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Pour la réforme de l'orthographe

Louis Cornellier - Professeur de français et de littérature au Cégep régional de Lanaudière, chroniqueur au Devoir et à l'hebdomadaire lanaudois L'Action  7 décembre 2009  Éducation
La réforme de l'orthographe, qui date déjà de 1990, fait enfin parler d'elle au Québec. Or, comme c'est souvent le cas en matière de langue ou d'éducation, les débats qu'elle suscite sont confus, et les prises de position sont souvent mal informées.

Ainsi, plusieurs, notamment Denise Bombardier, assimilent cette réforme à une baisse des exigences et croient qu'elle n'a pour but que de faire réussir plus d'élèves, même ceux qui écrivent mal. Ces opposants laissent entendre que les rectifications proposées reviennent à permettre d'écrire n'importe comment. La réalité, pourtant, est bien différente.

Pour éviter toute confusion, il convient d'abord de préciser que cette réforme de l'orthographe n'a rien à voir avec la réforme scolaire propre au Québec. Les rectifications orthographiques ont été proposées, en 1990, par le Conseil supérieur de la langue française, à la demande du premier ministre français de l'époque, Michel Rocard. Parmi les concepteurs et partisans de cette réforme, on compte le célèbre linguiste Claude Hagège et le lexicographe Alain Rey, responsable des dictionnaires Le Robert.

Ces grands spécialistes et amoureux du français ne sont certes pas des partisans du nivellement (ou nivèlement, selon l'orthographe réformée) par le bas. Ils constatent simplement qu'une langue vivante doit évoluer, notamment en supprimant des anomalies ou des irrégularités qui embêtent même ceux qui maîtrisent (ou maitrisent) le français.

Toute la francophonie

La réforme obtient rapidement l'assentiment d'associations de linguistes et de grammairiens français, belges, suisses et québécois. Le Belge André Goosse, responsable actuel de la célèbre grammaire Grevisse, l'appuie. Le Dictionnaire Hachette et Le Petit Robert intègrent eux aussi 100 % des rectifications proposées à titre de variantes acceptées. En Belgique, en Suisse et même, depuis 2008, en France, le système scolaire accepte les nouvelles règles, conjointement avec les anciennes. Ce débat, on le voit, ne concerne pas que le Québec, mais bien toute la francophonie.

La réforme proposée, et non imposée, est plus minimale que radicale. Elle concerne le trait d'union (remplacé par la soudure dans plusieurs mots comme entretemps, weekend et portemonnaie), les numéraux composés (systématiquement reliés par des traits d'union comme dans deux-mille-cent-vingt-trois), le pluriel de certains noms composés, le pluriel des mots étrangers (que l'on accorde désormais comme des mots français, par exemple des minimums au lieu de minima), les accents (le circonflexe disparaît sur les lettres i et u; par exemple, on écrit disparait), la simplification des consonnes doubles (on écrira «il épèle» plutôt que «il épelle»), le participe passé du verbe laisser suivi d'un infinitif qui devient invariable (exemple: elle s'est laissé mourir) et quelques autres anomalies (dont le fameux ognon que l'on écrira sur le modèle de pognon). Toutes ces rectifications sont clairement présentées dans un petit ouvrage intitulé Les Rectifications de l'orthographe du français (De Boeck et ERPI, 2010), un petit ouvrage de Chantal Contant et Romain Muller.

Langue vivante

Sur les plus de 100 000 mots que compte la langue française, on évalue qu'environ 2000 mots sont touchés par cette réforme. Temporairement, les deux graphies, l'ancienne et la nouvelle, sont acceptées. Seuls le temps et l'usage finiront par imposer l'une ou l'autre puisqu'il n'existe pas quelque chose comme une police de la langue qui procède par décret. Les grands médias écrits auront une influence déterminante dans ce dossier et, pour le moment, aucun d'entre eux n'applique la réforme. Il faut savoir, toutefois, que, contrairement à ce que plusieurs croient, le français, comme toutes les autres langues vivantes, s'est sans cesse modifié dans son histoire. Seules les langues mortes, comme le latin, ne bougent plus.

On peut, bien sûr, s'opposer à cette réforme pour toutes sortes de raisons, dont certaines sont valables. L'argument selon lequel elle mélangera les parents d'enfants d'âge scolaire est toutefois irrecevable. Combien parmi ceux-là, en effet, maîtrisent (avec ou sans accent) le code non réformé? Je suis, pour ma part, plutôt favorable à cette réforme parce que je suis convaincu, comme l'écrit le journaliste français François de Closets dans son essai Zéro faute, que l'«on ne défend pas une langue en la momifiant, mais en la faisant vivre».

***

Louis Cornellier - Professeur de français et de littérature au Cégep régional de Lanaudière, chroniqueur au Devoir et à l'hebdomadaire lanaudois L'Action
 
 
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  • Sylvain Auclair
    Abonné
    lundi 7 décembre 2009 10h07
    Vous perdez votre temps, M. Cornellier
    À lire Mme Bombardier, on apprend que ce qu'elle trouve beau dans le français, ce sont des règles comme celle du changement de genre des mots amour, délice et orgue. Aucun ognon ne trouvera grâce à ses yeux; ça ne peut pas avoir le même goût qu'un oignon (même s'il s'agit d'une ancienne manière de noter le son /gn/, comme dans poignée, qui se prononçait d'abord pognée, comme on dit encore ici).

  • Bernard Terreault
    Abonné
    lundi 7 décembre 2009 11h33
    Rajeunissons le français !
    Qu'est-ce qui est le plus important, passer des années à mémoriser des orthographes illogiques ou des règles abstruses aux milliers d'exceptions (par exemple les pluriels en "oux" et en "ous"), une sorte de savoir ésotérique, ou bien, au contraire, mettre ses efforts à lire, à comprendre et à apprécier les textes des meilleurs auteurs ─ et ainsi, par l'exemple, développer son vocabulaire et apprendre à mieux écrire ? Ne faisons pas du français, une des grandes langues de civilisation de l'humanité, une langue fossile. Que le français évolue et que, autant que faire se peut, "s'écrive comme il se prononce". Je ne suis même pas certain que nous devions garder le "ent" de la troisième personne du pluriel des verbes : comme en français le sujet du verbe est toujours explicitement présent, ne serait-ce que sous la forme d'un pronom (il, ils, elle, elles) , il n'y a aucune ambiguité possible.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    lundi 7 décembre 2009 13h04
    Réformons
    Un des problèmes de cette réforme est son caractère facultatif. Quand ont passé de avoit à avait, en 1835, ou de poësie à poésie, plus récemment, les anciennes formes sont devenues incorrectes. Il semblerait que des décrets soient nécessaires aux francophones.

