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Alexandre Chabot - Vice-recteur adjoint à la vie étudiante à l'Université de Montréal, Gilles Lavigne - Doyen de la Faculté de médecine dentaire de l'Université de Montréal  30 novembre 2009  Éducation
La Faculté de médecine dentaire de l'Université de Montréal forme plus de la moitié des dentistes québécois. Elle compte le plus important effectif étudiant de tout le pays et demeure un des leaders de la recherche en santé buccodentaire.

De toutes les formations universitaires, la médecine dentaire est l'une des plus chères: il coûte environ 225 000 $ pour former un dentiste pendant les cinq années que dure le programme de premier cycle. De ce montant, les étudiants de l'UdeM paient 17 000 $ en droits de scolarité et en frais institutionnels obligatoires. Ce montant est l'un des plus bas au pays et représente environ 7,6 % du coût total de cette formation. La médecine dentaire est une profession exigeante, passionnante et bien rémunérée pour laquelle nos étudiants souhaitent naturellement être formés en fonction des plus hauts standards.

Malheureusement, la Faculté de médecine dentaire de l'UdeM ne bénéficie pas de l'ensemble des ressources et des équipements de pointe nécessaires à la poursuite de sa double mission de formation de la relève et de soins à la population. Dans un domaine où la technologie évolue rapidement et où les progrès scientifiques se traduisent en amélioration des soins aux patients, il est crucial de maintenir le rythme. Malgré tout le soutien reçu de nos partenaires, et au premier plan du gouvernement, notre Faculté accuse un retard qui ne peut pas et ne doit pas durer.

C'est pourquoi la direction de la Faculté a proposé à l'Association des étudiants en médecine dentaire de travailler conjointement à l'élaboration de pistes de solutions qui permettraient de préserver et de rehausser la qualité de leur formation, de façon comparable à ce qui se fait ailleurs en Amérique. Ce projet, auquel Le Devoir s'est intéressé la semaine dernière, devra bien entendu respecter à la lettre les règles mises en place par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport concernant les frais institutionnels obligatoires.

À cet effet, l'Université de Montréal s'engage à ce que le projet rencontre les exigences de son principal partenaire et bailleur de fonds, le gouvernement du Québec. Les étudiants, lorsqu'ils seront appelés à se prononcer, pourront le faire de façon libre et éclairée.


Un projet en évolution

Il est toujours périlleux de juger de la qualité et de la validité d'un projet tant que celui-ci évolue et se précise en fonction des besoins exprimés par les principaux intéressés. Dans le cas du projet AIDENT (Appui indispensable à la médecine dentaire), l'Association des étudiants en médecine dentaire et la direction de la Faculté ont convenu de discuter des améliorations à apporter dans le cadre d'un partenariat.

Ce projet s'inspire de ce qui se fait ailleurs, notamment à la Faculté de médecine dentaire de l'Université McGill, où les étudiants contribuent depuis plusieurs années au développement de leur Faculté au moyen de frais institutionnels.

Le projet en est donc toujours au stade de développement et il appartient aux étudiants et à la Faculté de définir ensemble ce qui pourra être fait, et ce, bien évidemment dans le respect des règles gouvernementales.

Toute contribution financière supplémentaire des étudiants devra permettre à la Faculté d'offrir des conditions de formation et de pratique qui soient comparables à ce qui les attend sur le marché du travail. Il est en effet inadmissible que les étudiants d'aujourd'hui n'aient pas accès, entre autres, à des technologies désormais courantes telles que la radiologie numérique.

Enfin, sans présumer de la décision de la Commission de l'agrément dentaire, la Faculté doit continuer à améliorer de façon proactive ses cliniques et ses équipements afin de répondre à toutes les exigences de la profession.

Nous avons l'ambition de préserver une formation de pointe en médecine dentaire tout en maintenant l'accessibilité du programme pour les étudiants. Ceux-ci sont bien placés pour constater l'immense défi auquel leur Faculté est confrontée et pour participer à l'élaboration de solutions.

*****

Alexandre Chabot

Vice-recteur adjoint à la vie étudiante à l'Université de Montréal

Gilles Lavigne

Doyen de la Faculté de médecine dentaire de l'Université de Montréal
 
 
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