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Copiez, collez!

Clairandrée Cauchy   11 avril 2009  Éducation
Photo : Jacques Nadeau
Le plagiat ne date pas d'hier. Mais la génération de cégépiens qui planche ces jours-ci sur des travaux de fin de session a vécu toute sa vie scolaire à l'ère d'Internet. La grande disponibilité des sources, qui ne demandent qu'à être sélectionnées (fonction «copier»), rend aussi tentante leur restitution mot à mot («coller») dans les travaux scolaires. Les collèges, premier jalon de l'éducation supérieure, prennent de plus en plus conscience du phénomène et agissent. Haro sur le plagiat dit «naïf».

Enseignant de philosophie depuis six ans au collège de Valleyfield, Philippe Dumesnil en a assez du plagiat. Tant et si bien qu'il a décidé récemment «d'abolir les évaluations à la maison comptant pour plus de 15 % de la note». Le traditionnel travail de session est donc remplacé par deux dissertations en classe.

C'est que, bon an, mal an, il détectait environ cinq ou six cas de plagiat par classe. «Il y a beaucoup de sites français sur la philosophie. Ils copient des extraits. Ce qui est un peu innocent, puisque c'est facile de retrouver le texte original. Quand je corrige une copie, je connais l'étudiant, son niveau d'écriture. Si j'ai un doute, je n'ai qu'à inscrire la formule dans Google pour trouver l'expression exacte», explique M. Dumesnil, ajoutant que l'exercice le met néanmoins de très mauvaise humeur.

Ce que M. Dumesnil a constaté de visu dans ses classes se vérifie dans les quelques rares sondages effectués sur le sujet. Dans la littérature, on estime généralement qu'environ un étudiant sur deux a déjà fait du plagiat. Aucune étude québécoise n'a cependant évalué la fréquence de ce phénomène.

Un sondage effectué auprès de quelque

17 000 étudiants universitaires mené par la chercheuse Julia Christensen Hugues, de l'Université Guelph (en Ontario), et Donald McCabe, de l'Université Rutgers (aux États-Unis), révèle que 53 % des étudiants au premier cycle ont déjà eu recours au plagiat pour un travail écrit. La définition comprenait: copier des phrases d'une source écrite ou d'Internet sans les attribuer à leur auteur, copier le travail déjà fait par quelqu'un d'autre, fabriquer ou falsifier une bibliographie, ou encore remettre un travail téléchargé d'un site Internet.

De façon plus précise, 35 % des étudiants au premier cycle disaient avoir copié quelques phrases d'Internet sans mentionner la source et 37 % avouaient avoir fait de même avec des sources écrites.

Mais est-ce nécessairement mal intentionné? Animatrice du réseau des répondants en technologies de l'information et des communications (TIC) à la Fédération des cégeps, Nicole Perreault en doute. Une part importante de ce plagiat est, selon elle, attribuable à «l'ignorance». «Souvent, ils ne savent pas qu'il faut citer, ni comment le faire. Ils ont le sentiment que, s'ils mettent le nom de quelqu'un d'autre, leur travail aura moins de valeur, ne sera plus le leur», illustre Mme Perreault, qui s'est intéressée de près au plagiat à l'aide des technologies depuis quelques années.

Elle avance aussi que le plagiat dénote un «manque de confiance» des étudiants envers leurs propres raisonnements. Ils craignent de ne pas être «à la hauteur».

Une méconnaissance du principe de la propriété intellectuelle serait également en cause. «Ils ont l'impression que ce qui est sur le Web appartient à tout le monde. Pourquoi alors citer ce qui leur appartient?», résume Mme Perreault.

Enseignante en histoire au collège Ahuntsic, Louise Forget constate elle aussi une méconnaissance des règles chez les étudiants de première année qui passent par ses classes. «Dans 80 % des cas, c'est de l'ignorance et non de la fraude. Souvent, ils sont formés comme cela au secondaire. [...] Ils se disent qu'ils ne peuvent faire mieux que ce qu'ils trouvent sur Internet, qu'ils ne feront qu'un sous-produit», fait valoir l'enseignante.

