Courchesne défend le cours d'histoire
Québec — La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, soutient que le nouveau cours «Histoire et éducation à la citoyenneté» (HEEC), enseigné depuis septembre 2007 en troisième et quatrième secondaire, est «conforme à notre identité et aux faits historiques du Québec». Elle répondait en Chambre à une question du critique péquiste Pierre Curzi au sujet d'une étude très critique du cours HEEC, signée par l'historien Charles-Philippe Courtois et publiée mardi.
Dans son étude effectuée pour l'Institut de recherche sur le Québec (irq.qc.ca), M. Courtois conclut que ce nouveau cours d'histoire met «l'école au service du multiculturalisme canadien», ce qu'aucun parti n'a souhaité au Québec. Il qualifie le cours de «dénationalisé» et d'apolitique: «La Révolution tranquille n'y a plus rien de national. "Maîtres chez nous" et "Égalité ou indépendance" ne font pas partie de l'exposé.» Il parle de «la censure mémorielle du rapport Durham».
Jean-Marc Fournier avait réglé les problèmes soulevés en 2006, a répondu Mme Courchesne. Du «contenu de formation lié à la conquête» a, selon ses dires, été ajouté. «Il y a eu aussi ajout sur l'idée d'appartenance nationale au Québec d'aujourd'hui, et plusieurs textes historiques ont été précisés.» La ministre s'en est ensuite prise à M. Courtois, en disant qu'il ne fallait pas «mélanger l'interprétation d'un chercheur à ce qu'on retrouve véritablement dans nos livres d'histoire». Se basant sur une déclaration de
M. Courtois à La Presse, la ministre a affirmé que l'historien aurait souhaité que des «plateformes des partis politiques soient contenues dans les programmes d'étude», idée qu'elle refuse.
Joint par Le Devoir, M. Courtois a rappelé que la Société des professeurs d'histoire appuyait sa critique, et il a ajouté que «cette question transcende les lignes partisanes» et condamne le «biais idéologique très critiquable inséré dans le cours d'histoire et d'éducation à la citoyenneté».
Dans son étude effectuée pour l'Institut de recherche sur le Québec (irq.qc.ca), M. Courtois conclut que ce nouveau cours d'histoire met «l'école au service du multiculturalisme canadien», ce qu'aucun parti n'a souhaité au Québec. Il qualifie le cours de «dénationalisé» et d'apolitique: «La Révolution tranquille n'y a plus rien de national. "Maîtres chez nous" et "Égalité ou indépendance" ne font pas partie de l'exposé.» Il parle de «la censure mémorielle du rapport Durham».
Jean-Marc Fournier avait réglé les problèmes soulevés en 2006, a répondu Mme Courchesne. Du «contenu de formation lié à la conquête» a, selon ses dires, été ajouté. «Il y a eu aussi ajout sur l'idée d'appartenance nationale au Québec d'aujourd'hui, et plusieurs textes historiques ont été précisés.» La ministre s'en est ensuite prise à M. Courtois, en disant qu'il ne fallait pas «mélanger l'interprétation d'un chercheur à ce qu'on retrouve véritablement dans nos livres d'histoire». Se basant sur une déclaration de
M. Courtois à La Presse, la ministre a affirmé que l'historien aurait souhaité que des «plateformes des partis politiques soient contenues dans les programmes d'étude», idée qu'elle refuse.
Joint par Le Devoir, M. Courtois a rappelé que la Société des professeurs d'histoire appuyait sa critique, et il a ajouté que «cette question transcende les lignes partisanes» et condamne le «biais idéologique très critiquable inséré dans le cours d'histoire et d'éducation à la citoyenneté».
Haut de la page

