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La prime aux cancres

Christian Rioux   9 octobre 2009  Éducation
Cela se passait à une autre époque et dans un autre monde. Le jour où ma mère apprit, autour de l'âge de 15 ans, qu'elle devrait quitter l'école pour devenir caissière à l'épicerie du coin, elle s'effondra en larmes. Elle pleurait probablement son enfance disparue.

Mais elle pleurait aussi la perte d'un univers qu'elle ne retrouverait jamais. Celui de ce temps béni où chacun se voit offrir le privilège de se consacrer corps et âme aux choses de l'esprit. Ah, le bonheur de passer des heures à résoudre une équation du second degré ou à se perdre dans les pages d'un classique de la littérature.

Je parle d'un monde qui existait longtemps avant que des épiciers diplômés se mettent à parler de « gestion scolaire », d'« élèves performants », de « réussite académique » et d'« approche par compétences ». Avec le vocabulaire de l'épicerie, c'est évidemment le contenu qui a suivi.

Je n'ai donc pas été tout à fait surpris lorsque j'ai appris que trois lycées de la région parisienne allaient payer les élèves pour leur assiduité en classe. À Paris, ces jours-ci, l'affaire fait tout un tabac.

La mesure vient d'Angleterre, où c'est étrangement un gouvernement travailliste qui a inventé cette obscénité appelée « contrat d'éducation » (encore et toujours le vocabulaire de l'épicerie!). Depuis 1999, les Anglais de 16 à 19 ans peuvent recevoir jusqu'à 50 dollars par semaine pour assister aux cours. Des primes de 300 $ par année leur sont offertes s'ils atteignent les objectifs fixés par leurs professeurs.

Avec les États-Unis, le Canada a été l'un des premiers pays à importer cette recette pour combattre le décrochage scolaire. Dans le quartier défavorisé de Regent Park, à Toronto, un programme a été mis en oeuvre depuis 2001. À Verdun, près de Montréal, 127 élèves peuvent accumuler jusqu'à 2500 dollars dans leur compte s'ils terminent leur 5e secondaire et s'inscrivent au cégep. Seule différence avec la Grande-Bretagne, cette prime aux cancres est chez nous qualifiée de « bourse ». Bel euphémisme!

En France, où le décrochage n'a pas la même ampleur, la mesure vise à réduire l'absentéisme. Pudiques, les responsables expliquent que la cagnotte pouvant atteindre 15 000 $ sera attribuée à l'ensemble d'une classe dont les élèves n'auront pas été trop absents. Ceux-ci pourront acheter des ordinateurs ou faire un voyage. Mais, le collectif ayant ses limites, ils pourront aussi se payer des cours de conduite, une dépense qui peut atteindre 1500 $ et qui est obligatoire pour obtenir le permis. On a du coup appris qu'à Marseille, un lycée offrait aux élèves assidus des billets pour assister aux matchs de soccer de l'OM.

À Paris, le tollé provoqué par cette nouvelle tranche avec le silence relatif qui avait accompagné les initiatives semblables au Québec. Initiatives d'ailleurs encensées, au nom de l'efficacité, par l'homme d'affaires Jacques Ménard, auteur d'un rapport récent sur le décrochage.

En France, la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, s'est désolidarisée de son collègue de l'Éducation. « L'assiduité est le premier devoir d'un élève », dit-elle, quitte à passer pour ringarde. Même son de cloche du côté du socialiste Jean-Paul Huchon, qui qualifie cette solution de démagogique: « Le rôle de l'école n'est pas d'apprendre aux élèves comment gagner de l'argent par tous les moyens, mais de leur transmettre les savoirs et les valeurs indispensables pour leur épanouissement. » Mercredi, même le premier ministre François Fillon a exprimé ouvertement ses réserves.

Alors qu'un sondage nous apprenait cet été que près d'un Québécois sur deux approuverait une telle solution, les médias français sont montés aux barricades. Certains calculent que s'il fallait payer tous les élèves, il faudrait doubler le budget de l'Éducation, déjà pharaonique. « L'éducation n'est pas une marchandise! », clame le quotidien Libération. Exprimant l'opinion majoritaire, le pédagogue Philippe Mérieux s'est dit viscéralement horrifié. « C'est une atteinte à ce qui fonde anthropologiquement l'échange éducatif, dit-il. Ce qui fait grandir l'élève, c'est la gratification symbolique, pas matérielle. C'est la fierté d'avoir réussi, d'avoir relevé un défi. »