Dans son collège, les enseignants d'histoire ont convenu de ne plus demander de travaux de recherche conventionnels en première année. «Ce n'est pas endurable. Ils n'ont aucune maîtrise de la méthodologie.» Qu'à cela ne tienne, Mme Forget les met plutôt à la méthodologie intensive, leur apprenant notamment comment citer correctement un texte, résumer, paraphraser... «Ceux qui sont passés entre mes pattes ne peuvent plus prétendre en deuxième année qu'ils ne savaient pas [lorsqu'on les prend à repiquer d'Internet] ce qu'ils faisaient. S'ils le font encore, c'est en toute connaissance de cause», poursuit l'enseignante.

L'ignorance est d'autant plus difficile à plaider au collège Ahuntsic que l'établissement au grand complet a entrepris de sensibiliser les étudiants au cours des trois dernières années. Affiches sur le thème «J'ai des idées, pourquoi plagier?», dossiers remis aux enseignants pour mieux les outiller, remise de fiches plastifiées à la rentrée sur le plagiat et les sanctions encourues, déclaration systématique des cas afin de permettre le renvoi en cas de récidives fréquentes. «Avec la campagne, un étudiant ne peut plus dire qu'il était de bonne foi», résume le directeur adjoint des études, Bernard Dionne.

À l'instar d'Ahuntsic, plusieurs collèges ont entrepris récemment des campagnes antiplagiat. C'est le cas du collège François-Xavier-Garneau, à Québec, où une campagne sur la valorisation de la propriété intellectuelle a été mise en branle cette année. Une journée de formation et d'échanges pour les enseignants a été tenue à ce sujet en octobre et des affiches ont été placardée sur les murs du cégep. Là aussi, on veut mettre fin à l'excuse de l'ignorance: «Avec tous les moyens qu'on prend, l'étudiant en a entendu parler, il ne peut dire: "Je ne le savais pas"», tranche la directrice adjointe aux études, Isabelle Fortier.

Adoptant une approche un peu différente, le collège Maisonneuve a pour sa part assoupli récemment sa politique d'évaluation des apprentissages pour donner une chance aux plagieurs naïfs d'apprendre. Auparavant, tout type de plagiat ou de fraude entraînait automatiquement un zéro dans l'évaluation. Désormais, l'enseignant a la liberté de «doser» la sanction dans certains cas, lorsqu'il est question de copier-coller. «Avec Internet, si on ne les alerte pas, les étudiants ont facilement intégré l'idée que le matériel disponible appartient à tout le monde», explique le directeur des études, François Dauphin.

Mais attention, cet assouplissement ne signifie pas pour autant un relâchement. Depuis un an, tous les coupables de plagiat ou de fraude reçoivent une lettre insistant sur la gravité de leur geste et décrivant les conséquences en cas de récidive, qui peuvent aller jusqu'au renvoi du collège.

Des «Sherlock Holmes»

Dans tous les cégeps, les enseignants et les cadres contactés soulignent que, si les nouveaux moyens technologiques facilitent le plagiat, ils rendent aussi la détection plus facile. Certes, il y a les logiciels payants de détection, mais le bon «vieux» Google fait souvent le travail à merveille.

Dès le début du trimestre, l'enseignante en anthropologie Christiane Migneault met en garde ses étudiants: «Mon surnom, c'est Sherlock Holmes. Si je pense que vous avez copié, je vais le trouver. J'adore chercher, je suis une mordue de mots croisés!»

Cela dit, certains plagieurs lui bouffent un temps précieux. Récemment, un étudiant pour le moins tordu avait plagié en reproduisant mot à mot de larges extraits de certains textes. Mais voilà, il avait interverti les notes de bas de page, de façon à ce qu'il soit très ardu de le prouver. «Cela m'a pris toute une journée pour trouver d'où venait chaque paragraphe de son travail», explique l'enseignante du collège Édouard-Montpetit.

