À l'école-orchestre - Et les jeunes jouent...
Photo : Fédération des harmonies et orchestres symphoniques du Québec
Plus de 80 % des harmonies qui participent au Festival des harmonies sont issues du milieu scolaire, le plus souvent du niveau secondaire.
Pour certains, les souvenirs rattachés aux cours de musique en milieu scolaire sont assez sombres; ils se rappellent les longues heures passées à jouer du même instrument, parfois le seul disponible dans leur école. Heureusement, la situation a beaucoup évolué et plusieurs organismes et sociétés offrent maintenant des initiatives intéressantes afin de dynamiser les classes et de susciter l'enthousiasme d'élèves qui ne demandent pas mieux.
Depuis quelques années, un désir renouvelé de soutenir et de revitaliser l'enseignement de la musique à l'école semble ressurgir. En témoignent plusieurs programmes mis en place dernièrement, qui ne s'adressent pas à la foule habituelle ayant choisi l'option musique, mais bien aux élèves du réseau public. «De grands efforts sont faits afin de démocratiser et de rendre accessible la musique classique à un auditoire qui n'est pas naturellement porté à lui accorder une grande importance», souligne Martine Bolduc, responsable de l'éducation et des liens avec la communauté de l'Orchestre métropolitain.
Ainsi, l'orchestre s'est engagé, conjointement avec la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec, dans l'organisation d'un concert de Noël avec les adolescents de l'école secondaire Pierre-Dupuy. Sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, la chorale de l'établissement chantera avec l'orchestre et des membres de l'atelier lyrique de l'Opéra de Montréal pour deux concerts, donnés à l'église Saint-Jean-Baptiste et à la Maison de la culture Mercier. «La réponse est excellente, mentionne Martine Bolduc. Certains professeurs nous ont d'ailleurs demandé s'ils pouvaient eux aussi se joindre à la chorale. Nous avons évidemment accepté; tant qu'il y aura des volontaires, nous les prendrons!» La chorale se réunit déjà au minimum deux fois par semaine afin de pratiquer. De plus, deux répétitions sont prévues avec les membres de l'atelier lyrique, dans l'objectif avoué de permettre aux participants de voir en quoi consiste la pratique professionnelle de la musique. «Et de partager la passion de ceux qui en vivent!»
Dorémifasol La Science
Pour d'autres, l'intérêt pour la musique est déjà bien installé et constitue un outil à exploiter pour favoriser le processus d'apprentissage. «Avec la musique, on peut aller vers toutes les disciplines, lance avec enthousiasme Anne Fleischman, directrice des communications et de l'information de la Société pour la promotion de la science et de la technologie (SPST). Puisque la musique interpelle tant les adolescents, alors allons les chercher grâce à elle; utilisons cet intérêt pour les emmener vers la science.»
D'où le projet Dorémifasol La Science, qui se consacre à l'élaboration de contenus tissant des liens entre ces différentes disciplines, en accord avec l'esprit de la réforme de l'éducation. Il est par exemple proposé d'utiliser le chant des baleines afin de traiter de la biologie marine, de faire une composition musicale grâce aux sons émis par les pulsars afin d'ouvrir une porte vers l'astronomie ou, sinon, d'utiliser la musique pour aborder les ondes et ainsi créer un intérêt pour la physique.
Le rôle de la SPST est de faciliter l'intégration de ces projets multidisciplinaires dans le cadre scolaire en effectuant notamment les recherches préliminaires et en les rendant disponibles. «Notre rôle est simple; il s'agit d'aider les enseignants qui souhaiteraient mettre en place de telles initiatives à trouver les informations dont ils ont besoin et à leur proposer des pistes de réflexion qui pourraient autrement leur échapper.»
Festival des harmonies
Enfin, certains voient la musique comme un puissant facteur d'émulation susceptible d'enseigner la collaboration, la coopération et la vie en société. C'est le cas des responsables du Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec, qui réunit chaque année à lui seul plus de 10 000 participants sur quatre jours, à l'Université de Sherbrooke.
Plus de 80 % des harmonies qui participent à l'événement sont issues du milieu scolaire, le plus souvent du niveau secondaire. Toutefois, de plus en plus d'écoles primaires disposant d'un programme parascolaire en musique s'intéressent au concours, comme l'explique Chantal Isabelle, coordonnatrice de la Fédération des harmonies et orchestres symphoniques du Québec (FHOSQ): «Tous sont invités à participer, mais l'engouement se fait réellement sentir à partir de la quatrième année du primaire. [...] On entend souvent des histoires de professeurs qui hésitaient à venir et qui se décident finalement en raison des pressions exercées par leurs élèves.»
À ses yeux, il s'agit d'une preuve évidente qu'un programme d'enseignement musical stimulant poussera ceux qui en bénéficient à s'engager davantage. Pour la FHOSQ, il est primordial de travailler dans cette direction, puisque «plusieurs études distinctes ont démontré que l'apprentissage de la musique favorisait l'apprentissage scolaire. Du gagnant-gagnant, donc», indique Chantal Isabelle, pour qui la musique d'ensemble est «un sport d'équipe où tous doivent se serrer les coudes et travailler dans la même direction. Au contraire du sport, il s'agit toutefois d'une activité de collaboration où on ne peut jouer ni plus vite ni plus fort que son voisin.» Bref, un bon remède pour contrer l'individualisme moderne.
