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Denise Bombardier   6 février 2010  Éducation
Hélas, plus c'est pareil! Depuis quarante ans, l'écart s'est donc à peine réduit entre francophones et anglophones en ce qui concerne le taux de diplomation universitaire. Ces derniers dominent, bien sûr. La scolarisation québécoise demeure par ailleurs sous la moyenne canadienne. Voilà! C'est l'Institut de la statistique du Québec, et non un groupe anti-québécois pétri de préjugés, qui nous l'apprend cette semaine. Un autre des rêves de la Révolution tranquille, celui de rattraper nos compatriotes anglophones plus instruits, se brise.

Bien sûr, se sont immédiatement élevées des voix pour affirmer qu'on ne peut comparer le système québécois et le système canadien-anglais. Que recouvrent ces statistiques? se demande-t-on. A-t-on comptabilisé les diplômes des collèges canadiens-anglais avec ceux des premiers cycles universitaires francophones? Comme si l'Institut de la statistique du Québec était un instrument douteux dont le but est notre autoflagellation, preuves mathématiques à l'appui. Et bien évidemment, ceux qui s'insurgent contre ces résultats mettent de l'avant la pauvreté (réelle) des Québécois comme unique facteur explicatif de ces résultats encore une fois déprimants. Déprimants, car ils nous renvoient à nos failles et faiblesses dans lesquelles une partie des Québécois se complaisent. La complaisance, c'est aussi une caractéristique de ce modèle québécois dont on se gargarise.

Parlons donc franchement. Est-ce la faute des Anglos si nous sommes moins instruits? Sont-ce les Anglos qui nous empêchent d'accéder aux études supérieures? Sont-ce les Anglos qui nous ont amenés à penser que l'université, ce n'est pas si important? Sont-ils responsables de notre hiérarchie des valeurs qui laisse à penser que l'accession à l'université demeure à nos yeux relativement peu importante? Sont-ce les Anglos qui nous imposent l'anti-intellectualisme si palpable qui pourrit nos débats intellectuels en les transformant en guerres de clans hautement personnalisées? Est-ce à cause des Anglos si les étudiants francophones s'orientent si naturellement vers l'enseignement professionnel plutôt que de se diriger vers l'université? Est-ce à cause d'eux que les jeunes francophones décrochent de l'école en si grand nombre pour se retrouver prisonniers d'emplois précaires et peu rémunérés?

Encore une fois, allons-nous nous replier dans la posture familière de la victimisation? Fréquentons-nous moins l'université seulement parce que nous sommes pauvres? Il faut préciser qu'au Québec, les droits de scolarité sont les plus bas au Canada. Et s'il est vrai que nos systèmes de prêts et bourses alourdissent l'endettement futur des étudiants, ces derniers sont davantage assurés de trouver des emplois que les décrocheurs ou les jeunes à la formation professionnelle aléatoire.

Faut-il rappeler qu'il flotte sur la culture québécoise francophone des relents du temps ancien où l'on se méfiait de ceux qui savaient trop de choses inutiles? Avec les docteurs pour nous soigner, les avocats pour nous défendre, les notaires pour départager nos clôtures, les prêtres pour assurer notre ciel et les ingénieurs pour construire nos ponts et nos routes, on était satisfait. L'on a mis la hache dans le cours classique dans le but d'ouvrir les portes de l'enseignement supérieur au plus grand nombre. La Révolution tranquille se voulait aussi une révolution du rattrapage face aux anglophones. Dans tous les domaines, celui de la scolarité au premier rang.

L'affranchissement québécois, le combat pour l'autonomie, le regain de fierté devait nous conduire inévitablement vers ces objectifs. Du moins, l'on en avait la conviction. Que s'est-il donc passé pour que «cette fierté d'être Québécois» demeure de vains mots en excluant le désir de dépassement à travers le cursus académique jusqu'à l'université? Comment être fier d'être Québécois sans éprouver non seulement du respect, mais du désir pour une éducation formelle? Comment être fier si on ne valorise l'école, que l'on soit pauvre ou riche? Ce ne sont pas les Anglos qui nous empêchent de sacraliser l'école, ce ne sont pas eux qui sont responsables du peu de respect que l'on porte pour ceux qui savent, qui aiment apprendre, qui s'expriment dans une langue soutenue ou qui tentent d'y parvenir.