Tous les professeurs ont une pointe d'exaspération dans la voix quand ils parlent de la détection. C'est qu'ils doivent souvent s'échiner à faire la preuve du plagiat.

Mais le doute initial vient généralement rapidement. «Un enseignant m'a déjà rapporté avoir trouvé l'expression "cliquez ici" dans un travail», raconte Mme Perreault. Très souvent, c'est l'absence de fautes de la part d'un étudiant qui maîtrise peu la langue qui met la puce à l'oreille. La différence de style ou même de typographie entre un paragraphe et le reste du texte, de même qu'une bibliographie trop spécialisée, une mise en page disparate ou la présence de sites Internet inactifs en référence sont aussi de bons indices, poursuit Mme Perreault.

Pour décourager le plagiat, elle suggère notamment de varier systématiquement les sujets de travail et, surtout, de proposer des thèmes liés à l'actualité, lorsque la discipline s'y prête. Les enseignants ont aussi avantage à diversifier leurs méthodes d'évaluation. «Il est très difficile pour un étudiant de faire un exposé oral lorsqu'il a plagié», avance Mme Perreault. Il est possible aussi d'évaluer les étapes de réalisation du travail et non seulement le produit final, ajoute-t-elle.

Certes, il y aura toujours des tricheurs, des fraudeurs, des étudiants mal intentionnés. Mais parions qu'avec le temps, la vigilance et la sensibilisation, le bête copier-coller pourrait passer un peu de mode...






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  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    samedi 11 avril 2009 03h42
    Dès 1990...
    « Enseignant en philosophie au collège de Matane depuis 1974, j'avais pris la décision, dès 1990, d'abolir ce que certains de mes confrères et consoeurs appelaient «les travaux longs», c'est-à-dire tous les travaux réalisés en dehors de la classe de philosophie.

    A chaque semaine, je demandais à l'étudiant, à la fin de l'exposé magistral (dois-je rappeler que je suis de la vieille école qui croit toujours à la transmission des connaissances ?), de répondre à une question portant sur la matière du cours précédent. Exercice d'écriture qui visait deux objectifs bien précis: l'élève, évidemment, devait être en classe le cours précédent s'il voulait répondre à la question posée et, conséquence immédiate, le petit travail écrit de deux pages, remis à la fin des trois périodes hebdomadaires, était rédigé, en silence, devant le professeur. Aucune tricherie possible. La semaine suivante, l'élève recevait sa copie corrigée.

    Le «travail long» était remplacé, à la fin de la session, par un examen commun donné à tous les élèves qui avaient fréquenté mes classes de philosophie pendant le trimestre. Examen donné dans le grand gymnase du Cégep. 150 élèves qui composaient pendant trois heures, sous l'oeil vigilant de leur professeur attitré. Cet examen final comptait pour 40 % de la note globale.

    Instauré en 1990 - donc il y a 19 ans - ce geste de la remise à l'honneur de l'écrit exécuté au même moment par tous mes étudiants, provoqua l'hilarité de bien de mes confrères et consoeurs dans l'enseignement, qui me taxèrent d'un retour à la pratique des bons examens traditionnels. Deux ou trois ans plus tard, plusieurs membres du corps professoral m'imitaient. Ils me félicitèrent de les avoir éveillés à une telle pratique qu'ils jugeaient toute normale.

    Félicitations à l'auteur de cette initiative rapportée par LE DEVOIR, en ce samedi saint. En espérant qu'elle soit imitée par les autres professeurs de philosophie du Québec. Il ne manque qu'un ou deux autres pas pour compléter la démarche toute naturelle de la vérification de l'acquisition des connaissances: un programme commun élaboré par des philosophes chevronnés, des livres communs à tous les élèves du Québec, et tout naturellement, un EXAMEN COMNMUN donné par le Ministère de l'Éducation. Et corrigé par des personnes indépendantes de l'institution locale. Ça viendra...mais dans combien d'années?