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    lundi 7 décembre 2009 17h51
    Bravo M. Cornellier
    Enfin un début de réforme de notre orthographe lamentable et incohérente. Je trouve la réforme très timide, mais c'est un début. Vous avez oublié de mentionner que l'orthographe actuelle a été fixée au 16e siècle par des imprimeurs qui étaient payés à la lettre et qui avaient avantage à en mettre le plus possible. Par ailleurs il est aberrant de devoir rappeler les origines latines de notre langue à chaque fois que l'on écrit un mot. Les dictionnaires sont là pour ça. À mon avis on devrait éliminer toutes les lettres muettes et toutes les lettres doubles. J'écrirais homme "om" et femme "fam", etc. Un phonème, une lettre. Vive l'orthographe phonétique ! Viv l'ortograf fonétic ! Cela ne signifie pas qu'on abolit toute règle sur le bien parler. Mais une fois que l'on prononce bien un mot on devrait pouvoir l'écrire sans difficulté. La langue écrite doit être assujétie à la langue parlée, plutôt que de monopoliser toutes les énergies comme depuis des siècles. Le temps gagné sera mieux utilisé à l'étude de choses plus importantes, plutôt que de s'acharner à perpétuer des archaïsmes.
    Henri-B. Boivin

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 7 décembre 2009 22h38
    La langue française appartient à la France
    Laissez la France se débrouiller avec la réforme. Notre rôle, si nous voulons conserver cette langue, sera de nous y conformer.Ça ne nous empêche pas de formuler des suggestions et d'inventer des Québécismes. Si nous décidons de faire cavalier seuls, c'est que nous voulons inventer une langue québécoise, ce à quoi je m'objecte formellement. Une langue québécoise n'aurait pas plus d'importance dans la francophonie que le créole. Les Américains disent qu'ils parlent l'américain et non pas l'anglais. Les différences ne sont pas énormes, mais il y a une différence entre 350 millions d'américains et de sept millions de Québécois.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 8 décembre 2009 10h08
    Écrivez avec la nouvelle orthographe.
    Vous passerez pour un anarchiste ignorant. Personne ne vous comprendra .C'est drôle, tous ceux qui sont pour ce nivellement par le bas de la langue française utilisent l'orthographe courant (sauf quand ils commettent des fautes d'orthographe)

  • Marco
    Inscrit
    mardi 8 décembre 2009 10h50
    Langue mortes, langue agonisantes, langues menacées...
    Quand M. Cornelleir parle de langues mortes, il s'empresse de citer le latin qui est devenue langue morte par le simple fait que cette langue a cessé d'être utilisée au cours de l'Histoire! Cela s'est produit au moment où le pouvoir politique détenu par Rome s'est déplacé aux cours des siècles. Inévitablement!! La Grèce, bien avant, avait subi semblable mutation et la langue parlée et écrite de cette même Civilisation a également cessé d'être utilisée, conséquemment. Sauf pour quelques érudits qui continuaient encore de la pratiquer en milieu fermé. Sans doute pour des raisons de prestige propres à l'éruditons, au tenant fort discutables...

    Pour revenir au français moderne, ce n'est pas en l'injectant de quelques tournures plus actuelles, en voulant simplifier quelque peu son orthographe ou en le dotant de formules usuelles plus simples que nous le mettrons à l'abri de sa disparition pure et simple! Ou que nous pourrons nous rassurer en croyant qu'Il demeurera ainsi toujours vivant!! Car cette langue, comme bien d'autres, est toujours menacée quoiqu'on en pense et quoiqu'on en dise!!...

    Que représente donc la francophonie dans cet univers de langues et de dialectes aussi variés que précaires au moment où la culture anglo-saxonne qui s'appuie sur un pouvoir politique puissant et immense constitue sur la planète un environnement linguistique prépondérant ?! Alors que la plate-forme privilégiée pour imposer son modèle demeure sans contredit l'Internet...

    L'Histoire nous renseigne grandement au sujet des nombreuses pertes d'hégémonies subies par diverses civilisations ainsi que des nombreux déplacements de pouvoirs au cours des siècles. Les langues ainsi que leurs deverses transformations au cours des âges ne sont que les manifestations les plus visibles de ces divers déplacements.

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    mardi 8 décembre 2009 12h38
    Enfin un discours positif, mais...
    Cher Monsieur Cornellier, j’ai beaucoup aimé votre message. Vos arguments sont positifs et cohérents.

    Le seul problème vient de votre affirmation relative à l’entrée en vigueur de l’enseignement de l’orthographe simplifiée dans les autres pays francophones, qui sous-entend que nous sommes vraiment à la traîne en cette matière.

    Visiblement, vous avez consulté tous les documents officiels sur lesquels s’appuient les partisans de la réforme (ils sont regroupés sur le site : www.orthographe-recommandee.info/enseignement/) et repris leur « argument légal ».

    J’ai déjà amené cette précision ailleurs (http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci, mais le « Bulletin officiel » du Ministère français de l’Éducation nationale est un simple organe de communication qui n’a pas nécessairement pour vocation de diffuser les textes législatifs (on y trouve, entre autres, des offres d'emplois). C’est au « Journal officiel » que revient ce privilège et on ne peut rien y lire concernant la nouvelle orthographe !

    Encore, allez voir ce qu’a dit le ministre français de l’Éducation nationale, Luc Chatel, le 8 septembre dernier au sujet de ladite réforme (cf. notamment http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/09/07 C'est justement en réponse à l'inaction du Gouvernement français qu'autant de livres en rapport avec cette question ont été publiés dernièrement (parmi lesquels, celui de François de Closets).

    J’ai l’expérience de l’Université française (peut-être que vous aussi). J’y ai fait un DEA et j’y fais actuellement un doctorat en Histoire romaine (j’aime donc les langues mortes !). Je peux vous affirmer que l’orthographe simplifiée est loin d’y être la norme !

    Je ne suis pas contre la réforme du français. Je suis contre des modifications unilatérales et locales qui, si appliquées avec trop de zèle, pourraient compromettre l’avenir de ceux des jeunes qui seraient tentés de faire des études supérieures dans un autre pays francophone. Cela est d’autant plus inquiétant qu’à la lecture des commentaires des uns et des autres, on constate que la réforme n’est pas seulement alimentée par quelconque volonté du Gouvernement du Québec d’augmenter les statistiques scolaires en nivelant par le bas, mais aussi par un certain discours nationaliste teinté de sentiments anti-français, où se confondent les souverainistes et les fédéralistes qui voudraient que le Québec coupe définitivement tous les ponts avec la France.

    Nous avons la chance d’être influents au conseil de la Francophonie. Profitons donc de cette tribune pour discuter sérieusement et convenir d’une mise en œuvre de la réforme à l’échelle planétaire !

    P.-S. Vous avez dit : « Seules les langues mortes, comme le latin, ne bougent plus. » Ce n’est pas totalement vrai. Chaque année, les académiciens du Vatican augmentent le lexique latin de nouveaux mots. C’est plus qu’un jeu d’érudit : le latin est toujours l’une des langues officielles du Saint-Siège. On peut même choisir le latin dans certains de ses guichets automatiques !

  • Marco
    Inscrit
    mardi 8 décembre 2009 12h50
    2 "s" oubliés dans le titre coiffant mon texte!!
    Pourriez-vous y apporter les corrections qui s'imposent??...

    Veuillez, chers lecteurs, considérer cet oubli comme une simple distraction de ma part!

    On devrait donc lire: Langues mortes, langues agonisantes et langues menacées!!


    Mille regrets!

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    mardi 8 décembre 2009 13h01
    @ Marco
    Vous dites : " Cela s'est produit au moment où le pouvoir politique détenu par Rome s'est déplacé aux cours des siècles. Inévitablement!! La Grèce, bien avant, avait subi semblable mutation et la langue parlée et écrite de cette même Civilisation a également cessé d'être utilisée, conséquemment. Sauf pour quelques érudits qui continuaient encore de la pratiquer en milieu fermé. Sans doute pour des raisons de prestige propres à l'éruditons, au tenant fort discutables... "

    Cher ami, j’en perds mon latin, car c’est du n'importe quoi !

    Le latin a été une langue extrêmement vivante jusqu’au XVIIIe siècle, alors que l’Empire romain n’existait plus depuis belle lurette !

    Sinon, d’après votre raisonnement, je comprends que toute la partie orientale du même empire formait un milieu fermé peuplé de quelques érudits, que l'Empire byzantin était lui aussi un milieu fermé peuplé de quelques érudits et que les 15 millions de locuteurs grecs actuels constituent également quelques érudits vivant en un milieu fermé.