Dans la nouvelle bourgeoisie francophone, il n'est pas rare que les enfants soient moins instruits que leurs parents, ce qui est quand même un signe de régression sociale. On objectera que l'on peut réussir sa vie sans diplôme universitaire. C'est vrai. Mais la démocratisation de l'enseignement mise en place il y a quarante ans annonçait des lendemains qui chantent pour un peuple plus instruit, plus éduqué, plus compétent pour affronter la modernité.

Qu'il est douloureux de constater que l'écart entre francophones et anglophones du Québec perdure dans des proportions à peine plus favorables que dans le passé. Nous sommes aussi plus pauvres, incapables à l'évidence de combler ce fossé entre eux et nous, malgré le dynamisme de la nouvelle bourgeoisie économique, ce Québec Inc. qu'a souhaité Jacques Parizeau.

Certains voudront expliquer ces résultats par les échecs des référendums, comme si nous n'étions pas les artisans de nos propres malheurs. Pourquoi les anglophones du Québec qui vivent dans le même système accordent-ils à l'éducation plus de vertus que nous? Poser la question, c'est lancer un débat, vital pour notre avenir.
 
 
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  • Godefroy
    Abonné
    samedi 6 février 2010 00h32
    Devenir adulte
    Vous écrivez :

    « Nous sommes aussi plus pauvres, incapables à l'évidence de combler ce fossé entre eux et nous, malgré le dynamisme de la nouvelle bourgeoisie économique, ce Québec Inc. qu'a souhaité Jacques Parizeau. »

    "Notre dynamique nouvelle bourgeoisie économique", c'est peut-être elle le problème. Elle est souvent libérale et apatride. Elle est au pouvoir
    depuis 2003, et ce n'est pas beau à voir et à écouter. Elle empêche le Québec de devenir adulte avec tous les pouvoirs et avantages que celà comporte.

    Nous sommes surtout des consommateurs manipulés par la publicité. Il nous faut être une véritable nation de citoyens d'un pays qui nous appartient et dirigés par autre chose que des épiciers mondialistes. C'est ça ou l'inacceptable réalité actuelle que vous commentez avec justesse et clarté.

  • Bernard Terreault
    Abonné
    samedi 6 février 2010 10h43
    COMPLAISANCE
    Complaisance est bien le mot. Passe encore pour un "fédéraliste" : que les "anglos" se tuent au travail et "runnent la business", "nous" on va se contenter des petites jobs (on vit pas si mal quand même!), et jouir de la vie (mythe du pur laine bon vivant et tellement "créatif"). Mais quand je parle à des indépendantistes qui ont la même attitude, je désespère. Indépendants, voulons-nous être un petit pays sympathique et folklorique mais pauvre, disons une sorte d'Uruguay du Nord, ou un petit pays plus riche et plus avancé que les grandes puissances elles-mêmes, comme les Pays-Bas ou les pays scandinaves ?

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 6 février 2010 10h53
    "Nous sommes plus pauvres"
    Ayoye! Québec est la ville qui a le plus bas taux de chomage au Canada, voire en Amérique du Nord. Et sur quoi repose la nouvelle richesse de Québec? L'É-DU-CA-TION, Madame B.

    Québec compte plus d'un pourcent de chercheurs ce qui en fait une ville de bolés. Des milliers de chercheurs gravitent autour de l'Université Laval, du CHUL, de Valcartier et des Jeux vidéos de St-Roch. C'est la nouvele économie basée essentiellement sur l'É-DU-CA-TION.

  • jpz
    Abonné
    samedi 6 février 2010 13h33
    valeur ajoutée un DEC technique
    Il n'y a pas que des diplôme universitaire à valoriser , au Québec il y a grave pénurie de technologues ( détenteurs d'un DEC Technique de 3 ans ) dans la plupart des spécialités. Une société technologique comme on a ici ; ainsi 50 % des fonctions dans un véhicules sont gérés par électronique, doit inciter les étudiants ayant de bonnes capacités manuelles et intellectuelles autant vers les emplois techniques que des emplois de gestionnaires ou de théoriciens en diverses sciences humaines.
    Les électroniciens, les soudeurs, les électriciens, les spécialistes hydrauliciens et biens d'autres spécialités ( preneurs de sons et d 'images )sont essentiels au bon fonctionnement d'une société modernes.
    Le travail d'un soudeur ou d'un électrotechnicien est aussi utile que le travail d'un orthopédiste, d'un cardiologue ou d'une diététicienne dans un équilibre pour satisfaire la demande dans un délai de temps raisonnable pour éviter l'anarchie.
    Merci d'inciter à l'avenir pour encourager les jeunes à s'instruire jusqu'à la diplomation pour accomplir tous les types de tâches à exécuter dans le monde moderne de l'avenir.
    Un DES ou un CEGEP général sans formation spécialisée c'est unutile pour un employeur ce n'est pas une formation terminale.