    «Le progrès, c'est souvent le retour à des choses oubliées», disait Rostand. Le naturaliste et biologiste a bien raison. Il n'y a qu'une façon de vérifier si un élève sait quelque chose sur un savoir donné: le lui demander par un écrit rédigé devant le professeur. »

  • Daniel Beaudry
    Abonné
    samedi 11 avril 2009 07h38
    Faire une pierre 2 coups
    « Évaluez les étudiants sur leur capacité de penser et de poser un jugement sur un sujet en leur faisant répondre en classe par écrit à des questions qui nécessitent une compréhension et une maîtrise du sujet qui a fait l'objet d'un travail. Cela se triche difficilement. Beaucoup d'étudiants sont à la recherche d'un diplôme et non de compétences et connaissances. Je me base pour ce commentaire sur l'observation d'un professeur d'une université anglophone de Montréal.
    Les présentations orales et les forums de discussion se prêtent moins au plagiat.
    Donc une pierre 2 coups: Éviter de récompenser les tricheurs et exiger la démonstratin de la compétence, particulièrement l'aptitude à penser en même temps que l'attitude à le faire.
    Daniel Beaudry »

  • André Joyal
    Inscrit
    samedi 11 avril 2009 07h51
    Pas seulement au CEGEP
    « J'invite tous les intéressé par ce sujet à communiquer avec ma collègue de Genève, la professeure Michelle Bergadaà à :

    Michelle.Bergadaa@hec.unige.ch

    Depuis plusieurs années cette universitaire fait des recherches sur le plagiat et son site

    http: responsable.unige.ch

    contient une somme considérable d'information et de témoignage.

    André Joyal
    UQTR »

  • Johanne Bouthillier
    Inscrite
    samedi 11 avril 2009 10h17
    C'est un jeu qui se joue à deux
    « Il n'y a rien de plus facile que de détecter la fraude, surtout le copier-coller. Pas besoin d'être Sherlock Holmes et d'y passer la journée. Trouver une seule phrase mot pour mot sur Google - sans citation - suffit pour prouver le plagiat.

    L'article présente d'excellents moyens de détecter et de décourager le plagiat. Les dissertations en classe en sont un des meilleurs.

    Les profs doivent éviter de se faire les complices du plagiat en donnant des travaux qui le permettent et en laissant les copieurs impunis. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 11 avril 2009 10h57
    Ignorants mais pas idiots
    « Ils comprennent bien qu'il n'y a pas de différence de fond entre copier-coller et "citer correctement un texte, résumer, paraphraser".

    Les "profs" qui arrivent dans nos écoles aujourd'hui ne sont plus que ça, des "répéteurs". »

  • Carol Vadnais
    Inscrite
    samedi 11 avril 2009 10h58
    La faute du secondaire!
    « Comment ne pas rager en lisant ce passage: «Souvent, ils sont formés comme cela au secondaire. [...]»

    Comme si on leur montrait à plagier... Désolé, mais j'enseigne à mes élèves ce qu'est une paraphrase et une citation. J'enseigne ce qu'est une référence. J'enseigne ce qu'est le plagiat et la propriété intellectuelle. J'enseigne cela comme bien de mes collègues, d'ailleurs.

    Les enseignants ont les épaules larges, mais pourrait-on ne pas en rajouter.

    Ah oui! Les professeurs d'université trouvent que leurs élèves ne savent pas penser. Il paraitrait que c'est la faute du cégep... »

  • Patrick Mineault
    Inscrit
    samedi 11 avril 2009 13h11
    Dissertation en classe - vraiment?
    « Bien que je peux comprendre le souci d'éliminer le plagiat, la dissertation en classe n'est pas une panacée. La dissertation en classe et le travail de fin de session testent des aspects différents de la compréhension. La dissertation en classe, de courte durée, teste surtout la compréhension générale, l'apprentissage des concepts généraux liés au cours, l'abilité de produire un texte dans un cours lapse de temps. Le travail de fin de session (du moins lorsque bien executé!) examine la capacité de recherche, de synthèse et d'analyse de l'étudiant, ce qu'on pourrait appeler un deuxième niveau de compréhension. Dire qu'on peut remplacer un par l'autre afin d'éviter le plagiat est fallacieux; tout au plus, on peut mitiger les problèmes liés au plagiat en utilisant plusieurs techniques d'évaluation complémentaires dans un même cours. L'utilisation abusive de la dissertation en classe pose de sérieux problèmes; l'étudiant focalise son effort à répondre de façon correcte à des questions d'ordre général. On le prépare peu ou pas à l'analyse et à la critique qui lui seront essentielles en fin de bacc ou au 2ème et 3ème cycle (et en général dans la vie). À lire sur ce sujet: Richard Feynman dans Surely You're Joking Mr Feynman, sur le système d'éducation brésilien. »

