliees creant par la meme autant de groupe et lobby defendant leur prebende avec la derniere energie.

    Evidemment, ce systeme n'est pas durable. Je soutiens donc l'initiative de M. Bachand meme si je ne suis pas partisan de son parti. Il faut que les quebecois de bonne volonte se levent et demandent:
    - que chaque utilisateur paye le juste cout du service gouvernementale (y compris la modulation immediate de l'age de la retraite normale et les taux de cotisation a la RRQ)
    - que les transferts gouvernementales necessaires soient octroyes par le biais du systeme d'imposition
    - que le systeme d'imposition soit STRICTEMENT progressif (possiblement en donnant un credit a chacun correspondant plus ou moins au "BS") et que chacun paye au moins le taux minimum sur TOUS leurs revenus (y compris les transferts sociaux! y compris les gains en capitaux! y compris les dividendes! y compris les pourboires!) mais que, eventuellement, sa progressivite soit adoucie.

    Ce devrait etre un devoir sacre pour les medias d'etudier attentivement les evenements en Grece car beaucoup d'etats tel le Quebec glissent inexorablement vers une situation similaire. Les memes causes produisent les memes effets.
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  • pierre savard - Inscrit
    24 février 2010 09 h 06
    Bonne idée
    L.Bouchard a raison. La gratuité dans les services publics doit prendre fin.
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    24 février 2010 13 h 53
    Faites place aux idées monsieur Bouchard
    Monsieur Bouchard et les autres qui l'accompagnent dans sa démarche «lucide» ont en commun leurs séjours plus ou moins longs au gouvernement. Vous avez donné à l'état, vous avez eu votre chance de réaliser des choses, de régler des problèmes, maintenant, votre opinion ne vaut pas plus que celle d'un citoyen ordinaire.

    Votre intervention révèle avec éloquence les raisons de vos échecs passés. Passons vite sur vos compétences limités en matière d'économie pour s'attarder à votre manque de vision. Voilà un bien grand défaut pour un grand serviteur de l'état. Monsieur Bouchard et les autres gouvernent et ont gopuverné à la petite semaine. Pourtant, monsieur Charest avait invité un club sélect à réfléchir plus loin que leur nez récemment. Voir les problèmes avec un certain recul, penser au futur pour éviter les gestes intempestifs que l'on reproche encore à monsieur Bouchard, monsieur Charest nous conviait à se servir de l'intelligence pour une fois.

    Malheureusement, tel ce «poor lonesome cowboy» que l'on connaît bien, il sort avec ses phobies et sa panique qu'il tente de transmettre.

    Monsieur Bouchard fait écho aux lamentations des gestionnaires des universités. Les pauvres, ils ont des problèmes de financement. Mais monsieur Bouchard, l'incurie accompagne potentiellement leurs problèmes.

    Nous n'avons pas de problème de financement des universités, nous avons un problème beaucoup plus grave pour faire face aux défis qui nous attendent, c'est le défi de produire de la richesse avec des gens compétents formés dans les universités et ailleurs.

    On ne cesse de nous rappeler que le décrochage nous annonce une destinée catastrophique. Nous avons à articuler une politique de production de diplômés. Le financement des universités n'est qu'un détail de cette stratégie concertée à déployer. Est-ce que l'augmentation des frais de scolarité entraînera une diminution de la fréquentation ? Personne ne peut répondre à cette question. Une politique ayant pour objectif d'augmenter le nombre de diplômés, c'est plutôt à cela que nous devons travailler. À long terme, notre avenir est assuré et notre dette pourra disparaître pour toujours grâce à la nouvelle richesse créée.
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  • Bill Facture - Inscrit
    24 février 2010 15 h 22
    Le plus grand lucide
    L'idée du dégel des frais de scolarité n'est ni nouvelle, ni mauvaise. Au contraire, on ne peut quand même pas attendre au prochain siècle pour faire un ajustement équitable. Mais comme d'habitude, Lucien Bouchard ne répète que ce qui a déjà été dit cent fois par d'autres avant lui, et aussi par certains lucides auto-proclamés, anciens et nouveaux. Une fois de plus, Lucien-Lucide Bouchard n'est qu'un porte-parole, efficace peut-être, mais porte-parole tout de même.

