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Le cégep sans diplôme du secondaire - 55 % des étudiants échouent ou abandonnent

Amélie Daoust-Boisvert   5 novembre 2009  Éducation
Plus de la moitié des étudiants qui ont été admis au cégep l'an dernier sans avoir obtenu leur diplôme d'études secondaires (DES) ont échoué ou abandonné. C'était la première cohorte à profiter des exigences d'admission réduites.

Selon les données compilées par Le Devoir, environ 45 % des jeunes sans DES inscrits au cégep à l'automne 2008 ont poursuivi leurs études à l'hiver 2009. Ces taux varient de 20 à 86 %, selon les cégeps. Certains étudiants n'ont pas terminé le cours secondaire manquant tel que requis, l'ont échoué ou ont échoué la majorité de leurs cours collégiaux.

Leurs résultats sont nettement en deçà de la moyenne: à la première session, de 80 à 85 % des cégépiens réussissent.

Ni le ministère de l'Éducation, ni les services régionaux d'admission, ni la Fédération des cégeps n'ont pu dresser au Devoir un bilan de la réussite de la cohorte admise au cégep à l'automne 2008 avec six unités manquantes à leur DES.

La moitié de 30 cégeps concernés pour cette session ont fourni leurs résultats au Devoir, soit plus de 400 des 800 élèves touchés. Un taux de réussite vraiment «très faible», constatent les collèges. «La tendance est pas mal la même dans tous les cégeps», observe la présidente de l'Association des registraires du Québec, Julie Allard. Jean Trudelle, de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, déplore que le suivi des résultats scolaires de ces élèves, demandé à deux reprises au ministère, puis devant le Conseil supérieur de l'éducation, n'ait jamais été fait.

«On ouvre la porte, mais favorise-t-on la réussite? Les cégeps n'ont pas vraiment eu le temps...», analyse le directeur du SRAM, Gaétan Faucher. Lâchés dans la jungle collégiale sans accompagnement, la plupart des nouveaux admis «quasi diplômés» se perdent en cours de route.

Les collèges acceptent ces étudiants à la condition qu'ils obtiennent, avant la session suivante, les six unités manquantes pour l'obtention de leur DES. Un cours de mathématiques de quatrième secondaire ou un cours de français de cinquième secondaire, par exemple.

Prenons le cas type d'une étudiante admise en arts plastiques. Pendant qu'elle suit ses cinq cours au cégep, elle est aussi inscrite à la formation des adultes, responsabilité de la commission scolaire, pour terminer le cours de français du secondaire. Dépassée par la charge de travail et la gestion de sa nouvelle vie dans deux écoles, elle abandonne. Des histoires semblables, les directeurs d'études des différents collèges en ont des dizaines à raconter. Vont-ils revenir vers le cégep?

Encadrement insuffisant

Les professionnels et les professeurs se sentent souvent impuissants à aider ces étudiants, pour qui seul un accompagnement serré, un à un, semble réussir. «On a ouvert largement la porte en se disant: "Un certain nombre vont réussir". Je trouve ça cruel», dit carrément le président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l'enseignement du Québec, Bernard Bérubé. «On les accepte, mais on ne réunit pas les conditions de leur réussite. Ils coulent au secondaire, ils coulent au cégep: en doublant l'échec, j'ai peur qu'on ferme à tout jamais ces jeunes aux études collégiales. On pourrait les décourager à jamais.» À tout le moins, affirment les différents cégeps, quelques étudiants qui n'auraient pas pu entrer au collégial avant 2008 ont réussi. «Ne serait-ce que pour cinq ou six élèves de plus qui décrochent leur diplôme chez nous, ça vaut la peine», estime Richard Pigeon.

«On ne savait pas à quoi s'attendre», dit ce directeur d'études du cégep de Saint-Jean. Dans ce collège de la Rive-Sud, les aides pédagogiques ont rencontré les 26 inscrits un à un en 2008. «Certains ne savaient même pas qu'ils devaient terminer leur secondaire avant janvier, a constaté avec surprise M. Pigeon. Il faut absolument les rencontrer!»

Cet automne, cette situation touche chez eux trois fois plus d'étudiants. Devant le taux d'échec inquiétant, ce collège jongle avec la possibilité d'alléger l'horaire de chacun d'entre eux et même de leur attitrer un «coach» pédagogique personnalisé.

