Lutte contre le décrochage scolaire - Les projets n'ont pas attendu le plan Courchesne
Alors que le plan pour contrer le décrochage de la ministre s'est fait attendre — il sera finalement dévoilé aujourd'hui —, la «communauté», elle, a plutôt fait figure de bon élève. Depuis quelque temps, des projets à l'initiative des entreprises, OBSL, groupes d'individus et acteurs municipaux visant à garder les jeunes sur les bancs d'école fusent de toutes parts.
Il semblerait que les recommandations du rapport fort bien accueilli du Groupe d'action sur la réussite et la persévérance scolaire, dirigé par le président de BMO Jacques Ménard, aient donné des idées. M. Ménard insiste sur le fait que «toutes les forces vives» du Québec doivent être engagées dans ce combat collectif contre le décrochage.
D'ailleurs, en collaboration avec le groupe Corus, le Groupe d'action sur la réussite et la persévérance scolaire qu'il préside lançait hier une vaste campagne de sensibilisation pour raviver l'intérêt des jeunes pour l'école. De petites capsules radiophoniques de 30 secondes auxquelles ont généreusement participé des personnalités de tous les milieux telles que Céline Dion et René Angélil, Charles Comeau de Simple Plan, Stéphane Quintal, Yvon Dechamps, Kent Nagano et Clémence Desrochers, pour ne nommer que ceux-ci, porteront sur les ondes des messages invitant les parents et la communauté à s'intéresser aux jeunes et à ce qu'ils font à l'école.
«La récréation est terminée. Informez sur leseffetsdudécrochage.com», peut-on entendre à la fin de chaque capsule audio. Démontrer cet intérêt ne serait-ce que pour un élève fera un décrocheur de moins, croient les instigateurs de cette campagne, dont le premier volet s'inscrit dans un vaste projet multimédia.
L'importance de la communauté
À l'origine, un constat: la sensibilisation des parents, des médias et de tous les acteurs de la société doit être une priorité pour contrer le décrochage scolaire. «Le groupe d'action s'était beaucoup penché sur ce qui avait fonctionné à Saguenay. On avait remarqué qu'il y avait eu beaucoup de publicité locale sur l'importance d'encourager les jeunes», a expliqué Ronald Monet, responsable des communications pour BMO Groupe financier. «Ça fait partie d'un message d'intérêt public que nous tous, parents, amis, grands-parents, devons marteler.»
Dans la même veine, la communauté d'affaires de l'arrondissement Saint-Laurent et ses employés a lancé hier «Ma carrière, mon choix», un nouveau programme de promotion des métiers d'avenir. Onze entreprises représentant 6500 employés ont accepté d'ouvrir leurs portes à des étudiants de 3e et 4e secondaire pour leur faire connaître la variété des emplois industriels, scientifiques et techniques qui existent. Ce programme, qui permet un arrimage entre l'école et l'entreprise, les employés, les élèves et les professeurs, vise ainsi à éliminer certains préjugés qui peuvent démotiver les élèves et les encourager au décrochage. Ici, on fait le pari qu'en démystifiant le marché du travail, les ados seront plus enclins à vouloir poursuivre leurs études.
La présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) s'est réjouie que les recommandations du rapport Ménard aient été entendues. «On est heureux parce que l'éducation, ça regarde tout le monde et pas seulement des gens du milieu de l'éducation. Il y a des gens qui le réalisent de plus en plus, et ça donne l'impression que le vent est en train de tourner», a dit Josée Bouchard, nouvelle élue à la tête de la FCSQ. «On est devant d'énormes défis sur les plans démocratique et économique. On a des problèmes de recrutement dans plusieurs secteurs tant dans les métiers professionnels que techniques. On ne peut qu'applaudir le fait que ce soit des gens de l'extérieur de l'école qui décident d'embarquer dans le train et d'investir des sommes pour garder nos jeunes à l'école.»
Optimisme quant au plan
Se disant optimiste, la présidente de la FCSQ souhaite que la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, manifeste le même enthousiasme devant ce genre d'initiatives. Elle souhaite que le plan d'action pour la persévérance scolaire de la ministre reconnaisse le rôle que peuvent jouer les commissions scolaires dans sa mise en oeuvre et qu'il fasse une grande place à la valorisation de l'école publique.
Fort attendu puisque maintes fois reporté, le plan d'action sera dévoilé au cours de la matinée devant de nombreux représentants du milieu de l'éducation. Il se veut en quelque sorte une réponse à la dizaine de recommandations du groupe présidé par Jacques Ménard, qui proposait notamment la mise sur pied de plusieurs projets pilotes auprès des enfants vivant en milieu défavorisé et de leurs parents, et la création d'une instance nationale de concertation en persévérance scolaire, à laquelle participeraient non seulement le gouvernement et le milieu scolaire, mais aussi le milieu des affaires et la société civile. Le rapport accordait également une grande place à la transition vers la formation professionnelle au secondaire.
