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Des personnalités plaident pour une hausse des frais de scolarité à l'université

Lucien Bouchard aujourd'hui en conférence de presse
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Lucien Bouchard aujourd'hui en conférence de presse
Une quinzaine de personnalités, dont l’ancien premier ministre Lucien Bouchard, réclament un «pacte» pour mieux financer les universités québécoises, un pacte qui passe par une hausse notable des frais de scolarité.

Ces personnalités du monde des affaires, de l’éducation et de la politique ont rencontré la presse, aujourd’hui à Montréal, pour sonner l’alarme face à l’avenir de nos universités, qui souffrent d’un sous-financement chronique, selon elles.

Les signataires de cette prises de position ne réclament cependant pas du gouvernement du Québec qu’il finance davantage l’éducation postsecondaire. Selon eux, Québec n’en a tout simplement pas les moyens. Ils lui demandent simplement de maintenir le niveau actuel de son financement.

Étonnamment, ils n’ont adressé aucune demande au gouvernement fédéral, qui verse pourtant plusieurs centaines de millions de dollars pour l’enseignement supérieur.

Pour l’essentiel, ce sont les étudiants qui devront contribuer davantage, en voyant leurs droits de scolarité haussés.

Les hausses projetées tiendraient compte du secteur dans lequel le jeune étudie. Une formation en médecine, par exemple, plus coûteuse à dispenser et qui augure d’un salaire plus élevé pour le diplômé, verrait les droits de scolarité augmenter davantage. Et, à l’opposé, une formation en travail social, moins coûteuse, supposerait une augmentation moins marquée des droits de scolarité.

Selon le groupe, une somme de 565 millions $ pourrait ainsi être insufflée dans le système.
Le groupe propose qu’une part de 170 millions $ de cette somme soit affectée à l’aide aux étudiants les plus démunis, afin de s’assurer que la hausse ne nuise pas à l’accessibilité aux études universitaires.

Des signataires de différents horizons

Cette prise de position, qui ne manquera pas de susciter des réactions, est signée par Michel Audet, ex-ministre des Finances du Québec; Lucien Bouchard, ex-premier ministre du Québec; Joseph Facal, ex-président du Conseil du trésor; Monique Jérôme-Forget, ex-ministre des Finances du Québec et ex-présidente du Conseil du trésor; Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec; Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec; Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. 

Ont également signés d'anciens dirigeants d'associations étudiangtes, comme Julie Bouchard, Youri Chassin, Hugo Jolette et Patrick Lebel, ainsi que les professeurs Marcel Boyer, Pierre Fortin, Claude Montmarquette et les anciens recteurs Michel Gervais (Université Laval) et Robert Lacroix (Université de Montréal).
 
 
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  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 23 février 2010 15h57
    Différents horizons?
    Je ne vois que des représentants du patronat, des responsables d'universitaires et des ex-étudiants universitaires? Quand on aura des porte-parole d'associations représentant des pauvres, là on pourra parler de différents horizons...

  • Maurice Jannard
    Abonné
    mardi 23 février 2010 15h59
    subventions fédérales
    Je retiens de cette intervention que l'éducation restera toujours une des grandes priorités de notre société. Je ne partage pas un des points de vue exprimé par ces experts: le gouvernement fédéral est responsable pour la moitié du financement de l'enseignement post-secondaire. Pour le gouvernement Harper, il faut imposer plus les compagnies pétrolières (ou moins de subventions) et donc plus de subventions aux universités et collèges.

  • Christine Arsenault
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 16h00
    Une excellente nouvelle pour les banques
    Ce serait une fabuleuse affaire pour les banques, qui font déjà beaucoup d'argent grâce aux étudiants des programmes qui les contraignent à s'endetter à cause de leur programme qui ne laisse pas ou moins de place que les autres au travail d'été. Ces programmes, comme médecine, médecine dentaire ou pharmacie, qui seraient encore plus taxés que les autres, vont faire leurs choux gras et les étudiants vont arriver sur le marché du travail encore plus endettés qu'ils ne le sont actuellement. La situation actuelle met déjà les étudiants dans une situation saugrenue, avec peu d'opportunités de revenu et des dépenses de base obligées qui sont hors proportion des revenus. Pourquoi les étudiants en général ne sont-ils pas mieux défendus par les autres strates de la société ? Passe-t-on pour des privilégiés ?

  • Marc O. Rainville
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 16h07
    RÉVOLUTION
    Faux débats... Parlez de tout et de rien mais parlez-en tant que le parachute doré de Jean Charest ne s'est pas ouvert. Le mot vient d'en Ô.
    Marc O. Rainville

    ''En réalité l’État n’est qu’un camouflage qu’utilisent les individus qui le manipulent. De ce fait, la convention originelle de l’État légal glisse de plus en plus vers la situation d’une forme de société primitive, en l’occurrence celle du communisme d’une tribu primitive, soumise à l’autocratie d’un chef ou d’une oligarchie.''
    C. G. Jung, Présent et avenir, p. 21


    (…) Machiavel voit (le pouvoir) aux main du Prince. Cicéron craint le peuple et vénère l’aristocratie tandis que Machiavel craint les grands et affirme que le Prince doit s’appuyer sur le peuple. D’ailleurs Machiavel fonde la liberté de la république sur les luttes qui opposent le peuple aux grands (…) Dans cette reconnaissance de l’utilité de l’opposition entre grands et peuples, dans la valorisation politique du peuple par rapport aux grands, Machiavel continue d’innover.
    Jean-Marc Piotte, Les grands penseurs du monde occidental, p. 135

  • François Ricard
    Abonné
    mardi 23 février 2010 16h36
    Le temps de changer
    Nos universités souffrent d'un sous-financement chronique. Par ailleurs nous aurons de plus en plus besoins de personnes qualifiées en science, en médecine, en ingénierie.
    De plus, une proportion importante de nos diplômés vont exercer leur profession hors Québec : dans d'autres provinces du Canada et aux USA. Nous nous trouvons à subventionner leurs futurs travailleurs. Il faut cesser de faire cela.
    Il nous faut aussi assurer l'accessibilité de l'université à toutes les personnes qui ont le talent et la volonté de parfaire leurs études.
    Il faudrait dès le départ faire une distinction entre ces deux types d'étudiants: ceux qui vont ailleurs et ceux qui restent au Québec.
    Pour ceux qui ont l'intention d'ailleurs, il nous faut réclamer le paiement total des frais de scolarité immédiatement.
    Pour ceux qui veulent rester au Québec, nous pourrions leur fournir des prêts et bourses. Pour le remboursement des prêts consentis, ils signeraient une entente de 5, 6 ou 7 ans qui les forcerait a demeurer au Québec. Les remboursements alors exigés seraient en fonction du revenu.
    Je me méfie énormément des suggestions de M. Bouchard. C'est lui qui a mis des dizaines de milliers de travailleurs de la Santé à la retraite de façon prématurée avec les résultats que nous connaissons . M. Bouchard est un excellent tribun toujours en quête d'un micro ou d'une tribune. C'est un grand parleur mais un bien petit faiseur.

  • Jean Martinez
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 16h39
    Déséquilibre fiscal et érosion du modèle québécois
    Ce genre de débat prouve à quel point l'enjeu du déséquilibre fiscal est crucial. Si Ottawa ne prenait pas dans les poches des Québécois trop d'argent pour les responsabilités qu'il assume sur le territoire du Québec, nous ne serions pas obligés de mettre en cause le modèle social québécois. Avec, évidemment, la complicité du gouvernement Charest. Qui a dit que la souveraineté n'est pas économiquement viable?