    Jean-Paul

    .

  • Normande Poirier
    Inscrite
    samedi 6 février 2010 15h19
    Après plusieurs décennies de réformes du système...
    Plusieurs facteurs peuvent sans doute expliquer l'écart entre francophones et anglophones. Toutefois, il est étonnant de constater que cette information sur la pauvre performance scolaire des francophones québécois en regard des anglophones arrive après des décennies de réformes du système scolaire québécois. Nous sommes en droit de nous demander si les divers principes fondateurs des réformes successives et la manière dont ces dernières ont été mises en oeuvre par les agents sur le terrain ne seraient pas à l'origine d'un déplorable nivellement par le bas.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 6 février 2010 21h26
    @Godefroy
    Faudrait quand même arrêter de niaiser et d'imputer aux libéraux le décrochage scolaire et la piètre qualité de l'enseignement sous l'ère des pkiss...!

    Bravo aux anglos...!

  • Linda Bosse
    Inscrit
    dimanche 7 février 2010 03h36
    Nous sommes toutes et tous responsables...
    Je n'ai pas lu l'étude en question, mais lorsque je lis la majorité des textes portant sur l'éducation au Québec, y compris ceux de plusieurs journalistes... Il n'est pas surprenant que nos jeunes francophones du Québec soient moins scolarisés que les autres... NOUS N'ARRÊTONS PAS DE DÉNIGRER NOTRE SYSTÈME D'ÉDUCATION!!!

    Il n'y a pas si longtemps, j'envoyais un courriel à plusieurs médias d'information leur présentant des projets des plus intéressants réalisés par des jeunes du secondaire, avec comme titre: "Et si l'on commençait à parler des bons coups de nos écoles publiques!" La seule réponse que j'ai reçue est celle-ci: "Nous prenons bonne note de votre commentaire, mais vous comprendrez que dans ce dossier nous ne pouvons prendre position..." Quelle farce! Quotidiennement, les médias prennent position en ne présentant que ce qui va mal dans notre système d'éducation et plusieurs participants à des forums, comme celui-ci, font de même.

    Plus récemment encore, je faisais parvenir aux médias un rapport complet sur le taux de diplômation de l'école que fréquente ma fille: 92 %, sans compter tous les projets, les activités parascolaires et extrascolaires auxquels participent les élèves. Un rapport des plus positifs qui aurait pu encourager certains jeunes à poursuivre leurs études... Aucun média n'a repris l'information, sauf le petit hebdo local, en page 40 du cahier D (je caricature à peine). Pourtant quelques semaines plus tard, on annonçait que les écoles anglaises de Montréal offriraient des cours d'immersion française... Quelle nouvelle! Plusieurs écoles francophones au Québec offrent, depuis plusieurs années, des cours d'immersion anglaise sans jamais que les médias nous en informent.

    Tant et aussi longtemps que nous présenterons notre système d'éducation québécois comme étant "Full poche", les jeunes francophones continueront à penser que l'école ne leur servira à rien.

    N'oublions pas que les jeunes apprennent par l'exemple, par la répétition, qu'ils répètent ce que nous leur enseignons et qu'ils finissent par devenir ce que nous leur répétons sans cesse... Rappelons-nous les principes de base en psychologie: lorsque nous disons régulièrement à un enfant qu'il est niaiseux, qu'il ne comprend rien, qu'il ne sera jamais capable d'apprendre, etc... Cet enfant aura si peu confiance en lui, qu'il finira par devenir ce qu'il a entendu toute son enfance. Comme société, c'est ce que nous sommes en train de faire à notre système d'éducation, à nos écoles, à nos jeunes et à leurs enseignants.

