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Courchesne défend le cours d'histoire

Antoine Robitaille   14 mai 2009  Éducation
Québec — La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, soutient que le nouveau cours «Histoire et éducation à la citoyenneté» (HEEC), enseigné depuis septembre 2007 en troisième et quatrième secondaire, est «conforme à notre identité et aux faits historiques du Québec». Elle répondait en Chambre à une question du critique péquiste Pierre Curzi au sujet d'une étude très critique du cours HEEC, signée par l'historien Charles-Philippe Courtois et publiée mardi.

Dans son étude effectuée pour l'Institut de recherche sur le Québec (irq.qc.ca), M. Courtois conclut que ce nouveau cours d'histoire met «l'école au service du multiculturalisme canadien», ce qu'aucun parti n'a souhaité au Québec. Il qualifie le cours de «dénationalisé» et d'apolitique: «La Révolution tranquille n'y a plus rien de national. "Maîtres chez nous" et "Égalité ou indépendance" ne font pas partie de l'exposé.» Il parle de «la censure mémorielle du rapport Durham».

Jean-Marc Fournier avait réglé les problèmes soulevés en 2006, a répondu Mme Courchesne. Du «contenu de formation lié à la conquête» a, selon ses dires, été ajouté. «Il y a eu aussi ajout sur l'idée d'appartenance nationale au Québec d'aujourd'hui, et plusieurs textes historiques ont été précisés.» La ministre s'en est ensuite prise à M. Courtois, en disant qu'il ne fallait pas «mélanger l'interprétation d'un chercheur à ce qu'on retrouve véritablement dans nos livres d'histoire». Se basant sur une déclaration de

M. Courtois à La Presse, la ministre a affirmé que l'historien aurait souhaité que des «plateformes des partis politiques soient contenues dans les programmes d'étude», idée qu'elle refuse.

Joint par Le Devoir, M. Courtois a rappelé que la Société des professeurs d'histoire appuyait sa critique, et il a ajouté que «cette question transcende les lignes partisanes» et condamne le «biais idéologique très critiquable inséré dans le cours d'histoire et d'éducation à la citoyenneté».






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  • Robert Henri
    Inscrit
    jeudi 14 mai 2009 07h24
    Il faut sauver la mémoire de la Nation
    « Les élèves vont suivre leur cour «Histoire et éducation à la citoyenneté» et pour ne pas être assimilés à la société «canadian» et oublier tout ce que nous et nos ancêtres ont subi, les parents devront enseigner à leurs enfants l'Histoire du Canada et des Canadiens devenus Québec et Québécois.

    «Le Livre Noir du Canada»
    «Histoire Sociale des Idées au Québec» T I et II
    «Le Rapport Durham» même pour nous rappeler ce que l'Anglois pense de nous.

    Un cours d'histoire doit servir la mémoire collective pour éviter les erreurs passées, pour reconnaître les dangers déjà rencontrés par la Nation mais pas pour faire de petits citoyens bien sages et soumis. Surtout pas pour faire de petits Libéraux bien frisés. Jamais! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 14 mai 2009 22h05
    Il n'y a qu'une histoire, plusieurs interprète
    « Il n'y a qu'une histoire, plusieurs interprète, il n'y a qu'un pays le Canada.
    Donc il ne devrait y avoir qu'une histoire la même pour tous. Que des colons français aient été tué par des colons anglais, c'est de l'histoire et l'histoire est la même pour l'anglais que pour le français. Il y a eu mort UN POINT C'EST TOUT. Car ceux qui vivent aujourd'hui ne sont plus les même.
    Et quand M. Henri tente de perpétuer la haine des anglais avec une histoire biaisé qui a pour but de créer des nationaliste raciste et haineux comme lui et ses semblables.

    Le gouvernement fédéral devrait préparer un cour d'histoire Canadienne et en imposé l'enseignement coast to coast, comme cela d'ici une génération ou deux il n'y aura plus de division causé par des interprétaion séparaciste de l'histoire
    Il n'y aura qu'une histoire Canadienne.

