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    Université d'Ottawa - Pour une culture de service

    Le recteur veut développer davantage la stratégie internationale de l'établissement

    2 mai 2009 |Brigitte Saint-Pierre | Éducation
    Le recteur de l’Université d’Ottawa, Allan Rock, souhaite aussi améliorer la qualité de l’expérience étudiante sur le campus.
    Photo: Le recteur de l’Université d’Ottawa, Allan Rock, souhaite aussi améliorer la qualité de l’expérience étudiante sur le campus.
    Améliorer la qualité de l'expérience étudiante, développer davantage la stratégie internationale et offrir aux membres de la communauté universitaire des occasions de se mettre au service de leur communauté, de leur pays ou du monde: voilà les trois grandes priorités d'Allan Rock, recteur et vice-chancelier de l'Université d'Ottawa, l'établissement qui accueille cette année le congrès de l'Acfas.

    L'Université d'Ottawa ouvrira l'automne prochain un bureau où des conseillers proposeront aux étudiants des occasions de se mettre au service de leur communauté, de leur pays ou du monde.

    Il pourra s'agir de bénévolat, de stages, d'échanges, d'emplois ou de travail auprès d'une organisation non gouvernementale (ONG), d'un organisme gouvernemental ou d'une entreprise. Le lieu et le moment des expériences varieront. Celles-ci pourront notamment avoir lieu durant l'été, lors d'une année de congé ou à la fin des études et se dérouler à Ottawa, dans une collectivité autochtone au Canada ou dans un pays en développement. Un diplômé en sciences de la santé pourrait par exemple transmettre des connaissances spécialisées ou encore participer à une intervention de Médecins sans frontières.

    «D'ici trois à cinq ans, mon objectif, c'est que le service aux autres ou le service du monde fasse partie intégrante de notre identité comme université», affirme Allan Rock, recteur et vice-chancelier de l'Université d'Ottawa.

    Une autre des priorités du recteur consiste à développer davantage le volet international de l'université. M. Rock évoque par exemple une augmentation des échanges d'étudiants et de professeurs et une participation accrue à des réseaux de recherche internationaux.

    Le recteur souhaite aussi améliorer la qualité de l'expérience étudiante sur le campus. Cet objectif englobe différents aspects, dont la diminution du ratio professeur-étudiants et l'accessibilité accrue des services aux étudiants.

    Promotion des langues officielles

    Dans sa planification stratégique, «Vision 2010», l'Université d'Ottawa s'était notamment fixé pour objectif de jouer un rôle de leadership en ce qui concerne les langues officielles. «L'Université d'Ottawa est la plus grande université bilingue en Amérique du Nord», fait valoir M. Rock. Le recteur affirme que l'établissement joue un rôle-clé pour la population franco-ontarienne et pour la population francophone en général.

    «Nous sommes très fiers de notre rôle de chef de file dans un réseau qui vise à favoriser la formation de professionnels dans le domaine de la santé, en français, pour que nous puissions offrir des services en français aux francophones qui sont dans une situation minoritaire, indique M. Rock. C'est drôle parce que cette démarche, ce réseau financé par le fédéral, a été conçue lors de mon passage comme ministre de la Santé. Cela a été amorcé à la fin des années 1990. Maintenant, je me trouve comme recteur de l'université qui est chef de file dans l'implantation de cette approche.»

    Le Consortium national de formation en santé regroupe des établissements d'enseignement universitaires et collégiaux présents dans différentes provinces canadiennes. Dans ce cadre, l'Université d'Ottawa a ajouté des places dans des programmes d'études liés au domaine de la santé pour permettre à un plus grand nombre de francophones issus d'un milieu minoritaire d'y accéder. Ces diplômés pourront ensuite offrir des services en français dans des collectivités francophones en situation minoritaire.

    Axes de recherche prioritaires

    La santé est l'un des axes prioritaires retenus pour le développement de la recherche à l'Université d'Ottawa. L'établissement abrite notamment un institut de cardiologie et est le siège du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires et du Réseau de cellules souches. L'université s'intéresse à la santé des populations, à la santé des femmes, à la promotion de la santé et aux soins de santé, aux neurosciences, aux sciences cardiovasculaires et à la médecine régénérative. Des chercheurs actifs en médecine et dans d'autres disciplines des sciences de la santé effectuent de la recherche dans ces domaines. «C'est devenu maintenant une activité multidisciplinaire, qui met à contribution le droit, les sciences de la gestion, les sciences humaines et sociales ainsi que les sciences naturelles et le génie», ajoute M. Rock.

    Les sciences moléculaires constituent un autre axe prioritaire en matière de développement de la recherche. «Elles peuvent déboucher sur des percées majeures dans les domaines de la santé et de l'environnement. Elles soulèvent aussi des défis éthiques et juridiques», dit le recteur. Une approche multidisciplinaire est également mise de l'avant. Des recherches sont menées sur la biologie moléculaire et la biologie des systèmes, sur les produits biopharmaceutiques, sur la catalyse et la nanotechnologie et sur la génomique écologique.

    Un autre axe prioritaire concerne la cybersociété. L'université souligne que les nouvelles technologies ouvrent la porte à des innovations dans différents domaines, notamment en santé, dans le monde des affaires, en éducation, en droit relatif à Internet et dans les arts visuels. L'établissement effectue des recherches sur des technologies-clés, sur les transactions électroniques, sur les médias et les communications numériques, sur la sûreté et la sécurité et sur des liens entre la technologie et la société.

    L'Université d'Ottawa privilégie aussi la recherche ayant trait au Canada et à sa place dans le monde. Les thèmes de recherche incluent les droits de la personne, la francophonie, le développement durable, la gouvernance et les politiques publiques, les langues officielles et le bilinguisme ainsi que le bijuridisme.

    Bilan et nouvelle planification stratégique

    L'un des objectifs de la planification stratégique «Vision 2010» était d'ancrer l'université dans le milieu de la capitale fédérale. D'autres objectifs concernaient le volet international, la recherche, l'enseignement, le bien-être de la communauté universitaire et la gouvernance.

    Dans un document publié en mars dernier, le recteur affirme que plus de 150 des quelque 200 initiatives prévues avaient été réalisées ou étaient sur le point de l'être. Cela inclut la mise sur pied d'un institut des langues officielles et du bilinguisme, l'ouverture d'un centre de formation continue, la création d'un poste de directeur aux relations gouvernementales, la signature d'ententes de collaboration internationale, la création de nouveaux programmes d'études supérieures et le lancement d'un programme d'apprentissage par l'engagement communautaire.

    L'Université d'Ottawa travaille actuellement à l'élaboration de sa prochaine planification stratégique. «On va bâtir sur la fondation qui a maintenant été établie et on va exprimer d'ici quelques mois nos ambitions pour la prochaine étape», indique le recteur.

    ***

    Collaboratrice du Devoir












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