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Diplômes: l'écart anglos-francos perdure

Les francophones derrière les anglophones au Québec, mais pas en Ontario

Lisa-Marie Gervais   3 février 2010  Éducation
Les francophones du Québec ne parviennent toujours pas à combler l’écart qui les sépare des anglophones en matière de diplomation universitaire.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Les francophones du Québec ne parviennent toujours pas à combler l’écart qui les sépare des anglophones en matière de diplomation universitaire.
Une étude de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) révèle que non seulement les francophones du Québec sont moins scolarisés que les anglophones, mais que cet écart s'est à peine réduit au fil des 40 dernières années. Pendant ce temps en Ontario, les jeunes francophones cartonnent: par leur taux élevé de diplomation universitaire, les 25-34 ans donnent la leçon aux anglophones de leur province... de même qu'à leurs confrères de langue française au Québec.

La compilation des données du recensement de 2006 faite par Statistique Canada permet effectivement de constater que si les francophones de l'Ontario ont pu rejoindre et même dépasser en nombre de diplômés les anglophones de leur province, ce n'est pas le cas des Québécois de langue française qui, au fil des ans, n'ont jamais pu combler l'écart. N'empêche, globalement, le niveau de scolarité des francophones du Québec s'est amélioré. Et chez les plus jeunes, soit les gens âgés de 25 à 54 ans, ce sont les allophones qui sont les plus nombreux à détenir un diplôme universitaire, en grande partie en raison de l'immigration, qui privilégie les gens scolarisés.

«Toutes les grandes réformes des années 1960 en éducation qui avaient pour but d'accroître le niveau de scolarité, en particulier chez les francos, ont connu un certain succès», dit Yvan D'Amours, coordonnateur des statistiques sur les conditions de vie à l'ISQ. «Mais même s'il y a eu amélioration, l'écart relatif avec les anglos au niveau de la diplomation universitaire n'a pas disparu», a-t-il poursuivi.

Il rappelle que chez les jeunes de 25 à 34 ans sans diplôme, l'écart francophones-anglophones est moins prononcé, ce qui reflète un certain rattrapage des premiers par rapport aux seconds. Et de façon générale, le nombre de Québécois ayant un diplôme universitaire s'est accru, qu'ils soient anglophones ou francophones, maintenant ainsi l'écart entre les deux groupes linguistiques. «Il y a plusieurs raisons qui expliquent ce phénomène. Par exemple, le taux d'abandon scolaire demeure plus élevé chez les francophones que chez les anglophones», a noté M. D'Amours.

Autre explication: les francophones valoriseraient davantage les attestations d'études professionnelles. Selon M. D'Amours, ils seraient deux fois plus enclins (22 % contre 11 %) que les anglophones à choisir, par exemple, de faire une technique au cégep plutôt que d'aller à l'université. «Les anglophones, eux, font davantage le choix des études universitaires. On sent que c'est culturel», a-t-il dit.

L'Ontario francophone domine le Québec

Les jeunes Franco-Ontariens (25-34 ans) semblent avoir comblé le retard de scolarisation que leurs aînés accusent par rapport à leurs concitoyens anglophones. Non seulement leur taux de diplomation universitaire est plus élevé, mais il surpasse également celui des Québécois francophones. En effet, chez les moins de 65 ans, les Franco-Ontariens sont en général plus diplômés que les Québécois de langue française, surtout chez les 25-34 ans. Par contre, tout comme au Québec, ce sont les allophones ontariens qui possèdent le plus fort taux de diplomation.

La même tendance à la faveur des Franco-Ontariens s'observe chez ceux qui n'ont pas de diplôme universitaire: les Ontariens qui parlent français sont moins nombreux à ne pas détenir de diplôme si on les compare aux anglophones de l'Ontario ou aux francophones du Québec de cette même catégorie. Pourquoi les francophones ont-ils si bien tiré leur épingle du jeu? «Il y a peut-être un effet d'entraînement du fait de vivre dans une société où on tend davantage à cheminer vers un diplôme universitaire», a dit le chercheur.

Les anglophones du Québec sont toutefois plus nombreux à détenir un diplôme universitaire que les anglophones de l'Ontario.

Yvan D'Amours fait également remarquer que les femmes franco-ontariennes sont même plus scolarisées que leurs homologues anglophones, et qu'elles l'ont été plus tôt. On observe le même phénomène chez les hommes, mais à un plus jeune âge.