  • vervex
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 16h40
    La solution de Lucien Bouchard: endêtter les étudiants (encore plus)
    Financer les université avec l'argent des étudiants? Je ne sais pas ce que ce groupe d'ex-politiciens ont fumé mais ils ont complètement dérapé! On parle d'accessibilité ici, et pourtant la solution qu'on offre est de voler l'argent des collégiens et universitaires. Augmenter les frais ne fera qu'empêcher des centaines d'étudiants d'accéder aux études supérieures. On parle d'aide aux études pour ceux qui sont démunis mais plusieurs d'entre nous ne recevrerons toujours rien car nous ne faisons pas partie de ce groupe selon leurs calculs.

    Exemple flagrant: Un/e élève qui vit en appartement et dont les parents ne veulent pas payer les études ne reçoit aucune bourse et seulement de maigres prêts qui couvrent à peine les frais de base. Quand l'élève téléphone les prêts et bourses, on lui répond qu'il n'a pas droit à plus d'aide car selon leurs calculs il est toujours sous la tutelle de ses parents (même si cela fait plusieurs années qu'il ne vit plus chez papa et maman pour X raison) et qu'ils sont supposés lui donner plusieurs millers de dollars (que je jeune je recevra jamais, bien sûr). Quand l'élève demande s'il y a une solution à cette situation, on lui dit qu'il doit avoir un bébé ou se marier... ou les deux, afin d'avoir droit à une bourse. On lui explique aussi que s'il laisse tomber ses études pendant 2 ans pour travailler à temps plein, il recevra une belle bourse en revenant.

    Voilà pourquoi des idées dingues comme celle de Lucien Bouchard frustrent beaucoup d'étudiants; nous sommes déjà pauvres, certains d'entre nous ne reçoivent déjà presque rien et plusieurs doivent travailler une vingtaine d'heures par semaine pour subsister. Nous sommes endêttés de plusieurs milliers de dollars. Comment les politiciens peuvent-ils être aussi déconnectés de la réalité? Nous crions à l'aide et la main qu'on nous tend n'est pas pour nous aider à nous relever; une paume ouvert attend qu'on y mette plus d'argent encore!

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 23 février 2010 16h44
    Était-ce bien nécessaire de faire cette nouvelle sortie ?
    Franchement, Lucien Bouchard avait-il besoin de déclarer à son tour qu'il faut hausser les frais de scolarité à l'université ?

    Même si les associations étudiantes continuent de s'y opposer, ça fait déjà longtemps que nos politiciens le savent, compte tenu de la dette du Québec qui ne cesse d'augmenter.

    Cependant, je doute que Jean Charest prenne une décision peu rentable au plan électoral, lui qui voyage beaucoup. De bonnes chances qu'il laisse ce problème à son successeur !

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 23 février 2010 16h45
    Mettre la table
    Les différentes apparitions de M.Bouchard (resté si discret depuis 2001 sur la scène politique) font-elles partie de la mise en scène qui se conclura par l'annonce d'un nouveau parti politique, la troisième voie, celle des lucides à la vision sélective? Aller piger dans les poches des étudiants, quel beau programme. Cet argent supplémentaire que ceux-ci injecteraient dans les finances des universités, souvent mal gérées, ils ne l'injecteraient plus dans l'économie, entre autre pour se mettre du pain sur la table. Et les poches du fédéral? Mais l'étudiant peut être arponné n'importe où, n'importe quand; le fédéral est une entité abstraite, surtout depuis Sir Stephen Harper.

  • Laurent Trempe
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 16h57
    La peau des étudiants
    Voilà que Lucien Bouchard en remet. Après sa description de l'état des lieux du Québec quant à la question de la souveraineté, le voici qui entre en scène avec quelques autres apologistes de la présumée lucidité. Christine Arsenault, auteure du message diffusé un peu plus haut, a raison de croire que les banques doivent se frotter les mains en ce moment.

    J'ai du mal à croire que tout ceci a été orchestré ponctuellement, que Bouchard, Facal et Jérome-Forget se soient téléphonés tout bonnement pour un appel au ''bon sens'' alors que le ministre des finances, Raymond Bachand, parlait déjà cette semaine d'une révolution culturelle où le principe d'utilisateur-payeur serait le modèle privilégié dans un avenir rapproché. Remarquez qu'il s'est bien gardé de donner des informations sur le prochain budget qu'il déposera.

    Tout porte à croire que les économistes-mercenaires et leurs sbires auront la peau des étudiants...

  • Daniel Francoeur
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 17h00
    Lucien le poing levé, les dents serrés, comme d'habitude...
    Le père fouettard remet ça. Quand on a une mauvaise nouvelle à annoncer, un appauvrissement à vendre, des travailleurs d'une usine à casser, quand on veut stigmatiser l'intelligence collective et dévaloriser tout ce que nous avons bâti comme peuple (le système d'éducation pour tous, le système de santé pour tous), Lucien est là! Prétendument pour nous sauver...

    Mais, jamais un mot sur les entreprises qui ne paient pas leurs impôts, les subventions à outrance, les pollutions irresponsables, les magouilles de la construction, etc. Non, le dada à Lucien c'est la provocation voire le népris des acquis collectifs. Je rêve du jour où il se souviendra qu'il n'est pas tout seul et que les autres, moins nantis que lui, existent aussi.

    La société québécoise mérite mieux que ces éternels propos bougons, d'un homme qui semble avoir perdu contact avec la réalité sociale québécoise.

  • Sébastien Simard
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 17h04
    Pour un meilleur financement de nos universités mais...
    Je pense effectivement que l'égalitarisme des frais de scolarité doit être revu en fonction de 1) le salaire des parents (capacité de payer) et 2) les perspectives d'emploi et le salaire moyen envisagé de la profession pour laquelle on étudie.

    D'autre part, pourquoi ce groupe, souvent mené par M. Bouchard et autres protagonistes, s'en remet t'il toujours aux solutions faciles quand vient le temps de trouver de nouvelles sources de revenu pour l'État. Certaines publicités font à l'heure actuelle bon état de moyens autres qui sont pourtant si peu souvent discutés : redevance sur l'eau, taxation plus élevée des produits de luxe et de la malbouffe, etc.

    À cela s'joute évidemment, mais on n'en parle presque jamais, la lutte aux paradis fiscaux. Ces économistes sont pourtant bien au fait de ce phénomène mais n'en font malheureusement jamais état, comme si ce problème n'existait pas.

    Quoi comprendre? Que les avantages des uns ne doivent pas desservir les intérêts des autres... En ce sens, la citation de Jung amenée par M. Rainville est très pertinente : ''En réalité l’État n’est qu’un camouflage qu’utilisent les individus qui le manipulent..."

  • michel lebel
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 17h12
    Il est grandement temps!
    Le tout semble bien raisonnable et aurait dû être implanté bien auparavant. Les égalitaristes à courte vue vont évidemment déchirer leur chemise. Les péquistes, "gauchistes de salon" ou "du Plateau" vont eux aussi regimber: encore ce Lucien de malheur qui remet en cause le sacro-saint modèle québécois! Louise Beaudoin et J.-F. Lisée vont grimper dans les rideaux! Il est à souhaiter que cette réforme des frais de scolarité se fassent rapidement. Jean Charest, l'immuable, vient de recevoir un bon coup de pouce! Restera-t-il l'éternelle tortuel

    Michel Lebel
    Ancien professeur d'université

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 17h23
    ENFIN
    Je ne voie absolument rien qui puisse justifier qu'au Québec on ne paye pas le prix moyen canadien. Et pour ceux qui disent que cela affectera les pauvre, je répond il est temps de responsabiliser les gens.