    Et pour les séparacistes qui sont en désaccord je leur dit d'aller prendre un café, ou bien se la fermer car NOUS somme la majorité. Deux référendum et TOUS les sondages le démontre. »

  • Jacques Dubreuil
    Inscrit
    vendredi 15 mai 2009 06h28
    Histoire du Québec
    « À lire les commentaires de monsieur Claude Archambault ou la doctrine de Durham dans le texte ne peut que nous faire haïr l'idéologie canadienne officielle parce qu'on perçoit le mépris dans lequel les Québécois sont tenus, tant par les meneurs d'opinion anglais que par les collabos qu'ils réussissent forcément à se faire.
    C'est dommage parce que l'histoire, cette maîtresse science, ne vaut que par l'inspiration dont elle remplit l'esprit et le coeur des gens à qui elle s'adresse. Le malaise, pour ne pas dire la confrontation, que créent la sélection et l'interprétation des faits subsisteront tant que l'objet de l'étude historique ne sera pas bien défini.
    Car l'historien subventionné par un Canada dominateur ou par un Québec libre ne peut pas enseigner la même vérité.
    Jacques Dubreuil »

  • André 68
    Inscrit
    vendredi 15 mai 2009 15h38
    Histoire collective & histoires individuelles
    « @ Claude Archambault :
    « Et pour les séparacistes qui sont en désaccord je leur dit d'aller prendre un café, ou bien se la fermer car NOUS sommeS la majorité. Deux référendum et TOUS les sondages le démontreNT. »

    Voilà des propos qui ont l'art de me tomber sur les nerfs... pas seulement à cause des fautes de français qu'ils contiennent, mais dans l'attitude que vous adoptez. Je vais tenter de vous expliquer encore une fois... sans vous lancer mon café à la figure, même si j'en aurais bien envie...

    Votre prétendue majorité est fallacieuse puisqu'au Parlement canadien, le gouvernement de la dernière élection démocratique est minoritaire. C'est la « coalition » qui a la balance du pouvoir et il suffirait d'une mise en commun des votes par les députés des 3 partis d'opposition (NPD, PLC & BQ) pour que de nouvelles élections canadiennes soient déclenchées ou que ce gouvernement de cons... soit remplacé. Ce gouvernement conservateur avait déjá perdu la confiance des parlementaires dûment élus et de l'ensemble des électeurs en janvier 2009 quand Harper le dictateur a manigancé avec la Gouverneure Générale la fermeture du parlement pour éviter d'être remplacé illico et a choisi despotiquement d'utiliser cet agent électoral gaspillé pour des élections qui n'ont RIEN changé au lieu de soutenir les citoyens les plus mal pris dans la crise économique qui les affecte davantage.

    Quant aux « séparacistes », ce terme inventé dont vous nous qualifiez les Québécois du haut de votre suffisance et de votre arrogante supériorité raciale habilement camouflée dans vos propos, je vous signale que plusieurs races et nations ont formé - et forment encore, quoique vous en pensiez - le Canada et le Québec depuis leurs origines politiques respectives et qu'il reste beaucoup à faire économiquement, socialement et culturellement pour répondre aux aspirations légitimes des divers groupes oubliés par votre NOUS et l'ensemble des sondages tant au Canada qu'au Québec.

    Pour en finir une fois pour toutes avec les luttes de pouvoir et les simpiternelles chicanes fédérales provinciales depuis la création de cette fédération de cons appelée « Canada », je propose que chaque groupe intéressé reprenne ses billes - i.e. ses impöts - et s'en aille jouer chacun dans sa cour librement choisie. Si la mise en commun des ressources de l'ensemble de la population ne profite pas à chacun des individus qui composent la communauté canadienne et/ou québécoise, quel est l'avantage d'y participer? Il reste encore des Québécois qui n'en sont pas conscients ni convaincus, mais ils/elles finiront bien par se réveiller un jour... avant que je ne meure !!!

    Pour en revenir au thème de cet article, l'interprération « historique » des faits et événements passés et sa transmission dans les manuels scolaires et les enseignements des professeurs, il y a autant de points de vue que d'individus et toute forme d'endoctrinement ou de recherche de consensus m'apparaît irréaliste et inutile car traditionnellement, ce sont toujours les plus forts et les plus puissants qui ont imposé aux autres leur vision du monde. Les spécialistes intéressés/ées et les journalistes du DEVOIR continuent ce combat et je les en remercie SINCÈREMENT du fond du coeur...Les citoyens ordinaires ont bien d'autres chats à fouetter et se contentent le plus souvent de ce qu'ils ont compris des histoires qu'on leur a racontées sur les bancs de l'école quand ils étaient « innocents » des enjeux socio-politiques dont ils étaient victimes.

    André Lacombe-Gosselin
    Mazatlán, Sin. Mexique
    <andre_lacombe@yahoo.com> »

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