Pour le chercheur de l'ISQ, ces données «sur la plus récente mouture du système d'éducation» sont intéressantes à analyser, car elles donnent le reflet de ce que pourrait être le niveau de scolarisation de la population active. «Elle sera plus diplômée qu'avant, mais en la comparant avec le reste du Canada, on voit qu'elle est en dessous de la moyenne. Il y a un rattrapage à faire», a-t-il conclu.
Les francophones du Québec ne parviennent toujours pas à combler l’écart qui les sépare des anglophones en matière de diplomation universitaire. Pourcentage de diplômés universitaires chez les 25-34 ans en Ontario Pourcentage de diplômés universitaires chez les 25-34 ans au Québec
 
 
 
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  • cardinal
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 06h39
    Des nombres qui laissent un peu rêveur.
    Avant de sauter aux conclusions, il serait peut=être bon de définir les termes utilisés.
    Que veut-on vraiment dire par "diplôme universitaire"? S'agit-il des grades (Baccalauréat, Maîtrise Doctorat)? Et si oui, dans quelles grands domaines de la connaissance (Sciences naturelles et Génie, Sciences sociales, Lettres, Médecine)? S'agit-il plutôt de "post-secondaire" ce qui inclurait les diplômes des collèges et CEGEPS qui ne sont pas universitaires sticto sensu et les certificats des universités qui sont effectivement un "diplôme" mais non un grade?
    Avec tout ce que l'on nous assène sur le nombre pharamineux de décrocheurs qui ne finissent pas leur secondaire, il y a de quoi s'étonner.
    Ensuite, quel est l'intérêt de la distinction linguistique entre francos, anglos et allos? Faut-il comprendre que chacun de ces groupes est caractérisé par des diplômes obtenus dans des universités de même appartenance linguistique, et que lorsqu'il s'agit des allos faut-il comprendre que ce sont nécessairement et uniquement des diplômes d'universités étrangères? Doit-on comprendre que les diplômes proviennent uniquement d'universités canadiennes de l'une et ou l'autre langue? Faut-il comprendre que les francos de l'Ontario sont uniquement des francos dits de souche et diplômés uniquement des programmes francophones des universités ontariennes?
    Faut-il alors comprendre que les allos sont encore obligatoirement considérés comme immigrants et non pas comme citoyens à part entière? Y aurait-il un jugement de valeur plus ou moins sournois sur l'origine ou la valeur du diplôme en fonction de l'origine linguistique parentale?
    Drôle de société d'accueil qui dit se préoccuper d'intégration mais qui s'empresse de le démentir par les statistiques. À l'origine, la différenciation linguistique des recensements servait à assurer les proportions nécessaires pour offrir des services dans l'une ou l'autre langue. Est-ce bien nécessaire de vouloir quantifier les plus instruits par origine ethnique ou linguistique?
    Autrement dit, à force de vouloir trop généraliser, on risque fort de suggérer des conclusions erronées et discriminatoires, et donc parfaitement inutiles voire nuisibles.

  • Guillermo Navarro Garcia
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 06h55
    Aspects socio-professionnels
    Je serais curieux de voir si on retrouve des différences entre anglophones et francophones issus d'une même catégorie socio-professionnelle puis de voir les répartitions des anglophones et francophones dans ces catégories.

    Plus simplement les enfants des classes populaires dans tous les pays du monde font moins d'études que les enfants des classes moyennes et supérieures. S'il y a plus de francophones dans les classes populaires que d'anglophones ceci se reflètera dans le niveau d'étude moyen pour les francophones sans qu'il n'y ait de réelles différences à conditions égales.

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 08h01
    Choix
    Les jeunes Québécois et Québécoises pensent avoir le choix de se scolariser davantage ou pas. Pas les jeunes francophones de l'Ontario. Aux yeux de ces derniers, se scolariser est une obligation.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 08h25
    La solution
    Je suis certain qu'il y en aura pour recommender la fermeture des écoles anglaise.

    Mais plus sérieusement, c'est déjà fait avec les Landry et autres qui veulent appliquer la loi 101 au CEGEP. Si ils réussissent, ce qui est très peu probable, alors le taux de diplomation chez les anglos va en prendre pour son rhume.

  • Christine Dallaire
    Inscrite
    mercredi 3 février 2010 09h19
    Pas étonnant
    Que les anglophones du Québec soient plus diplômés que les francophones n'a rien d'étonnant. La majorité des anglphones demeurent où au Québec? Sûrement pas en Beauce ni en Gaspésie ou au Lac St-Jean. Ils se retrouvent dans le west island de Montréal. Ont-ils la réputation de faire partie d'une tranche de la société moins bien nantis? Je ne crois pas non.....Pour aller à l'université, ça prend de l'argent...beaucoup d'argent. Manque fond = manque d'éducation...ce n'est pas sorcier!

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 09h52
    Les errements gouvernementaux en matière d'enseignement


    J'ai commencé ma carrière dans l'enseignement en 1965. À cette époque, les enseignants avaient entre les mains le programme de l'instruction publique, avec des contenus précis pour tous les niveaux, de la 1ère à la 12e année.

