lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 01h13
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Éducation - Le marché de l'école

Marie-Andrée Chouinard   10 avril 2009  Éducation
Le saviez-vous? Un petit marché de la réussite scolaire est en train de se tisser au Québec. On ne sait trop encore à qui il profite — assurément pas aux élèves! — mais les croque-morts se bousculent auprès du grand moribond qu'est l'éducation.

Depuis quelques mois (serait-ce depuis toujours?), l'école est sous examen. Rapports et analyses dissèquent les ratés du réseau public, pointant les défaillances: pour certains, le gigantisme du «système», devenu titan oppressant ses ouailles; pour d'autres, la rigidité des conventions collectives, laissant peu de place à l'évaluation et aux initiatives locales.

Les causes du mal sont nombreuses, et divisent les troupes: dilapidation irréfléchie des millions. Suprématie des technocrates et engouement pour les pédagogues, joués au détriment des contenus. Incapacité de l'école de s'incarner dans une collectivité, et méfiance face aux parents. Dévalorisation du public au profit du privé, sans cesse plus estimé. Mépris social pour l'éducation. Exigences des parents conjuguées à leurs tragiques carences, notamment comme pilotes de l'autorité. Déclinaison effarante des troubles d'apprentissage et autres failles comportementales des enfants. Un petit remontant avec ça?

Il y a à peine quelques mois, c'était autour de la réforme que l'on s'entre-déchirait. Désormais, le décrochage a la cote, et chacun y va de sa recette. Collectifs et regroupements se multiplient autour de la «persévérance scolaire», avidement scrutée.

Cette semaine, un autre de ces groupes miracle a présenté son croquis. Richement composé d'anciens acteurs de la scène éducative devenus sages, le Collectif pour l'éducation brosse, il est vrai, un portrait fiable de la situation, cadré sur l'autonomie des écoles. Hélas! Québec vient d'adopter une loi qui redonne la baguette au ministère, qu'on accuse pourtant de toutes parts de manoeuvrer à l'aveugle. Deux fois hélas! Ce groupe pointe avec justesse l'incapacité du réseau à délaisser les guerres de pouvoir, mais qui l'entendra?

On le craint: bientôt, l'un de ces groupes sonnera le clairon, clamant l'heure venue pour de nouveaux états généraux de l'éducation! Les derniers, toujours pertinents, remontent à... 1996! Mais ce réseau, adepte des introspections préférablement douloureuses, aime gratter ses bobos, et le faire en congrégation, certain de pouvoir réinventer l'école.

On ne pourra plus l'édifier à la manière d'antan, comme si tout était à bâtir. Au mieux, dans ce marché de la réussite où les porte-voix se font trop nombreux et épars, on pourra espérer que ce réseau apprenne à délaisser les guerres intestines pour enfin se concentrer sur les élèves.

***

machouinard@ledevoir.com
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • André Loiseau - Abonné
    10 avril 2009 04 h 22
    Courte réflexion pascale
    De récupérer les sous donnés à l'école privée et de débloquer des fonds pour la formation de nouveaux profs afin que les classes ne contiennent plus qu'un petit nombre d'élèves chacune feraient plus que mille colloques pour éviter, justement, ces solutions.
    Et nos profs, qui veulent vraiment servir l'éducation publique, seraient moins dépressifs et mieux compris. L'éducation doit s'extraire du tombeau et mener vers la lumière, pour tous.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Delisle - Abonné
    10 avril 2009 06 h 49
    Quand les auteurs de la Réforme ratée s'expriment!
    Le groupe des anciens acteurs de la scène éducative, qui se sont exprimés sur les façons de faire pour enrayer le phénomène grandissant du décrochage, ne sont-ils pas les mêmes qui nous avaient concocté cette fameuse réforme tant décriée? Il serait intéressant de regarder de près l'augmentation du décrochage des dernières années en fonction de l'application de cette nouvelle réforme. Espérons que ceux qui proposent des solutions au décrochage, aujourd'hui, ne soient pas ceux et celles qui auraient contribué à son essor!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jacques noel - Inscrit
    10 avril 2009 07 h 40
    84 millions pour financer l'éducation des Français
    7k Français viennent étudier à tarif québécois, soit 2k plutot que 14k. C'est 84 millions que ça nous coute.
    La farce dure depuis des années, le peuple le sait depuis un mais Charest ne bouge pas.