    Il y a beaucoup trop d'étudiant dans les université qui qui sont des étudiants de carrière. Et d'autre juste pour avoir des étude le fun.

    Je ne demande pas les même frais qu'aux USA ou c'est trop, mais un juste milieu canadien.

    Encore une fois la Gogauche vas se lever et déchirer sa chemise, mais si Charest agit combien de vote gagnera t il? Le mien lui est accordé d'avance presque par défaut.

    Bravo M. Bouchard. Allez à la tête d'un parti neutre qui ne sera pas ouvertement fédéraliste, ni de tendance souverainiste, mais une coalition des force LUCIDES (qui est pleinement conscient; dont l'esprit est perspicace).

    Le PQ se veut une coalition des forces séparatistes, qui par moment ont des moments lucides (S'applique aux périodes, plus ou moins longues, marquées par l'apparente intégrité des fonctions supérieures chez certains malades mentaux).

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 23 février 2010 17h39
    Le poing de M.Bouchard
    Petite remarque: j'ai toujours trouvé étrange la façon dont Lucien Bouchard serrait le poing, le pouce par en haut (on le voit sur la photo). On ne ferme pas ainsi le poing pour la bataille mais, comme le font les enfants, plutôt pour cacher quelque chose.

  • Pierrecnd
    Abonné
    mardi 23 février 2010 17h51
    Moi je suis tout à fait en accord
    Toujours le même débat et à la fin rien ne bouge.

    Que les frais de scolarité augmentent ? Oui c’est une des solutions qui doit être appliquée. Que les frais actuels empêchent des étudiant d’aller à l’Université? Rien n’est plus faux, c’est simplement une excuse pour ne pas y aller. Je suis désolé mais avec des frais de moins de 2 000$/an sur 3 ans ça ne fait pas sérieux, mais vraiment pas. Je suis originaire d’un quartier ouvrier et j’ai été élevé que par ma mère après le décès de mon père et de mon groupe d’amis je suis le seul à être allé à l’Université. La raison n’est pas que nous étions riche ou que les autres n’avaient pas le potentiel, mais simplement que de ne pas aller à l’école au meilleur de nos possibilités était une solution impensable dans ma famille. Il est d’ailleurs là, à mon avis, le problème : l’instruction n’est pas une priorité pour beaucoup de familles québécoises francophones, c’est tout. Le reportage fait dans un quotidien la semaine dernière était rempli de vérité.

    Pour moi, la cause première de la situation de l’instruction publique au Québec est donc d’abord et avant tout familiale. On se satisfait trop d’excuses, et le fait que l’éducation ne coûte vraiment rien nous empêche d’exiger de la qualité en retour.

    Moi je me suis privé, mais avec plaisir, pour que mes enfants aillent dans des programmes de qualité. Oui, ce même programme d’études internationales au secondaire pour lequel Mme Marois avait mis un moratoire comme ministre de l’éducation lorsqu’elle s’est rendue compte que plusieurs commissions scolaires en mettaient sur pied. Quelle ironie finalement qu’un ministre de l’éducation éteigne les initiatives des écoles, mais enfin on est au Québec le seul endroit dans le monde où une telle chose peut arriver! C’est certain, c’était un déni de la religion du ministère de l’éducation.

    Un étudiant au secondaire est comme une éponge, plus on lui en donne plus il en demande et l’inverse est aussi vrai. Il en est de même de nos enfants dont la qualité première est une curiosité intellectuelle que pour les sportifs : si on les noient dans la masse ils n’atteindront jamais leur plein potentiel, c’est la raison pour laquelle il existe des ligues d’élites pour le sport et idem pour les études. C’est vrai je viens de dire le mot élite ce qui est une hérésie dans cette partie d’Amérique où je suis né, c’est à dire au Québec.

    Une de mes filles a étudié aux USA (pas si dispendieux dans les universités d’État, les Américains ne vont pas tous à Harvard vous savez et des classes de 20 étudiants au maximum en génie) et lors de la remise de diplôme bien c’est une fête pour toute la famille incluant cousins et cousines dans plusieurs cas et une journée de fierté familiale. Dieu que je me sentais loin de chez moi. Il y avait même des familles qui avaient fait le voyage de la Californie pour voir leur fils recevoir son diplôme.

    Je vous suggère ce petit lien humoristique et changez le mot républicain par gauchiste et on s’approche de la vérité dans ce beau pays qu’est le Québec: comme la LNH égalisons par le bas et surtout pas d’initiatives qui ne reçoivent pas l’imprimatur de tous enfin de certains! Vraiment autre pays autres mœurs,

    http://www.youtube.com/watch?v=NBzYSUI5_GM

    Merci de me publier

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 23 février 2010 18h50
    Grandement temps de quoi M.Lebel?
    Votre argument consiste à dénigrer les "égalitaristes" du plateau Mont-Royal et autres. Ce n'est pas sérieux pour un "ancien professeur d'université", comme vous vous plaisez à le mentionner. Éclairez-nous de vos lumières! N'y a-t'il pas bien d'autres choses pour lesquelles il est grandement temps?

  • Jean Théberge
    Abonné
    mardi 23 février 2010 18h53
    Égalité des chances
    Est-ce que ces gens sont prêts à partager leur fortune?
    Est-ce que tous les champs universitaires sont égaux dans leurs propositions?
    Est-ce que l'égalité des chances sera la même pour tous?

  • rabah hammachin
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 19h00
    postures
    Monsieur Bouchard et ses co rapporteurs adoptent des postures et des positions ''financiaristes'' qui s'éloignent de la réalité sociale quebecoise.
    Depuis quand est-il dévolu aux étudiants de financer les universités? Celles-ci doivent être financées et soutenues par nos impôts. À moins que nos impôts ne servent qu'à subventionner les grosses multinationales. Dans la plupart des pays européens et asiatiques, les études universitaires sont quasi gratuites!! Il ne viendrait à l'idée d'aucun français par exemple de demander de renflouer la mauvaise gouvernance des universités par une hausse des frais de scolarité.
    Quelle mouche a piqué ces sages(?) pour ne retenir que l'aspect économico-financier pour rendre aux universités leur compétitivité? De plus, comment peut-on penser un seul instant que les frais de scolarité des étudiants seront ajustés en fonction des revenus attendus dans le monde du travail futur? Pourquoi donc l'endettement attendu (espéré?) doit-il être proportionnel aux revenus futurs escomptés?
    Je soutiendrai Bouchard et ses compères lorsque ceux-ci s'inquièteront du fais que des multinationales qui engrangent des bénéfices faramineux, paient un impôt ridicule au tresor public.

  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 23 février 2010 19h02
    Heure exacte
    Enfin l'heure juste ou l'heure avancée?

  • Stéphane Doré
    Abonné
    mardi 23 février 2010 19h12
    Une conspiration des riches pour éloigner la classe ouvrière de l'enseignement supérieur
    Ça porte désormais un nom, ça s'appelle la néo-féodalité.

    Si à l'époque de mes études supérieures j'aurais eu à payer ce que les étudiants paient aujourd'hui et payeront demain, je n'aurai certainement pas fait les mêmes études, et je gagnerais probablement beaucoup moins.