    C'est au début des années 70 que les contenus ont commencé à être modifiés, les approches méthodologiques aussi, sans préparation adéquate pour les enseignants. C'est un peu comme si on mettait un portable dans les mains d'un journaliste sans lui expliquer son fonctionnement.

    Ces nouveaux contenus , inconnus et peu appréciés des enseignants, n'étaient pas appuyés par des manuels scolaires appropriés et, il faut le dire, les photocopies (sur stencils, à l'époque) créaient peu d'enthousiasme chez les élèves. Sans manuel de référence, sans grammaire, sans matériel didactique, et sans contenu précis pour l'orthographe et la grammaire, les résultats scolaires commencèrent à chuter dramatiquement.

    Le gouvernement essaya de remédier à la situation en changeant ce programme, et les gouvernements alternant tous les quatre ans, modifièrent tous les programmes sans demander l'avis des enseignants, ou, s'il le faisait, il ne tenait même pas compte de leurs recommandations.

    Aujourd'hui, nous récoltons les fruits de ce laxisme du ministère de l'éducation, de sa technocratie à outrance qui a déséquilibré l'assurance des maîtres par des programmes hautement discutables, inadéquats quant aux contenus lexical et grammatical, articulant le tout autour de compétences à acquérir et de développement d'habiletés.

    Aujourd'hui, nous en sommes aux compétences transversales, que nous connaissions en 1969 sous l'appellation d'enseignement dans la diversité des matières.

    Les gouvernements successifs n'ont jamais compris qu'on invente pas l'apprentissage du français en changeant d'approche et de méthode. Ce sont les jeunes québécois qui, depuis plus de 30 ans, ont fait les frais des errements ministériels des différents gouvernements qi se sont succédé au ministère de l'Éducation.

  • Bernard Terreault
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 10h30
    SE CONDAMNER A LA MÉDIOCRITÉ ?
    J'avais été enchanté quand, à la tête du PQ, Boisclair avait déclaré vouloir faire de l'éducation l'enjeu de sa campagne électorale. Malheureusement, le moins qu'on puisse dire, c'est que ça n'a pas levé. Je pense que M. Berger a au moins un peu raison, trop de nos bons "pur laine" complaisants pensent pouvoir vivre pas si mal après tout sans instruction et sans effort. S'ils sont fédéralistes ils trouvent normal de laisser les anglos "runner la business". Et s'ils sont souverainistes ils s'imaginent qu'il suffira de débarquer les anglos de leurs belles jobs pour les remplacer sans se fatiguer. Pourtant, il me semble que les souverainistes, au moins, devraient se rendre compte que "être maître chez soi" exige de mériter d'être maître, par ses compétences, son ambition, son énergie et sa persévérance

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 11h14
    Un peu normal
    On le sait:il y a un lien avec la pauvreté. Or, en règle générale, le niveau de pauvreté est plus élevé chez les Francophones que chez les Anglophones du Québec. Il y a certaines régions du Québec où le taux de pauvreté est assez élevé. Et, à Montréal, certains quartiers.

  • Michel Simard
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 12h46
    Pauvres non scolarisés ?
    Plusieurs commentateurs ici justifient la faible taux de scolarité des francophones du Québec par un revenu moins élevé.

    La richesse des Franco-Ontariens n'est en rien plus grande que celles des Francophones du Québec et les Franco-Ontariens vivent souvent en milieu rural, ce qui ne les empêche pas d'affluer à l'Université Laurentienne, à l'Université d'Ottawa ou dans les universités de Toronto, même si les frais de scolarité sont bien supérieurs à ceux qui prévalent au Québec. Je n'ai pas de statistique, mais des Franco-Ontariens que je connais bien peu viennent étudier au Québec.

    Par ailleurs, ce n'est pas le coût des études qui font que les "pauvres" ne se rendent pas à l'université, c'est plutôt le dédain des choses de l'esprit et des "intellectuels" qu'a une certaine franche (assez large il faut l'avouer) de la population québécoise "populaire".

    Étant fils de Franco-Ontarien et de Gaspésienne nés et élevés dans des rangs de villages très reculés, j'ai toujours trouvé étrange qu'à peu près tous mes cousins franco-ontariens ont au moins un baacalauréat alors que presque tous mes cousins québécois n'ont même pas leur diplôme collégial. Je ne dis pas qu'il est préférable pour tous d'avoir fait de longues études, mais, pour moi, il est sûr que ce sont les facteurs culturels qui expliquent la faible scolarisation des Québécois, de même que la faible qualité d'enseignement dans bien des établissements du Québec, notamment universitaires.