Pour sa part, la centrale syndicale tient notamment à ce que soit abaissé le ratio maître-élèves jusqu'en 5e secondaire. Elle souhaite aussi que des postes de professionnels en éducation — orthophonistes, psychologues et autres — soient ajoutés afin de venir en aide aux enfants en difficulté.
***
Avec la Presse canadienne
Il semblerait que les recommandations du rapport fort bien accueilli du Groupe d'action sur la réussite et la persévérance scolaire, dirigé par le président de BMO Jacques Ménard, aient donné des idées. M. Ménard insiste sur le fait que «toutes les forces vives» du Québec doivent être engagées dans ce combat collectif contre le décrochage.
D'ailleurs, en collaboration avec le groupe Corus, le Groupe d'action sur la réussite et la persévérance scolaire qu'il préside lançait hier une vaste campagne de sensibilisation pour raviver l'intérêt des jeunes pour l'école. De petites capsules radiophoniques de 30 secondes auxquelles ont généreusement participé des personnalités de tous les milieux telles que Céline Dion et René Angélil, Charles Comeau de Simple Plan, Stéphane Quintal, Yvon Dechamps, Kent Nagano et Clémence Desrochers, pour ne nommer que ceux-ci, porteront sur les ondes des messages invitant les parents et la communauté à s'intéresser aux jeunes et à ce qu'ils font à l'école.
«La récréation est terminée. Informez sur leseffetsdudécrochage.com», peut-on entendre à la fin de chaque capsule audio. Démontrer cet intérêt ne serait-ce que pour un élève fera un décrocheur de moins, croient les instigateurs de cette campagne, dont le premier volet s'inscrit dans un vaste projet multimédia.
L'importance de la communauté
À l'origine, un constat: la sensibilisation des parents, des médias et de tous les acteurs de la société doit être une priorité pour contrer le décrochage scolaire. «Le groupe d'action s'était beaucoup penché sur ce qui avait fonctionné à Saguenay. On avait remarqué qu'il y avait eu beaucoup de publicité locale sur l'importance d'encourager les jeunes», a expliqué Ronald Monet, responsable des communications pour BMO Groupe financier. «Ça fait partie d'un message d'intérêt public que nous tous, parents, amis, grands-parents, devons marteler.»
Dans la même veine, la communauté d'affaires de l'arrondissement Saint-Laurent et ses employés a lancé hier «Ma carrière, mon choix», un nouveau programme de promotion des métiers d'avenir. Onze entreprises représentant 6500 employés ont accepté d'ouvrir leurs portes à des étudiants de 3e et 4e secondaire pour leur faire connaître la variété des emplois industriels, scientifiques et techniques qui existent. Ce programme, qui permet un arrimage entre l'école et l'entreprise, les employés, les élèves et les professeurs, vise ainsi à éliminer certains préjugés qui peuvent démotiver les élèves et les encourager au décrochage. Ici, on fait le pari qu'en démystifiant le marché du travail, les ados seront plus enclins à vouloir poursuivre leurs études.
La présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) s'est réjouie que les recommandations du rapport Ménard aient été entendues. «On est heureux parce que l'éducation, ça regarde tout le monde et pas seulement des gens du milieu de l'éducation. Il y a des gens qui le réalisent de plus en plus, et ça donne l'impression que le vent est en train de tourner», a dit Josée Bouchard, nouvelle élue à la tête de la FCSQ. «On est devant d'énormes défis sur les plans démocratique et économique. On a des problèmes de recrutement dans plusieurs secteurs tant dans les métiers professionnels que techniques. On ne peut qu'applaudir le fait que ce soit des gens de l'extérieur de l'école qui décident d'embarquer dans le train et d'investir des sommes pour garder nos jeunes à l'école.»
Optimisme quant au plan
Se disant optimiste, la présidente de la FCSQ souhaite que la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, manifeste le même enthousiasme devant ce genre d'initiatives. Elle souhaite que le plan d'action pour la persévérance scolaire de la ministre reconnaisse le rôle que peuvent jouer les commissions scolaires dans sa mise en oeuvre et qu'il fasse une grande place à la valorisation de l'école publique.
Fort attendu puisque maintes fois reporté, le plan d'action sera dévoilé au cours de la matinée devant de nombreux représentants du milieu de l'éducation. Il se veut en quelque sorte une réponse à la dizaine de recommandations du groupe présidé par Jacques Ménard, qui proposait notamment la mise sur pied de plusieurs projets pilotes auprès des enfants vivant en milieu défavorisé et de leurs parents, et la création d'une instance nationale de concertation en persévérance scolaire, à laquelle participeraient non seulement le gouvernement et le milieu scolaire, mais aussi le milieu des affaires et la société civile. Le rapport accordait également une grande place à la transition vers la formation professionnelle au secondaire.
Pour sa part, la centrale syndicale tient notamment à ce que soit abaissé le ratio maître-élèves jusqu'en 5e secondaire. Elle souhaite aussi que des postes de professionnels en éducation — orthophonistes, psychologues et autres — soient ajoutés afin de venir en aide aux enfants en difficulté.
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