  • Melanie gelinas
    Inscrite
    samedi 11 avril 2009 19h01
    Connaissez-vous le logiciel "Turnitin"?
    « Dans certaines écoles, on nous incite à utiliser un outil fort performant qui permet de comparer le travail d'un élève à tous les textes publiés sur le Web et à tous les travaux intégrés dans la banque de données du logiciel. Le résultat est "soufflant" : tous les passages sont identifiés par des codes et le taux de plagiat potentiel est lié à un pourcentage, il ne s'agit plus pour le prof de jouer à la police, mais de constater de quelle façon l'élève a travaillé. Je l'utilise dans mon école et je dirais que cela me permet de dissuader des jeunes de copier, de voir de quelle manière mes élèves travaillent et, surtout, cela me permet de peaufiner une évaluation en ne brûlant pas mes meilleurs sujets : je peux toujours, d'une année à l'autre, conserver une banque de données des travaux que j'ai reçus. Et si on travaille de concert avec un collègue, au secondaire par exemple, on ne risque pas de se faire refiler le travail d'un élève d'une autre classe ou celui d'un cousin ou d'un grand frère.

    Turnitin.com. Allez voir. Qu'en pensez-vous ?

    MG »

  • Melanie gelinas
    Inscrite
    samedi 11 avril 2009 19h03
    Connaissez-vous le logiciel "Turnitin"?
    « Dans certaines écoles, on nous incite à utiliser un outil fort performant qui permet de comparer le travail d'un élève à tous les textes publiés sur le Web et à tous les travaux intégrés dans la banque de données du logiciel. Le résultat est "soufflant" : tous les passages sont identifiés par des codes et le taux de plagiat potentiel est lié à un pourcentage, il ne s'agit plus pour le prof de jouer à la police, mais de constater de quelle façon l'élève a travaillé. Je l'utilise dans mon école et je dirais que cela me permet de dissuader des jeunes de copier, de voir de quelle manière mes élèves travaillent et, surtout, cela me permet de peaufiner une évaluation en ne brûlant pas mes meilleurs sujets : je peux toujours, d'une année à l'autre, conserver une banque de données des travaux que j'ai reçus. Et si on travaille de concert avec un collègue, au secondaire par exemple, on ne risque pas de se faire refiler le travail d'un élève d'une autre classe ou celui d'un cousin ou d'un grand frère.

    Turnitin.com. Allez voir. Qu'en pensez-vous ?

    MG »

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    samedi 11 avril 2009 22h28
    on pourrait se demander pourquoi le monde occidental devient de plus en plus « eduqué »
    « le deuxième cycle de jadis, est-il premier cycle d'aujourd'hui ?

    une éducation authentique se colle-t-il ?

    http://francsois.blogspot.com/ »

  • Marie-Michèle Coulombe
    Abonnée
    dimanche 12 avril 2009 02h27
    À monsieur Mimeault
    « Clairement, l'HABILETÉ à rédiger des textes en un COURT LAPS de temps et sans faute n'est pas votre force... Mettre le mot panacée en début de texte ne fait pas la force de votre commentaire. Ironie s'il en est... Le contenant ne fait pas le contenu, du moins dans ce cas, ne le supporte pas! J'irai tout de même lire ce texte de Monsieur Feynman. »

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 12 avril 2009 09h04
    L'exemple vient de haut
    « Allez lire le texte de Madame B sur la résurrection et comparez avec le commentaire qu'elle a fait vendredi soir à Sophie Thibeault pis vous allez voir que l'exemple vient de haut! De très haut. »

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    dimanche 12 avril 2009 16h03
    Copions-Collons ? ... Allons-donc ! ... ?
    « Bon Dimanche Honorable tout le Monde !

