Lettres - Prêts et bourses: un débat à reprendre
Bon sang, je suis un étudiant universitaire de 24 ans qui est présentement au baccalauréat. Le couperet du programme de prêts et bourses vient de s'abattre sur moi avec toute sa cruauté: je n'ai pas le droit à un seul sou, me dit-on. Je n'entre dans aucune catégorie des critères utilisés pour autoriser le droit au statut d'indépendance face aux parents. Je travaille vingt heures par semaine pour la fonction publique en tant qu'étudiant, ce qui m'apporte 900 $ mensuels. Après m'être fait dépouiller de mes obligations financières, soit le loyer et l'électricité, il ne me reste qu'un minimum pour manger. Je fais quoi?
À défaut de ne pas accorder la gratuité scolaire aux étudiants, ne serait-il pas possible de tout simplement bonifier le régime de prêts et bourses? D'en assouplir ses conditions? De prévoir plus de bourses que de prêts? Ce strict minimum paraît essentiel lorsqu'on le met en relation avec la hausse des droits de scolarité — et dans un spectre plus large, avec tous les gains potentiels mais bien réels que le gouvernement du Québec pourrait aller chercher en demandant des redevances aux compagnies minières qui pompent l'or du sol québécois, par exemple.
À défaut de ne pas accorder la gratuité scolaire aux étudiants, ne serait-il pas possible de tout simplement bonifier le régime de prêts et bourses? D'en assouplir ses conditions? De prévoir plus de bourses que de prêts? Ce strict minimum paraît essentiel lorsqu'on le met en relation avec la hausse des droits de scolarité — et dans un spectre plus large, avec tous les gains potentiels mais bien réels que le gouvernement du Québec pourrait aller chercher en demandant des redevances aux compagnies minières qui pompent l'or du sol québécois, par exemple.
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