    Concentrez-vous sur le sujet et épargnez-nous, s.v.p., vos grandes réflexions philosophico-historiques sur l'Antiquité !

  • Marco
    Inscrit
    mardi 8 décembre 2009 17h11
    Précisions, M. Moreau (ou Moron!!) l'érudit!
    Cher monsieur l'érudit!!

    Pourriez-vous expliquer. pour les bénéfices des lecteurs, en quel endroit de l'Europe occidentale ou orientale la langue latine avait cours et pouvait être encore considérée comme une langue vivante bien après l'effondrement de l'Empire romain?...

    Jusqu'au 17ième siécle vous dites?!... Oui, en effet dans les officines du clergé et chez quelques nostalgiques rétrogrades de cette époque... et même jusqu'à une époque aussi avancée qu'aujourd'hui, pour les pseudos intellos de votre acabit qui ont sûrement suivi le cours dit "classique" et qui ne peuvent soupçoner un instant que le grec moderne n'a pas grand chose à voir avec celui que parlait Socrate!!

    Pour votre information, l'Empire byzantin a duré de l'an 476 à l'an 1453... Grosso modo. Nous sommes à peine au 15ième siècle ( je l'écris en chifrres arabes afin d'éviter toute confusion chez vous!!) À partir de cela, il y a eu l'émergence des langues romanes et occitanes, certes toutes issues du latin populaire et qui ont conduit et construit le français du Moyen-äge et conséquemment a permis d'aboutir à un français plus moderne!

    Je m'aperçois que votre manque de connaissances sur le sujet vous fait sauter de très larges pans de l'Histoire et que les maigres informations que vous détenez reflètent la confusion d'un esprit égaré dans les dédales et les limbes d'une inculture populaire!... C'est le propre des gens sans envergure et préoccupés uniquement à vouloir faire la leçon... Mais ça se soigne!!

    Heureusement qu'il y as encore les livres ou les cours d'Histoire pour parfaire vos connaissance. Autant de moyens je vous suggère fortement d'utiliser...

    Bonne réflexion!!

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mardi 8 décembre 2009 20h43
    D'accord avec... pas mal de monde!
    Marco a écrit: " ...la culture anglo-saxonne qui s'appuie sur un pouvoir politique puissant et immense, constitue sur la planète, un environnement linguistique prépondérant". Et aussi "Alors que la plate-forme privilégiée pour imposer son modèle demeure sans contredit l'Internet... " À cela j'ajoute, non seulement en environnement... En écoutant une conférence sur la francophonie internationnale, sur le Canal Savoir, j'ai appris qu'on enseigne l'anglais dans les pays... plus ou moins en voie de développement, en tant que service caritatif!


    Je suis assez d'accord aussi avec l'ensemble des propos de M. Moreau, et un peu dans le même sens, je trouve qu'il faut faire attention, ne pas effectuer de changement comme s'il y avait une urgence, avec des modifications qui vont à l'encontre de l'étymologie, et là je crains de me gourer dans mon exemple, mais il me semble que c'est le cas lorsqu'on propose d'écrire renouvèle pluitôt que renouvelle.

    Mais là, ça ne va pas du tout dans le sens de M. Boivin. Sauf que j'ai bien peur qu'à écrire seulement au son (même s'il faut garder des règles dit-il... mais lesquelles? Comment peut-on bien parler si on ne sait pas écrire?) l'enseignement de la langue ne disparaisse, et ça ressemblera alors, à mon avis, au début de la fin.

  • Marco
    Inscrit
    mardi 8 décembre 2009 21h50
    Mme massicotte
    Là, je me permets de vous rattraper sinon de vous corriger ! Comment pourrait-on bien écrire une langue si on ne sait pas seulement la parler?...

    Tout part essentiellement des principes élémentaires du développement humain. Avant d'être écrite, toute langue est d'abord et avant tout parlée. Comme le dirait un dénommé Boileau:: "Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement! Et les mots pour le dire arrivent aisément!"

    C 'est ce qui me permet de préciser que le concept même "de langue maternelle" prend tout son sens dès les tout premiers rappports de la mère à l'enfant... en fait au moment où la maman susurre amoureusement les premiers mots de tendresse au creux de l'oreille de l'enfant qui vient de naître... mots qui auront certaimenet un effet déterminant sur la suite de son développement!

    Langue maternelle, dis-je!!...

  • Robert Henri
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 08h23
    Quelle réforme?
    Cette réforme, je ne la connais pas. Nous avons passé des années à se faire taper sur les doigts pour apprendre l'orthographe et on nous demande de commenter une réforme. Comment devrions nous écrire maintenant? Dite moi le et je vous dirai si je suis d'accord.

  • Marco
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 09h50
    Cher M. Moreau
    Cher M. Moreau (Comme dans Mort-au-feuilleton!!)

    J'ai beucoup de difficulté à vous situer et à bien saisir l'intérêt que vous portez au français d'aujourd'hui! Je perçois cependant que vous êtes davantage obnubilé par les relents de la langue latine qui est bel et bien une langue morte! Et que vous évitez surtout, comme nombre nombre d'étudiants trop accaparés par le sujet de leur recherche, de mettre en parallèle le passé et le présent!! Cela vous permettrait de vous rendre compte que ce qui est advenu des langues en vigueur du temps des Empires, et qui ont périclitées en même temps que ceux-ci, risque encore de se produire de nos jours!!

    Sans vouloir glorifier la culture anglo-saxonne, je tiens cependant à considérer l'influence prépondérante que cette culture a sur le monde en général et sur la manace qu'elle fait peser sur les langues en vigueur partout sur la planète y compris le français!! Ce que vous ne semblez pas tenir compte...

    Partant, je vous soupçonne à tout le moins d'être un nécrophile de la pire espèce qui persiste à vouloir respirer les relents nauséabonds d'une époque moribonde qui vous encense si bien!!...

    Dorénavant, je refuse toute discussion sur le sujet avec vous Et je demeure convaincu que le webmestre a très bien saisi l'inutilité de vouloir prolonger une telle confrontation... et qu'il s'est vite aperçu, du même coup, que le combat serait inégal à vouloir le poursuivre... puisque vous manquez totalement d'arguments et d'ouverture d'esprit pour une analyse approfondie du sujet. Et, ce qui est davantage pitoyable, c'est votre entêtement à ne pas vouloir y changer quoi que ce soit! Ça aussi, il doit l'avoir remarqué!!... Qu'il vous rende cependant ce précieux service de vous transmettre ce dernier commentaire de ma part, dans votre plus grand intérêt!!...

    Et vous vous prétendez "spécialiste" avec cela?! Doublement décevant!!

    Recyclez-vous dans l'Histoire des Civilisations, de grâce!!...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 9 décembre 2009 10h19
    À Marco
    Langue maternelle... Beau concept, mais qui a peut-être fait son temps. Et là... je risque de m'attirer une tonne de briques, quoi que je sois la seule femme à "placoter" sur ce site, jusqu'ici. Aujourd'hui, les mères ont beaucoup moins le temps qu'avant de parler à leurs enfants, et à la garderie, ce sont les victimes de la première réforme qui parlent aux enfants. Mais indépendemment de ça, je comprend difficilement pourquoi tant de jeune reporters, à la télé, nous servent des "quand qu'on" et d'innombrables noms communs féminins prononcés au masculin, élidant le "e". Mais le plus troublant... c'est que bon nombre d'animateurs et journalistes chevronnés comme on dit, en font parfois autant. Serait-ce que de plus en plus on écoute les médias anglophones, phénomène sur lequel on prend bien garde de nous informer?