Partout, on souligne la difficulté de concilier un horaire de la formation des adultes avec un calendrier de collégien. Comme au cégep Marie-Victorin à Montréal, un des rares de la métropole à avoir ouvert la porte dès 2008: la mesure n'était obligatoire qu'en 2009. «Imaginez, dit le directeur d'études Raymond-Robert Tremblay, avoir sept cours au collégial et trois avant-midi aux adultes: c'est épouvantable!» «Avec des étudiants déjà fragiles, c'est un pari difficile à tenir, explique son vis-à-vis de Sept-Îles, Jacques Delagrave. Beaucoup ont pris du retard; l'autoapprentissage pour terminer leur secondaire à la commission scolaire, c'est difficile pour eux. Ils ont besoin de plus d'encadrement au cégep aussi.»

À Alma, le cégep a attendu 2009 pour accepter ces élèves à risque. Un tuteur observe de près leur évolution: ils sont réunis dans un même groupe. Pour son directeur d'études, Jean Paradis, «ces étudiants-là, ce n'est pas un problème, c'est une solution. Pour eux, c'est une opportunité en or, mais il faut les accompagner, sinon... c'est l'échec». Le cours manquant du secondaire a été carrément intégré à leur horaire.Voilà une des recettes qui semble avoir assuré le succès du cégep de l'Abitibi, qui affiche un taux de réussite «record» de sa cohorte de 80 élèves, soit 57 %. «Je ne m'attendais même pas à ce qu'il en reste autant, dit cet autre directeur d'études, Sylvain Blais. Nous sommes conscients d'être un cas particulier de succès dans le réseau. Mais ici, la commission scolaire, elle est dans le même bâtiment que le cégep...»

Lors de l'annonce de cette nouvelle mouture du règlement sur le régime des études collégiales en janvier 2008, le milieu, des étudiants aux professeurs, a salué l'ouverture vers les études supérieures. Mais tous ont averti que sans une supervision serrée, on dirigeait ces jeunes droit vers le mur de l'échec. Le choc fut brutal.

Cet automne, la mesure ministérielle est devenue obligatoire. Dans certains collèges, cette clientèle a doublé cette année. Parfois, de mesures nouvelles d'accompagnement tentent de pallier les écueils de l'expérience 2008. Parfois, non. Des centaines d'étudiants de plus sont concernés cette année.

La Fédération étudiante du collégial (FEC) et les syndicats des professeurs dressent le même portrait. «Tout le monde avait sonné l'alarme, de résumer Xavier Lefebvre-Boucher, président de la FEC. Mais que ce soit en région où à Montréal, il manque carrément de ressources et de professionnels pour accompagner les étudiants à qui on est censé faciliter l'accès aux études supérieures.»
 
 
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  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 5 novembre 2009 07h04
    Si vous avez un fils /fille
    Si vous avez un enfant qui ne réussit pas à passer au travers son cours secondaire, vous n'allez certainement pas gaspiller votre argent pour lui offrir une entrée au CEGEP. Alors pourquoi le gouvernement gaspillerait votre argent et le mien pour encourager des jeunes à user leur fond de culotte sur les bancs d'un CEGEP?
    Paul LaFrance
    Québec