On connaissait la Bourse des produits financiers, celles des denrées agricoles et des chevaux. À quand une Bourse de l'éducation qui attribuera une cote à chaque activité scolaire? Cent dollars pour la réussite d'un cours de mathématiques, 75 $ pour un cours d'histoire et 25 $ pour un autre d'éducation physique. Qui dit mieux? Et pourquoi ne pas payer les élèves pour lire? Cinq dollars pour Maria Chapdelaine et le double pour Bonheur d'occasion. À cette échelle, Rabelais et VLB péteraient les 100 $. Quant à ceux qui sèchent leurs cours, pourront-ils revendre ces précieuses heures sur le marché des produits scolaires dérivés afin d'en faire bénéficier les bons élèves à qui personne n'a songé à offrir de récompense financière?

Et dire que l'école est devenue obligatoire pour empêcher les parents de forcer leurs enfants à travailler aux champs. Un siècle plus tard, voilà que la marchandisation envahit un des derniers lieux d'où elle était encore exclue.

Décidément, c'est à pleurer.
 
 
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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 9 octobre 2009 04h03
    Faut pas pleurer M. Rioux
    Chaque époque a ses avantages et ses inconvénients, c'est le Yin et le Yang qui est partout et toujours la loi universelle. Faut aussi penser à tous les bons côtés actuels de la vie sur terre malgré tous ses inévitables aléas.

    Amen et plus encore.

  • Michel Simard
    Abonné
    vendredi 9 octobre 2009 04h19
    Retour vers le passé
    Comme quoi l'économisme et la puritanisme ambiants nous font retourner plusieurs siècles en arrière, nous serons bientôt dans l'Inquisition.

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 9 octobre 2009 04h34
    Et les professeurs d'université sont payés, en nature ou en congés sabbatiques, pour se maintenir à niveau...
    Et les films sont classés bons ou mauvais selon les recettes en dollars au "box office". Les professions les plus payantes sont contingentées pour limiter la concurrence et une baisse des revenus. Les ex-présidents et hommes d'État sont grassements payés (plus que auand ils détenaient le pouvoir, pour étaler leurs anecdotes lors de dîners à $1000 le couvert et à la télévision. Allez-y, vous allez en trouver d'autres...
    Il n'y a que les artistes qui en arrachent, quoique...

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    vendredi 9 octobre 2009 06h06
    Mauvaise question
    Avec son titre « La prime aux cancres » et son texte unilatéralement orienté, Christian Rioux ne pose pas la bonne question et pérore sur des points marginaux. La vraie question, qu'il faut poser et à laquelle il faudrait répondre est simplement celle-ci : Pourquoi y a-t-il des cancres?, en reprenant ce terme qui n'est probablement pas adéquat. Si C. Rioux avait posé cette question et tenté d'y répondre, il aurait apporté une contribution intéressante aux problèmes de l'éducation, au lieu de nous servir un laïus verbeux facile et qui ne résout rien.

    Une étude, fort bien conduite, principalement par des chercheurs de l'université McGill, à Montréal, publiée dans la Harvard Educational Review (48,1) ouvre peut-être une piste de recherche. Elle date de plusieurs années déjà, mais cela ne change rien à la valeur de ses résultats. L'étude est présentée de la manière suivante par la rédaction de la revue : « Dans cet article [les auteurs] ont abordé une des plus difficiles questions de la recherche en éducation : l'effet de l'enseignant d'une classe sur le statut adulte des enfants... » L'étude porte sur les élèves d'une école d'un des plus pauvres quartiers de la ville de Montréal, qui était alors située entre une importante gare de marchandise, une usine de production d'acier, et en face de maisons closes. Des barreaux métalliques protégeaient les fenêtres du rez-de-chaussée et la cour de récréation bitumée était entourée d'un solide grillage. De 400 à 500 élèves fréquentaient cet établissement dont les classes étaient mixtes, mais les entrées et les lieux de récréation étaient séparés pour les filles et les garçons.

    L'école était bien conduite, ce qui a permis aux chercheurs de retrouver toutes les données concernant des élèves, année après année, avec les résultats de leurs QI, les commentaires des enseignants et d'autres renseignements utiles sur leurs performances et leur comportement.