    Finalement, je me demande si les Allemands, les Américains, les Italiens, etc. passent leur temps à se creuser les méninges, à s'entre-déchirer à savoir si leur langue doit être... réformée. L'une des raisons de cette réforme serait que le français c'est trop difficile, trop compliqué... pour les jeunes générations? Surtout en ce qui concerne le genre des noms communs, justement, ce qui est pourtant le lot des langues latines, et peut-être même autres. En même temps, on nous dit que, grâce à l'Internet entre autres, les jeunes sont et seront de plus en plus intelligents. Alors pourquoi les surprotéger? Branchons-nous!

  • Marco
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 15h50
    Chère madame Massicotte
    Bonjour chère madame,

    Vous savez, il est toujours fort agréable d'avoir l'opinion d'une femme sur un sujet sur lequel si peu d'entre elles s'expriment, pour l'instant, dans ce blogue; mais qui doit quand même nous tenir à coeur puisque la langue est l'outil fondamental pour pouvoir communiquer avec nos pairs et pour cette raison nous concerne tous et toutes... Bienvenue donc dans ce blogue!...

    Vous touchez certes un point important quand vous vous questionnez sur l'à propos et la finalité des réformes de la langue chez d'autres peuples... Tels que les Américains, les Anglais ou les Allemands...

    Une langue bien vivante, à mon avis, n'a pas besoin d'être réformée ou si peu... si ce n'est que de la remettre à jour, ponctuellement, en tenant compte des nouveaux concepts qui découlent de la présence de nouvellles réalités ou de nouvelles technologies, eptpermetttant ainsi de la bonifier à bien des égards de mots nouveaux, de concepts nouveaux et de formules nouvelles.

    Les représentants politiques des pays anglo-saxons, eux, ne sentent pas cette nécessité de réformer leur langue, c.à.d. d'aller jusqu'à modifier les structures mêmes de cette langue sur lesquelles s'appuient les règles de syntaxe et d'orthographe ainsi que toute particularité propre à une langue!

    Et pourtant, les difficultés d'apprentissage et la maîtrise douteuse qu'on peut observer un peu partout dans le monde ne sont pas le seul fait des pays francophones. Serait-ce que nos voisins américains, par exemple, tablent davantage sur la valeur intrinsèque du véhicule linguistique utilisé que de plutôt s'affoler sur la maladresse des messagers inaptes à bien s'en servir! Je ne saurais dire...

    Ici, au Québec, concernant la langue française, bien des intervenants s'inquiètent de l'avenir de notre langue et à juste titre. Parmi eux, je mentionne les cocncepteurs de la Réforme en éducation au Québes qui préfèrent simplifier les difficultés propres à l'obtention du diplôme de secondaire 5 en baissant de plus en plus les seuils de réusite ... Le fameux bulletin utilisé au primaire et au secondaire est une de leur dernière lubie! Le but inavoué est de sauver les apparences et de laisser croire encore que nos écoles québécoises sont toujours parmi les meilleures au monde et qu'un nombre très imortant d'étudiants sortent du secondaire, en pleine maîtrise des concepts abordés et surtout avec un diplôme en main... Alors que c'est très loin d'être le cas... Éviter le décrochage: on voit ce que ça donne!!...

    Et plus près de nous encore, voilà que le Conseil Supérieur de la langue française se propose de vouloir procéder avec la même logique "réductiviste"!!...

    On ne fait pas une réforme pour simplifier les choses et éviter des difficultés. Et c'est là, à mon point de vue, la très grande faiblesse de cette réforme ainsi que le manque de jugement flagrant quant à l'à propos d'en faire une! Nous ne faisons pas la réforme de la bonne manière et surtout, pour les bonnes raisons! Tout au plus, nous tentons de nous rassurer sur l'efficacité du remède apporté, celui qui nous permettrait de faire perdurer une langue à travers le temps et de la rendre plus populaire et plus accessible à l'échelle planétaire. Alors qu'en procédant de la sorte, nous la plaçons d'emblée sous le respirateur artificiel!

    À vouloir tout simplifier et s'éviter des difficultés, on se crée, en fait, de nouveaux problèmes, encore plus importants que ceux qu'on voulait éviter... Le remède devenant plus néfaste que le mal à éradiquer!! Le risque inuitile encouru serait celui, entre autre, de dénaturer une langue, c.à.d. de vider celle-ci de toute la saveur et de toute la richesse qui étaient siennes. En plus de celui de placer les nouveaux utilisateurs devant la confusion des genres et de laisser au petit bonheur l'application d'un code linguistique acquis au fil des siècles...

    Sans langue saine, riche diversifiée et codifiée, tout peuple devient inévitablement vulnérable et assimilable. L'Histoire nous l'a déjà très clairement et trop souvent démontré alors que la réalité de tous les jours nous le rappelle constamment...

    En terminant, je tiens à vous remercier sincèrement, chère dame, d'avoir pris le temps de me lire.

    Veuillez donc, par la même occasion, accepter mes sentiments les plus distingués.

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 16h05
    Ça ne va pas assez loin!
    L'occasion serait belle de mettre le français au diapason de l'italien qui s'écrit comme il se prononce.

  • André/Andrés 71
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 19h02
    Mon grain de sel... pour les personnes intéressées
    Notez que l'espagnol fut simplifié lui aussi : toutes les lettres se prononcent !
    Notan que el español fue simplificado también : todas las letras se pronuncian !

    Bonjour à tous les francophiles !

    Je suis un joyeux retraité actif de 69 ans vivant au Mexique depuis les 11 dernières années. J’y ai travaillé d’abord comme professeur de français langue seconde ou tertiaire dans diverses universités de « Mazatlán, la Perle du Pacifique » et ensuite comme traducteur autonome. Ma plus récente contribution se trouve dans ce document de 15 pages correspondant au chap.VI de l’œuvre originale rédigée en espagnol et portant sur L’HISTOIRE de la LANGUE FRANÇAISE. (Pages 142-161) .. .ET JE VOUS L'OFFRE GRATUITEMENT sur demande

    ________________________________________________________________
    Prieto, Carlos, « CINCO MIL AÑOS DE PALABRAS » - Comentarios sobre el origen, la evolución, la muerte y la… resurrección de algunas lenguas. Prólogo de Carlos Fuentes. 2da Edición del Fondo de Cultura Económica, (2007), 310 páginas. ISBN: 978-968-16-8371-9
    *********
    Commentaires sur l’origine, l’évolution, la mort et la résurrection de quelques langues, Carlos Prieto avec prologue de Carlos Fuentes, 2ème Edition du Fonds de Culture Economique, (2007), 310 pages. ISBN: 978-968- 16-8371-9

    C’est le document le plus récent que je connaisse sur ce thème...
    _________________________________________________________________

    Vos commentaires sur ma traduction de 15 pages seront appréciés.

    André Lacombe-Gosselin
    Cuervo # 115, Lomas del Mar,
    Mazatlán, Sinaloa, México
    C.P. - 82010
    andre_lacombe@yahoo.com

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    jeudi 10 décembre 2009 08h12
    Débat absurde
    J'ai toujours trouvé absurde le débat sur la langue française. Ces débats sont à peu près absents du côté de la langue anglaise... Pourquoi ? Parce que les Anglais n'ont pas fait de leur langue une sorte de vache sacrée. Pour eux, la langue n'est qu'une fonction de communication entre les individus.

    Comme j'ai écrit dans un autre forum, je considère absurde toute la philosophie entourant la conception de la langue et l'orthographe du français.

    Ces guignols d'académiciens parisiens ont fait de cette langue quelque chose d'abracadabrant. Je pense ici au participe passé avec ces exceptions...