  • Jean-G. Lengellé
    Inscrit
    jeudi 5 novembre 2009 08h58
    Le plus étonnant, c'est que l'on soit surpris des résultats!
    N'est-il pas effectivement un peu aberrant, sauf pour nos spécialistes de l'éducation, ces grands naïfs (pour ne pas dire autre chose), qui ne voient même pas qu'ils sont responsables des ratés du système qu'ils ont eux-même mis en place, n'est-il donc pas aberrant de décréter que l'on puisse apprendre à courir avant de savoir marcher?
    Faire effectuer à quiconque un cheminement parallèle alors que la logique prévoit qu'il doit est être continu mène droit à l'échec. Construire sans fondations est suicidaire, et il est curieux de penser que les prétendus grands savants de l'éducation aient oublié l'histoire des trois petits cochons.
    Chacun son métier dit le proverbe et les vaches seront bien gardées. Pourquoi diable vouloir à tout prix mélanger les ordres d'enseignement alors qu'ils sont conçus pour se succéder? Laissons le niveau secondaire, le soin d'amener au DES et au niveau collégial le soin d'amener au DEC, et bien évidemment au collège le soin d'amener à l'université. Les personnes n'ayant pas maîtrisé les contenus d'un niveau ne devraient en aucun cas être admises au niveau supérieur. S'il doit y avoir des mises à jour ou des mises à niveau, cela doit être effectué par le niveau concerné et non par le niveau supérieur, parce que cela entraîne des préoccupations disproportionnées que d'avoir à corriger ce qui n'a pas été atteint au préalable. Ces mises à jour devraient aussi se faire à dose raisonnables et accessibles, sachant que les bouchées doubles entraînent immanquablement les échecs et abandons que constate cet article.
    La fuite en avant qui consiste à repousser de plus en plus loin la façon de remédier à ce qui a été mal appris au palier précédent est une version de la corruption intellectuelle tout aussi grave que la corruption du domaine de la construction puisqu'elle est présente elle aussi à tous les niveaux.
    Du slogan "on s'amuse en apprenant" au Ritalin en passant par l'illusion de la réussite avec des notes gonflées et la promotion automatique jusques et y compris l'obligation de la diplômation et le clientélisme des universités une grande partie du système de l'éducation "poudre aux yeux" avec réussite obligatoire est bel et bien gangrené lui aussi. Le schéma est simple: les parents insatisfaits de voir que leur progéniture plus ou moins paresseuse ou plus convaincue qu'il vaut mieux s'amuser qu'apprendre, sans se rendre compte que les enfants-problèmes sont une entrave à la progression des autres font des pressions sur les enseignants puis sur les élus, qui à leur tour font des pressions via le Ministère de l'Éducation qui a son tour fait des pressions sur les institutions, qui font des pressions sur les enseignants pour qu'ils performent (comprendre qu'ils facilitent les bonnes notes), enseignants qui à leur tour, étrange retour des choses, subissent tellement de pression qu'ils ne peuvent plus en faire pour inciter leurs élèves, collégiens ou étudiants pour les inciter à se concentrer sur leurs études.
    Le système de formation des maîtres est bien évidemment corrompu lui aussi en particulier avec le programme qui consiste à obliger une formation "pédagogique" de 4 années avec un vague saupoudrage de cours disciplinaires (comprendre Mathématiques, physique, langues etc). Or il est clair que pour bien transmettre une matière quelle qu'elle soit il faut la connaître correctement, ce qui se faisait par le biais d'un bacc disciplinaire, comme préalable à la formation pédagogique. En outre, le fait est aussi bien connu, les étudiants qui se dirigent vers la formation des maîtres sont rarement des premiers de classe, mais ô surprise, ils obtiennent tous de brillantes notes (A+) pendant leur scolarité. Étrange miracle, puisque à leur tour, ils seront incapables de former correctement leurs élèves qu'il faudra tenter de recycler lorsqu'ils arriveront au palier suivant.
    La dernière parade en date du Ministère consiste à offrir à des personnes déjà détentrices d'un bacc disciplinaire un programme non pas de bacc en éducation, mais de Maîtrise, pour passer à côté du système mis en place... On atteint ainsi plusieurs objectifs dont de tenter de mettre fin à la pénurie des enseignants du secondaire dans les secteurs disciplinaires (maths etc), on augmente les clientèles des universités, et on augmente aussi les salaires des enseignants puisqu'ils sont avec une Maîtrise plus qualifiés bien entendu.
    Et devinez donc qui va payer!
    Corporatisme aidant, les enseignants des niveaux primaire et secondaire ne sont pas évalués, ce qui n'empêche pas les étudiants en éducation plus férus de syndicalisme que d'apprentissage de tenir leurs propres professeurs universitaires en otage en les évaluant à la baisse s'ils n'obtiennent pas de bonnes notes.
    Certes, on peut quand même encore espérer qu'il y ait des personnes correctes, dévouées et compétentes dans le secteur de l'éducation, tout comme dans le monde de la construction, et on doit savoir qu'il y en a, mais dans une perspective d'avenir plutôt préoccupante, c'est peut-être bien plus là qu'une commission d'enquête avec des dents et non des juges, s'impose.

  • José Igartua
    Inscrit
    jeudi 5 novembre 2009 09h34
    Échouer
    "Échouer" est un verbe intransitif. Voir dans votre Robert.

  • Phil Ippe
    Inscrit
    jeudi 5 novembre 2009 09h53
    typiquement quebecois...
    On met un effort enorme et titanesque pour faire reussir des gens qui ne peuvent pas ou ne veulent pas reussir. On a diabolisé les cours de techniques au secondaire et on veut à tout prix gonfler les chiffres des taux d'acces au cegep et à l'université...au lieu de se concentrer sur ceux qui sont bons et réussissent, on mélange tout ca pour faire un melting pot déroutant pour tout le monde, de l'étudiant au directeur d'école.
    Comment peut-on etre accepté au cegep sans être parvenu à réussir les matieres de bases, en particulier le francais? À quoi sert le secondaire? Quand un étudiant n'est pas assez discipliné pour réussir dans un cadre aussi ''ordonné'' que le secondaire....comment pourra-t-il réussir dans un cadre comme le cegep ou il n'est plus encadré et dois agir comme un adulte et gerer son temps (en plus de devoir aller a la petite ecole en meme temps). Il me semble que de plus en plus l'education fonctionne à la methode essaies et erreurs et que 90% du temps on est dans l'erreur.
    La nouvelle generation qui s'en vient, celles des enfants rois eleves en garderie dans des familles non-traditionnelles (cote quebecois pur laine) et des enfants d'immigrants peu intégrés issus de famille tres traditionnelles et religieuses (surtout à Montréal)...va vraiment demontrer comment la discipline est le moteur de la reussite et de la paix sociale et non pas les prieres ou l'aveuglement de fonctionnaires utopistes et reveurs.