Depuis quelques années, un désir renouvelé de soutenir et de revitaliser l'enseignement de la musique à l'école semble ressurgir. En témoignent plusieurs programmes mis en place dernièrement, qui ne s'adressent pas à la foule habituelle ayant choisi l'option musique, mais bien aux élèves du réseau public. «De grands efforts sont faits afin de démocratiser et de rendre accessible la musique classique à un auditoire qui n'est pas naturellement porté à lui accorder une grande importance», souligne Martine Bolduc, responsable de l'éducation et des liens avec la communauté de l'Orchestre métropolitain.
Ainsi, l'orchestre s'est engagé, conjointement avec la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec, dans l'organisation d'un concert de Noël avec les adolescents de l'école secondaire Pierre-Dupuy. Sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, la chorale de l'établissement chantera avec l'orchestre et des membres de l'atelier lyrique de l'Opéra de Montréal pour deux concerts, donnés à l'église Saint-Jean-Baptiste et à la Maison de la culture Mercier. «La réponse est excellente, mentionne Martine Bolduc. Certains professeurs nous ont d'ailleurs demandé s'ils pouvaient eux aussi se joindre à la chorale. Nous avons évidemment accepté; tant qu'il y aura des volontaires, nous les prendrons!» La chorale se réunit déjà au minimum deux fois par semaine afin de pratiquer. De plus, deux répétitions sont prévues avec les membres de l'atelier lyrique, dans l'objectif avoué de permettre aux participants de voir en quoi consiste la pratique professionnelle de la musique. «Et de partager la passion de ceux qui en vivent!»
Dorémifasol La Science
Pour d'autres, l'intérêt pour la musique est déjà bien installé et constitue un outil à exploiter pour favoriser le processus d'apprentissage. «Avec la musique, on peut aller vers toutes les disciplines, lance avec enthousiasme Anne Fleischman, directrice des communications et de l'information de la Société pour la promotion de la science et de la technologie (SPST). Puisque la musique interpelle tant les adolescents, alors allons les chercher grâce à elle; utilisons cet intérêt pour les emmener vers la science.»
D'où le projet Dorémifasol La Science, qui se consacre à l'élaboration de contenus tissant des liens entre ces différentes disciplines, en accord avec l'esprit de la réforme de l'éducation. Il est par exemple proposé d'utiliser le chant des baleines afin de traiter de la biologie marine, de faire une composition musicale grâce aux sons émis par les pulsars afin d'ouvrir une porte vers l'astronomie ou, sinon, d'utiliser la musique pour aborder les ondes et ainsi créer un intérêt pour la physique.
Le rôle de la SPST est de faciliter l'intégration de ces projets multidisciplinaires dans le cadre scolaire en effectuant notamment les recherches préliminaires et en les rendant disponibles. «Notre rôle est simple; il s'agit d'aider les enseignants qui souhaiteraient mettre en place de telles initiatives à trouver les informations dont ils ont besoin et à leur proposer des pistes de réflexion qui pourraient autrement leur échapper.»
Festival des harmonies
Enfin, certains voient la musique comme un puissant facteur d'émulation susceptible d'enseigner la collaboration, la coopération et la vie en société. C'est le cas des responsables du Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec, qui réunit chaque année à lui seul plus de 10 000 participants sur quatre jours, à l'Université de Sherbrooke.
Plus de 80 % des harmonies qui participent à l'événement sont issues du milieu scolaire, le plus souvent du niveau secondaire. Toutefois, de plus en plus d'écoles primaires disposant d'un programme parascolaire en musique s'intéressent au concours, comme l'explique Chantal Isabelle, coordonnatrice de la Fédération des harmonies et orchestres symphoniques du Québec (FHOSQ): «Tous sont invités à participer, mais l'engouement se fait réellement sentir à partir de la quatrième année du primaire. [...] On entend souvent des histoires de professeurs qui hésitaient à venir et qui se décident finalement en raison des pressions exercées par leurs élèves.»
À ses yeux, il s'agit d'une preuve évidente qu'un programme d'enseignement musical stimulant poussera ceux qui en bénéficient à s'engager davantage. Pour la FHOSQ, il est primordial de travailler dans cette direction, puisque «plusieurs études distinctes ont démontré que l'apprentissage de la musique favorisait l'apprentissage scolaire. Du gagnant-gagnant, donc», indique Chantal Isabelle, pour qui la musique d'ensemble est «un sport d'équipe où tous doivent se serrer les coudes et travailler dans la même direction. Au contraire du sport, il s'agit toutefois d'une activité de collaboration où on ne peut jouer ni plus vite ni plus fort que son voisin.» Bref, un bon remède pour contrer l'individualisme moderne.
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