    Ca c'est à part de tout le scandale des prêts et bourses aux nouveaux arrivants. Des centaines de personnes débarquent ici chaque année comme immigrants mais au lieu de travailler et de payer des taxes, ils viennent en fait pour étudier, ils baisent le système. Ils ont donc non seulement droit au tarif québécois mais en plus ils ont droit au plein régime de prêts et bourses.

    La farce est connue depuis des années mais elle n'a jamais sorti dans les médias.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Laval Chabon - Abonné
    10 avril 2009 08 h 18
    L'Éducation moribonde
    C'est l'affaire de la police... de caractères.
    Une enquête du coroner et une autopsie seront requises.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André Provost - Abonné
    10 avril 2009 08 h 56
    Tous mes hommages à la plume de M-A.Chouinard!!!
    Pour l'instant, je suis le plus heureux de pouvoir lire vos sublimes réflexions! Il y a un grand vide lorsque vous n'êtes pas là. Un grand merci, donc, pour ce grand plaisir de vous lire.

    Amicalement,

    André Provost de Lavaltrie, mapl7@hotmail.com
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Denis Lacroix - Abonné
    10 avril 2009 09 h 37
    Autonomie à l'école...
    À l'école de choisir sa direction, ses enseignants,comment étoffer ses programmes de base, ses volumes, ses activités, ses améliorations physiques, matérielles... Le secondaire dure cinq ans... il faut agir! Ce ne sont pas de grands spécialistes qu'il faut... Ce sont des gens intéressés, des communicateurs, capables de transmettre des connaissances, du savoir vivre (éducation)... Des "réformes"... c'est du piétinement, du surplace, on en a la preuve avec toutes celles que l'on voit passer... De l'amélioration? il y a toujours de la place et c'est chacun, sur le terrain, qui doit voir et agir.
    D. Lacroix, retraité du secondaire
    d.lacroix@globetrotter.net
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Linda Bossé - Inscrite
    10 avril 2009 10 h 47
    Quand parlerons-nous des "bons coups" dans les écoles publiques?!
    On ne cesse de parler de décrochage, de mauvaise qualité de l'enseignement, de la mauvaise formation des maîtres, des ratés de la réforme, de la violence dans les écoles.... Il n'y a donc rien de positif dans les écoles publiques?! Avec ce que l'on entend et ce que l'on peut lire dans tous les médias... Il y a là toutes les raisons pour faire décrocher n'importe qui, même les jeunes les plus intéressés!!!

    Des projets extraordinaires dans nos écoles publiques, il y en a des centaines... Quand les médias en parleront-ils? Quand les médias s'interesseront-ils vraiment à ceux qui sont à l'école et qui en réalisent de beaux projets? Si on parlait davantage des bons coups, peut-être qu'ainsi les jeunes seront plus intéressés à fréquenter l'école qu'à décrocher?

    Je vous en présente deux bons coups qui j'espère intéresseront Madame Chouinard et tous les journalistes qui s'intéressent à nos jeunes.

    1 - 28 jeunes de 15 ans, de l'École secondaire Jacques-Rousseau (Longueuil) sont partis le 4 avril dernier, destination Équateur, pour faire des travaux communautaires dans une école primaire, une école secondaire et une garderie de Guayaquil. Ils sont entrés en contact avec des gens qui vivent dans le bidonville. Ils sont allés vivre quelques jour dans la communauté Quechua (communauté indigène) a CHilcapamba. Ils reviendront dans la nuit du 15 au 16 avril pour nous raconter leur expérience. Une expérience de vie extraordinaire! Pourquoi les journalistes ne s'intéresseraient-ils pas à ces jeunes qui en auront certaines beaucoup à raconter et qui pourraient valoriser l'école auprès d'autres jeunes.