  • cardinal
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 12h55
    Le culte du narcissisme,
    Vérification faite sur le site de l'institut statistique, leurs données pour consacrer ce qui est "universitaire", est l'amalgame des certificats et des grades.
    Autrement dit, une personne ayant par exemple obtenu un des 62 certificats de l'UQAM comme par exemple celui de gastronomie socioculturelle, a autant de poids intellectuel que le Doctorat de la London School of Economics de Jacques Parizeau. Et donc, 30 crédits de niaisage facile sont largement équivalents aux 200 crédits d'un Doctorat!
    Or, le certificat tel que pensé par les universités québécoises (sauf MacGill...) est offert à qui a plus de 21 ans, et dont la scolarité n'implique en aucun cas d'avoir même terminé des études secondaires. Comme on sait ou devrait savoir, le certificat est donné d'avance puisque ces programmes ne connaissent aucun échec ou presque, vu qu'ils sont pour la plupart enseignés par des chargés de cours qui tiennent à voir renouveler leurs contrats!
    C'est bien sûr la vache à lait idéale pour le universités , puisque l'on peut (exemple des certificats en petite enfance) obtenir un diplôme de bacc par cumul de certificats, et donc bénéficier du statut de professionnel!
    En termes clairs, il s'agit d'une utilisation malhonnête, voire frauduleuse des données, qui correspond au summum de la perversion narcissique que de prétendre que n % de la population a une formation universitaire.
    Si l'actuel gouvernement veut et doit couper dans ce qui est inutilement coûteux et même simplement inutile, l'ISQ devrait faire partie des "victimes" nécessaires.
    Ça sert à quoi le pétage de bretelles?
    En tant qu'ancien Doyen je ne peux que me lamenter!

  • Levesque Alain
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 13h04
    Le Québec ne brille pas parmi les meilleurs en éducation
    J'ai bien hâte de lire cette étude, car il n'est pas facile d'avoir des informations solides en éducation. La comparaison du Québec avec les autres provinces n'est pas si facile à faire.

    Déjà le document de présentation mentionne que les données historiques ne peuvent pas présenter un portrait juste puisque les méthodes ont changé au fil des ans. Cette étude se base donc sur les données de StatCan pour l'année 2006.

    De plus, au Québec le diplôme d'études secondaire s'obtient plus rapidement qu'en Ontario où il n'y a pas de CÉGEP. Pour être juste, la comparaison doit utiliser les données d'inscription à la deuxième année du CÉGEP (indiquant que la première année a été réalisée avec succès).

    Le rapport Ménard, qui présentait les chiffres de Pierre Fortin économiste, présentait cette problématique et effectuait les ajustements.

    Cette étude se joint à d'autres qui semblent toutes indiquer la même tendance : le Québec ne brille pas parmi les meilleurs en éducation.

  • Nichol N
    Inscrite
    mercredi 3 février 2010 13h57
    pas surprise dutout
    Si ont pouvais admettre que le savoir c'est la pouvoir. Mais qui a intéret a ce que le people soit éduqué ?????
    Quand les syndicats sont entré dans l'éducation c'est la que le déclin a commencé. Fait le calcul les statisques dans l'article parle d'il y a 40 ans.
    Qui tiendra tete au syndicat pour les enlever dans le système d'éducation ???? bonne question n'es ce pas.

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    mercredi 3 février 2010 14h51
    Travailler chez les anglos
    Du côté des anglos, l'instruction est un must.
    Chez les francos, une option.

    Chez les anglos, les parents soutiennent les enseignants.
    Chez les francos... on les abaisse.

    Chez les anglos, les enfants issus de l'immigration se sentent reconnus. Ils ont des enseignants en provenance de leurs milieux.

    Chez les francos, ça dépend des écoles... Il y en a de merveilleuses et il y en a des bouchées. Les enfants savent au pif s'ils font partie de la game ou pas.

    Mais on va continuer longtemps à chercher la bête là où elle n'est pas.

  • Geai Bleu
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 15h52
    Lien et causalité en statistiques
    Comparer le taux de scolarisation du Québec et de l’Ontario c’est un peu comme comparer des pommes et des oranges. À cet égard le point de vue de Monsieur Augustin Rehel est plus que pertinent. La qualité de la formation des maîtres au Québec a décliné drastiquement depuis 1970, mais pas en Ontario. Les enseignants du secondaire en Ontario doivent détenir un baccalauréat dans la discipline de leur enseignement. Ce n’est plus le cas au Québec. C’est ce qui explique à mon point de vue le haut taux de décrochage au Québec. Enseignants mal formés, livres scolaires qui ressemblent plus à des bandes dessinées qu’à autre chose. Il faut faire de la « gestion de classe ». Rien de surprenant avec de tels livres. Et le contenu à enseigner ? Ça ne semble pas préoccuper les facultés d’éducation du Québec ni le Ministère de l’éducation du LOISIR et du SPORT (beau mélange!). Il faut diplômer … et voilà, on nivelle vers le bas. Et le pire c’est que les méthodes d’évaluation de l’apprentissage des élèves au secondaire font à croire à ceux-ci qu’ils sont excellents. Ils obtiennent de grosses notes, … sans même travailler, et les parents fiers de leur petit génie (si ce n’est pas les parents eux-mêmes qui viennent se recycler) se découragent si ça ne fonctionne pas de la même façon à l’université.
    En ce qui concerne la comparaison basée sur le profil linguistique, on apprend dans les livres élémentaires de statistiques que « l’existence d’une association statistique entre deux variables (éducation versus profil linguistique) ne signifie pas pour autant que celles-ci soient liées de façon causale. L’association n’implique pas la causalité ». Qui donc a compilé et interprété les résultats présentés dans cet article? Pas l’institut de la Statistique du Québec quand même!

