Malgré la réforme en cours - Le latin fait de la résistance
Dans les quelques établissements scolaires qui l'ont encore au programme, la langue de Cicéron suscite un regain d'intérêt parmi les élèves
Photo : Jacques Grenier
Au Collège Marie-de-France, 25 % des élèves de cinquième, niveau qui correspond à la deuxième année du secondaire, sont inscrits en latin.
Dans une société québécoise résolument tournée vers l'avenir, le latin apparaît souvent comme une langue franchement passéiste et rétrograde, qu'il faudrait définitivement enterrer. Dans les années 60, la commission Parent a bien failli y parvenir. Le latin avait alors le tort d'être la langue du clergé et l'un des piliers des études classiques dans la pure tradition jésuite. Il est donc retiré du programme obligatoire. Mais le véritable coup de grâce est arrivé ces dernières années, avec le renouveau pédagogique.
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