    Pour que nos jeunes priorisent l'éducation, ils ont besoin qu'on les valorise, et qu'on valorise aussi leurs écoles qui sont, ne l'oublions jamais, leur premier lieu d'appartenance après la famille...! Pour moi, l'éducation a toujours été une priorité (je suis francophone, originaire d'une région très éloignée du Québec et dont le père était bûcheron), mais c'est difficile de convaincre un jeune d'en faire aussi sa priorité lorsque toute la société lui dit que notre système d'éducation est pourri, que les enseignants sont pourris et que la formation qu'il reçoit est également pourri et nivelée par le bas... Comme plusieurs d'entre-vous le faites dans ce forum. Que feriez-vous si l'entreprise pour laquelle vous travaillez était pourrie? Poser la question c'est y répondre!

    Tous ces gens qui écrivent sur notre système d'éducation ont-ils seulement été passé quelques jours dans une école secondaire du Québec? Pour écrire de telles affirmations comme, "les écoles nivèlent par le bas, ou, les écoles n'encouragent pas l'excellence", je pense qu'il y a longtemps que vous n'avez pas mis les pieds dans une école secondaire du Québec!!!

    C'est drôle, ma fille, qui est en 5e secondaire, a acquis des connaissances et fait des apprentissages que je n'ai fait qu'au niveau collégial, et ce, tant en français, en mathématique, en histoire qu'en physique. Est-ce que c'est ce qu'on appelle niveler vers le bas? Chaque année, depuis son 1er secondaire, ma fille participe à des soirées "Méritas" auxquelles sont conviés les parents et durant lesquelles il est possible d'entendre voler une mouche. Est-ce que c'est ce que l'on appelle ne pas reconnaître l'excellence?

    Si nous voulons que la scolarité de nos jeunes francophones augmentent, il faudrait d'abord commencer par valoriser notre système d'éducation. NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS COUPABLES DE CES RÉSULTATS!

  • France Marcotte
    Abonnée
    dimanche 7 février 2010 08h45
    Pivoter puis repartir
    Je n'aime pas votre texte d'aujourd'hui madame Bombardier. Il est lancinant comme un bobo que l'on gratte. C'est la complainte du colon devant le tableau noir. Il ne contribue pas à faire bouger les choses, il fait plier l'échine de coups de règle sur les doigts. Votre tribune vous donne un certain pouvoir de propulser les choses en dehors de la spirale où parfois elles s'enlisent. A-t'on le droit d'être hyper réaliste sans pousser quelques lignes qui font avancer?

  • Raphaella Robitaille
    Inscrite
    jeudi 11 février 2010 16h10
    L'université dans l'avenir
    Madame Bombardier,
    Si nous sommes moins instruits que les anglophones , c'est de notre faute, mais là n'est pas la question. Ce n'est pas parce que l'on est plus pauvre que l'on ne va pas à l'université, c'est peut-être parce que nos valeurs ont changé. L'important pour certains étudiants de secondaire 5 est de gagner de l'argent au plus vite pour pouvoir s'acheter une bagnole, profiter de la vie et jouir le plus possible de ces biens matériels. La plupart des élèves du secondaire travaillent entre 10 et 15 heures par semaine. Le temps consacré aux études diminue en conséquence. Ce n'est pas parce
    qu'on est plus pauvre qu'on est moins instruit. On est à l'aise
    quand il s'agit de sortir, de s'habiller et de se payer des voyages,
    de profiter de la vie. Une autre raison qui n'encourage pas les études
    est l'écart entre le salaire de certains métiers et professions. Un mécanicien ou un soudeur qui termine sa formation professionnelle après un secondaire IV se voit offrir un salaire horaire qui dépasse souvent 20$/h. Pourquoi envisager six années d'études et s'endetter alors que quelques mois d'études et d'apprentissage suffisent à vous intégrer dans la société par un travail tout à fait bien rémunéré?


    Les études universitaires demandent une bonne préparation, des habitudes de travail et une formation de base solide, hors ces derniers temps l'école québécoise qui a misé sur le développement des compétences au détriment des connaissances n'assure pas nécessairement cette préparation L'université exige des standards très élevés et un profil académique presque parfait pour certaines formations. ex.: en orthophonie, les critères de sélection des candidats sont très élevés.
    Au Québec, on attache beaucoup d'importance à la santé et au matériel.L'éducation qui devrait être la priorité passe après l'économie , la santé et les sports. La qualité de la langue et la culture intéressent pas mal moins la plupart des citoyens que les sports et les émissions superficielles de télé-réalité.
    Poursuivre des études universitaires demande des efforts, de la persévérance, une grande motivation et des sacrifices.