    Tout effort pour simplifier le français m'apparaît bienvenu. Et j'espère que l'orthographe se rapprochera de plus en plus de la phonétique. Le e muet en fin de mot est une autre absurdité.

    En terminant, je dois que ce n'est pas un cancre de l'orthographe qui vous écrit, mais un premier de classe en français écrit.

    On ne pourra donc m'accuser de m'en prendre aux difficultés de la langue française parce que je serais un cancre en la matière!

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 10 décembre 2009 08h21
    La réforme del'orthographe
    J'ai l'impression que certaines personnes au ministère de l'Éducation ou à l'Office de la langue française sont surtout intéressées à sauvegarder leur emploi et de ce fait, cherchent à inventer des programmes plus farfelus les uns que les autres. Au cours des siècles, la langue française a subi de grandes modifications. Au seizième siècle, en France, on parlait la langue d'oil, la langue d'oc, ainsi que des dialectes de langues germaniques. À peine cinq pourcent des gens savaient lire et écrire. Le grand réformateur fut François de Malherbe.Sa réforme rencontra peu d'opposition et elle respectait l'origine des mots par son orthographe, ce qui les rendait plus faciles à comprendre.Une grande partie des mots français prenaient leur origine du Latin et du Grec, les deux civilisations les plus avancées de l'époque, et il n'est pas surprenant que les règles de syntaxe et grammaticales aient été empruntées par Malherbe. Aujourd'hui, la situation n'est plus la même, la langue française étant parlée dans de nombreux pays et par plus de cent millions de personnes. Elle ne peut donc pas être modifiée sans tenir compte de ce fait.Si l'on veut que la langue française demeure une langue internationale et qu'elle ne doive pas être réduite au niveau de dialectes, il faut se montrer très prudent avant d'entreprendre quelque réforme que ce soit. Malherbe respectait l'origine des mots, et c'est pour cette raison qu'on retrouve par exemple, des mots écrits en "ph" au lieu d'en "f", etc.Connaître l'origine des mots est une condition essentielle à leur compréhension. Ce qui nous manque le plus au Québec,(je m'inclus) c'est un vocabulaire plus étendu. Je crois qu'il serait beaucoup plus important d'étendre le vocabulaire de nos enfants que de tenter de leur inculquer une nouvelle orthographe.

  • Marco
    Inscrit
    jeudi 10 décembre 2009 08h59
    Au plus simple!!
    Tout le débat autour de cette réforme du français me rappelle une petite fable des temps modernes (très actuelle dans les circonstances! ! ) que je vous propose...

    "Un cavalier inexpérimenté se trouve dans l'incapacité de monter un magnifique cheval de race. Au lieu de relever le défi et de parfaire ses connaisances de l'art équestre, il juge que son cheval est devenu trop vieux, rétif, malade et dangereux!
    Résultat: il abat le cheval!..."

    Bonne réflexion!

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 10 décembre 2009 10h51
    L'orthographe n'est pas "naturelle"
    On ne peut donc pas la comparer à un cheval. Prenons plutôt l'exemple d'un vélo, d'un vélo mal ajusté, dont les freins frottent (ils sont si vieux qu'on n'ose plus y toucher), trop grand ou trop petit (il a été construit sur quelqu'un d'autre), un vélo qu'on force tout le monde à enfourcher. Va-t-on aller loin avec ce vélo? Peut-être, mais au prix de quels efforts!

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 10 décembre 2009 10h52
    Langue de Molière?
    À tous ceux qui croient que l'orthographe est intouchable, voici comment La Fontaine écrivait:

    Une Grenoüille vid un Bœuf,
    Qui luy sembla de belle taille.
    Elle qui n'estoit pas grosse en tout comme un œuf

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 10 décembre 2009 11h08
    Un exemple de Molière
    J'en ai trouvé un. Voici un extrait du Tartuffe.

    Ma Bru, qu'il ne vous en déplaise,
    Vostre conduite en tout, est tout-à-fait mauuaise :
    Vous déuriez leur mettre vn bon exemple aux yeux,
    Et leur défunte Mere en vsoit beaucoup mieux.
    Vous estes dépenciere, et cet estat me blesse,
    Que vous alliez vestuë ainsi qu'vne Princesse.
    Quiconque à son Mary veut plaire seulement,
    Ma Bru, n'a pas besoin de tant d'ajustement.

  • Marco
    Inscrit
    jeudi 10 décembre 2009 12h10
    M. Auclair
    Cher monsieur,
    croyez-vous sicèrement que le "vélo" qu'utilisait Molière à son époque n'était pas ajusté à sa taille ou qu'il était dans un état tellement lamentable qu'il devait à certains moments pédaler dans le vide ou se faire remorquer au cours de ses très nombreux déplacements?!

    Vous, savez, il n' y a pas grand monde qui était capable de le suivre dans les mémorables "randonnées oratoires" qu'il a su servir à ses auditoires!... Pourtant, cela n'a pas empêché les gens de bien le comprendre et à son véhicule d'évoluer et de se perfectionner à travers les âges au point d'aboutir au véhicule merveilleux et performant que nous connaissons aujourd'hui...

    Moi, je ne voudrais surtout pas d'un "vélo" neuf et trafiqué, tel que vous proposez, pour parcourir le monde!!

    C'est bien certain: il y a des "vélos" qui ne sont pas faits pour tout le monde!... On utilise alors des copies bon marché ou des mobylettes polluantes pour se déplacer!!...

    Donc votre exemple est plutôt mal choisi!!

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 10 décembre 2009 14h29
    Espagnol
    Les aventures de Don Quichotte sont-elles devenues moins bonnes depuis que l'orthographe de l'espagnol a été réformée, et que son nom est passé de Don Quixote à Don Quijote? Pourquoi un si grand nombre de francophones met-il sur le même pied la culture d'une personne et sa maîtrise d'un code somme toute arbitraire, très long à maîtriser, à la logique souvent tordue (où, plus précisément, de nombreuses logiques coexistent avec quelques erreurs pérennisées) et qui a été plusieurs fois réformé? Réformes que l'on tend à cacher, d'ailleurs, peut-être pour justifier le statut divin qu'on accorde à ce code.

  • Marco
    Inscrit
    jeudi 10 décembre 2009 16h27
    La rigueur!
    La rigueur, M. Auclair, la rigueur! Vous savez ce que ça veut dire?!...

    C'est ce qui manque le plus, à l'heure actuelle, dans nos sociétés modernes qui glissent lamentablement sur la pente de la facilité! Sociétés qui sont les nôtre et dont nous faisons partie, inévitablement, et dans lesquelles, à chaque obstacle rencontré, nous préférons, comme individus, nous fermer les yeux, esquiver les problèmes (tout en nous esquivant!!) pour finalement choisir la solution la simple....qui est loin d'être la meilleure... à court, à moyen et à long terme!! Abaisser les standards de rigueur et du même coup, baisser l'échine, et accepter n' mporte quoi!...

    Et nous nous retrouvons soudainement devant les malheurs qui nous frappent tous et toutes, à l'heure actuelle: gaspillage, surconsommation, manque de ressources, dégradation de l'environnement... et parallèlement, apparition spontanée d'ignares et d'incultes qui se retouvent tout à coup impuissants à prendre la parole ou à exprimer leurs opinions et leur point de vue à travers un texte articulé et cohérent!... Et encore plus à prendre des décisions éclairées!...

    Si nous ne sommes même pas capables de respecter la RIGUEUR d'une langue qui se trouve être le prolongement de notre pensée (qui se doit d'être articulée!!), comment pensons-nous être capables de respecter quoi que ce soit?!...