  • Stéphane Doré
    Abonné
    jeudi 5 novembre 2009 11h18
    Du calme! Que 45% des inscris réussissent c'est déjà ça de sauvé.
    Maintenant qu'on a identifié un manque d'encadrement, corrigeons le tir et visons à hausser les stats de succès.

    Et non ce n'est pas du gaspillage de fonds publiques. Chaque personne qu'on réussi à former en plus alors qu'on ne le faisait pas avant représente un gain pour notre bassin de main-oeuvre qualifiée.

    Il n'y a pas que les notes qui comptent dans la vie. Les capacités et compétences ne sont pas toujours le reflet direct des notes académiques.

  • Yves Bertrand
    Inscrit
    jeudi 5 novembre 2009 11h40
    Nivellement vers le bas
    Oh, que vous avez tous (tes) raison...

  • Francesca Désilets
    Inscrite
    jeudi 5 novembre 2009 12h04
    Un secondaire 6 optionnel pour les étudiants n'ayant pas réussi le DES
    Plutôt que de faire passer les étudiants ayant échoué un cours du secondaire directement au Cégep, je leur ferai suivre une année supplémentaire de secondaire. Un secondaire 6 pour leur faire terminer le ou les cours échoués et des cours supplémentaires pour faciliter la transition avec le Cégep ou la vie d'adulte. Un secondaire 6 qui combinerait études et travail et qui amènerait progressivement l'étudiant à gérer son temps, son budget et à réfléchir à sa carrière d'avenir pour mieux s'y préparer. Ce secondaire 6 rattraperait le retard tout en permettant de prendre de l'avance pour la suite pour mieux réussir au Cégep ou sur le marché du travail. Il serait encadré par les enseignants des cours qu'ils ont échoué et par des intervenants qui seraient moins des pédagogues que des guides de vie et d'apprentissage.

    Il y a quelques années j'ai eu l'occasion de revoir une professeure du secondaire et de la remercier de nous avoir demandé de faire une recherche pour l'un de ses cours. Cette recherche, que j'ai effectué il y a 10 ans, m'avait amené vers le métier que j'exerce aujourd'hui, ethnologue, et m'avait permis de faire une réflexion philosophique qui s'est avéré fort utile dans le cheminement de mon adolescence, une période où l'on cherche notre identité. En plus, cette recherche m'avait préparée aux études post-secondaires. Quelle fut ma surprise d'apprendre que ce projet n'existait plus dans son cours parce que les étudiants ne le feraient pas! Maintenant la réflexion qu'elle voulait susciter par cette recherche prend la forme d'une discussion avec les étudiants...
    Pourtant les 4 ou 5 travaux de recherche d'une dizaine de pages que j'ai réalisés au secondaire mon préparer à la réalité post-secondaire où j'ai dû faire une recherche pour chacun de mes cours ou presque...
    Pourquoi faut-il se plier à la paresse des étudiants ? La réalité est qu'on ne fait pas toujours ce que l'on veut et que la loi du moindre effort ne prévaut pas toujours. La rigueur, la satisfaction du travail accompli et la persévérance sont à mon avis des éléments importants à développer... Et pour développer cela, il ne faut pas atténuer les difficultés auxquelles les étudiants sont confrontés. Mieux vaut apprendre à quelqu'un à pêcher que de pêcher pour lui...

  • Michel Chayer
    Inscrit
    jeudi 5 novembre 2009 13h43
    Licence grammaticale @José Igartua
    @José Igartua
    Monsieur,

    Le verbe échouer n'est pas commenté dans l'édition du Bon Usage que j'utilise (1955), tandis qu'il est notamment donné pour transitif tant dans le Bescherelle que dans le Grand Robert... quoique ce dernier réserve le verbe échouer transitif aux expressions maritimes.

    Toutefois, en dépit de l'avis de ce lexicographe et malgré la rigidité de cette syntaxe, le C.O.D. du verbe échouer pris au sens figuré est un tour usité sous un registre familier, et à notre époque c'est même une figure de style assez courante chez nombre d'écrivains...