    Toutefois, parmi tous les premiers ministres du Québec depuis 1867, c'est justement le plus grand des lucides qui a eu l'idée la plus originale pour s'assurer une première place dans l'histoire du Québec. En effet, au tournant du prochain siècle, nos descendants retiendront que non seulement Bouchard s'est déshonoré dans l'affaire Yves Michaud, mais qu'il a aussi déshonoré la fonction de premier ministre. Quelle idée originale, certes, mais quel incroyable manque de lucidité!!! Bien sûr, il s'agit de sa plus grande bêtise, celle qui l'aura malheureusement discrédité à jamais aux yeux de la grande majorité de ses concitoyens. Hélas, il ne pourra jamais effacer ce sombre chapitre, celui qui a indiscutablement dévoilé toute sa petitesse, même si monsieur Yves Michaud lui pardonnait cet évident manque de lucidité et aussi d'humanité. Voilà pour sa première place dans l'histoire du Québec, la première place de la honte!!!

    Néanmoins, par compassion pour ce malheureux personnage, souhaitons-lui quand même l'intelligence et surtout toute la lucidité requise pour atteindre la sagesse de bien comprendre qu'il doit maintenant se taire pour le bien commun, mais surtout pour le sien.
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  • Carole Dionne - Inscrite
    24 février 2010 15 h 37
    LA VÉRITÉ SELON BOUCHARD...
    Selon plusieurs personnes, Lucien Bouchard dit toujours la vérité. Il dit tout haut ce que la population pense tout bas. Il sait tout


    Donc, quand Lucien Bouchard dira quelque chose, on fera selon ses désirs car seulement lui sait tout. Plus d'obstination , plus discussion, quand Lucien parle, c'est parole d'évangile.. Ne perdons pas de temps en discussion inutile...
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  • Etienne Goyer - Inscrit
    24 février 2010 16 h 19
    Mesurer d'abord l'impact sur l'accessibilité
    Il est généralement établi qu'il y a une corrélation forte entre le niveau d'éducation des résidents d'un pays et sa richesse collective (PIB, etc). En conséquence, j'invite les partisans de la hausse des frais de scolarité à faire l'exercice suivant:

    - Déterminer sans équivoque si la relation entre niveau d'éducation et niveau de vie en est une de causation. Si oui, on pourrais conclure que l'éducation offre un "rendement sur l'investissement" (mes excuses pour la comparaison boîteuse).

    - Déterminer l'impact de l'augmentation des frais de scolarité sur l'accessibilité aux études supérieures.


    Une fois que les deux questions ci-haut seront documentées, il sera possible de déterminer un niveau de frais de scolarité qui soit équitable pour tous dans l'immédiat, sans mettre en péril notre richesse collective future. Augmenter les frais de scolarité sans mesurer l'impact d'une telle mesure relève de l'amateurisme.

    À ce que je sache, aucun politicien n'as étudié la question. M. Bouchard, dont le bilan comme premier ministre en matière de gestion des ressources publiques est très discutable (mise à la retraite forcée de 2000 infirmières) aurait intérêt à faire ses devoirs et à mesurer l'impact des ses propositions. Autrement, j'en conclue que sa position est motivées principalement par des facteurs idéologiques.

    En ce qui me concerne, je serai disposé à écouter les propositions de la droite quand elle se donnera la peine de faire une réflexion éclairée. Pour le moment, c'est malheureusement rarement le cas.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    24 février 2010 17 h 11
    Subventions des universités
    Va-t-on pour une fois s'interroger sur le degré de subvention des universités anglophones du Québec eu égard au poids démographique des vrais anglophones du Québec? Trois universités anglophones pour quel pourcentage de vrais anglophones?


    « En 2002-2003, le gouvernement du Québec versait 76,8 % du financement pour l'enseignement supérieur aux universités francophones et 23,2 % aux universités anglophones. Les universités anglophones sont financées presque au triple du poids démographique des anglophones au Québec. De son côté, le gouvernement fédéral faisait encore mieux, la « Canadian Foundation for Innovation » versait en 2002-2003, 33 % du financement Québécois aux universités anglophones en termes de fonds de recherche. Les anglophones récoltent plus du quadruple de leur poids démographique en subventions du gouvernement fédéral.
    ….
    Les étudiants non-résidents ne sont pas également distribués dans les universités québécoises. Les universités anglophones accueillent une proportion très importante d'étudiants non-résidents. Ceux-là constituent une partie majeure de leur clientèle (35 % à Bishop's, plus de 25 % à McGill). Par contre, les universités francophones n'accueillent presque pas d'étudiants canadiens hors-province.