    Une autre réforme, peut-être?!...

    ...Nous ne sommes pas si loin, finalement, du "Don Quichiotte" des temps modernes... à l'assaut des bécosses à vent!!...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 11 décembre 2009 06h41
    À M. Gagnon: comme il se prononce?
    Alors, expliquez-moi comment il se fait qu'en itlalien, justement, alors que le g est est bien un g, comme dans guerra, comme dans le premier g de Gagliano, pourquoi, donc dans battaglia ou Foglia, il ne se prononce pas mais devient plutôt une sorte de l mouillé, mais sans pour autant avoir disparu.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 11 décembre 2009 06h59
    À M. Moreau: le rôle des webmestres...
    Dans les règles qui sont supposées régir ces sites en fin d'article dans le Devoir, il y en a une qui permet "les débats virils". À interpréter librement...

    J'ai pu le constater à mes dépens, par exemple dans les sites qui traitaient du fameux référendum Suisse sur les minarets, avec un certain monsieur en particulier...

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 08h04
    Pendant que les Québécois parlent de langue....
    Pendant que les Québécois parlent d'orthographe, de survie de la langue française et d'accommodements raisonnables, le monde entier parle de mondialisation, d'environnement et de terrorisme.

    Voilà comment les Québécois cultivent une mentalité de perdant !

  • Pierre Calvé
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 08h31
    Pourquoi font-ils tant de fautes...?
    Je me permets de vous signaler le blogue suivant où se trouvent quelques courts textes sur les problèmes de l'orthographe, le français standard québécois, Tintin en "joual", les anglicismes, les chroniqueurs linguistiques...:
    http://pierre-calve.blogspot.com/

  • Pierre Calvé
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 08h41
    L'orthographe: instrument ou monument?
    Voici un court extrait tiré d'un texte publié dans http://pierre-calve.blogspot.com/ "L’orthographe française n’a absolument pas à être aussi complexe pour accomplir efficacement ses fonctions, mais il faudrait qu’on se résolve à la voir plus comme instrument que comme monument et avoir collectivement le courage de prendre les mesures qui s’imposent, quoi qu’en disent les nostalgiques, les étymologistes, ou ceux qui croient que la beauté et la richesse d’une langue résident d’abord dans sa forme, puis dans son contenu."

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 09h09
    @ Mme Massicotte
    Concernant lesdits "débats virils" (au sens le plus figuré du terme, bien évidemment), je toujours partant ! Je suis moi-même souvent très direct, parfois même trop !

    Le fait de remplacer les arguments par des insultes personnelles ainsi que par des tentatives de reconstitution du profil psychologique de son interlocuteur sur la base de quelques lignes écrites ne constitue toutefois pas à mes yeux quelconque signe de "virilité", mais tout simplement un manque de sang-froid, d'autocritique, voire même d'humour dans certains cas (je ne fais pas nécessairement référence à la discussion qui a lieu ici) !

    Il est toujours intéressant de constater que la plupart de ceux qui s'énervent au quart de tour à chaque réaction contraire à leurs idées invitent incessamment les autres à réfléchir de manière posée à la « Bonne nouvelle » qu’ils propagent !

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 10h01
    @ Michel Gaudette
    Êtes-vous si certains que c'est parce qu'ils cultivent une mentalité de perdant que les Québécois discutent de langue ?

    Moi je dirais plutôt que c'est parce qu'ils ont suffisamment d'intelligence pour discuter de plusieurs problèmes en même temps, d’autant plus que la question linguistique est intimement liée à celle de la mondialisation (qui en passant, ne se résume pas à ouvrir des usines de bébelles en Chine) !

    P.-S. Vous êtes tellement obnubilé par le monde anglo-saxon que vous oubliez que le Québec n’a aucune leçon à recevoir de celui-ci en matière d’environnement

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 10h47
    italien
    Le gl, en italien, c'est un peu comme le ill du français ou le ll de l'espagnol. Ceci dit, ill y a très peu de langues qui pratiquent le phonétisme absolu, une lettre - un son. Et même là, les sons changent selon le contexte phonétique. Mais la plupart des langues sont plus simples à apprendre que le français ou l'anglais. En hongrois, on a fini d'apprendre l'orthographe en première année. Ensuite, on apprend le style, la littérature, la composition, etc.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 11 décembre 2009 11h04
    Question existentielle....
    Comment peut-on bien parler si on ne sait pas écrire?) (C. Massicotte)
    -------------------------------------------------------------

    Heu...! J'ai appris à parler avant de savoir écrire. Est-ce à dire que pendant les 5 premières années de ma vie, je ne savais pas parler parce que je n'avais pas encore appris à écrire.

    Eclairez-moi, s.v.p., de votre précieux savoir!

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 11 décembre 2009 11h26
    À Mme Chouinard
    Et des analphabètes vous en connaissaissez plusieurs qui parlent un bon français? Mais je sais que vous ne me répondrez pas, car vous ne répondez jamais aux questions, surtout celles qui vous embêtent.

    Le langae dont vous me parlez on appelle ça le langage enfantin. Pour passer à un niveau passablement supérieur, l'enseignement de la langue, quellle qu'elle soit, ça aide. Sinon on l'aurait aboli partout depuis longtemps.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 13h46
    Mauvaise influence de l'écrit
    Au primaire, j'ai appris qu'on en prononçait pas le p de sculpture. Mais l'écrit est tellement fort qu'il modifie la langue, et de plus en plus disent sculPture. On dit tous chePtel, alors que le P était muet il y a 100 ou 200 ans. J'imagine qu'on dira bientôt baPtême. Tout comme on dit poignée (le I devrait être muet, comme dans oignon). Notre orthographe est tellement compliquée qu'on ne sait plus comment la lire!

  • Marco
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 17h27
    Rebonjour
    Tiens, tiens! M. Moro...sité qui est de retour: je commençais à m'ennuyer!! LOL Bonjour!...

    Je vous croyais occupé au cimetière des langues mortes en compagnie de vos semblables, tous et toutes d'inestimables érudits devant l'Éternel et pourfendeurs invétérés des bécosses à vent, à leurs heures!...Occupé, je disais, à placer des fleurs sur la stèle empoussiérée du grec et du latin classique ou encore, employé à fossoyer les dernières espérances d'un français moderne, mais toujours bien vivant...

    Il semblerait en plus que vous aimez une certaine confrontation! Ça tombe bien, j'en raffole!...

    Je suis vos exposés de très près, vous savez, mais je ne parviens toujours pas à saisir encore à quelle enseigne vous vous logez dans ce débat qui nous occupe vous et moi! Remarquez, c'est peut-être seulement la façon dont vous vous exprimez qui me donne cette impression!...!

    Il y a aussi une autre point que j'ai remarqué: d'où tenez-vous cette lubie (au tenant, fort agaçante!!) de considérer les gens qui ne sont pas de votre opinion ou qui sont contre la réforme en question comme des gens qui portent un culte particulier envers la culture anglo-saxonne?! ..cf M. Michel Gaudette. Et même si c'était le cas!...

    Vous savez, je vous pause la question le plus sérieusement du monde car c'est par cette remarque désobligeante (entre autres...) que vous aviez ouvert les hostilités à mon endroit! Vous vous rappelez?...