    Ainsi, j'imagine que peu de grammairiens s'indigneraient aujourd'hui de retrouver cette licence grammaticale dans un article de presse.

  • Monia Ayachi
    Inscrite
    jeudi 5 novembre 2009 14h42
    La discipline!!!!
    « La nouvelle génération qui s'en vient, celles des enfants rois élèves en garderie dans des familles non-traditionnelles (cote québécois pur laine) et des enfants d'immigrants peu intégrés issus de famille très traditionnelles et religieuses (surtout à Montréal)...va vraiment démontrer comment la discipline est le moteur de la réussite et de la paix sociale et non pas les prières ou l'aveuglement de fonctionnaires utopistes et rêveurs » Phil Ippe
    Sincèrement, je ne trouve pas de formule magique pour la réussite des élèves que la réinsertion de la discipline dans les écoles.
    Laisser les élèves à eux-mêmes, des rois, ne servirait ni aux élèves, ni a l'école, ni aux parents.
    L'imposition de la discipline dans le milieu de l'éducation pourrait énormément sauver ce qui reste.
    Proposer toute sorte de programmes ne ferait évoluer les choses sans la sensibilisation des écoles et des parents au problème de la discipline qui peut à elle seule apportée de sérieux changements.
    Un élève ne peut apprendre à être citoyen s'il ne comprend pas le sens du savoir, le sens de limites au sein de la famille et au niveau de l'école.
    UN ENFANT RESTE UN ENFANT et tout travail basé sur la suprématie de son être ou de ses droits au détriment du bon déroulement de la fonction de l'enseignant peut ruiner la mission éducative.
    Revaloriser l'autorité du professeur, revaloriser l'autorité des directions des écoles et surtout donner plus de crédibilité à l'éducation des parents.
    L'école est un lieu de plaisir mais aussi un espace de confirmation de la personnalité.
    Sans la relecture de la discipline dans les écoles : RIEN NE VA CHANGER.

  • Michel Savard
    Inscrit
    jeudi 5 novembre 2009 17h46
    Vive notre société distincte où tu peux entrer au Cegep même si tu n'as pas terminé ton secondaire !
    Que diriez-vous d'un jeune qui ne réussit pas son examen pour conduire une automobile ordinaire mais que l'on inscrit quand même à des cours spécialisés pour devenir routier ou pilote de Formule 1 ?

  • cpoulin
    Inscrit
    jeudi 5 novembre 2009 22h07
    Une décision abbérante et injuste
    Cette décision d'ouvrir les portes des cégeps à des élèves n'ayant pas réussi leurs études secondaires, vue d'un stricte point de vue pédagogique était une grave erreur, voire une aberration. Tout laisse croire que cette décision a été prise pour des raisons qui n'avaient pas grande chose à voir avec « le bien de l'étudiant ». Rappelons que le financement des programmes dans les cégeps (comme dans les universités) est étroitement lié au nombre d'étudiants. Que la clientèle collégiale est en baisse. Que l'aide à l'apprentissage des élèves en difficulté à leur l'entrée au cégep bénéficie de programmes de financement spéciaux. Il en est de même pour les cours qui doivent reprendre dans les programmes secondaires pour adultes afin d'obtenir leur diplôme. Donc que les enseignants comme les gestionnaires ont tout intérêt à ce que la population de leur cégep ne diminue pas. Ces réalités existent et ne doivent pas nous échapper. Le temps n'est-il pas venu, dans l'intérêt public comme de celui des étudiants, d'examiner sérieusement cette mécanique au rouage grinçant? Là où coule l'argent public et privé. Claude Poulin Québec/Sillery

  • Khayman
    Abonné
    jeudi 12 novembre 2009 13h48
    Secret de Polichinelle
    «Ne serait-ce que pour cinq ou six élèves de plus qui décrochent leur diplôme chez nous, ça vaut la peine», estime Richard Pigeon.

    « Du calme! Que 45% des inscris réussissent c'est déjà ça de sauvé. » Stéphane Doré

    Ces citations montrent bien qu'il existent encore des gens qui ignorent que la seule manière efficace que les professeurs ont trouvée pour remplir les commandes de la course à la réussite est d'abaisser le niveau d'exigence.

    Je ne pourrais pas garder mon emploi si j'avais 50 % des étudiants qui échouaient systématiquement mes cours. Il faut donc adapter l'enseignement et/ou les corrections en conséquence.

    Plus j'aurai d'étudiants faibles dans ma classe, plus le niveau d'enseignement sera faible. C'est un fait.

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