    Sans entrer dans les détails des 31 pages de présentation de cette étude, il apparaît que les élèves d'une enseignante de première année, dénommée mademoiselle A, par comparaison avec ses collègues, ont obtenu de bien meilleurs résultats, notamment par un accroissement de leur QI. « Par exemple, tandis que 36 % des élèves de mademoiselle A connaissent par la suite un accroissement de leur QI, seulement un tiers de cette proportion -- 12 % -- des élèves de mademoiselle C l'obtiennent. Les données de ces résultats sont statistiquement significatives... »8

    Les auteurs concluent ainsi leur travail : « Cette étude a mis l'accent sur la relation entre les expériences scolaires et le succès de la vie d'adulte. Les résultats obtenus montrent une corrélation positive entre une enseignante de première année et le succès d'enfants d'un milieu urbain défavorisé, dans leur vie d'adulte. Plus important encore, les résultats suggèrent qu'un enseignant efficace de première année peut influencer la mobilité sociale. Nous avons décrit le processus par lequel une bonne enseignante a contribué à construire les résultats et le self-concept des élèves, de telle sorte que les fondations initiales ont donné des avantages cumulatifs dans les étapes ultérieures de la vie. »

    Si cette étude met l'accent sur des résultats, elle n'en souligne pas moins le rôle des enseignants et valorise leur action. Elle établit, certes, la responsabilité des éducateurs scolaires quant à l'avenir de leurs élèves, mais elle démontre aussi à l'évidence les bénéfices de leur action. On ne saurait parler de l'une sans mettre en valeur les autres. Et l'on peut continuer tranquillement d'affirmer que l'importance de la fonction des enseignants ne saurait être sous-estimée, même avec la présence de l'informatique, des fibres optiques ou d'autres techniques de pointe dans la salle de classe. La raison en est donnée par la structure même de notre cerveau et son organisation fonctionnelle, clés de tout apprentissage.

    Il ne faudrait sans doute pas parler de décrocheurs, mais de décrochage. Décrocheurs a l'inconvénient de sembler placer la responsabilité du décrochage sur celui ou celle qui décroche. Mais, est-ce que c'est l'élève qui décroche ou le système qui le fait décrocher? C'est une question à laquelle C. Rioux pourrait réfléchir et nous faire part de ses conclusions.

  • Claude Goulet
    Inscrit
    vendredi 9 octobre 2009 09h04
    Une autre question ...
    Intéressant le commentaire de Gabriel Racle. J'ai enseigné 32 ans au primaire et je crois aussi qu'un bon départ pour les élèves fait toute la différence par la suite. J'essaierai donc de mettre la main sur cette étude car elle me pose une autre question : la direction de l'école aurait-elle favorisé l'enseignante A en lui assignant les meilleurs élèves ?

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 9 octobre 2009 10h04
    Deux années fatiiques
    Comme le soulignent des commentaires ci-dessous, pleurer sur le passé n'arrange rien à rien. Tant et aussi longtemps que les deux premières années de scolarisation, fondamentalement fondées sur l'apprentissage de la lecture, seront confiées à des enseignantes et enseignants qui, malgré leur bonne volonté et leur dévouement, n'aiment ni lire ni écrire, une bonne part des élèves de troisième année seront déjà en voie de décrochage, incapables d'apprendre en lisant, une tâche centrale pour la suite de leur scolarisation. Où former des experts de l'enseignement de la lecture ? Dans les universités, pense-t-on spontanément. Mais qui réformera les facultés des sciences de l'éducation de ces institutions ? Et qui sélectionnera dès le secondaire les élèves qui montrent un talent certain pour l'utilisation de leur langue maternelle ? La jeunesse est l'avenir de la société ! Quelle farce !
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Jacques Morissette
    Abonné
    vendredi 9 octobre 2009 12h01
    Règle générale, l'argent ne devrait pas avoir de place à l'école.
    Votre texte est intéressant. On ne devrait pas encourager les cancres, ou les élèves qui réussissent, avec de l'argent. Faire cela, c'est comme d'injecter dans leur conscience que l'argent doit nécessairement prendre une grande valeur, être un principe de motivation dans leur vie.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 9 octobre 2009 15h05
    Toujours dans le brun, Bernard ?
    Pourquoi lisez-vous Le Devoir monsieur Brun si vous trouvez que ses journalistes ne sont pas à votre hauteur ? C'est peut-être parce qu'ils vont plus haut ? Je trouve la réserve de monsieur Rioux bien légitime. En effet, comment ne pas se désoler de voir le dieu dollars s'imprégner dans tout le parcours scolaire ?

