Éducation - Les palmarès font relâche
Le ministère de l'Éducation ne peut pas fournir les données de base
Pendant que la Semaine pour l'école publique se termine, le documentaire Les Enfants du palmarès passe le processus de sélection des écoles secondaires privées et les palmarès à la déchiqueteuse. Justement, de palmarès il n'y aura point cet automne...
La saison d'inscription au secondaire — privé ou public — bat son plein, mais la guerre des palmarès est annulée cette année. Le ministère de l'Éducation remplace son système informatique: impossible de fournir les données de base qui nourrissent les deux « hit-parades » de l'enseignement, a appris Le Devoir.
« Le palmarès est remis à l'an prochain », confirme André Valiquette de l'Institut économique de Montréal (IEDM). Il a reçu au printemps un appel du ministère l'avertissant qu'un « changement de matériel informatique » l'empêchait de lui fournir les statistiques sur les écoles secondaires. « On est déçus, concède M. Valiquette. Pour les parents, c'est dommage. » L'actualité aurait publié son 10e palmarès, une étude menée depuis l'an passé exclusivement par l'IEDM. Son ancien partenaire, l'Institut Fraser, a concocté en 2008 un deuxième palmarès, publié celui-là dans Le Journal de Montréal.
Mariam Diaby, de l'Institut Fraser, confirme qu'ils annulent leur palmarès pour les mêmes raisons.
« On saute un an, mais on n'est pas déçus », dit la rédactrice en chef de L'actualité, Carole Beaulieu. « Il ne faut pas oublier [qu'avec le palmarès], nous avons soulevé le débat public, nous ne prenons pas parti. » Elle se réjouit d'ailleurs qu'un film soulève la question cet automne, même si Les Enfants du palmarès remet en question directement le bien-fondé d'un tel classement.
Canal D diffusera le 18 octobre prochain le documentaire de Marie-Josée Cardinal. Dans le pamphlet filmé l'automne dernier, en pleine période de sélection des écoles secondaires privées, les parents feuillettent le palmarès, comparent et soupèsent les options. Un « classement bidon », dit la cinéaste et narratrice qui demande: « Comment le simple passage du primaire au secondaire a-t-il pu devenir une épreuve si douloureuse et même dramatique? »
« Je l'ai fait pour les parents, pour dire que le public, c'est un choix valable, que les peurs du public sont déraisonnables », explique Mme Cardinal. « Pourquoi on [sélectionne], pour que notre école soit au premier rang du palmarès? » Selon elle, celui-ci a créé « une pression qui n'a pas cessé de grossir. Tout à coup, les parents ont voulu LA meilleure école ».
Paul Boisvenu, président de la Fédération des établissements d'enseignement privés, ne pleure pas la suspension temporaire du palmarès, même si ce dernier a souvent été accusé de faire l'apologie du privé, par la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) notamment. « On n'approuve pas la façon dont il est fait, tranche-t-il. C'est très limitant. »
L'an prochain, le palmarès de l'IEDM compilera les données des deux dernières années.
La saison d'inscription au secondaire — privé ou public — bat son plein, mais la guerre des palmarès est annulée cette année. Le ministère de l'Éducation remplace son système informatique: impossible de fournir les données de base qui nourrissent les deux « hit-parades » de l'enseignement, a appris Le Devoir.
« Le palmarès est remis à l'an prochain », confirme André Valiquette de l'Institut économique de Montréal (IEDM). Il a reçu au printemps un appel du ministère l'avertissant qu'un « changement de matériel informatique » l'empêchait de lui fournir les statistiques sur les écoles secondaires. « On est déçus, concède M. Valiquette. Pour les parents, c'est dommage. » L'actualité aurait publié son 10e palmarès, une étude menée depuis l'an passé exclusivement par l'IEDM. Son ancien partenaire, l'Institut Fraser, a concocté en 2008 un deuxième palmarès, publié celui-là dans Le Journal de Montréal.
Mariam Diaby, de l'Institut Fraser, confirme qu'ils annulent leur palmarès pour les mêmes raisons.
« On saute un an, mais on n'est pas déçus », dit la rédactrice en chef de L'actualité, Carole Beaulieu. « Il ne faut pas oublier [qu'avec le palmarès], nous avons soulevé le débat public, nous ne prenons pas parti. » Elle se réjouit d'ailleurs qu'un film soulève la question cet automne, même si Les Enfants du palmarès remet en question directement le bien-fondé d'un tel classement.
Canal D diffusera le 18 octobre prochain le documentaire de Marie-Josée Cardinal. Dans le pamphlet filmé l'automne dernier, en pleine période de sélection des écoles secondaires privées, les parents feuillettent le palmarès, comparent et soupèsent les options. Un « classement bidon », dit la cinéaste et narratrice qui demande: « Comment le simple passage du primaire au secondaire a-t-il pu devenir une épreuve si douloureuse et même dramatique? »
« Je l'ai fait pour les parents, pour dire que le public, c'est un choix valable, que les peurs du public sont déraisonnables », explique Mme Cardinal. « Pourquoi on [sélectionne], pour que notre école soit au premier rang du palmarès? » Selon elle, celui-ci a créé « une pression qui n'a pas cessé de grossir. Tout à coup, les parents ont voulu LA meilleure école ».
Paul Boisvenu, président de la Fédération des établissements d'enseignement privés, ne pleure pas la suspension temporaire du palmarès, même si ce dernier a souvent été accusé de faire l'apologie du privé, par la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) notamment. « On n'approuve pas la façon dont il est fait, tranche-t-il. C'est très limitant. »
L'an prochain, le palmarès de l'IEDM compilera les données des deux dernières années.
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