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 08h16
    La fierté
    Comme Québécois, nous sommes toujours prêts à défendre nos origines françaises, pourquoi ne sommes nous pas aussi prêts à défendre la richesse de notre langue. Jesuis bilingue (français-anglais), et je puis vous assurer que l'épellation de certains mots de la langue anglaise a de quoi nous laisser perplexe: Pourquoi on écrit "laugh" (rire) au liu de "laf", "through" (au travers)au lieu de trou", "book" (livre) au lieu de "bouc", etc. Chaque langue contient de ces congruités et c'est ce qui fait leur richesse. Combien parmi les québécois, même parmi les diplômés ne savent même pas qu'ils peuvent trouver dans le dictionnaire Larousse la conjugaison de tous les verbes. Combien savent que le petit chiffre qu'on trouve après presque tous les verbes sont une indication qu'on peut retrouver sa conjugaison en trouvant le verbe correspondant à ce chiffre?. Une personne qui aime sa langue devrait prendre plaisir à l,écrire et à la parler correctement. Ça ne devrait jamais être un fardeau.Un exemple: je n'étais pas sûr s'il fallait écrire le mot "incongruité" avec deux "e" ou avec un seul. J'ai donc vérifiédans le dictionnaire avant de l'écrire. Je le saismaintenant pour le reste de mes jours. Je considère une personne qui maîtrise mal sa langue comme étant intellectuellement paresseux.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 10h06
    Débat inutile
    La dictature de l'orthographe commence à me lasser.

    La langue est une façon de communiquer entre les gens. C'est un moyen, pas une fin en soi...

    J'ai bien ri quand un intervenant sur ce forum se demandait si nous avions affaire à un instrument ou un monument !

    J'ai terminé avec une note de 98% en français écrit au collégial. Oui, premier de classe. Cela ne me donne pas le droit de regarder de haut tous ceux et celles qui n'arrivent pas à maîtriser l'orthographe de cette langue...

    Les guignols d'académiciens parisiens (j'ai bien dit parisiens et non français) ont fait de la langue française quelque chose d'abracadabrant ! Par exemple, les accords du participe passé...

    Alors que des débats beaucoup plus importants comme la mondialisation, l'environnement et la paix sont le pain quotidien des médias à travers le monde, les Québec eux se gargarisent avec la langue française...

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 12h39
    Je serais curieux
    J'aimerais que l'on fasse écrire une dictée de cinq cents mots à nos principaux auteurs Québécois,tels VLB, Laberge, Brouillet, Tremblay, etc.Cette dictée devrait se faire écrire et corriger en public. Je suis à peu près sûr que ces derniers refuseraient l'invitation. Si les résultats démontrent qu'ils connaissent bien l'orthographe et la grammaire française, je m'excuserai humblement d'en avoir douté.

  • Marco
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 17h48
    M.Moreau
    Cher monsieur!

    Vous savez, c'était également de bonne gueurre entre vous et moi!

    Si j'ai préféré utiliser la voie de la provocation avec vous, c'était uniquement dans le but de susciter un débat plus enflammé!... Mille excuses si ma démarche vous a offusqué! C’est vrai que j’adore la confrontation et les débats musclés!!… Mais je vois que vous continuez à garder votre calme, malgré tout!! Donc, pas de malaise à ce que je vois!...

    Vous étiez, avec quelques rares intervenants, l'une des personnes clé (y incluant M. Lafrance), qui aurait pu faire avancer le débat! C'est tout à votre honneur vous savez!!... Je continue à croire sincèrement que vous avez la réflexion et l'expérience pour le faire, même si j'ai pu penser, au tout début, que l'étalage de vos très grandes connaissances était la raison principale de votre présence sur ce site! Mais peut-être que je me trompe, c’est à souhaiter... Dans ce cas, vous ne manquerez surtout pas de nous éclairer de vos lumières!!…

    Mais là, je dois vous dire que ça m'ennuie au plus haut point et que je pense que le moment est maintenant venu, pour moi, de me retirer de cette discussion.... Car j'ai cette très désagréable impression de faire sur-place et ça me désole au plus haut point!!

    J'ai donc pu livrer honnêtement ce que j'avais à livrer sur le sujet! Je laisse maintenant aux autres le soin d'alimenter la réflexion!!..

    P.S. Contrairement à ce que vous avez pu imaginer, je suis bien loin d'être réfractaire à l'étude des langues, des cultures et des Civilisation Anciennes. Bien au contraire!! Je demeure plus que jamais attiré par toutes celles qui ont existé et qui subsistent à travers les âges, celles dont l’étude approfondie nous permet de connaître tous les secrets et nous permet, au regard de leur grandeur et vicissitudes, de jeter un regard plus éclairé et plus sage sur notre propre réalité culturelle, sociale et nationale.

    Bien évidemment, vous comprendrez que toutes ces réalités continuent de m'habiter et de me nourrir au plus haut point! Voilà…

    Sur ce, cher monsieur,veuillez accepter mes salutations les plus cordiales et mes sentiments les plus distingués!

    Un Monseigneur de très bonne humeur et qui plaide toujours en faveur de la lucidité et de la vérité!!...

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    dimanche 13 décembre 2009 04h39
    @ M. Marco
    Cher Monsieur Marco,

    J’avais fini par détecter le jeu (je ne suis pas rapide, mais je suis un novice du blogue du Devoir), quoique je commençais à avoir un doute puisque vous continuiez avec les « gros mots » ! Vous n’êtes pas facile, vous savez ?

    Je ne sais pas si personnellement je peux faire avancer le débat – j’ai surtout des inquiétudes –, mais je crois foncièrement que la Ministre Courchesne aurait dû consulter non seulement les professeurs de français aux niveaux primaire, secondaire et collégial ainsi que les linguistiques (elle ne les a évidemment pas tous consultés), mais également l’ensemble de la communauté universitaire québécoise qui enseigne sous la bannière des Lettres. C'est celle-ci qui est en contact permanent avec ses homologues dans les autres pays francophones et pas seulement le personnel des programmes de grammaire et de linguistique !

    Je n’irai pas jusqu’à affirmer que les historiens sont mieux placés que les spécialistes du français pour répondre à la question : doit-il y avoir réforme ou non ? Je crois toutefois qu’ils peuvent apporter un peu d’eau au moulin du débat.

    En fonction des établissements francophones, on demande que la thèse d’histoire fasse entre 400 et 800 pages (dans quelques cas, des doctorants font même plus). En comparaison – veuillez comprendre que je ne juge pas des contenus, mais que je confronte uniquement les contenants –, les thèses d’histoire dans les universités anglo-saxonnes font généralement entre 200 et 400 pages. Devant l’ampleur des travaux qui en ressortent, l’école historique francophone (il serait plus correct de parler des écoles historiques) a généralement une réputation plus qu'excellente. Encore, nous avons cette chance que notre discipline demande la maîtrise de plusieurs langues, si bien que les historiens anglophones ne rechignent jamais à lire les études en français. À ma connaissance, il n’existe aucune autre science où les spécialistes lisent massivement les travaux dans leur langue originelle de publication, quelle qu’elle soit, sans réclamer constamment des traductions.

    C’est d’ailleurs l’un des domaines où le français constitue encore une langue internationale (il y en a bien d’autres, malgré les « grandes réflexions » de ceux qui fantasment sur un monde unilingue anglophone ou qui voudraient la création d’une langue québécoise pour les soulager de leur complexe d’infériorité face aux Français) !

    Voilà l’une des principales raisons qui m’incitent à être reticent devant l’unilatéralisme des mesures préconisées par la ministre !

    Cordialement vôtre,

    Dominic Moreau

    P.-S. Après deux articles sur la question (celui-ci et celui de Mme Bombardier), moi aussi je commence à être lassé, car peu de personnes traitent du réellement sujet, du moins pas en profondeur. De plus, beaucoup trop se plaignent que les Québécois ne se concentrent pas sur les vraies priorités ! À ceux-là je dis : lorsqu’une émission de télé ne m’intéresse pas, je ne la regarde tout simplement pas ! Cette métaphore ne servira probablement à rien, car nous savons parfaitement que ceux qui procèdent par la culpabilisation pour mettre un terme à certains débats de société sont ici pour de simples raisons politiques et non pour prendre part à la discussion !