    Claude L'Heureux, Québec

  • Simon Breton
    Inscrit
    vendredi 9 octobre 2009 17h42
    Ils prennent leur argent ailleurs déjà
    Pauvre M.Rioux, ne saviez-vous pas que les étudiants travaillent de plus en plus à temps partiel? Et de plus en plus d'heures? Dites-vous bien qu'ils n'ont pas besoin de primes pour cancres, ils sacrifient déjà leurs heures d'études à leur jobine.

  • Michel Lecomte
    Abonné
    vendredi 9 octobre 2009 21h22
    Ridicule
    Décidément M. Bernard,vous êtes à côté de vos pompes et grossier. Espérons que vous ne sévissez pas dans le monde de l'éducation.

  • Chryst
    Abonné
    samedi 17 octobre 2009 20h48
    Contre la marchandisation du savoir
    Il ne manquait plus que ça ! Acheter les jeunes pour qu'ils restent sur les bancs d'école. Comme si l'épanouissement personnel était une question d'argent.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 19 décembre 2009 14h52
    C'est simplement affreux
    C'est encourager les étudiants à la "farniente". Pourquoi se forcer, notre cher gouvernement père de famille nous pardonnera et de plus nous récompensera pour notre paresse. Comme père de famille, est ce que vous paieriez votre fils qui a passé sa vie d'étudiant à bambocher pour qu'il reprenne ses études une fois devenu adulte? et s'il est vraiment un cancre, pensez vous qu'il réussira mieux? .C,'est en raison des folies de ce genre que les Partis de droite existent. L'ADQ n'accepterait jamais une telle dérive.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 16 janvier 2010 07h14
    Il y aura toujours des cancres
    Il faut cesser de penser que tout le monde peut obtenir un diplôme d'études secondaires ou de CEGEP. Il doir exister quelque part des études ayant trait au quotient intellectuel de la population. Sans pouvoir l'affirmer, je ne serais pas surpris qu'au moins 25% de la population n'atteint pas un QI au niveau de cent. Il sert à quoi de dépenser des sommes faramineuses pour essayer d'entrer des notions abstraites dans la tête de ces personnes? Ces personnes seraient bien plus heureuses si on leur permettait de développer des habiletés manuelles, et de leur enseigner un métier qui qui les valoriseraient, au lieu de de leur faire prendre conscience chaque jour de leurs capacités intellectuelles limitées.

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    dimanche 21 février 2010 19h49
    Des actions à entreprendre en urgence
    • La réforme n'est pas en cause, c'est un manque de courage.
    L'année scolaire 2002-03 a produit au Québec 72 384 diplômés du secondaire (environ 39 000 filles). Les filles âgées de 15 à 20 ans sont 86 % à avoir en main leur diplôme d'études secondaires, comparativement à seulement 71 % des garçons du même âge.

    Beaucoup de décisions à prendre en même temps. Le début commence avec les garderies qui assurent un suivi des enfants qui seront à problèmes plus tard. Le bureau coordonnateur doit prendre en charge les cas problèmes pour faire le suivi. Mais malheureusement ce n'est pas le cas. Il offre peu de service, c'est navrant. Ce qui n’est pas corriger au début du cheminement de l’enfant, cela occasionnera la démotivation, la perte de l’estime de soi et les échecs à répétition.

    Depuis 2000, près de 400 millions ont été dépensé inutilement pour contrer le décrochage scolaire. La réussite scolaire ce n'est pas une question d'argent, mais des actions à entreprendre et à poursuivre.


    Piste des solutions

    1. Réduire le nombre des commissions scolaires. Certains vous savez qui est contre l'idée mais il faudra bien un jour y venir. Qui aura le courage pour la réussite des élèves ?

    2. Arrêter d’augmenter les subventions les écoles privées.

    Pas facile de prendre cette décision pour l'élite politique et autre. Dans le but de diminuer la bureaucratie et mettre à pieds toute la panoplie de spécialistes (ronds de cuir ) du ministère qui tire un salaire sans rien foutre que de prendre un café à notre santé et assister à des réunions comme spécialistes ou mentor. Voyez le résultat actuel que cela donne = augmentation du décrochage.

    En 2009, on a augmenté de 5 % les subventions aux écoles privées. Ce n'est pas la bonne direction à prendre pour la réussite scolaire.

    Déléguer l’autonomie aux écoles

    Le gros avantage de l'école autonome, elle peut se tourner de bord rapidement... contrairement à l'ancien modèle où il y a tellement de couches de bureaucratie! Enlever les commissions scolaires, ou presque toute, et donner à l'école (l'établissement) la direction complète: principal, enseignants, employés de soutient... répartition du budget... ce qui peut être très différent d'une école à une autre.