    On peut conclure qu'en l'absence des étudiants canadiens non-résidents, la taille et donc le coût des universités anglophones seraient bien moindres. L'argent ainsi économisé pourrait être utilement mis en œuvre pour combler le sous-financement des universités et éviter une augmentation des frais de scolarité. »
    ( Voir : http://www.mef.qc.ca/financement_universites_non_d
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  • Galarneau2 - Abonné
    24 février 2010 18 h 12
    Une suite logique
    Deux anciens ministres péquistes, deux anciens ministres libéraux, un ou des membres de l'Institut économique de Montréal.... Même vision, même rêve, même tribune...Est-ce que ça veut dire que depuis 1994, c'est dans le fond la même gang qui est au pouvoir ?...
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  • mary webb - Inscrit
    24 février 2010 18 h 59
    La pauvreté d'une certaine richesse
    Lucien Bouchard suit parfaitement la ligne de conduite et de pensée dans laquelle il s'est engagé depuis quelque temps : l'intérêt de ceux dont il se fait le serviteur. Il devrait même recevoir de la part de ses patrons le titre d'employé du mois. Obéissance parfaite, constance acharnée et intransigeance qui ne supporte ni le doute ni la nuance.On ne lui trouve pas de vrai courage puisque ses idées sont dans l'air du temps depuis plusieurs années mais on apprécie la concentration de celui qui fonce vers son but sans se laisser pas distraire par la réflexion. Pas de temps à perdre, il ne fait pas dans la dentelle. Si on le croyait sincère dans la préoccupation qu'il affiche envers les «affaires québécoises», on serait presque tenté de lui attribuer une sorte de foi du charbonnier, un peu grossière mais pleine de ce qu'on appelle communément «le gros bon sens». Mais voilà le problème, ce qui ressort de tous ses propos est un peu trop gros pour être vrai.

    Comment peut-il nous convaincre de sa bonne foi concernant l'avenir de l'université quand on le voit se présenter sans scrupule aucun aux côtés de Robert Lacroix, associé au groupe CIRANO ? Ce même Robert Lacroix qui tenait tant à investir des millions pour étendre les bâtiments de l'Université de Montréal jusqu'à la gare de triage d'Outremont, dont les coûts de décontamination, à eux seuls, seraient astronomiques ? À l'époque de ce débat sur la situation du futur CHUM, ils furent plusieurs à faire l'éloge de ce site (allez revoir l'article «Un silence gênant» signé Kathleen Lévesque dans Le Devoir du 23 février 2005). Si on les avait écoutés, on serait probablement en train de constater les coûts faramineux de la décontamination de ces terrains avant même d'envisager ceux de la construction. Et bien sûr, on ne parlera pas des cliniques privées ou d'autres entreprises toutes «philanthropiques» qui auraient bien aimé se joindre à cette belle «grappe industrielle» pour créer la richesse.

    Les universités québécoises sont en train de se dévoyer dans la spéculation mobilière et immobilière mais l'investissement dans le savoir et l'intérêt de l'ensemble de la société québécoise sont des enjeux de second plan. Tout ce qu'on trouve à nous dire, c'est qu'un doctorat en anthropologie ou en philosophie, ça coûte moins cher à «produire» qu'une formation de médecin spécialiste. De là conclure que les médecins sont les seuls qui méritent des salaires élevés alors que les pauvres des sciences humaines et sociales valent ce qu'ils coûtent, il n'y a qu'un pas. Un étudiant en littérature qui accepterait un tel marché de dupe serait bien mal placé ensuite pour réclamer quelque respect ou quelque reconnaissance que ce soit pour la valeur de son travail ou de son oeuvre. Marchandage que tout cela. Oui,être réaliste, mais cela n'oblige pas à être aveugle.