    Grands mercis pour cet Article sur le Phénomène du "Plagiat" à l'École ou du Monde de l'Éducation !

    C'est fascinant de savoir que nous ne savons pas grand-chose du "Plagiat" comme phénomène de Transmission et d'Éducation populaires !

    Tout le Mode de notre Civilisation semble reposer sur le "Mimétisme", une façon bien-timide d'apprendre et de faire-apprendre !

    Un Exemple ? Du Petit Prince ?

    Oui !

    Lorsque le Petit Prince demanda à l'Aviateur de Dessiner un Mouton, il lui Dessina une Boîte de Carton, une Boîte carrée à souhait. Et le petit Prince en fut "triste" !

    Si l'Aviateur avait eu un Exemple de Mouton devant lui, il l'aurait dessiné tel-quel, tel un COPIÉ-COLLÉ !

    De fait, dans les Classes de la pré-maternelles, lorsqu'on demande à un Enfant de Dessiner, aussi, un Mouton: il prend l'exemple d'un Croquis, le dessine et, ensuite, signe son oeuvre ce, sans écrire d'où vient ce Dessin qu'il vient de Reproduire à main levée !

    Et, depuis ce temps, le Monde Copie-Colle sans s'en rendre compte !

    Copions-Collons ? ... Allons-donc ! ... ? - 12 avril 2009 - »

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    lundi 13 avril 2009 15h51
    Régurgitez!
    « Ce que l'on apprend. Quand l'on vous pause la question suivante : quel est votre objectif pour ce cours. Au début de session. Et que votre réponse est celle-ci : d'apprendre!

    Quelle sera la réaction de cette personne? Un regard surpris! Je croyais que l'université (et l'école en général) était un endroit où l'on va pour apprendre. Je crois que je me suis trompé. À en juger par la réaction du professeur qui me dit : j'apprécie votre franchise.

    Donc, il ne faut pas se surprendre du phénomène de plagiat. Il faut avoir des résultats, un papier (à l'université surtout). Restons optimistes. Ceux qui «copient » n'auront pas «assimilé» grand-chose. Ils grossiront les rangs des incompétents.

    Le véritable problème est la stagnation des connaissances. C'est le plus triste. On perd notre sens critique. C'est très dangereux de ne plus être critique. On vient à croire n'importe quoi. »

  • Jacques Baril
    Inscrit
    mardi 14 avril 2009 01h51
    Monochrome avec des nuances... et pour être dans le ton!
    « «Un baudet restera toujours un baudet!», dit un prof. «Et si on se mettait à former des boeufs!?», dit un autre. «Alors, tous au boulot et pas de c-c cette fois!», osa maman Fonfon. Méchante réforme en perspective.

    http://www.elephantgris.fr/blogosphere-en-folie/dessine-moi-un-elephant
    Ça, c'est pour nous détendre. »

  • Kris Richard
    Inscrit
    jeudi 16 avril 2009 22h36
    À Vol d'Oiseau
    « Prélude Enfant Mineur

    À Vol d'Oiseau

    Prélude Enfant Mineur


    --------------------------------------------------------------------------------

    Lorsque je me fais réveiller par le chant des oiseaux je m'efforce toujours d'essayer de comprendre ce qu'ils se disent entre oeufs.

    Il y en a qui sont nés d'une coquille trop dure et qui ont dû pousser plus fort de leurs épaules pour réussir à traverser le mur de leur prison intérieure. Il y en a d'autres qui se sont fait écraser par les pas du Pouvoir de domination de mère Loi juchée sur son trône de Parent.

