Diplôme d'études secondaires - Québec propose des cibles à géométrie variable
Les objectifs ministériel varient de 67 à 88 %, pour une moyenne de 81 %
Chaque commission scolaire n'aura pas à diplômer 80 % de ses jeunes du secondaire d'ici 2020. Les objectifs ministériels varient de 67 % à la commission scolaire de la Pointe-de-l'Île à 88 % à la commission scolaire des Découvreurs, pour une moyenne de 81 % dans l'ensemble du Québec.
En effet, si la ministre a annoncé dans son plan automnal qu'elle souhaitait que 80 % des jeunes obtiennent leur diplôme d'études secondaires (DES), ce taux ne sera pas exigé partout. À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), par exemple, on pourrait encore tolérer un taux de décrochage de 30 % dans dix ans, même si elle souhaite faire mieux. La CSDM devra améliorer la performance de ses élèves de 13 %, avec son taux de diplomation actuel de 57 %.
Le ministère de l'Éducation, qui a fourni ces cibles, demande ainsi une amélioration partout. Mais fournira-t-il aux écoles les moyens d'atteindre les objectifs, même modestes, demande Chantal Longpré, présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement.
«Même avec ces cibles pas très ambitieuses, on se demande si on va avoir les moyens de nos ambitions, dit-elle. En gros, on nous demande de faire plus, avec les mêmes ressources.» Elle ajoute que les écoles n'ont pas été consultées pour l'élaboration de ces objectifs, alors qu'elles sont «les premières concernées.»
L'objectif le plus ambitieux inscrit dans le plan ministériel est que 88 % des jeunes détiennent un diplôme à encadrer. Cet objectif «maximal» concerne des commissions scolaires déjà performantes, qui affichent des taux de diplomation de plus de 80 %.
La Fédération des commissions scolaires du Québec affirme qu'elle non plus n'était pas au courant des cibles spécifiques du ministère. «On était au courant pour le 80 %, comme tout le monde», dit sa présidente, Josée Bouchard. Selon elle, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, peut sembler «peu ambitieuse» avec des cibles aussi basses que de 67 à 75 % dans certaines commissions scolaires. «Il faudrait donner encore plus de support à Montréal», dit-elle, pour combler l'écart entre le taux de diplomation des jeunes de la métropole et celui des régions mieux nanties.
Elle assure que les commissions scolaires soutiendront les écoles dans l'atteinte de ces objectifs, mais qu'elle se demande «si le ministère sera là». «Nous allons faire notre effort», promet-elle, mais c'est évident qu'il «va falloir nous en donner les moyens.»
Pour la ministre Michelle Courchesne, ces cibles sont surtout «réalistes et atteignables». Elles seront atteintes grâce au plan de réussite déposé en septembre, précise l'attaché de presse de la ministre, Tamara Davis. Les établissements, les commissions scolaires et le ministère doivent s'entendre d'ici le 31 mars sur les besoins et les moyens déployés pour y répondre.
En effet, si la ministre a annoncé dans son plan automnal qu'elle souhaitait que 80 % des jeunes obtiennent leur diplôme d'études secondaires (DES), ce taux ne sera pas exigé partout. À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), par exemple, on pourrait encore tolérer un taux de décrochage de 30 % dans dix ans, même si elle souhaite faire mieux. La CSDM devra améliorer la performance de ses élèves de 13 %, avec son taux de diplomation actuel de 57 %.
Le ministère de l'Éducation, qui a fourni ces cibles, demande ainsi une amélioration partout. Mais fournira-t-il aux écoles les moyens d'atteindre les objectifs, même modestes, demande Chantal Longpré, présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement.
«Même avec ces cibles pas très ambitieuses, on se demande si on va avoir les moyens de nos ambitions, dit-elle. En gros, on nous demande de faire plus, avec les mêmes ressources.» Elle ajoute que les écoles n'ont pas été consultées pour l'élaboration de ces objectifs, alors qu'elles sont «les premières concernées.»
L'objectif le plus ambitieux inscrit dans le plan ministériel est que 88 % des jeunes détiennent un diplôme à encadrer. Cet objectif «maximal» concerne des commissions scolaires déjà performantes, qui affichent des taux de diplomation de plus de 80 %.
La Fédération des commissions scolaires du Québec affirme qu'elle non plus n'était pas au courant des cibles spécifiques du ministère. «On était au courant pour le 80 %, comme tout le monde», dit sa présidente, Josée Bouchard. Selon elle, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, peut sembler «peu ambitieuse» avec des cibles aussi basses que de 67 à 75 % dans certaines commissions scolaires. «Il faudrait donner encore plus de support à Montréal», dit-elle, pour combler l'écart entre le taux de diplomation des jeunes de la métropole et celui des régions mieux nanties.
Elle assure que les commissions scolaires soutiendront les écoles dans l'atteinte de ces objectifs, mais qu'elle se demande «si le ministère sera là». «Nous allons faire notre effort», promet-elle, mais c'est évident qu'il «va falloir nous en donner les moyens.»
Pour la ministre Michelle Courchesne, ces cibles sont surtout «réalistes et atteignables». Elles seront atteintes grâce au plan de réussite déposé en septembre, précise l'attaché de presse de la ministre, Tamara Davis. Les établissements, les commissions scolaires et le ministère doivent s'entendre d'ici le 31 mars sur les besoins et les moyens déployés pour y répondre.
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