Avis favorable à une hausse des frais chargés aux étudiants étrangers
Le comité consultatif sur l'accessibilité financière a rendu hier deux avis, l'un concernant les hausses des droits de scolarité des étudiants étrangers inscrits dans les cégeps publics ou privés, l'autre sur l'indexation du programme de prêts et bourses. Dans le premier avis, s'il reconnaît que les droits de scolarité devraient être haussés de près de 7 % par année au cours des trois prochaines années, le comité recommande néanmoins que cette augmentation n'entre en vigueur que l'année prochaine, donnant ainsi aux quelque 800 étudiants étrangers visés par la mesure, un délai raisonnable d'adaptation.
Dans le second avis, le comité, composé de 17 membres nommés dont des étudiants, des administrateurs d'universités et de cégeps et d'enseignants, suggère également que les collèges publics et privés se dotent de mécanismes permettant d'aider les étudiants étrangers qui éprouvent des difficultés financières durant leurs études.
Il salue la décision de la ministre de l'Éducation d'avoir recommencé, en 2007, à indexer les programmes d'aide financière. Se disant préoccupé des effets à long terme que peut avoir le recours à un taux prévisionnel, le comité consultatif a recommandé à la ministre d'instaurer un mécanisme annuel d'ajustement du taux prévisionnel à la réalité observée pour l'année de référence.
Cette mesure est appuyée par la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ). «Des éléments de propositions ont déjà été repris par la ministre, mais on sent que parfois que l'obligation de consulter est prise à la légère», a dit le président de la FECQ, Xavier Lefèbvre-Boucher. La FECQ appuie également le délai d'un an que recommande d'accorder aux étudiants étrangers le comité consultatif avant de hausser les droits de scolarité. La hausse, qui varie selon trois catégories de formation, se chiffrerait entre 1718 $ et 2662 $, sur trois ans. «Ce n'est pas rien. Si on regarde les étudiants étrangers dans la troisième catégorie, ça va leur coûter 13 500 $ pour étudier au cégep!», a dit M. Lefèbvre-Boucher.
Il souhaite en outre un véritable débat de fond sur la question des étudiants étrangers. «Veut-on financer les cégeps avec l'argent des étudiants étrangers? [...] N'est-on pas capable d'offrir une formation à faible coût de façon à favoriser notre mission internationale et humanitaire de former des gens de partout dans le monde qui n'en ont pas nécessairement les moyens?»
Dans le second avis, le comité, composé de 17 membres nommés dont des étudiants, des administrateurs d'universités et de cégeps et d'enseignants, suggère également que les collèges publics et privés se dotent de mécanismes permettant d'aider les étudiants étrangers qui éprouvent des difficultés financières durant leurs études.
Il salue la décision de la ministre de l'Éducation d'avoir recommencé, en 2007, à indexer les programmes d'aide financière. Se disant préoccupé des effets à long terme que peut avoir le recours à un taux prévisionnel, le comité consultatif a recommandé à la ministre d'instaurer un mécanisme annuel d'ajustement du taux prévisionnel à la réalité observée pour l'année de référence.
Cette mesure est appuyée par la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ). «Des éléments de propositions ont déjà été repris par la ministre, mais on sent que parfois que l'obligation de consulter est prise à la légère», a dit le président de la FECQ, Xavier Lefèbvre-Boucher. La FECQ appuie également le délai d'un an que recommande d'accorder aux étudiants étrangers le comité consultatif avant de hausser les droits de scolarité. La hausse, qui varie selon trois catégories de formation, se chiffrerait entre 1718 $ et 2662 $, sur trois ans. «Ce n'est pas rien. Si on regarde les étudiants étrangers dans la troisième catégorie, ça va leur coûter 13 500 $ pour étudier au cégep!», a dit M. Lefèbvre-Boucher.
Il souhaite en outre un véritable débat de fond sur la question des étudiants étrangers. «Veut-on financer les cégeps avec l'argent des étudiants étrangers? [...] N'est-on pas capable d'offrir une formation à faible coût de façon à favoriser notre mission internationale et humanitaire de former des gens de partout dans le monde qui n'en ont pas nécessairement les moyens?»
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