    A l'école secondaire il est arrivé qu'on ridiculise les «bollés» Ceux qui se démarquent sont mis à part ou sont laissés à eux-mêmes. On ne trouve pas les moyens de respecter leur talent. Ils sont obligés d'attendre les autres et perdent leurs temps. On a établi des mesures pour les élèves en difficulté en leur permettant un cheminent adapté à leurs capacités mais les talentueux n'ont pas la même possibilité, celle par exemple d'aller plus vite , de faire deux années dans une.Dans notre système, il n'est pas permis d'être sur-doué, de démontrer des capacités supérieures. L'élite ne doit pas se faire voir. On encourage pas assez les doués à poursuivre leur chemin selon leurs capacités. Il ne faut pas trop mettre en évidence leur perfomance, c'est presque sacrilège que de féliciter les bons étudiants et d'afficher les bonnes notes.On ne supporte pas les comparaisons.
    Les enfants doués finissent par se «tanner« d'attendre les autres,
    perdent l'intérêt et souvent développent des problèmes de comportement.
    A quoi ça sert de travailler? « qu'ossa donne?» Plusieurs talents sont perdus, ceux ou celles qui devraient se retrouver à l'université bifurquent dans une voie secondaire .

    Tant que l'éducation ne sera pas la priorité au Québec, rien ne changera.

    C'est le meilleur sujet de réflexion qui s'offre à nous?


    Une enseignante retraitée,

    Raphaëlla Robitaille

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mercredi 17 février 2010 15h07
    LA RÉPONSE EST AILLEURS
    Que cela déplaise à chaqu'un, c'est que le Québec Inc Franco est moins soutenu que le Québec inc Anglo.

    Le fédéral y injecte des somme considérables aux écoles anglophones à cause de la loi des langues offficielles, demandé à Lisa Frulla. De plus, le fédéral subventionne en proportion 50 % de plus les université anglophones que les francophones. De plus le gouvernement du Québec fait de même selon le gouvernement, pour des fins électorales. C'est dommage, mais c'est la réalité.

    Dans l'avenir il faudra changer les méthodes de financement. Un bloquage à prévoir

    Mais pour le court terme, il faudra avoir le courage d'agir pour au moins réduire le déchrochage scolaire.

    L'année scolaire 2002-03 a produit au Québec 72 384 diplômés du secondaire (environ 39 000 filles). Les filles âgées de 15 à 20 ans sont 86 % à avoir en main leur diplôme d'études secondaires, comparativement à seulement 71 % des garçons du même âge.

    Beaucoup de décisions à prendre en même temps. Le début commence avec les garderies qui assurent un suivi des enfants qui seront à problèmes plus tard. Le bureau coordonnateur doit prendre en charge les cas problèmes pour faire le suivi. Mais malheureusement ce n'est pas le cas. Il offre peu de service, c'est navrant. Ce qui n’est pas corriger au début du cheminement de l’enfant, cela occasionnera la démotivation, la perte de l’estime de soi et les échecs à répétition.

    Depuis 2000, près de 400 millions ont été dépensé inutilement pour contrer le décrochage scolaire. La réussite scolaire ce n'est pas une question d'argent, mais des actions à entreprendre et à poursuivre.


    Piste des solutions

    1. Réduire le nombre des commissions scolaires. Certains vous savez qui est contre l'idée mais il faudra bien un jour y venir. Qui aura le courage pour la réussite des élèves ?

    2. Arrêter d’augmenter les subventions les écoles privées.

    Pas facile de prendre cette décision pour l'élite politique et autre. Dans le but de diminuer la bureaucratie et mettre à pieds toute la panoplie de spécialistes (ronds de cuir ) du ministère qui tire un salaire sans rien foutre que de prendre un café à notre santé et assister à des réunions comme spécialistes ou mentor. Voyez le résultat actuel que cela donne = augmentation du décrochage.

    En 2009, on a augmenté de 5 % les subventions aux écoles privées. Ce n'est pas la bonne direction à prendre pour la réussite scolaire.

    Déléguer l’autonomie aux écoles

    Le gros avantage de l'école autonome, elle peut se tourner de bord rapidement... contrairement à l'ancien modèle où il y a tellement de couches de bureaucratie! Enlever les commissions scolaires, ou presque toute, et donner à l'école (l'établissement) la direction complète: principal, enseignants, employés de soutient... répartition du budget... ce qui peut être très différent d'une école à une autre.