    Pourquoi certains pays fournissent l'enseignement supérieur gratuitement à pas nous, qui sommes supposément le plus meilleur pays du monde!??

    La néo-féodalité. Retenez bien ça.

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 19h28
    Le scandale des étudiants français
    L'an passé RC avait dénoncé le scandale des étudiants français qui viennent étudier sur le bras des contribuables québécois.

    Alors que moins de 1000 Québécois vont étudier en France,
    7000 Français viennent étudier au Québec chaque année, dont 1000 en anglais (pour ajouter à l'insulte!) au tarif québécois soit 2k par année alors que leurs études en coutent 14k. La différence de 12k est payée par les Québecois. Pour 7000 étudiants, c'est 84 millions par année, 1 milliard sur 15 ans.

    Dans ce dossier, comme dans tant d'autres, Charest n'a rien fait

  • DominicThibault
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 19h29
    Le bénéficiaire payeur
    Je dois l'avouer, l'idée d'augmenter les frais de scolarité me fait frémir. Bien sûr, cette solution, à court terme, permettra de renflouer les coffres des universités. Mais interrogeons-nous sur l'impact d'une telle décision.

    Voulons-nous réellement d'une éducation orientée uniquement sur sa rentabilité? Bien sûr que l'éducation coûte cher! Mais n'est-il pas à notre avantage d'avoir une société éduquée et compétente dans un contexte mondial où la main d'oeuvre bon marché est accessible partout. Je crois qu'il faut, en tant que société, investir dans la formation de ceux qui, éventuellement, paieront des impôts et assureront la pérénité de l'état. Non pas les endetter davantage.

    Peut-être la solution se trouve-t-elle plutôt dans une imposition accrue des rentes généreuses que les professeurs d'université à la retraite recoivent... Je suppose que personne n'aime que l'on pige dans son panier M. Lebel.

    Je suis d'accord qu'une partie de la population étudiante peut assumer des coûts plus grands pour recevoir leur formation. Mais, je le répète, je ne crois pas que l'endettement étudiant soit, à moyen ou long terme, la solution pour un Québec qui se veut solidaire de tous ses citoyens.

  • Christian Harvey
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 19h32
    son projet de société ?
    augmenter les frais de scolarité, hausser les tarifs de l'hydro voilà le projet de société de Lucien Bouchard. Sa formule on la connaît, on a payé ; les hôpitaux en souffrent encore. Veut-il encore imposer des fusions municipales? Qu'il en parle à son ami Charest. Le PQ a payé bien cher pour les solutions miracles de Lucien le très lucide. Il se prend pour le général de Gaulle, mais il n'en a pas du tout la grandeur ni l'envergure... Un peu de silence svp. Pas besoin de sa troisième voie, mais plutôt qu'il se taise car ses solutions on les connaît et on a déjà rejeté tout ça.

  • Dominic Claveau
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 19h32
    Conseil lucide: faite payer les autres
    Tiens tien! Il n'y a pas parmi ces sages... d'étudiants! C'est drôle comme dans tout ces débats sur le financement des services publics tous les prétendus "experts", "sages", "lucides", etc. ne propose jamais de solution qui risque d'avoir un impact sur LEURS portefeuilles et/ou services publique à eux... Ma suggestion : si on arrêtait de payer des médecins et pharmaciens pour faire bander les vieux (comme nos chers "sages"... )? ;-) Les économistes ont un terme tout désigné: les "externalités"... Ce qui veut dire en bref, "faire payer les autres"... Si au moins ils étaient honnêtes! Ils parlent d'attirer les étudiants étrangers... Justement! Mc Gill attire plein d'Américain parce que l'université est reconnue mondialement... et que les frais de scolarité sont beaucoup plus bas que chez eux!

  • Andre Vallee
    Abonné
    mardi 23 février 2010 19h59
    Oui, mais.
    Quelle sera la solution pour ceux qui n'ont pas les moyens, mais beaucoup de talent et de courage?
    Combien d'étrangers viennent étudier au Québec et retournent chez eux, surtout à McGill et combien paient-ils?
    Commençons par économiser en ne faisant qu'un seul Hôpital Universitaire, celui qui sert le 80% des étudiants qui vont rester chez nous.

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 20h12
    L'heure du bréviaire
    Quand l’austère Bonhomme Sept heures se lève de son prie-dieu, ce n’est que pour monter en chaire prêcher au commun la disette, et pour annoncer au peuple l’imminence de la Fin du Monde…

  • pierre savard
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 20h18
    Bravo
    Il est temps que le patronat donne son opinion sur des sujets d'actualités. Bon sang, nous ne sommes pas dans une dictature communiste où seuls les syndicats ont le droit de parler et qui en plus détiendraient la Vérité. Les vrais créateurs de richesse au Québec ce sont les entrepreneurs pas les syndicats ni les politiciens. Si nous ne faisons rien pour régler la crise des finances publiques nous allons finir comme l'Argentine, la Grèce, le Portugal, l'Islande et cie. L'argent ne pousse pas dans les arbres. Le Québec est un chateau de cartes qui menace de s'écrouler à tout instant. Voulons -nous que les agences de notations règlent notre cas ?

  • michel lebel
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 22h10
    Le Québec tel quel!
    Les universités sont sous-financées depuis des années. C'est un fait bien connu. Pour parer à cette situation, il faut bien trouver l'argent quelque part, celui-ci ne poussant pas dans les arbres. Évidemment lorsqu'on aborde la question des finances publiques, chacun y va de sa solution, toute plus pertinente l'une que l'autre! Je ne suis pas économiste ni fiscaliste, mais d'après tout ce j'ai lu sur le sujet des frais de scolarité, il semble bien que la solution proposée par ces "personnalités" soit la meilleure ou la moins mauvaise. En fait, si notre société était assez riche, je souhaiterais qu'il n'y ait pas de frais de scolarité! Mais je vis dans un Québec tel qu'il est!

    Michel Lebel
    Ancien professeur d'université

  • PB1
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 22h25
    ENCORE?!
    Est-ce que le gouvernement cherche une autre grève? Si oui, moi ça ne m'intéresse pas! La dernière nous a tous fait perdre beaucoup de temps!
    La question n'est pas seulement de comparer les frais de scolarité du Qc versus le reste du Canada, mais bien de comparer le montant, le nombre et à qui va les bourses du Qc et celles du reste du Canada, ainsi que tous les autres coûts de la vie qui ne cèsse d'augmenter. Le gouvernement ne tient pas compte des frais des livres qui peuvent facilement atteindre 500$ par session soit 1500$ par année! et le système des prêts et bourses! Ah une vraie farce pour certains! Peut-être que le gouvernement devrait revoir la manière dont tous cela est géré! Quand on est aux études ont n'a pas d'argent! Exception fait de ceux qui ont des parents riches qui les précèdent...
    Pouvez-vous vous acharner sur quelqu'un d'autre SVP?!

  • René Girard
    Abonné
    mercredi 24 février 2010 00h21
    Question
    À quoi ça sert déjà un gouvernement qui prélève des impôts?

  • Michel Trépanier
    Inscrit
    mercredi 24 février 2010 00h30
    Je me souviens...
    En écoutant le discours de Lucien Bouchard et de ses acolytes, comme la devise de mon pays me l'impose, je me souviens.