    Ils racontent leurs histoires de vie comme une compétition sportive reportée par un animateur radiophonique. " Te rappelles-tu la première fois où je me suis échappé du nid familial ? Je m'étais égaré dans un champs de Raves et je suis passé à un coup de fil de me retrouver dans le ventre de la corruption du monde de la délinquance et de la drogue ! "

    Ou bien la petite Colombe qui s'était fait jeter en bas de la Cabane à moineaux du Moulin Rouge par son Beau Père parce qu'elle ne voulait plus roucouler avec lui dans son plumard les fins de semaine de visite chez sa mère.

    De toutes manières, c'est lorsque l'oisillon s'envole pour la première fois qu'il apprend à distinguer si c'est bien ou mal de voler. S'il lui arrivait de tomber du nid prématurément, sans y avoir été préparé, c'est par son instinct de survie qu'il se mettrait à battre des ailes en panique en espérant que celles-ci soient assez garnies du plus mage du savoir de l'expérience de vie afin de reprendre le contrôle de sa chute et survivre.

    Les corneilles croassent leurs mécontentement d'un automne de vie mélancolique et entament leurs cris de malheurs à la fin d'un hiver qui a été plus long que prévu. Trouveront-elles dans leur Miroir l'Image de séduction pour répondre aux besoins du Prince ou de leur corps beau ? Vont-elles s'identifier à des enfants ou le contraire si elles ont de sept à douze ans ? Les petites colombines se maquillent à 7 ans, elles séduisent à 12 ans et elles sont blasées des échanges de partenaires à 16 ans.

    Les hirondelles du printemps iront se jucher au plus haut des clochers du Canton et décolleront en formation dès le tintement du premier Carillon annonçant la prochaine Réunion de débauche. Alors que le Rouge-gorge tirera son vers du trou, le Rossignol chantera ses exploits sexuels du haut de la branche en fleur du Cerisier de la Vierge offensée.

    Le temps des Amours regroupent tous les moineaux dans un même mariage qui regardent passer les époux perchés par centaine sur le fil d'arrivée. Ils suivront ensuite les mariés comme un banc de Sardines entassées dans un trop grand océan.

    Les oiseaux n'ont pas à se soucier de la vie. Ils se contentent de manger ce qu'il y a. Ils sont libres de voler comme bon leur semble mais ils ne peuvent pas se poser n'importe où. Il y a des Prédateurs qui les guettent en espérant en faire leur dîner. Le cercle de la vie se charge de contre balancer les espèces entre elles. S'il y a trop de l'une les autres s'en engraisseront et ce à l'infini des espèces en voie de disparition.

    Notre humanité a évolué un peu sur ce même principe mais c'est entre nous que nous nous dévorons. Est-ce que le fait d'avoir été le seul parmi les millions de nos frères et soeurs spermatozoïdes à gagner le prix de la naissance programme notre raison de vouloir gagner à tout prix sur les autres ?

    Alors que des scientifiques inconséquents manipulent la génétique sans trop savoir pour quelle raison, nos enfants sont en train de se transmuter en d'horribles créatures assoiffées de faux plaisirs et d'incontinence sociale.
    Pourquoi les chats se font-ils écrasés par les automobiles ? Pourtant, s'il y a un animal qui a les réflexes aiguisés c'est bien un chat !

    C'est que la vitesse de l'automobile a dépassé celle du mur évolutif de son entendement. Si nous regardons le ciel en direction du son qu'émet un avion supersonique, nous nous apercevons que l'avion n'est pas au rendez-vous de notre regard, car il devance le son par sa plus grande vitesse. Les soldats de la première guerre mondiale allait vite se cacher en entendant un avion faisant feu sur eux. Aujourd'hui, si on entendait le son d'un avion nous serions déjà mort.

    C'est un peu le même phénomène que vit le chat. Il n'est pas dans sa nature de concevoir une vitesse plus grande que celle du chien qui lui coure après ou d'un cheval qui galope par exemple.

