Test de français - Les futurs enseignants ont étudié davantage pour réussir
Pour la première fois cet automne, les futurs enseignants du Québec ont tous affronté un même test de français. Environ la moitié ont essuyé un échec, un résultat comparable à celui obtenu dans les anciennes épreuves, disent les responsables de programmes.
Environ la moitié des étudiants en enseignement auraient obtenu la note de passage de 70 % à la nouvelle épreuve nationale de français, selon différents responsables des programmes universitaires. Après un échec, un étudiant a droit à deux reprises. La réussite permet d'accéder aux stages, de poursuivre le programme et ultimement, de décrocher le diplôme.
L'examen était «nettement» plus corsé, soutiennent-ils, mais les futurs enseignants ont généralement maintenu leurs moyennes — quoique basses — des années passées, pendant lesquelles les universités utilisaient des contrôles hétéroclites.
Étudiant en enseignement des sciences au secondaire à l'Université Laval, Bruno Lemieux a éprouvé une certaine surprise devant les résultats du fameux test. Environ 75 % de ses collègues ont réussi. «On a tellement entendu parler qu'il allait être dur que tout le monde s'est mis à étudier. On est plusieurs à avoir acheté le livre Le Français apprivoisé!», a-t-il raconté au Devoir.
Reste que, dans certains programmes, les taux de réussite dépassent à peine les 20 %. «Oui, c'est catastrophique dans certains groupes, mais pas partout», dit Pierre Paradis, directeur du département des sciences de l'éducation à l'UQAR. Il constate que la rédaction est bonne, mais qu'orthographe, accord et conjugaison, «c'est faible, faible, faible.»
«Ce test rehausse nos exigences, mais il n'y a pas plus d'échecs qu'avant, car les étudiants ne prenaient peut-être pas le test précédent au sérieux», dit Rodoplphe Toussaint, son homologue de l'UQTR. «On veut maintenir des exigences élevées. Il n'y a pas de compromis à faire», ajoute la doyenne de la faculté des sciences de l'éducation de l'UQAM, Monique Brodeur.
Plus difficile, mais pas trop
Suzanne Chartrand, chercheuse à l'Université Laval, tient à préciser que puisque c'est la première fois que le Québec impose un test uniforme, il est difficile de comparer les résultats obtenus avec les années passées. «Cinquante pour cent qui échouent, c'est quand même beaucoup, dit-elle, c'est 50 % d'échec parmi des gens qui ont pourtant réussi les épreuves de français du secondaire et du cégep.» Cette année, 83 % des cégépiens ont réussi l'épreuve uniforme de français, le deuxième pire résultat en dix ans. «Il y a des trous dans leur mémoire, des choses qu'ils n'ont pas apprises» au secondaire et au cégep, dit Pierre Paradis.
Dans une étude, Suzane Chartrand a suivi 801 professeurs. La moitié d'entre eux trouvaient que les adolescents ne savaient pas écrire convenablement à la fin de leur secondaire, mais 80 % de ces jeunes réussissent l'épreuve de fin de parcours, selon le ministère de l'Éducation, qui n'a pas pu fournir les résultats de 2008-09.
Environ la moitié des étudiants en enseignement auraient obtenu la note de passage de 70 % à la nouvelle épreuve nationale de français, selon différents responsables des programmes universitaires. Après un échec, un étudiant a droit à deux reprises. La réussite permet d'accéder aux stages, de poursuivre le programme et ultimement, de décrocher le diplôme.
L'examen était «nettement» plus corsé, soutiennent-ils, mais les futurs enseignants ont généralement maintenu leurs moyennes — quoique basses — des années passées, pendant lesquelles les universités utilisaient des contrôles hétéroclites.
Étudiant en enseignement des sciences au secondaire à l'Université Laval, Bruno Lemieux a éprouvé une certaine surprise devant les résultats du fameux test. Environ 75 % de ses collègues ont réussi. «On a tellement entendu parler qu'il allait être dur que tout le monde s'est mis à étudier. On est plusieurs à avoir acheté le livre Le Français apprivoisé!», a-t-il raconté au Devoir.
Reste que, dans certains programmes, les taux de réussite dépassent à peine les 20 %. «Oui, c'est catastrophique dans certains groupes, mais pas partout», dit Pierre Paradis, directeur du département des sciences de l'éducation à l'UQAR. Il constate que la rédaction est bonne, mais qu'orthographe, accord et conjugaison, «c'est faible, faible, faible.»
«Ce test rehausse nos exigences, mais il n'y a pas plus d'échecs qu'avant, car les étudiants ne prenaient peut-être pas le test précédent au sérieux», dit Rodoplphe Toussaint, son homologue de l'UQTR. «On veut maintenir des exigences élevées. Il n'y a pas de compromis à faire», ajoute la doyenne de la faculté des sciences de l'éducation de l'UQAM, Monique Brodeur.
Plus difficile, mais pas trop
Suzanne Chartrand, chercheuse à l'Université Laval, tient à préciser que puisque c'est la première fois que le Québec impose un test uniforme, il est difficile de comparer les résultats obtenus avec les années passées. «Cinquante pour cent qui échouent, c'est quand même beaucoup, dit-elle, c'est 50 % d'échec parmi des gens qui ont pourtant réussi les épreuves de français du secondaire et du cégep.» Cette année, 83 % des cégépiens ont réussi l'épreuve uniforme de français, le deuxième pire résultat en dix ans. «Il y a des trous dans leur mémoire, des choses qu'ils n'ont pas apprises» au secondaire et au cégep, dit Pierre Paradis.
Dans une étude, Suzane Chartrand a suivi 801 professeurs. La moitié d'entre eux trouvaient que les adolescents ne savaient pas écrire convenablement à la fin de leur secondaire, mais 80 % de ces jeunes réussissent l'épreuve de fin de parcours, selon le ministère de l'Éducation, qui n'a pas pu fournir les résultats de 2008-09.
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