    2 - Chaque année les étudiants en concentration Arts plastiques, de la même école secondaire, planifient, préparent, organisent et présentent une exposition de très grande qualité. Avec un taux de décrochage de 0%, ce programme est accessible à toutes et à tous, la seule exigence, avoir du talent et de la motivation. Croyez le ou non, il y a deux ans, la journée du vernissage de l'exposition, il y a eu une guerre de bouff à l'école... Tous les médias ont parlé de la guerre de bouff. Certains médias en ont même fait la "une", mais pas une seule ligne sur le vernissage organisé par les 28 jeunes qui avaient travaillé fort pour présenter leurs oeuvres. Il y a là toutes les raisons du monde de décrocher... Vous ne trouvez pas?!

    Si l'on cessait de financer à grands frais les écoles privées et que l'on investissait davantage dans nos écoles publiques, je suis convaincue que les projets comme ceux-là se multiplieraient un peu partout au Québec. Ce ne sont pas les idées qui manquent!

    Selon moi, au Québec, le système d'éducation favorise l'élite. On continue de financer les écoles privées qui sélectionnent leurs étudiants parmi les meilleurs. Ces écoles privées n'ont aucun mérite. Certains étudiants sélectionnés pourraient même apprendre seuls, sans enseignants. Alors que nos écoles publiques doivent composer avec des cohortes d'étudiants très diversifiées, avec les forces et les faiblesses de chacun. Nos écoles publiques doivent rivaliser d'imagination pour intéresser l'ensemble de leurs étudiants tout en essayant de compétitionner les écoles privées qui viennent leur voler la crème des étudiants de leur territoire.

    Il est plus que temps que l'on parle des "bons coups" de nos écoles publiques et que l'on cesse de dénigrer l'enseignement qui se donne dans ces établissements. Selon moi, le jour où l'on commencera à parler positivement de nos écoles publiques, les jeunes réintégreront lentement le système d'éducation puisqu'ils auront des raisons positives et valorisantes de le faire.

    Par Linda Bossé, Longueuil
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Zach Gebello - Inscrit
    10 avril 2009 12 h 40
    @Gilles Delisle ; refaites vos devoirs.
    On a trahi ma réforme
    Pour Paul Inchauspé, politiciens et syndicats sont en train de saboter l'école de demain

    "C'est de réforme du programme d'études qu'il s'agit, pas de réforme pédagogique! Ce que j'ai voulu, c'est que les pédagogies nouvelles puissent exister, et non pas qu'elles soient imposées. Et que les enseignants aient plus de liberté pour utiliser les pratiques pédagogiques qui conviennent, suivant leur jugement et les situations."(Paul Inchauspé)

    D'abord, il y a eu l'intervention des vendeurs de formations, des éditeurs, qui se sont engouffrés dans cette ouverture en vantant des pédagogies nouvelles, en disant que celles-ci collaient à l'esprit de la réforme.

    "Il y a eu aussi les batailles d'universitaires - les tenants de la conception constructiviste de l'apprentissage y ont vu l'occasion de prendre leur revanche sur les behavioristes, dont la théorie triomphait depuis les années 1970."(Paul Inchauspé)

    http://www.selection.ca/mag/2007/09/paul_inchauspe

    M. Delisle, cette réforme a été récupérée dès 2000 par les bonzes de l'OCDE, le FMI et la Banque Mondiale puis la version soviétique du constructivisme au service du marché de l'emploi et des dénationalisations a été imposée à nos mandarins du Ministère Tout Puissant de l'Éducation au Petit Québec qui ont suivi comme les renifleurs de chaires et subventions publiques qu'ils sont.