    Le Père se mortifiera d'avoir donné un ballon à sa petite fille de 4 ans le jour de son anniversaire si elle se fait écraser par une automobile alors qu'elle poursuivait son cadeau jusque dans la rue !
    Nous devrions toujours offrir deux ballons à notre enfant. En jouant ensemble avec le premier ballon, nous l'envoyons dans la rue intentionnellement et arrêtons l'enfant qui le poursuit à la limite de l'aire de jeu en criant un " NON " époumoné. Si le ballon est aplati par une roue d'automobile nous nous en servirons comme exemple que si l'auto le frappe il va être aplati et restera sans vie comme le ballon dégonflé.

    Depuis quelques temps nous remarquons que le Mur du Silence est Brisé par plusieurs victimes de viol et d'abus de toutes sortes par leurs victimes et ce même après 30 ou 40 ans. Cela encourage les plus jeunes à dénoncer plus tôt ces abuseurs de Pouvoir et de corruption. Cela nous aide énormément dans la lutte contre l'Intimidation, le Taxage et le décrochage scolaire, la toxicomanie, la délinquance, le suicide, etc..

    La délation devient aussi de plus en plus populaire chez les criminels en vue d'obtenir une réduction de peine. Mais cela peu engendrer une autre sorte de corruption qui appartient certes au monde des gangs de rue et des criminels, mais aussi à certains Policiers !

    Malheureusement, il y a un Mur qui s'est affaibli depuis les années de libération du joug confessionnel et l'émancipation du mouvement Hippie. Un Mur invisible, inaudible et imperceptible par les sens naturels. Le Mur garantissant la limite du bon sens entre le monde conscient et celui de l'inconscient est en train de s'effriter comme celui d'un Mur de Barrage qui laisserait s'échapper un petit filet d'eau en son centre extérieur. Une rupture est à prévoir et le raz de marée qui s'en suivrait ferait disparaître Rivière du Loup si c'était le Barrage Manic 5 qui se rompait !

    L'Inconscience Collective gagne du terrain chez notre Jeunesse et si rien n'est fait pour empêcher l'hémorragie de la délinquance et l'épandage des drogues dures dans les cours d'école, il n'y aura plus d'enfants aptes à jouer au ballon d'ici peu.

    Les jeunes sont laissés devant le vide de leur destinée et attirés hors du nid par la recherche de nouvelles sensations alors qu'ils n'ont que du duvet à la place des plumes. C'est pour cela que les jeunes s'écrasent sur le sol de la violence étau et autocratique avant la fin de leur puberté.

    Dans ce livre j'ose déclarer la corruption qui s'est installée chez certains de nos Élus qui veulent s'approprier le contrôle de l'Argent provenant des fonds Publics et des diverses subventions initialement obtenues pour aider nos jeunes.

    J'endosse personnellement tous mes dires et tous les noms qui y sont cités proviennent d'articles des différents médias et du Registraire des Entreprises du Québec. L'accès à l'information est légale et toutes mes références sont Publiques.

    Même si les oiseaux chantent toujours la même mélodie, cela ne veut pas dire que nous avons raison d'interpréter le sens de leurs paroles. J'ai écrit ce livre comme un parolier aurait placé les mots de sa chanson sur la portée d'une musique historique, politique ou humaine. C'est la raison pour laquelle j'utilise des Couplets au lieu des Chapitres.

    Les Couplets me permettent de revenir au sujet principal en variant les thèmes comme le " Je t'Aime " d'une chanson d'Amour.
    " Quand les hommes vivront d'Amour... Il n'y aura plus de misère". Chanson de Raymond Lévesque

    Notre personnage " Kiu " dit toujours qu'il enseigne à 200% la matière à enseigner parce que les apprenants ne retiennent que 50% de ce qu'il enseigne.

    La logique mathématique dit que si un clou n'entre pas dans le bois lorsqu'on frappe dessus avec un marteau, c'est qu'il faut probablement frapper plus fort.

    La logique humaine dit que si une chose n'entre pas dans une personne, c'est qu'il faut probablement pousser moins fort.
    Bonne lecture !

    Kris Richard
    16042009

    La suite
    http://17.xooit.fr/t4-MRC-Mafia-Regionale-de-Comte.htm »

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