Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Une radio-école dans Hochelaga-Maisonneuve

    CIBL ouvre un studio à l'école Eulalie-Durocher

    27 janvier 2010 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Les élèves de l'école secondaire Eulalie-Durocher pourront désormais utiliser la radio comme instrument d'apprentissage en français, grâce à un tout nouveau studio satellite inauguré hier en partenariat avec CIBL 101,5 Radio-Montréal et la Commission scolaire de Montréal.

    Conçue par une conseillère pédagogique, l'initiative permettra aux étudiants de cette école réservée à ceux qui n'ont pas terminé leurs études et souhaitent compléter les cours préalables au cégep, d'améliorer leur diction, leur expression orale et leur français écrit à travers la rédaction et la lecture de bulletins de nouvelles, d'éditoriaux et la réalisation de reportages et d'entrevues.

    Intégrée uniquement au contenu du cours de français dans un premier temps, la radio permettra éventuellement à ces jeunes d'acquérir diverses compétences transversales, si chères à la réforme implantée par le ministère de l'Éducation. «Le français est extrêmement important. Quand on parle à la radio, on doit en avoir conscience. Être attentif pour faire les bonnes liaisons, comprendre les subtilités de la langue», a soutenu Éric Lefèbvre, directeur général de la station communautaire CIBL. «On prend des jeunes raccrocheurs et, plutôt que de leur proposer un cadre théorique, on leur propose un processus innovateur, plus funky, plus souple. C'est peut-être comme ça qu'on va les voir réussir», a-t-il dit.

    Des émissions concoctées par les jeunes de cette école d'Hochelaga-Maisonneuve seront diffusées sur l'heure du midi et les coups de coeur seront diffusés sur les ondes de CIBL. L'idée n'est évidemment pas d'en faire tous des animateurs de radio, mais l'exercice sera néanmoins pris très au sérieux. «Les jeunes vont apprendre à se connaître, voir où sont leurs intérêts et s'ils ont les aptitudes pour parler au micro ou faire la technique», a souligné Isabelle Michaud, conseillère pédagogique du projet. «On ne veut pas du n'importe quoi. Les jeunes qui voudront faire une émission devront remplir une feuille avec leur projet», a-t-elle ajouté.

    Par cette radio-école financée par divers partenaires de la communauté, CIBL renforce sa mission sociale. «On voulait garder un pied dans Hochelaga-Maisonneuve», a indiqué M. Lefèbvre, en faisant allusion au déménagement prochain de CIBL au centre-ville dans le Quartier des spectacles.












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.