    Je me souviens du temps où Lucien Bouchard était porte-parole du gouvernement et participait au dénigrement des employés de l'État en attendant les décrets que l'on concoctait derrière les portes closes.

    Je me souviens du temps où, en suivant le souffle politique du moment, Lucien Bouchard se joignait au liquidateur de l'Iron Ore pour relever le « beau risque ».

    Je me souviens du temps où, après l'échec de son gouvernement, il se présentait comme un nouveau sauveur et, une fois au pouvoir, s'empressait de mettre simultanément à la retraite des milliers de personnes qui étaient l'expérience et la mémoire du secteur public.

    Je me souviens du temps où, ce grand protecteur de la nation coupait les budgets de l'Office québécois de la langue française. La solidarité se construit plus difficilement lorsqu'on affaiblit la langue commune.

    Je me souviens de plusieurs fois où, comme porte-parole des nantis, il est intervenait pour faire accepter des reculs à celles et ceux qui, par leur travail, contribuaient à l'enrichissement de ceux qui le payaient.

    Parce que je me souviens, j'ai peur de l'entendre dire qu'il pense à mon intérêt. À force de vouloir mon intérêt, il risque de me prendre le capital qu’il n'a pas encore détruit.

  • Bill Facture
    Inscrit
    mercredi 24 février 2010 01h09
    La lucidité
    L'idée du dégel des frais de scolarité n'est ni nouvelle, ni mauvaise. Au contraire, on ne peut quand même pas attendre jusqu'à la fin du siècle pour faire un ajustement équitable. Mais comme d'habitude, Lucien Bouchard ne répète que ce qui a déjà été dit cent fois par d'autres avant lui, et aussi par certains lucides auto-proclamés. Une fois de plus, Lucien-Lucide Bouchard n'est qu'un porte-parole, efficace peut-être, mais porte-parole tout-de-même.

    Cependant, parmi tous les premiers ministres du Québec depuis 1867, c'est justement ce grand lucide qui a eu l'idée la plus originale pour s'assurer une première place dans l'histoire du Québec. En effet, au tournant du prochain siècle, nos descendants retiendront que non seulement Bouchard s'est déshonoré dans l'affaire Yves Michaud, mais il a aussi déshonoré la fonction de premier ministre. Bien sûr, il s'agit de sa plus grande bêtise, celle qui l'a malheureusement discrédité à jamais aux yeux de la grande majorité de ses concitoyens. Voilà pour l'histoire! Hélas, il ne pourra jamais effacer ce sombre chapitre, celui qui a indiscutablement dévoilé toute sa petitesse, même si monsieur Yves Michaud lui pardonnait cet évident manque de lucidité et d'humanité.

    Maintenant, par compassion pour ce malheureux personnage lucide, souhaitons-lui quand même l'intelligence et surtout toute la lucidité requise pour atteindre la sagesse de bien comprendre qu'il doit maintenant se taire pour le bien commun, mais surtout pour le sien.

  • Sanzalure
    Inscrit
    mercredi 24 février 2010 08h15
    Les étudiants où vont-ils le trouver cet argent ?
    C'est bien beau dire que les étudiants devraient payer davantage, mais comment pourront-ils le faire sans revenus suffisants ?

    La semaine dernière on disait que les jeunes ne devraient pas travailler plus de 20 heures par semaine, sinon il ne leur restait plus assez de temps pour étudier comme il faut.

  • Minona Minona
    Inscrite
    mercredi 24 février 2010 09h20
    Cercle vicieux
    C'est un cercle vicieux: plus les études universitaires coûteront cher et plus les étudiants devront travailler de longues heures pour les payer et moins ils leur restera de temps pour étudier et faire leurs travaux. Ils ne pourront pas tous se permettre de prendre 5 cours à cause du manque de temps. Ce manque de temps ajouté à l'épuisement augmentera aussi leur taux d'échec. Leur carrière et le rembousement de leurs dettes en seront d'autant retardées.

    Il est difficile de faire comprendre à certains "lucides" que les étudiants n'ont pas tous des parents qui ont les moyens de les aider ou même la volonté de les aider, dans certains cas. L'image de l'étudiant toujours sur le party qui dépense des fortunes en drogue, en voiture et en cellulaire sert souvent à ignorer celui ou celle qui travaille dur, parfois avec un enfant à charge, sans jamais arriver à en voir le bout. Ceux-là et celles-là ont d'autres soucis que le prochain party...

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    mercredi 24 février 2010 10h48
    Priorité à l'éducation
    Je suis outré qu'on ne regarde pas du côté de la politique d'accès à l'éducation des pays scandinaves dont le niveau et la qualité de vie est un des meilleurs de toute l'Europe. C'est certainement le meilleur modèle à suivre.

    Nos écoles et nos universités sont sous-financées, privatisées de force puis subventionnées du bout des lèvres, parce que nos gouvernements ne prennent pas au sérieux l'éducation supérieure autant comme moteur économique que comme moyen d'ascension sociale démocratisée, ils s'enlisent dans une vision de classe et de droite très étriquée sachant que seuls leurs rejetons auront les moyens de reproduire leur classe sociale si les frais augmentent assez pour écarter tout le monde. C'est le retour des collèges classiques par la porte arrière de l'idéologie néo-libérale à la con!

    Pour le reste, ils vont en profiter pour contingenter l'accès aux classes plus défavorisées. C'est tout simplement scandaleux et dégoûtant! Honteux!

  • Gilles Denis
    Abonné
    mercredi 24 février 2010 11h51
    Lucide Lucien!
    Enfin, il faudrait également tenir compte du revenu familial, du nombre d'enfants, de l'age des enfants et ainsi de suite. Nous constatons que les études universitaires sont un privilège et non pas un droit. Avec le nombre de décrocheurs au secondaires sans doute le problème sera bientôt celui de recruter des étudiants. Pourquoi dans certains pays les études universitaires sont un droit et ici elles sont de plus en plus un privilège restreint. Entre la lucidité et la cécité, ne pouvons nous pas trouver une solution raisonnable. Nous voilà maintenant dans une société où les biens nantis ne veulent pas contribuer davantage aux coûts des services sous prétexte qu'ils paient déjà plus pour ceux-ci par le biais de la fiscalité.Quant aux moins bien nantis on leur dit maintenant qu'ils sont choyés par leur bas taux d'imposition et qu'ils doivent contribuer davantage aux services. De toute manière, je m'égare puisque les études universitaire ne sont pas un service mais bien un privilège me direz vous.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 24 février 2010 12h05
    La hausse des frais et la démocratisation de l'université ne font pas ensemble
    La démocratisation de l'éducation en prendra un coup si nous haussons les frais de scolarité dans les universités.

    Certains étudiants voyagent pendant l'été pour combler les vides de leur culture. Ils ont les moyens! Tandis que d'autres triment durs pour arriver à payer les frais de leurs études à l'université.

    Hausser les frais va agrandir le gouffre qui existe entre ces deux extrêmes. S'il y avait au moins un lien entre étudiants brillants et argent. Même que c'est souvent le contraire.

    La vie et les expériences nous apprennent autant, sinon plus, que les études. Héritiers ou boursiers, je ne sais pas si les deux vivent les mêmes expériences? Pourquoi y auraient-ils plus d'héritiers que de boursiers qui seraient nos élites futures?

