Stratégie de lutte contre le décrochage scolaire - Québec se contente de faire de l'esbroufe
La CSQ dénonce les «cibles à géométrie variable» de la ministre Courchesne et réclame l'embauche de plus de professionnels
La CSQ a dénoncé hier les «cibles à géométrie variable» de la stratégie de lutte contre le décrochage scolaire de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, et réclamé qu'elle cesse de faire de «l'esbroufe» avec la nécessaire embauche de plus de professionnels pour avoir de véritables chances de réaliser des progrès sur ce terrain.
Il était déjà gênant de voir la ministre, cet automne, se contenter d'un objectif de 80 % d'élèves diplômés au secondaire pour 2020, alors que la cible précédente avait été de 85 % pour 2010, a déclaré en conférence de presse hier à Montréal le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, à propos de la nouvelle Stratégie d'action visant la persévérance et la réussite scolaires. Il est tout à fait inacceptable de réduire encore cet objectif, parfois aussi bas qu'à 67 %, dans les commissions scolaires rencontrant de plus grandes difficultés.
«Si le gouvernement était vraiment sérieux dans son combat, il consacrerait les ressources nécessaires là où il y a le plus de problèmes pour qu'on atteigne le même objectif partout au Québec», a-t-il déclaré.
Pour ce faire, le gouvernement devrait impérativement augmenter le nombre de psychologues, d'orthophonistes, de psychoéducateurs, de travailleurs sociaux et des autres professionnels de l'éducation sans qui tous ces enfants ayant des problèmes d'apprentissage, souffrant de handicaps, de dépression ou étant victimes de violence auront beaucoup de mal à mener à terme leurs études secondaires, a déclaré Réjean Parent. La CSQ a plusieurs fois réclamé l'embauche de 1300 nouveaux professionnels au Québec, ce qui porterait le nombre total de professionnels de 5 pour 1000 élèves, à 6. Il y aurait eu jusqu'à présent seulement 178 nouvelles embauches.
«Il y a beaucoup d'esbroufe, a dénoncé Réjean Parent. Il faut mettre un terme au numéro d'illusionnisme de la ministre de l'Éducation, qui fait croire qu'elle engage des professionnels, alors que ce qu'elle engage, ce sont des enseignants.»
À en croire les dernières statistiques qui remontent à 2005-06, le budget annuel consacré aux services professionnels en éducation s'élève à environ 300 $ par élève, dont un peu moins de 200 $ en services directs, selon la Fédération des professionnels de l'éducation du Québec (CSQ), qui lançait hier la huitième édition de la Semaine des professionnels de l'éducation, dont le thème cette année est: «Pour les aider à décrocher... la lune!». En comparaison, les cadres ont droit à 450 $, les services de soutien à 900 $ et les enseignants, à plus de 3000 $.
Il est parfaitement normal que les enseignants obtiennent la part du lion, a précisé le président de la Fédération, Jean Falardeau. Les augmentations d'effectifs réclamés pour les professionnels les laisseraient d'ailleurs à ce chapitre toujours derrière les cadres.
Il était déjà gênant de voir la ministre, cet automne, se contenter d'un objectif de 80 % d'élèves diplômés au secondaire pour 2020, alors que la cible précédente avait été de 85 % pour 2010, a déclaré en conférence de presse hier à Montréal le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, à propos de la nouvelle Stratégie d'action visant la persévérance et la réussite scolaires. Il est tout à fait inacceptable de réduire encore cet objectif, parfois aussi bas qu'à 67 %, dans les commissions scolaires rencontrant de plus grandes difficultés.
«Si le gouvernement était vraiment sérieux dans son combat, il consacrerait les ressources nécessaires là où il y a le plus de problèmes pour qu'on atteigne le même objectif partout au Québec», a-t-il déclaré.
Pour ce faire, le gouvernement devrait impérativement augmenter le nombre de psychologues, d'orthophonistes, de psychoéducateurs, de travailleurs sociaux et des autres professionnels de l'éducation sans qui tous ces enfants ayant des problèmes d'apprentissage, souffrant de handicaps, de dépression ou étant victimes de violence auront beaucoup de mal à mener à terme leurs études secondaires, a déclaré Réjean Parent. La CSQ a plusieurs fois réclamé l'embauche de 1300 nouveaux professionnels au Québec, ce qui porterait le nombre total de professionnels de 5 pour 1000 élèves, à 6. Il y aurait eu jusqu'à présent seulement 178 nouvelles embauches.
«Il y a beaucoup d'esbroufe, a dénoncé Réjean Parent. Il faut mettre un terme au numéro d'illusionnisme de la ministre de l'Éducation, qui fait croire qu'elle engage des professionnels, alors que ce qu'elle engage, ce sont des enseignants.»
À en croire les dernières statistiques qui remontent à 2005-06, le budget annuel consacré aux services professionnels en éducation s'élève à environ 300 $ par élève, dont un peu moins de 200 $ en services directs, selon la Fédération des professionnels de l'éducation du Québec (CSQ), qui lançait hier la huitième édition de la Semaine des professionnels de l'éducation, dont le thème cette année est: «Pour les aider à décrocher... la lune!». En comparaison, les cadres ont droit à 450 $, les services de soutien à 900 $ et les enseignants, à plus de 3000 $.
Il est parfaitement normal que les enseignants obtiennent la part du lion, a précisé le président de la Fédération, Jean Falardeau. Les augmentations d'effectifs réclamés pour les professionnels les laisseraient d'ailleurs à ce chapitre toujours derrière les cadres.
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