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La CSDM et ses professeurs veulent corriger la réforme en éducation

Lisa-Marie Gervais   29 janvier 2010  Éducation
Après dix ans de réforme scolaire, c'est l'heure des corrections, estiment la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et l'Alliance des professeurs. Les deux parties sont parvenues à «converger» sur certaines idées pour rééquilibrer la réforme et «remettre les connaissances au coeur des apprentissages». Elles prétendent répondre à l'appel lancé l'automne dernier par la ministre de l'Éducation dans son plan pour lutter contre le décrochage, «L'école, j'y tiens».
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  • JulieM
    Inscrit
    vendredi 29 janvier 2010 10h19
    Les cobayes de la réforme
    Savez-vous que les premiers élèves de cette réforme en sont cette année à leur dernière année au secondaire?
    Ceux qui en ont sûrement le plus pâti... Manque de formations des professeurs, manque de d'outils appropriés, des évaluations qu'eux-même ne comprennent pas. Que vaut leurs diplômes?
    Ces élèves sont invités en ce moment à faire leurs inscriptions au cégep. Y sont-ils préparés? Et les cégeps sont-ils prêts à les recevoir? Comment va-t-on évaluer leur compétences mais surtout leurs connaissances pour l'admission? Je suis contente de constater que le milieu de l'éducation va corriger le tir, mais est-il trop tard pour les finissants actuels?
    Des inquiétudes de parents...
    Un bon sujet d'article peut-être...

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 29 janvier 2010 12h10
    Connaissances vs compétences
    Les enseignants actuels et les actuels candidats à l'enseignement des facultés de l'Éducation sont formés selon un modèle qui donne priorité aux connaissances, que ces connaissances soient appliquées ou non en situation réelle. L'exemple le plus éloquent de ce problème émerge de l'enseignement du français. En l'absence d'une définition claire de cette compétence, l'évaluation de la capacité d'écrire de façon à se faire comprendre tout en respectant les normes lexicales, syntaxiques et grammaticales est pratiquement impossible. Et cette définition serait-elle proposée aux enseignants en exercice, dont la plupart n'écrivent pas et n'aiment pas écrire, ils ne seraient pas en mesure de la comprendre, donc de l'appliquer. Ces enseignants seront fort aise d'évaluer ce qu'ils savent enseigner les connaissances, facilement évaluables. Et tant pis pour la formation de bons «scripteurs» par l'école. Pour résoudre ce problème. il faut commencer par refondre la formation des candidats à l'enseignement, et ceux qui la dispensent.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • jmchatel
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 08h58
    La réforme de la réforme.
    ENFIN! Ayant enseigné les sciences durant plus de trente ans, j'ai eu l'occasion de voir les dommages causés par cette réforme. Ce virage au pragmatisme m'enchante. C'est un secret bien gardé que face à cette «réforme» nuisible et inapplicable la majorité des enseignants trichent depuis 10 ans en n'appliquant pas le dite réforme. Que pour une fois, les praticiens (enseignants sur le terrain), les syndicats, la Commission scolaire en soient venus à un consensus pour se débarrasser élégamment de la réforme et que la ministre soit aussi d'accord, est un indicateur de l'étendue de l'échec de cette réforme.
    Réforme, rappelons-le, qui a été concoctée par des «pédagogues» qui n'avaient jamais enseigné de vraies choses à de vrais enfants. Avant même son introduction les vrais enseignant savaient et avaient prévenus tous et chacun que c'était une monstrueuse bêtise.
    Maintenant il ne me reste plus qu'à faire mes excuses à la CSDM et au syndicat qui ont fait cette fois preuve de bons sens. À propos, le «gros bons sens» est-ce une compétence transversale?
    Je cours m'excuser dans mon blogue...
    http://jmchatel.blogspot.com/

  • Claude Chamberland
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 08h32
    les connaissances au primaire et secondaire
    Penser qu'un jeune de 12 ans, n'a pas besoin d'un enseignant pour évaluer ses connaissances, car par sa motivation personnelle et familiale, il recherchera par lui-même ses connaissances, qu'elles seront juste et bien comprises et que par la suite, il pourra les utiliser pour devenir compétent, puis enfin l'enseignant posera un jugement sur cette compétence acquise et ce pour ses 190 élèves c'est beau sur papier mais ça manque de réalisme. Devenir compétent ça demande beaucoup de connaissances, à l'université c'est important, au cegep pourquoi pas mais au primaire et au secondaire c'est inutile et trop tôt.

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