  • zerg
    Abonné
    mercredi 24 février 2010 12h07
    Une solution qui fait partie du problème
    Toute personne qualifiée et intéressée à entreprendre des études universitaires devrait pouvoir le faire. Il est largement démontré que les frais imposés aux étudiants forment le principal facteur de réduction de l'accessibilité des personnes issues de familles à revenu plus faible, en plus d'accroître l'endettement. Des mesures d'atténuation des augmentations doivent en l'occurrence être soigneusement mises en place, mais l'expérience montre qu'elles sont souvent insuffisantes (cas de l'Ontario). Par ailleurs, l'augmentation des frais n'est pas directement lié à l'amélioration de la qualité de l'enseignement.

    http://www.caut.ca/pages.asp?lang=2

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 24 février 2010 12h39
    Un scandale qui perdure et s'amplifie
    Il existe au Québec un scandale systémique et récurrent : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent autour de 25 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu'elles devraient avoir. Le Québec finance lui-même son assimilation à l'anglais.

    En plus, les universités anglophones du Québec reçoivent ces fonds en partie pour former des étudiants venus d'autres provinces, des Etats-Unis et d'ailleurs qui viennent profiter ici des faibles frais de scolarité pour ensuite retourner à l'extérieur du Québec monnayer le fruit de leurs études. Le cas le plus choquant est celui des étudiants en médecine formés ici à grand frais par les contribuables québécois (surtout à McGill) et qui quittent ensuite allègrement.

    Va-t-on pour une fois s'interroger sur le degré de subvention des universités anglophones du Québec eu égard au poids démographique des vrais anglophones du Québec? Trois universités anglophones pour quel pourcentage de vrais anglophones?


    « En 2002-2003, le gouvernement du Québec versait 76,8 % du financement pour l'enseignement supérieur aux universités francophones et 23,2 % aux universités anglophones. Les universités anglophones sont financées presque au triple du poids démographique des anglophones au Québec. De son côté, le gouvernement fédéral faisait encore mieux, la « Canadian Foundation for Innovation » versait en 2002-2003, 33 % du financement Québécois aux universités anglophones en termes de fonds de recherche. Les anglophones récoltent plus du quadruple de leur poids démographique en subventions du gouvernement fédéral.
    ….
    Les étudiants non-résidents ne sont pas également distribués dans les universités québécoises. Les universités anglophones accueillent une proportion très importante d'étudiants non-résidents. Ceux-là constituent une partie majeure de leur clientèle (35 % à Bishop's, plus de 25 % à McGill). Par contre, les universités francophones n'accueillent presque pas d'étudiants canadiens hors-province.

    On peut conclure qu'en l'absence des étudiants canadiens non-résidents, la taille et donc le coût des universités anglophones seraient bien moindres. L'argent ainsi économisé pourrait être utilement mis en œuvre pour combler le sous-financement des universités et éviter une augmentation des frais de scolarité. »
    ( Voir : http://www.mef.qc.ca/financement_universites_non_d

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mercredi 24 février 2010 20h07
    Le Patriarche Bouchard devrait avoir la décence de se taire.
    Lucien Bouchard qui ne dit mot sur la collusion dans la construction et les pertes de revenus encourus par les citoyens et l'État québécois, Bouchard qui n'a rien à redire sur le bilan de sept ans de gouvernement Charest et qui se permet de faire une déclaration publique sur le financement de l'éducation comme s'il était un maître, une éminence.

    Pour qui se prend-il? Avec le recul, il apparaît que L.Bouchard est un conservateur et que par opportunisme il a pris contrôle du gouvernement du Québec en 1996 sous le label péquiste sans se préoccuper de l'identité du parti souverainiste. Honnête Bouchard aurait pu cheminer comme chef de l'ADQ dont l'orientation est de droite en espérant prendre le pouvoir en 1998. Ce courage là n'est pas de son ressort, il ne l'a pas fait.

    Les étudiants paieront pour la collusion, voilà la sagesse de ce politicien trompe l'oeil.

  • Michel Chamoun
    Inscrit
    mercredi 24 février 2010 23h25
    Ce n'est pas si difficile
    Contrairement a certains, je trouve qu'il n'est pas tres difficile pour des etudiants de medecine/pharmacie de rembourser leurs dettes. Je connais plusieurs étudiants placés dans une situation ou leurs parents ne peuvent pas contribuer a leur études et ne recoivent pas de bourses, et devinez quoi, ils reussissent a s'en sortir. Certains acceptent de s'endetter, en sachant tres bien qu'ils pourront rembourser le tout tres rapidement. Il est meme possible de ne pas s'endetter du tout, si l'on gere son budget de maniere frugale, prends la peine de mettre de l'argent de coté et décide de travailler les fin de semaine et les vacances.

    Et avec un salaire moyen de 200 000 dollars, pensez vous vraiment que vous allez les decourager d'entreprendre leur etudes si vous leur annoncez qu'ils finiront avec 20 000$ de dettes en plus?

  • Ed Deforg
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 11h09
    Vous supposez, mais vous n’en savez rien.
    Premièrement, vous qui n’êtes pas étudiants et émettez des suppositions sur la condition de vie de ces derniers, apprenez à vous taire. Vous parlez à tort et à travers.
    Je suis étudiant à temps plein à l’université. Je suis non fumeur. J’habite un appartement coûtant 480$ par mois que je partage avec ma copine. Je n’ai pas de voiture. Je ne prends même pas le transport en commun puisque j’utilise mon vélo beau temps mauvais temps. Je travaille 2 jours par semaine en plus de mes nombreux devoirs. Je ne vais que très rarement au restaurant. Ma copine travaille temps plein. Je suis responsable financièrement.
    Mais vous savez quoi ? Nous sommes pauvres. Nos revenus combinés se trouvent largement sous le seuil de pauvreté. À chaque mois nous grappillons par si par là pour trouver le moyen de payer les comptes. Une hausse des frais de scolarité, aussi minime qu’elle soit, est inacceptable. Elle sera à l’origine d’une baisse de fréquentation des études supérieures.

    Vous devriez peut-être remettre en perspective votre idée de ce que devrait être une société fonctionnelle financièrement. Ces étudiants auront un meilleur salaire, ils paieront plus d’impôts, ils généreront de l’argent. Bien sûr le mandat d’un politicien, trop bref, ne prendra jamais en compte la vision à long terme, puisque vous, électeurs, voulez un changement immédiat. Nous sommes confrontés au même problème dans toutes les sphères de la politique. Il va de même dans les dossiers environnementaux et sociaux. Vous voulez voir la couleur de votre argent, maintenant.

    Le gouvernement est à cours d’argent, il le sera toujours. Du moins tant et aussi longtemps qu’ils établiront, sous vos ordres, un budget qui ne s’échelonne que sur un an ou deux. La planification doit se faire à long terme. Vous savez cela très bien, sinon pourquoi vous embarrasser de vos REER ?

    Aller chercher l’argent chez les plus pauvres, l’idée semble à la mode. Accuser les B.S. et les étudiants des déboires financières de l’état est pourtant ridicule. Si seulement vous aviez une vue d’ensemble, si seulement vous cessiez d’oublier vos propres excès, vous pourriez y voir plus clair. Maintenant que vous ne savez plus quoi faire pour redresser l’économie que VOUS avez gérée en complets ignares, vous irez puisez votre argent chez ceux qui en ont le moins pour continuer à faire rouler votre foireux modèle économique. Pourriez-vous ouvrir vos yeux seulement pour un instant ? Pourriez vous vérifier combien ESSO doit à l’état en impôts non payés ? Peut-être alors pourrez vous entrevoir où se trouve votre argent.