    L'État est maintenant le parent suprême. Charest le papa et Marois la maman.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Paul Lafrance - Inscrit
    10 avril 2009 13 h 19
    @ Madame Bossé
    C'est bien beau tout ça, mais pendant ce temps,ils n'étudient pas le français, l'anglais, la géographie, l'histoire, les mathématiques, l'algèbre, la géométrie, etc,etc.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    10 avril 2009 16 h 56
    À la source
    Pester contre la réforme et les contre-réformes avancées par des modernes et des anciens est une pure perte de temps et d'énergie. Le système d'éducation public continuera de créer des décrocheurs tant et aussi longtemps que les jeunes enfants qui fréquentent l'école primaire ne seront pas entre les mains d'enseignantes et enseignants choisis parmi les étudiants du secondaire et du collégial pour leur amour et leur connaissance de la langue française et de son utilisation en lecture et en écriture. Cette sélection doit commencer hier pour que les enfants de demain soient faits bons lecteurs et bons rédacteurs avant de se retrouver en quatrième année de la scolarisation primaire où ils doivent apprendre en lisant et en écrivant. Que c'est dommage, même Madame Chouinard tarde à comprendre cette évidence.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    10 avril 2009 17 h 00
    Le système public privatisé
    Au risque de passer pour un prophète de malheur, j'enjoins les chroniqueurs de l'éducation de garder l'oeil sur le gouvernement Charest pour qui la privatisation du système public d'éducation n'est qu'une question de temps et de stratégie. Charest laisse pourrir le système public. Je défends l'idée qu'il ne s'agit pas d'incompétence politique, mais plutôt de la suite de la destruction des fruits de la Révolution tranquille et du modèle québécois qu'elle a engendrée.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    10 avril 2009 17 h 02
    À Laval Chabon
    H... que c'est bon. Merci !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Linda Bossé - Inscrite
    10 avril 2009 17 h 45
    Monsieur Lafrance!!!
    Pendant ce temps, les étudiants sont tellement motivés par leurs études, que non seulement il n'y a pas de décrochage, mais en plus, le taux de réussite atteind les 90% dans ces programmes...

    Pendant ce temps, monsieur Lafrance, ma fille qui a participé au programme de concentration en Art plastique, et qui fréquente maintenant le Cégep, s'est mérité une bourse d'étude pour sa cote de rendement (ce qu'on appelle la cote "R") dans son département...

    Pendant ce temps, monsieur Lafrance, ma fille qui participe actuellement au voyage en Équateur est trilingue (français, anglais et espagnol), fait la connaissance d'autres cultures (plus efficace que dans les livres), apprend la géographie de l'Amérique du Sud sur place... Et surtout, et surtout, elle vit une expérience qui lui donnera sans aucun doute le goût d'apprendre encore plus, de poursuivre ses études, car elle apprendra là-bas que nous sommes bien chanceux de vivre au Québec...

    Monsieur Lafrance, le français, l'anglais, la géographie, l'histoire, les mathématiques, l'algèbre, la géométrie et j'ajouterai, la chimie, la physique, la politique... ne s'apprennent pas que dans les livres et avec des cours magistraux. C'est souvent dans la pratique que l'on apprend le mieux et surtout, qui donne l'étincelle à certains jeunes qui autrement auraient peut-être abandonné l'école.

    Par Linda Bossé
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André Loiseau - Abonné
    11 avril 2009 12 h 01
    @ M. Berger
    Vous avez raison M. Berger, M.Charest, fier vassal des richards, laisse pourrir le systême d'éducation comme il a fait dans les hôpitaux. Et ce n'est pas que le PLQ. M. Bouchard a aussi fait sa part en démolissant le service hospitalier. Aujourd'hui, on le voit rôder dans les officines de Paul Desmarais.
    Que vive le privé et l'élite! Que se perpétue l'hypocrisie des biens-pensants satisfaits et repus, bien assis sur le peuple qui les soutient! Si jamais ils font péter la boutique, nous sortirons nos sous plutôt que nos fusils.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Éric Fillion - Inscrit
    11 avril 2009 21 h 08
    Le "sport étudiant" comme modèle de réussite
    Pourquoi ne pas se servir de l'organisation du SÉ pour passer des messages de réussite à l'école.
    Il y a plusieurs évenements sur leur site et on ne parle jamais des exploits étudiants comme exemple dans notre société.Y pas que les Canadiens qui peuvent servir de modèles pour nos jeunes
    C'est là et c'est réel.
    Utilisons là.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
15 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012