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    dimanche 13 décembre 2009 09h23
    Quelques petites précisions
    Dans mon empressement enthousiaste à vous répondre M. Marco, j'ai fait quelques erreurs de frappe (la preuve que les correcteurs informatiques ne sont d'aucune utilité quand les phrases ne font aucun sens). Ainsi, il faut lire :

    - "...la Ministre Courchesne aurait dû consulter non seulement les professeurs de français aux niveaux primaire, secondaire et collégial ainsi que les LINGUISTES..."

    - "...ou qui voudraient la création d’une langue québécoise pour SE soulager de leur complexe d’infériorité face aux Français) !"

    - "...peu de personnes traitent RÉELLEMENT DU sujet,..."

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mardi 15 décembre 2009 10h57
    Voici ce qu’écrivait le rédacteur en chef Josée Boileau
    Je partage entièrement l’opinion qui suit, c’est pourquoi je me permets de le reproduire ici.

    À propos de la réforme de l'orthographe, voici ce qu’écrivait avec pertinence le rédacteur en chef Josée Boileau dans Le Devoir du 4 octobre 2005 :

    << Flûte, avec un accent !

    << Depuis des années qu'on en parle, la réforme de l'orthographe n'arrive toujours pas à susciter un quelconque engouement au Québec. Pourtant, le Conseil supérieur de la langue française profite de l'actuelle Semaine des dictionnaires pour relancer le Mémoire sur l'orthographe qu'il avait déposé auprès du gouvernement du Québec au printemps.


    << Le Conseil souhaite que le ministère de l'Éducation diffuse les nouvelles règles, qu'elles soient enseignées tant aux futurs enseignants qu'au niveau primaire et que les correcteurs d'examens les acceptent à tous les ordres d'enseignement.

    << Mais le ministère de l'Éducation, le mémoire du Conseil lui-même nous l'indique, n'a pas l'intention de «prendre les devants dans ce dossier». Espérons que cette sagesse tiendra le coup devant cette frange de militants qui lisent dans la prudence québécoise («attendons voir ce que tout le monde en pense») un appui à leurs positions.

    << La conclusion du mémoire du Conseil selon laquelle «il existe un terreau favorable à la réforme, pourvu qu'il y ait une prise de position officielle du gouvernement» relève en effet de la fabulation. Hors des cercles d'experts, il n'y a pas de mouvement qui appelle à l'application de règles pas vraiment plus simples à comprendre que les anciennes.

    << Un exemple parmi d'autres : pourquoi donc éliminer les consonnes doubles dans des mots comme frisotter (devenu frisoter) mais les conserver pour folle, colle ou molle sous prétexte que ceux-ci sont «bien implantés dans l'usage» ? Qui peut se permettre de décréter que les frisottis n'ont pas gagné leurs galons ? Et en quoi les exceptions de la nouvelle graphie -- qui en crée même de nouvelles ! -- auraient-elles plus droit de cité que les accents circonflexes, les traits d'union, les doubles «n» que l'on voudrait maintenant éliminer ?

    << La France, à la demande du premier ministre Michel Rocard, s'était lancée dans le débat au tournant des années 90. La polémique a été telle que le dossier est resté lettre morte. Or le Québec -- dont on saluera à juste titre l'avant-gardisme quand il s'agit de nommer de nouvelles réalités, de la féminisation des professions jusqu'au vocabulaire de l'informatique -- n'a pas à devancer la mère patrie quand des mots ont cours depuis des décennies.

    << D'autant que ce ne sont pas les nivellement, chariot, oignon, quincaillier et autres paellas (transformés en nivèlement, charriot, ognon, quincailler, paélias) qui posent problème aux petits Québécois. C'est plutôt leur pauvreté de vocabulaire et leur difficulté à comprendre l'intelligence d'un texte. Que le sujet soit déplacé, et les voilà bien incapables de lui retrouver son verbe ! Qu'un nom au pluriel soit accompagné de plus d'un adjectif et quelques «s», pour sûr, se perdront en chemin. Si le ministère de l'Éducation a un message à faire passer, qu'il oblige donc l'ensemble des profs, et pas seulement ceux de français, à être d'une rigueur absolue devant ces écorchures linguistiques quotidiennes. >>

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 16 décembre 2009 14h09
    Il y a plus important
    Commencons donc par enseigner un francais correct, la bonne orthographe, la grammaire et la syntaxe francaises, ensuite, vous nous parlerez de la modernisation de la langue. Votre programme de supposee reforme n"est qu"un cataplasme sur une jambe de bois. (excusez l,absence de c'edilles et d<accents, je ne suis pas sur mon ordinateur)

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 20 décembre 2009 08h53
    simplifier la langue
    Ça ne prend pas un diplôme universitaire pour simplifier la langue. Il suffit de donner des dictées aux élèves de troisième année, vous allez en voir des simplifications. Texte répété dans un français simplifié:
    "Sa ne pren pa un diplome universitère pour simplifié la langge. Il suffi de doné des dicté o élève de troisièm anné, vou allé en voir des simplification". Ça me renverse de voir des professeurs d'université perdre leur temps à élucubrer sur des folies pareilles.

  • naif
    Inscrit
    dimanche 20 décembre 2009 13h47
    Vivement le texto la clef du bonheur
    Qu'on le veuille ou pas le français ne se meurt pas on l'assasine.

    Pendant que sur l'internet les .com et .pays s'adaptent à tous les caratéres nous ne sommes même pas capable de se ceéer un identifant acentué en français.

    En passant il y a nombre de nombre d'anglais disponibles
    Anglais
    Anglais (U.K)
    Anglais (CDN)
    Anglais (U.S)
    Anglais (Australie)
    Anglais (Nouvelle-Zélande)

    Nos bilingues ici emploient une bâtardisation U.S-CDN
    Le pirent c'est qu'ils n'en sont même pas conscients.

    Faites corriger le même texte par les dictionnaires apparantés aux langues citées plus haut...!!!!!

    Mais bientôt la grande simplification le texto universel.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 21 décembre 2009 14h31
    @ M.Moreau
    Vous êtes une personne très articulée, mais une autre faute s'est glissée dans votre texte: le mot "lassé" n'existe pas comme adjectif, il aurait fallu écrire "las". No put intended.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 21 décembre 2009 15h51
    Personnes bien intentionnées
    Je constate que des professeurs bien intentionnés veulent simplifier l'orthographe. J'ai plutôt l'impression que c'est en raison de leur incapacité à enseigner la langue française qui les motive ou encore parce qu'il ne faut pas obliger nos chers petits enfants-rois à se fatiguer en utilisant leur cervelle.

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    jeudi 24 décembre 2009 06h47
    @ M. Lafrance
    Il ne s'agit pas d'un adjectif, mais du verbe lasser conjugué au passif.

    Par exemple, Le Robert cite Voltaire : il "nous lassait sans jamais se lasser". En l’occurrence, ne pourrions-nous pas dire : ils étaient lassés par celui qui ne se lassait jamais ?

    J'ai retrouvé moult citations similaires, de toutes les époques, dans Google Books.

    Vous avez toutefois peut-être raison. Pour éviter quelconque confusion, veuillez donc lire :

    - ...moi aussi je commence à me lasser,...

    ou

    - ...moi aussi je commence à être las,...

    En tous les cas, JOYEUX NOËL !!!

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