    Une dernière chose, pour terminer. La hausse, elle touchera tout les étudiants, pas simplement les futurs médecins. Le dégel affectera tous les secteurs d’études. Cessez de centrer votre débat sur les futurs bien nantis. Vous êtes leurrés par une stratégie vieille comme le monde. Les futurs artistes, pour ne nommez qu’eux, y goûteront aussi. Vous les connaissez les artistes ? Ces gens qui sont l’avant-garde du développement économique et social ? Tout compte fait, c’est peut-être le mot avant-garde qui vous pose problème.



    Ed

  • Trobadorem
    Inscrit
    samedi 27 février 2010 21h00
    Écoutez Ed Deforg (voir commentaires 11:09)....et si vous y tenez...votre Lulu nationale...
    ....Tant qu'à faire vous pourriez aussi écouter Jacques Gagnon, qui a écrit un livre sur les CEGEPIENS..."Entre classes et les Mcjobs" http://www.ledevoir.com/societe/124207/les-cegepie Le même auteur de nous ramener à l'essentiel:

    "il est vrai que les frais de scolarité des étudiants au Québec sont les plus
    bas du continent (mais pas de l’Occident). Cependant, cet « avantage »,
    avec d’autres facteurs, a contribué au fait que le Québec a enregistré historiquement un rattrapage sans précédent sur le plan de la scolarisation de
    la population, situant celle-ci maintenant dans la moyenne élevée des pays
    industrialisés.

    En deuxième lieu, toute modification apportée au régime des prêts et
    bourses du gouvernement n’a pas le même effet sur la population étudiante
    selon qu’elle provient de Montréal ou de la Gaspésie, par exemple. En
    région, l’incidence de modifications à la baisse de ce régime est ressentie de
    façon plus sensible, tout particulièrement dans des milieux à fortes dispersions
    géographiques (où les cégépiens doivent quitter le domicile familial
    pour déménager temporairement pendant leur année scolaire) et à faibles
    bassins d’emplois (limitant ainsi les solutions de rechange pour compenser
    le manque à gagner sur le plan financier).

    Enfin, une récente étude réalisée pour le compte du ministère de l’Éducation,
    du Loisir et du Sport (Vierstraete, 2007) met en perspective le fait
    que des modifications au régime existant de l’aide financière affecteraient
    directement l’accessibilité à des études universitaires, tout particulièrement
    chez les hommes provenant de milieux ruraux . p. 28....

    En d'autres termes, arretez de vous fier aux apparences, de planifier que sur du court terme comme l'a fait Bouchard avec les hôpitaux et les fusions....

  • Pierre St Vincent
    Inscrit
    mardi 2 mars 2010 18h06
    etre ou ne pas etre
    Être ou ne pas être
    De beaux messieurs nous dissent qu’il faut augmenter les frais universitaires car semblent-il le Québec va bientôt manquer d’argent. Et oui, ils disent beaucoup de choses ces beaux messieurs à cravate. Et pourtant, où-est-ce qu’ils étaient ces Messieurs lorsque :
    1. La Caisse de dépôt et de placement à fait un joyeux trou de 40 Milliards parce que certains individus ont décidé de jouer au Casino avec nos économies. Plusieurs ont demandé une commission d’enquête et ce pour connaitre les faits et éviter que cela ne se reproduise. Pourquoi nos beaux Messieurs à cravate ne se sont-ils pas exprimer?
    2. Le ministère du transport fait plein de trucs spéciaux. Qu’est-ce qui se cache derrière ce dossier? Plusieurs ont demandé une commission d’enquête. Pourquoi nos beaux Messieurs à cravate ne se sont-ils pas exprimer?
    3. Il est possible qu’un certain favoritisme soit présent dans le milieu des garderies. Plusieurs ont demandé certaines informations sur ce sujet. Pourquoi nos beaux Messieurs à cravate ne se sont-ils pas exprimer?
    4. Nous envoyons nos enfants se faire tuer ou blesser en Afghanistan. De plus cette guerre nous coute une fortune et ce peut-être pour protéger les intérêts de certains ……. Pourquoi nos beaux Messieurs à cravate ne se sont-ils pas exprimer?
    5. Monsieur Harper a mis la clef sur le parlement à Ottawa. Monsieur Harper était fatigué semble-t-il de se faire critiquer. Pauvre petit. Pourquoi nos beaux Messieurs à cravate ne se sont-ils pas exprimer?
    6. Le prix du pétrole varie de façon bizarre. Il va être à un dollar une journée et à 1 dollar 10 cents deux jours plus tard. Et le prix semble constant dans tous les garages d’une même ville en même temps, surement par miracle. On demande des enquêtes; mais personne n’écoute nos messages. Pourquoi nos beaux Messieurs à cravate ne se sont-ils pas exprimer?
    7. Plusieurs hauts dirigeants d’entreprise reçoivent des salaires et des primes très élevés, et ce même s’ils font des trous financiers énormes avec nos économies. On demande des enquêtes mais….Pourquoi nos beaux Messieurs à cravate ne se sont-ils pas exprimer?
    8. Et H1N1, vrai ou pas vrai. La France étudie ce dossier actuellement. Il faut peut-être nous aussi demander une enquête sur ce sujet. Certains disent que les pharmaceutiques…..Pourquoi nos beaux Messieurs à cravate ne se sont-ils pas exprimé?
    9. La gestion de certaines universités. Oh c’est vrai c’est un sujet tabououou. Mais tout de même; Pourquoi nos beaux Messieurs à cravate ne se sont-ils pas exprimer?
    10. Le financement de certains partis politique est semble-t-il douteux. Ha les mauvaises langues. Pourquoi nos beaux Messieurs à cravate ne se sont-ils pas exprimés?
    11. Le taux de votation aux élections est en train de chuter de façon dramatique au Québec. Pourquoi, Pourquoi…. Pourquoi nos beaux Messieurs à cravate ne se sont-ils pas exprimés?
    12. Etc. etc. etc.
    Pourquoi nos beaux Messieurs à cravate ne se sont-ils pas exprimer sur tous ces sujets? Pourquoi choisir de s’attaquer à un groupe d’individus démunis. C’est vrai que les étudiants d’aujourd’hui sont devenus un peu spéciaux. Ils ne votent pas, ils ne font pas valoir leur point de vue, ils ne manifestent plus comme en 1970, ils sont devenu je ne sais pas quoi. Ils sont différents de nous baby boomers. Ils se laissent manger la laine sur le dos. Mais au lieu de leur taper dessus, il faudrait peut-être leurs aider d’une façon que j’ignore.
    Ils veulent sauver quelques dizaines de millions aujourd’hui. Cette économie risque de nous couter des milliards dans 10 ou 20 ans. Rappeler vous des coupures de Monsieur Bouchard dans le réseau hospitalier, ainsi que des fusions de ce même monsieur.
    Bientôt plein de monde vont prendre leur retraite. Et c’est dans cette période critique de l’histoire du Québec que nos beaux vieux Messieurs à cravate, qui gagne 200 000 $ par année, ont décidé de s’exprimer. Ils ont décidé de taper dessus nos enfants, dessus l’avenir du Québec. Cela est d’une tristesse. Cela fait pitié à voir.
    Le Québec a besoin de ces étudiants.
    Pierre

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mercredi 3 mars 2010 11h05
    Nous sommmes très généreux pour notre minorité.
    Triste très triste ,nous payons pour nos voisins. Le taux de diplomation des anglophones au Québecest est de 10 % supérieur que les francophones du au sur-financement des universités anglophones.


