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    Libre opinion - Mythes et réalités du régime pédagogique québécois

    15 février 2010 |Michelle Courchesne - Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport | Éducation
    Il existe au Québec un régime pédagogique qui définit les services éducatifs offerts aux élèves. Il encadre notamment les matières qui doivent être enseignées ainsi que les conditions d'enseignement dans toutes les écoles du Québec.

    Le 3 février dernier, une consultation de 45 jours s'est amorcée concernant des modifications au régime pédagogique québécois. Il m'apparaît important de faire le point, car beaucoup de choses ont été dites dans les derniers jours concernant ces modifications proposées qui visent essentiellement à donner plus de souplesse aux écoles, qu'elles soient publiques ou privées, ainsi qu'à renforcer les apprentissages des matières obligatoires, comme le français, les mathématiques ou l'histoire.

    En soutien au cheminement scolaire, les modifications proposées prévoient notamment de permettre aux tout-petits de vivre une transition harmonieuse entre la maison et l'école par une entrée progressive à la maternelle. Nous voulons également rendre explicites la possibilité du redoublement pour un élève de la première année du secondaire ainsi que la participation des parents à cette décision importante pour le cheminement de leur enfant.

    En ce qui concerne le calendrier scolaire, soyons clairs: il n'a jamais été question de le bouleverser en imposant l'école les fins de semaine. Nous avons voulu donner une plus grande marge de manoeuvre aux écoles afin de favoriser la réalisation de projets particuliers en lien avec la persévérance scolaire comme le sport-études, les arts-études, les projets de stages ou les projets qui facilitent la transition vers la formation professionnelle. C'est au niveau de l'école, et non de la commission scolaire, que ces projets doivent être mis en place en concertation avec les parents, le personnel enseignant et la direction en évitant d'alourdir inutilement la bureaucratie des établissements.

    Lors des débats, la question des écoles de la communauté juive orthodoxe a également été soulevée. Rappelons que, depuis plus de 30 ans, tous les gouvernements ont subventionné ces écoles, alors qu'elles ne respectaient pas l'enseignement prescrit au régime pédagogique.

    Mais depuis deux ans, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport a accentué ses efforts auprès des différents groupes qui composent la communauté juive orthodoxe afin qu'ils entreprennent des démarches pour corriger la situation. Il a clairement été indiqué aux écoles de cette communauté qu'à défaut de se conformer aux règles de l'école québécoise, elles verraient leur financement suspendu et que leur permis ne serait pas renouvelé. En ce qui concerne les deux écoles qui persistent à exercer leurs activités sans permis, elles se retrouveront devant les tribunaux.

    Notre souci est de faire en sorte qu'au Québec, tous les enfants d'âge scolaire puissent avoir accès au même savoir tel qu'il est défini par le régime pédagogique. C'est en ce sens que nous avons eu des discussions avec les représentants de la communauté juive. L'automne dernier, les écoles juives se sont engagées à respecter le régime pédagogique en offrant l'enseignement des matières obligatoires par des enseignants qualifiés.

    Puisque le projet de modification vise à rendre toutes les écoles du Québec plus flexibles, il est évident qu'il s'appliquera également aux écoles juives. En contrepartie, comme toutes les écoles québécoises, les écoles juives devront désormais respecter un temps minimal consacré à l'enseignement des matières obligatoires, ce qui nous donne l'assurance que l'apprentissage dans les écoles de cette communauté sera le même que dans toutes les autres écoles.

    Quant à la question de l'enseignement de la religion le dimanche dans les écoles juives, il est faux de prétendre, comme certains l'ont fait, que les modifications ouvriront la porte à un retour de la religion à l'école. Il s'agit d'un droit que les écoles privées, juives ou non, ont et exercent déjà.

    ***

    Michelle Courchesne - Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport












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