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 17h00
    À Marie Lauzier
    Il y a des clichés bien vieux et bien vieillis dans les propos que vous tenez. Je suis francophone et l'instruction pour mes enfants était un «must» comme vous dites. Et je ne suis pas le seul qui ait privilégié l'instruction. J'ai souvent entendu au cours de ma carrière de jeunes parents me dire quand ils venaient à l'école pour le fameux bulletin:

    -- Je ne veux pas que mes enfants fassent comme moi.


    Et c'étaient des parents qui se se sont privés de tout pour payer des études supérieures à leurs enfants. Je vous dirais que les parents sont tous désireux du meilleur pour leur enfant, mais ils ne peuvent tout de même pas fabriquer les volumes scolaires... quand il n'y en pas dans la classe. S'il y a un ou des responsables à chercher, vous pouvez prendre ma parole, ils se trouvent au ministère de l'Éducation. La plupart de ces «penseurs» n'ont jamais mis leur nez dans une classe, mais ils sont imparables pour jongler avec des concepts si savants, que la ministre de l'éducation n'y voit que du feu... et elle achète le manuscrit bien ficelé de ces technocrates de l'enseignement, sans réaliser toutes les implications dans la pratique journalière des enseignants et les apprentissages des élèves.

    Cette réalité n'est pas simple à cerner pour le commun des mortels, et ce n'est pas avec des clichés qu'on va y parvenir.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 17h10
    madame Lallier
    «Si ont pouvais admettre que le savoir c'est la pouvoir. Mais qui a intéret a ce que le people soit éduqué ?????
    Quand les syndicats sont entré dans l'éducation c'est la que le déclin a commencé.»

    Si on pouvait... dites-vous! Et vous ajoutez: quand les syndicats sont entrés, c'est là que le déclin a commencé.

    Un autre cliché difficile à défendre... Cela se voit que vous n'avez pas été dans l'enseignement, avant et après les syndicats. Allez en discuter avec des enseignants de ma génération, et ils pourront vous expliquer que votre affirmation gratuite ne tient pas la route.

  • NGS
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 17h31
    Un peu de relief...
    Aux niveaux secondaire et collégial les préjugés anti-education et anti-intelectuel traditionnels (ainsi que la campagne haineuse des élites nationales contre les profs depuis les années 80) ont porté un fruit empoisonné qu'on peut facilement constater dans l'attitude de grand nombre d'étudiants jusqu'à ce jour.

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 17h55
    Lien entre scolarité et pauvreté
    Le lien entre scolarité et pauvreté n'est plus à démontrer. C'est sûr que, globalement, le taux de pauvreté est plus élevé chez les Francophones du Québec que chez les Anglophones du Québec. Dans certains quartiers de Montréal et dans certaines régions le taux d'assistés sociaux est élevé.

    Selon moi, c'est l'explication la plus plausible.

  • Pierrecnd
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 17h56
    Pas une surprise pour moi
    J’espère que personne n’est vraiment surpris! Ça ne prenait pas une enquête pour le savoir il suffit d’écouter. Chez les Québécois francophones l’instruction n’est pas une priorité toute excuse est bonne pour ne pas s’instruire dont celle du coût. Ce n’est pas très sérieux c’est ici que c’est le moins dispendieux au Canada.

    Non, l’instruction n’est tout simplement pas une priorité chez beaucoup de francophones. Le coût de l’éducation est considéré comme une dette alors qu’il devrait l’être comme un investissement. Il y a quelques années le recteur de l’Université de Montréal avait simplement dit qu‘au Québec le coût moyen d’un premier cycle était inférieur au coût d’achat d’une première voiture qui ne valait plus rien après 5 ans et pourtant on trouve normal d’emprunter pour une voiture mais pas d’investir dans son éducation, c’est réellement aberrant.