    Le sur-financement de la filière anglophone au Québec est en partie lié à l'importante présence d'étudiants canadiens non-résidents. Selon le chercheur Jean-Pierre Corbeil de Statistiques Canada, le sur-financement du système universitaire anglophone au Québec est lié à la domination historique des anglophones montréalais au Québec. Cette « tendance lourde » est encore présente aujourd'hui.


    Car cette présence en territoire Québécois d'un important réseau universitaire de langue anglaise conduit à un curieux phénomène : un grand nombre d'étudiants canadiens non-résidents viennent étudier dans les universités anglo-québécoises et bénéficient de places d'études largement financées par le Québec. S'il faut mentionner que les étudiants non-résidents s'acquittent de frais de scolarité supérieurs à ceux en vigueur pour les résidents, ils sont tout de même subventionnés à la hauteur d'environ 8000 dollars par étudiant par année. Vu le nombre de 25000 d'étudiants en question, les coûts structurels de 200 millions de dollars/ ans sont importants pour l'état québécois. Les étudiants de pays étrangers sont près de 5000 à fréquenter nos universités. Il en coute environ 5000 dollars selon le statut de l’étudiant. Ces étudiants étrangers coutent 25 millions par année. Ils ont droit automatiquement à une bourse de plus de 4000 dollars. De plus, il faut souvent des mises à niveau des nouveaux étudiants pour une facture supplémentaire estimé à 20 millions par année.


    Notons que la majorité de ces étudiants quittent le Québec une fois leurs études complétées. Ces étudiants emportent avec eux leurs connaissances génératrices de richesse. Cela veut dire qu'il y a près de 2 milliards de dollars par année de retombées économiques qui n'avaient pas lieu au Québec mais ailleurs au Canada.

    Le Québec et surtout les universités anglo-québécois supportent un fardeau fiscal très lourd afin de contribuer généreusement aux 25000 étudiants canadiens qui viennent étudiés au Québec. L’Ontario fournit 12000 des étudiants qui profite à rabais de coût minime pour compléter leurs études au Québec. Chaque année le Québec dépense pour tous les non-résidents une somme de 245 millions de dollars. Donc depuis 10 ans, les Québécois ont payé pour plus 2.25 milliards pour les étudiants étrangers qui bénéficient de ces fonds publics.

    Le sur-financement du système universitaire anglophone, en accordant un poids effectif à la communauté anglophone proche de 25 % au Québec (et de 50 % à Montréal où se concentre l'immigration), est-il partiellement responsable du fait que la communauté anglophone jouit d'un pouvoir sur la langue de travail et les taux de transferts linguistiques largement supérieur à sa taille réelle?

    On peut conclure qu'en l'absence des étudiants canadiens non-résidents, la taille et donc le coût des universités anglophones seraient bien moindres. L'argent ainsi économisé pourrait être utilement mis en œuvre pour combler le sous-financement des universités et éviter une augmentation des frais de scolarité, si sous-financement il y a réellement.

    Les lucides ( Intelligentsia ) québécoise ne parle pas de ce sur-financement des universités anglophones. Il n’est pas politiquement correct de discuter de ces sujets chauds sur la place publique. En termes clairs, le Québec finance, sans aucune contrepartie, une part disproportionnée du système d'éducation post secondaire destiné à la communauté de langue anglaise du Canada.

    Qui aura le courage de demandé le plein déboursé des frais d’études selon les exemptions pour tous les étudiants étrangers.

    Le Vérificateur Général du Québec doit faire une analyse du financement de l'éducation supérieur avant tout au geste.

    Trudeau avait raison en disait des québécois << Le Québec ne sera jamais, indépendant, les Québécois sont idiots >>

    http://www.mef.qc.ca/docs/heure.htm


    http://www.ambamaroc.ca/Nouveau/Etudier_au_Canada/


    http://www.mef.qc.ca/financement_universites_non_d

  • Pierre Germain
    Inscrit
    dimanche 7 mars 2010 15h21
    Vision étroite - Manque de volonté
    Nos bonnes gens de droite se tournent toujours vers l'Ontario et les USA pour comparer le niveau de nos droits de scolarité. Pourtant, vous ne me ferez pas avaler qu'il n'y a aucun lucide qui soit aller se promener du côté de l'Allemagne, de l'Autriche, des Pays-Bas, de la Finlande (en fait, tous les lucides qui enseignent à l'université y vont régulièrement en année sabbatique). Le fait que l'éducation y soit gratuite n'a pas eu pour effet d'appauvrir ces pays; au contraire!

    Avant d'hausser les frais de scolarité, pourquoi est-ce que les lucides et autres néo-libéraux n'exigent pas du gouvernement que soient réglés les problèmes que constituent l'évasion fiscale (parais fiscaux), le travail au noir et les fiducies?

    En terminant, je n'accorde pas beaucoup de crédibilité aux propos de M. Bouchard, dont le comportement n'est pas consistant. Par exemple, il croit encore à la souveraineté mais il est associé d'un cabinet d'avocats dont le siège social est au "Canada Place", à Toronto!

  • A. M.
    Inscrit
    vendredi 26 novembre 2010 10h07
    Mon chapeau
    Si j'avais un chapeau, je le lèverais à M. Deforg, pour ses propos oh! combien justes. Ensuite, je le ferais porter à M. Chamoun, pour qu'il réalise que ce qu'il dit est complètement déconnecté de la réalité, pour qu'il se mette à la place des autres, enfin.
    D'abord, pour ce qui est de votre exemple qui n'est absolument pas représentatif de la réalité étudiante, M. Chamoun, je n'ai rien à dire qui n'ait déjà été dit par M. Deforg : si vous choississez de nommer des étudiants en médecine pour prouver que le salaire futur justifie un endettement, votre exemple douteux exclut une grande partie des gens concernés, qui n'aspirent pas (comment le pourraient-ils ?) à faire des salaires aussi élevés.
    Travailler un jour ou deux la fin de semaine (peu importe le domaine d'études) n'est jamais assez pour subvenir à nos besoins et nous permettre d'en mettre de côté pour rembourser les prêts.
    Cela est d'autant plus vrai (pour garder votre exemple de futurs médecins) que plus les années avancent dans leur cheminement scolaire, moins ils auront le temps de travailler, avec leur internat, entre autres, qui leur demande souvent de travailler de nuit, pendant de longues heures et ce, sans être payés.
    Ne venez pas nous raconter qu'étudier en médecine est simple et lucratif, personne ne gobera votre salade.
    En plus du domaine artistique, tel que mentionné par M. Deforg, une multitude de programmes forment des gens qui seront fort importants à la société. Il n'y a qu'à penser aux domaines de l'Éducation, du Droit, des Sciences, du Génie, de la Santé, de l'Agronomie, et j'en passe. Dans ces programmes, il existe des étudiants qui se serrent la ceinture jour après jour mais qui peinent à arriver. Ces étudiants ne seront jamais considérés dans l'aide apportée aux moins bien nantis et devront travailler leur vie durant pour rembourser leurs dettes ou, plus simple mais tout aussi grave, devront abandonner leurs études, menant ainsi à une s

  • A. M.
    Inscrit
    vendredi 26 novembre 2010 13h38
    Mon chapeau, suite
    ...menant ainsi à une société peu éduquée et, donc, nettement moins riche.
    Est-ce vraiment ce que vous recherchez pour le Québec ?

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