    Dans les commissions scolaires, l'école est toujours considérée comme une simple succursale de la commission scolaire, la décentralisation des responsabilités y reste très limitée et les directions d'école ne sont pas partie prenante de décisions qui concernent leur école et son développement.

    Pour d’autres, alors autant admettre nos limites et offrir des voies "d'évitement" supervisés à ceux qui sont "prêts" à décrocher. Solution pour des élèves du secondaire qu'à ceux du primaire. Laissons à ces jeunes la possibilité d'explorer des métiers, des sports, des occupations tout en valorisant l'effort et l'implication. L'important, c'est qu'ils puissent continuer à apprendre, à acquérir des connaissances.

    De plus , assurer un suivi serré des absences et impliquer les parents pour leur donner des outils pour le bien de leur enfant.

    Présentement cet un état de guerre continuel entre les commissions scolaires et les écoles pour établir les priorités, les budgets et autres, perte d’énergie, démotivation des conseils école.

    Soutien


    3. Dès les garderies et la maternelle offrir du soutien aux parents ayant des enfants qui seront en difficulté d'apprentissage. Par exemple l'orthopédagogie reste une mesure concrète à laquelle on se réfère, mais ses spécialistes sont souvent dépassés étant donné le nombre excessivement élevé d'élèves qu'on leur recommande. Eh bien oui, combattons le décrochage scolaire! En 2008, le gouvernement parle de l’engagement de plus de 1000 spécialiste dans son rapport des comptes publiques. Mais dans la réalité rien n’a changé dans les écoles car un employé sur deux est remplacé lors de son départ.


    4. Une école autonome donc la direction prend charge du projet école en équipe. Assurer un suivi des absences. Intégrer les parents afin de leur fournir des outils pour assurer la réussite de leurs enfants ( ateliers, conférence ).

    Le nombre d'élèves par classe devrait se situer entre 20-22... L'enseignant aurait le temps de connaître et de s'occuper de chacun, après, pourrait intervenir un "spécialiste" si nécessaire!

    5. Intégration de l'ensemble des intervenants auprès des jeunes ( garderies ,maternelles, écoles primaires, écoles secondaires )

    L'administration locale permettrait de sélectionner un personnel qui peut s'adapter au milieu et s'y installer rapidement... au lieu de prendre des années pour avoir une tâche respectable et une permanence: on a vu jusqu'à dix ans pour une personne du milieu...
    Quand un enseignant est intéressé, attaché à son milieu, le travail n'est plus une charge... les absences sont moins fréquentes ( comme les suppléances...)

    L'établissement pourrait établir des liens avec les entreprises du milieu pour des stages avec les élèves qui ont besoin de concret. Il y a des individus qui n'ont pas de secondaire V, mais qui font drôlement la "barbe" à d'autres qui ont un secondaire V, un cégep et peut être plus!...

    6. Assurer une stabilité de la direction de l’école sur une période de 4 à 6 ans. Former des équipes stables.


    Des décisions à prendre maintenant pour la réussite des élèves. Voir ce qui se passe en Finlande au sujet de la fonction d'enseignant, de programme, de matériel et de présence à l'école...
    La réussite ne sera pas une question d’argent, mais des décisions à prendre malgré les lobbys.


    Depuis sept ans, Québec investit des sommes considérables dans cette lutte contre le décrochage, et jamais nous n'avons été soumis à un tel cafouillage. «Instruire, socialiser, qualifier», selon les mots du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), tel est le mandat dorénavant. Pas mal comme principe, me direz-vous. Mais dans les faits, la mission d'enseignement a été reléguée aux oubliettes. Les classes ne sont pas seulement hétérogènes, elles sont devenues de véritables lieux anarchiques.

    Maintenant un décret pour l'enseignement durant la fin de semaine. Un décret pour des écoles religieuses juives, la ministre est tombée sur la tête.

    Cela ne fera aucune différence en éducation, mais sera encore plus bénéfique pour obtenir des votes et payer maintenant les 100,000 $ du salaire caché du premier ministre.

    C'est désolent et triste à la fois pour les nouveaux enseignants ( 1/3 ) qui quittent les écoles après 3 ans. Maintenant dans les années avenir l'on parlera du décrochage des professeurs.

    Triste situation

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