    Ma plus jeune a eu son premier cycle dans un collège de la Nouvelle-Angleterre. Non je ne suis pas riche, il y avait une entente avec le Québec et les coûts annuels étaient au bout du compte le même que celui payé par un Ontariens dans une université ontarienne. Un lieu tranquille, des classes de 20 étudiants au maximum . Mais ce qui m’a surtout surpris c’est la fierté des parents le jour de la promotion. Pour plusieurs d’entre eux c’était un 2 jours de fêtes avec la présence des frères et sœurs et pour certains d’autres personés de la parenté, remise des prix d’excellence le matin, oui c’est vrai là-bas on a pas peur de souligner l’excellence des étudiants, remise de diplôme avec toge etc… Certains parents étaient même venu de Californie et un autre du Panama.

    Autres pays autres mœurs


    C’est mon opinion

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    mercredi 3 février 2010 18h43
    @ Augustin Rehel
    Les francos de la génération des années 60 ont appris que la Liberté et la Prospérité passaient d'abord par l'instruction. "Qui s'instruit s'enrichit" était un slogan de ce temps je crois.

    Les générations actuelles se complaisent dans l'ignorance. Combien d'artistes en vue se vantent presque de ne pas avoir été à l'école? Ils s'en font presqu'une gloire. Les francos ne respectent pas les gens instruits. Ils les ridiculisent à la télé, à la radio et dans les journaux. Ils ridiculisent les enseignants au lieu de les admirer (quand ils sont admirables).

    Toute société qui se respecte a ses intellectuels qui prennent le "crachoir" pour brasser des idées et susciter des réflexions sur notre monde. Que se passe-t-il au Québec avec les intellectuels? Ils prennent leur trou car ils savent que tout un chacun leur livrera une guerre absurde au lieu de débattre sainement des idées.

    Le Québec francophone se meurt, étouffé dans sa propre turpitude. Triste à dire mais il faut cesser de jouer à l'autruche. Ceux qui fréquentent régulièrement les institutions anglos savent de quoi je parle. L'écart entre les jeunes étudiants allophones et/ou anglos et les francophones est honteux pour nous. PIS C'EST PAS LA FAUTE DES AUTRES!

    Ma filleule francophone fréquente une école secondaire d'Ottawa depuis 3 ans. Avant, elle étudiait au Québec. Je suis allée assister à des soirées de spectacle ou scientifiques données par les étudiants. Je revois la directrice, telle une matronne, s'adresser aux parents... On aurait pu entendre voler une mouche. Tout le monde buvait ses paroles. J'ai vu comment le monde de l'éducation est respecté là-bas. Ici, on ridiculise les enseignants à plein journaux.

  • blancval
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 19h55
    Anglo et franco, ce ne sont plus des étiquettes ethniques
    Je me demande s'il est pertinent d'utiliser anglophone et francophone sans autre description ethnique. En effet, je pense qu'on trouvera, par exemple, que les francophones d'origine européenne ou juive, très nombreux à Montréal, sont plus scolarisés que les québécois de souche et que les anglophones antillais sont moins scolarisés que les anglos de souche.
    J'ai travaillé pendant 31 ans dans une grande université francophone, et j'ai remarqué quelque chose sur le genre de diplôme obtenu selon l'ethnicité. Les étudiants "néoquébécois" étatient très présents, même majoritaires dans les programmes plus "durs"...génie, sciences, maths, informatiques, comptabilités, musique (oui, c'est un programme dur!)... et les francophones de souche dans les programmes plein de créativité et relativement facile: éducation, arts, sociologie, littérature... etc. Cette tendance me mettait mal à l'aise, surtout lorsque je regardais mes nièces et neveu de la 450 pure laine, qui ont cherché une job immédiatement après le secondaire (ou avant) sans jamais soupçonner qu'ils donnaient l'impression d'un groupe qui démissionnent devant la concurrence.

  • Michel Savard
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 20h24
    @ Pierrecnd
    Comme vous avez raison lorsque vous dites : "oui c’est vrai là-bas on a pas peur de souligner l’excellence des étudiants, remise de diplôme avec toge etc… "

    La différence majeure entre les francophones du Québec et les anglophones se retrouve justement dans cette phrase.
    Pour les élèves francophones du Québec, le leitmotiv est le nivellement par la base et ce, à partir de la maternelle . Dans les milieux scolaires, on s'acharne à tuer toute saine émulation et on enlève évidemment les prix d'excellence; il ne faut jamais qu'un élève sache qu'il surpasse les autres. Un peu plus tard, quand ce même élève travaillera, on lui dira de modérer et de ne pas trop en faire car ça nuira à ceux qui, à coté de lui, se poignent le c ..

    Pourquoi croyez-vous que les francophones réussissent mieux en Ontario ? La raison principale, c'est qu'ils sont poussés à l'esprit de compétition et qu'il ne subissent pas cette gangrène du nivellement par la base!