    Enfin, un article intéressant qui devrait nous servir d'avertissement en ce qui concerne la dimension affairiste et spéculative des universités nord-américaines : «Rich Harvard, Poor Harvard», paru dans le Vanity Fair du 30 juin 2009. C'est un portrait surdimensionné de ce qui se passe à l'UQUAM entre autres. Quand l'obsession de l'enrichissement devient la seule finalité, c'est que la mission culturelle et humaniste de l'éducation est devenue si pauvre qu'on la trouve gênante et qu'on voudrait la voir disparaître.
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  • Donald Bordeleau - Inscrit
    3 mars 2010 20 h 24
    Le Vérificateur Général pourrait faire l'enquête sur les aberrations anglo-franco du financement.
    Le sur-financement de la filière anglophone au Québec est en partie lié à l'importante présence d'étudiants canadiens non-résidents. Selon le chercheur Jean-Pierre Corbeil de Statistiques Canada, le sur-financement du système universitaire anglophone au Québec est lié à la domination historique des anglophones montréalais au Québec. Cette « tendance lourde » est encore présente aujourd'hui.


    Car cette présence en territoire Québécois d'un important réseau universitaire de langue anglaise conduit à un curieux phénomène : un grand nombre d'étudiants canadiens non-résidents viennent étudier dans les universités anglo-québécoises et bénéficient de places d'études largement financées par le Québec. S'il faut mentionner que les étudiants non-résidents s'acquittent de frais de scolarité supérieurs à ceux en vigueur pour les résidents, ils sont tout de même subventionnés à la hauteur d'environ 8000 dollars par étudiant par année. Vu le nombre de 25000 d'étudiants en question, les coûts structurels de 200 millions de dollars/ ans sont importants pour l'état québécois. Les étudiants de pays étrangers sont près de 5000 à fréquenter nos universités. Il en coute environ 5000 dollars selon le statut de l’étudiant. Ces étudiants étrangers coutent 25 millions par année. Ils ont droit automatiquement à une bourse de plus de 4000 dollars. De plus, il faut souvent des mises à niveau des nouveaux étudiants pour une facture supplémentaire estimé à 20 millions par année.


    Notons que la majorité de ces étudiants quittent le Québec une fois leurs études complétées. Ces étudiants emportent avec eux leurs connaissances génératrices de richesse. Cela veut dire qu'il y a près de 2 milliards de dollars par année de retombées économiques qui n'avaient pas lieu au Québec mais ailleurs au Canada.

    Le financement de nos universités représente le coût de 380 millions par année du fiasco de l'UQAM , aller voir qui a magouillé.

    Le Québec et surtout les universités anglo-québécois supportent un fardeau fiscal très lourd afin de contribuer généreusement aux 25000 étudiants canadiens qui viennent étudiés au Québec. L’Ontario fournit 12000 des étudiants qui profite à rabais de coût minime pour compléter leurs études au Québec. Chaque année le Québec dépense pour tous les non-résidents une somme de 245 millions de dollars. Donc depuis 10 ans, les Québécois ont payé pour plus 2.25 milliards pour les étudiants étrangers qui bénéficient de ces fonds publics.

    Le sur-financement du système universitaire anglophone, en accordant un poids effectif à la communauté anglophone proche de 25 % au Québec (et de 50 % à Montréal où se concentre l'immigration), est-il partiellement responsable du fait que la communauté anglophone jouit d'un pouvoir sur la langue de travail et les taux de transferts linguistiques largement supérieur à sa taille réelle?

    On peut conclure qu'en l'absence des étudiants canadiens non-résidents, la taille et donc le coût des universités anglophones seraient bien moindres. L'argent ainsi économisé pourrait être utilement mis en œuvre pour combler le sous-financement des universités et éviter une augmentation des frais de scolarité, si sous-financement il y a réellement. On parle maintenant de désiquilibre éducatif.

    Les lucides ( Intelligentsia ) québécoise ne parle pas de ce sur-financement des universités anglophones. Il n’est pas politiquement correct de discuter de ces sujets chauds sur la place publique. En termes clairs, le Québec finance, sans aucune contrepartie, une part disproportionnée du système d'éducation post secondaire destiné à la communauté de langue anglaise du Canada.

    Qui aura le courage de demandé le plein déboursé des frais d’études selon les exemptions pour tous les étudiants étrangers.

    Trudeau avait raison en disait des québécois << Le Québec ne sera jamais, indépendant, les Québécois sont idiots >>

    http://www.mef.qc.ca/docs/heure.htm


    http://www.ambamaroc.ca/Nouveau/Etudier_au_Canada/


    http://www.mef.qc.ca/financement_universites_non_d
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