    Dans les commissions scolaires, l'école est toujours considérée comme une simple succursale de la commission scolaire, la décentralisation des responsabilités y reste très limitée et les directions d'école ne sont pas partie prenante de décisions qui concernent leur école et son développement.

    Pour d’autres, alors autant admettre nos limites et offrir des voies "d'évitement" supervisés à ceux qui sont "prêts" à décrocher. Solution pour des élèves du secondaire qu'à ceux du primaire. Laissons à ces jeunes la possibilité d'explorer des métiers, des sports, des occupations tout en valorisant l'effort et l'implication. L'important, c'est qu'ils puissent continuer à apprendre, à acquérir des connaissances.

    De plus , assurer un suivi serré des absences et impliquer les parents pour leur donner des outils pour le bien de leur enfant.

    Présentement cet un état de guerre continuel entre les commissions scolaires et les écoles pour établir les priorités, les budgets et autres, perte d’énergie, démotivation des conseils école.

    Soutien


    3. Dès les garderies et la maternelle offrir du soutien aux parents ayant des enfants qui seront en difficulté d'apprentissage. Par exemple l'orthopédagogie reste une mesure concrète à laquelle on se réfère, mais ses spécialistes sont souvent dépassés étant donné le nombre excessivement élevé d'élèves qu'on leur recommande. Eh bien oui, combattons le décrochage scolaire! En 2008, le gouvernement parle de l’engagement de plus de 1000 spécialiste dans son rapport des comptes publiques. Mais dans la réalité rien n’a changé dans les écoles car un employé sur deux est remplacé lors de son départ.


    4. Une école autonome donc la direction prend charge du projet école en équipe. Assurer un suivi des absences. Intégrer les parents afin de leur fournir des outils pour assurer la réussite de leurs enfants ( ateliers, conférence ).

    Le nombre d'élèves par classe devrait se situer entre 20-22... L'enseignant aurait le temps de connaître et de s'occuper de chacun, après, pourrait intervenir un "spécialiste" si nécessaire!

    5. Intégration de l'ensemble des intervenants auprès des jeunes ( garderies ,maternelles, écoles primaires, écoles secondaires )

    L'administration locale permettrait de sélectionner un personnel qui peut s'adapter au milieu et s'y installer rapidement... au lieu de prendre des années pour avoir une tâche respectable et une permanence: on a vu jusqu'à dix ans pour une personne du milieu...
    Quand un enseignant est intéressé, attaché à son milieu, le travail n'est plus une charge... les absences sont moins fréquentes ( comme les suppléances...)

    L'établissement pourrait établir des liens avec les entreprises du milieu pour des stages avec les élèves qui ont besoin de concret. Il y a des individus qui n'ont pas de secondaire V, mais qui font drôlement la "barbe" à d'autres qui ont un secondaire V, un cégep et peut être plus!...

    6. Assurer une stabilité de la direction de l’école sur une période de 4 à 6 ans. Former des équipes stables.


    Des décisions à prendre maintenant pour la réussite des élèves. Voir ce qui se passe en Finlande au sujet de la fonction d'enseignant, de programme, de matériel et de présence à l'école...
    La réussite ne sera pas une question d’argent, mais des décisions à prendre malgré les lobbys.


    Depuis sept ans, Québec investit des sommes considérables dans cette lutte contre le décrochage, et jamais nous n'avons été soumis à un tel cafouillage. «Instruire, socialiser, qualifier», selon les mots du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), tel est le mandat dorénavant. Pas mal comme principe, me direz-vous. Mais dans les faits, la mission d'enseignement a été reléguée aux oubliettes. Les classes ne sont pas seulement hétérogènes, elles sont devenues de véritables lieux anarchiques.

    Maintenant un décret pour l'enseignement durant la fin de semaine. Un décret pour des écoles religieuses juives, la ministre est tombée sur la tête.

    Cela ne fera aucune différence en éducation, mais sera encore plus bénéfique pour obtenir des votes et payer maintenant les A100,000 $ du salaire caché du premier ministre.

    C'est désolent et triste à la fois pour les nouveaux enseignants ( 1/3 ) qui quittent les écoles après 3 ans. Maintenant dans les années avenir l'on parlera du décrochage des professeurs.

    Triste situation

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