    Donc, rien d'étonnant quant aux résultats annoncés dans le présent article ; nous récoltons ce que nous avons semé.

  • allophone mtl
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 22h53
    minoritaires dans leur province?
    Que les anglophones du Québec soient plus diplômés que les francophones, et que les franco-ontariens soient plus diplômés que les anglo-ontariens.... est-ce qu'il peut y avoir un lien avec le fait qu'ils soient minoritaires dans leur province?

    Et je ne crois pas au lien entre scolarité et pauvreté. Je crois, comme Pierrecnd, que c'est une question de priorité. Mon père était serveur et pendant longtemps, il était le seul salarié de la famille. De ses cinq enfants, quatre ont reussi leurs études universitaires. Deuxieme example, j'ai connu un francophone qui a reussi sa maîtrise pendant qu'elle travaillait à temps plein ET elle avait son bébé!

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 08h44
    Des on-dits et des demi-vérités.
    «Que se passe-t-il au Québec avec les intellectuels?»

    Ils essaient bien de replacer les problématiques dans leur contexte, mais c'est compter sans les pseudo-intellectuels... qui les contredisent sur tout, qui savent tout, qui énoncent les pires aberrations, et qui n'écoutent pas ceux qui savent! Ils savent toujours mieux!

    Le débat sur l'éducation n'échappe pas à la donne Comme Pierre cnd qui énonce cette idée: «...c’est vrai là-bas on a pas peur de souligner l’excellence des étudiants, remise de diplôme avec toge ...»

    Je ne connais pas le village que vous habitez, mais je peux vous affirmer que dans l'école où j'ai été directeur, je remettais des diplômes à tous les étudiants, des prix d'excellence, ainsi que des prix pour l'effort, pour l'amélioration... Et veuillez me croire que, au moment où je m'adressais aux parents, on pouvait entendre aussi une mouche volée...

    Ce que dit Pierre n'est pas entièrement vrai! Dans plusieurs écoles au Québec, en fin d'année, on reconnaît le succès des élèves, tant au niveau des connaissances que du comportement. À chacun sa douance.

    Je suis peiné de voir que des intervenants profitent d'un forum comme celui-ci pour véhiculer des affirmations négatives sur ce qui se fait en éducation au Québec. Plusieurs intervenants devraient laisser leur clavier pour quelques jours et aller discuter avec des enseignants. Ils se rendraient vite compte que leur courte vue sur la problématique globale les amène à des conclusions fausses.

    C'est navrant de constater l'image négative et déformée que plusieurs de vous ont des jeunes du Québec. Ce sont eux qui forgeront la société de demain... et ils feront tout aussi bien que les Baby Boomers de ma génération.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 13h43
    Je ne sais pas
    Je ne suis pas en mesure de commenter ces statistiques, tout ce que je sais, c'est qu'il y a beaucoup d'étudiants à l'université qui ne devraient pas y être. Ceux là seraient bien mieux d'apprendre un bon métier ou apprendre à devenir de bons techniciens.Il y a beaucoup plus d'emplois disponibles pour de bons techniciens que pour des bacheliers dont le diplôme ne mène que rarement à un emploi.

  • Menmar
    Inscrit
    vendredi 5 février 2010 00h59
    Très reconnaissante du peuple québécois, mais c’est vrai que
    Immigrante depuis 6 ans et en vertu de ma gratitude au peuple québécois pour être une vraie terre d'accueil, je suis atristéed'être en accord sur le fait que les études sont moins prioritaires chez les francophones que pour les reste de québécois, qu’il s soient anglophones ou allophones.

    Si bien nos jeunes méritent mon admiration pour se trouver en emplois déjà à un âge très court; lls attachent trop d’importance à cet aspect, de fois même, encouragés par les parents dans l’espoir de leur apprendre la valeur de l’argent. …. Il y a définitivement d’autres moyens de leur apprendre.

    Mon endroit de travail est plutôt francophone et j’étais surprise quand j’avais suggéré à mon collègue de travail (un infirmier, supposément avec un bon salaire) d’envoyer sa fille de 15 ans à un pays ou au moins à une province anglophone pour l’été pour qu’elle apprenne une autre langue et tout ce qui vient avec cette expérience. Il m’a répondu que sa fille devait travailler et qu’il ne sera pas en mesure de payer un tel voyage. Par contre, mon collègue a une superbe voiture.

    J’ai essayé de le persuader en disant que ma première visite au Québec était justement pour apprendre le français, et qu’avoir obtenue une visa d’étudiante m’avait couté plus que l’argent, surtout de l’énergie et de la patience, qu’il ne réalise pas les bénéficies qu’un passeport canadien représente pour jeune étudiant. …… Plus d’histoires, j’en ai…. À la prochaine

    De plus, sur le fait portant l'obtention du DEC et AEC, je ne sais si ce programme encourage ou limite?

    mes salutations

  • Linda Bosse
    Inscrit
    vendredi 5 février 2010 20h19
    Nous sommes toutes et tous responsables...
    Je n'ai pas lu l'étude en question, mais lorsque je lis la majorité des textes portant sur l'éducation au Québec, y compris ceux de plusieurs journalistes... Il n'est pas surprenant que nos jeunes francophones du Québec soient moins scolarisés que les autres... NOUS N'ARRÊTONS PAS DE DÉNIGRER NOTRE SYSTÈME D'ÉDUCATION!!!

    Il n'y a pas si longtemps, j'envoyais un courriel à plusieurs médias d'information leur présentant des projets des plus intéressants réalisés par des jeunes du secondaire, avec comme titre: "Et si l'on commençait à parler des bons coups de nos écoles publiques!" La seule réponse que j'ai reçue est celle-ci: "Nous prenons bonne note de votre commentaire, mais vous comprendrez que dans ce dossier nous ne pouvons prendre position..." Quelle farce! Quotidiennement, les médias prennent position en ne présentant que ce qui va mal dans notre système d'éducation et plusieurs participants à des forums, comme celui-ci, font de même.

    Plus récemment encore, je faisais parvenir aux médias un rapport complet sur le taux de diplômation de l'école que fréquente ma fille: 92 %, sans compter tous les projets, les activités parascolaires et extrascolaires auxquels participent les élèves. Un rapport des plus positifs qui aurait pu encourager certains jeunes à poursuivre leurs études... Aucun média n'a repris l'information, sauf le petit hebdo local, en page 40 du cahier D (je caricature à peine). Pourtant quelques semaines plus tard, on annonçait que les écoles anglaises de Montréal offriraient des cours d'immersion française... Quelle nouvelle! Plusieurs écoles francophones au Québec offrent, depuis plusieurs années, des cours d'immersion anglaise sans jamais que les médias nous en informent.

    Tant et aussi longtemps que nous présenterons notre système d'éducation québécois comme étant "Full poche", les jeunes francophones continueront à penser que l'école ne leur servira à rien.

    N'oublions pas que les jeunes apprennent par l'exemple, par la répétition, qu'ils répètent ce que nous leur enseignons et qu'ils finissent par devenir ce que nous leur répétons sans cesse... Rappelons-nous les principes de base en psychologie: lorsque nous disons régulièrement à un enfant qu'il est niaiseux, qu'il ne comprend rien, qu'il ne sera jamais capable d'apprendre, etc... Cet enfant aura si peu confiance en lui, qu'il finira par devenir ce qu'il a entendu toute son enfance. Comme société, c'est ce que nous sommes en train de faire à notre système d'éducation, à nos écoles, à nos jeunes et à leurs enseignants.

    Pour que nos jeunes priorisent l'éducation, ils ont besoin qu'on les valorise, et qu'on valorise aussi leurs écoles qui sont, ne l'oublions jamais, leur premier lieu d'appartenance après la famille...! Pour moi, l'éducation a toujours été une priorité (je suis francophone, originaire d'une région très éloignée du Québec et dont le père était bûcheron), mais c'est difficile de convaincre un jeune d'en faire aussi sa priorité lorsque toute la société lui dit que notre système d'éducation est pourri, que les enseignants sont pourris et que la formation qu'il reçoit est également pourri et nivelée par le bas... Comme plusieurs d'entre-vous le faites dans ce forum.

    Tous ces gens qui écrivent sur notre système d'éducation ont-ils seulement été passé quelques jours dans une école secondaire du Québec? Pour écrire de telles affirmations comme, "les écoles nivèlent par le bas, ou, les écoles n'encouragent pas l'excellence", je pense qu'il y a longtemps que vous n'avez pas mis les pieds dans une école secondaire du Québec!!!

    C'est drôle, ma fille, qui est en 5e secondaire, a acquis des connaissances et fait des apprentissages que je n'ai fait qu'au niveau collégial, et ce, tant en français, en mathématique, en histoire qu'en physique. Est-ce que c'est ce qu'on appelle niveler vers le bas? Chaque année, depuis son 1er secondaire, ma fille participe à des soirées "Méritas" auxquelles sont conviés les parents et durant lesquelles il est possible d'entendre voler une mouche. Est-ce que c'est ce que l'on appelle ne pas reconnaître l'excellence?

    Messieurs et mesdames, si nous voulons que la scolarité de nos jeunes francophones augmentent, il faudrait d'abord commencer par valoriser notre système d'éducation. NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS COUPABLES DE CES RÉSULTATS!

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