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    Charest n'exclut pas l'adoption d'une loi spéciale pour régler la grève à l'UQAM

    8 avril 2009 |Clairandrée Cauchy | Éducation
    Le premier ministre, Jean Charest, dit vouloir laisser une chance aux négociations, mais il souligne aussi l’importance de sauver la session.
    Photo: Jacques Grenier Le premier ministre, Jean Charest, dit vouloir laisser une chance aux négociations, mais il souligne aussi l’importance de sauver la session.
    Le spectre d'une loi spéciale plane sur les négociations à l'Université du Québec à Montréal. Questionné à ce sujet, le premier ministre Jean Charest n'a pas écarté cette hypothèse, affirmant toutefois vouloir laisser une chance aux négociations.

    «On veut que les parties puissent régler leurs négociations et on va les encourager à le faire. On ne veut pas se substituer, on est conscient aussi du fait qu'il y a une session qui doit se compléter», a indiqué le premier ministre hier, ayant ajouté qu'il suit les négociations de «très très près».

    Cela dit, une part importante du règlement repose dans les mains du gouvernement, puisque l'UQAM doit déjà faire des pirouettes budgétaires pour déposer le mois prochain, comme l'a exigé la ministre de l'Éducation, un plan assurant un retour à l'équilibre complet d'ici 2013-2014.

    D'ailleurs, selon les informations recueillies par Le Devoir, les négociations avaient été suspendues jeudi dernier non pas en raison d'un désaccord entre le syndicat et la direction de l'UQAM, mais bien parce que l'envoyé spécial du gouvernement n'avait pas les marges de manoeuvre financières pour poursuivre les pourparlers. Toujours selon nos sources, le comité des priorités du gouvernement devait discuter du cas de l'UQAM hier.

    Aucune rencontre de négociation en présence du négociateur de Québec n'a eu lieu depuis. Lundi, les professeurs ont choisi de poursuivre leur grève, pour une cinquième semaine, ainsi que l'ont exprimé 91 % des 734 professeurs présents à l'assemblée, soit une centaine de plus que la semaine précédente, alors que la reconduction avait été votée dans une proportion similaire.

    «Si le premier ministre dit qu'il laisse les parties négocier, j'en conclus que c'est une bonne nouvelle pour l'UQAM et qu'il a fait ce qu'il fallait pour que les discussions puissent se tenir et avancer. Cela veut dire que de l'argent est débloqué», a réagi Michèle Nevert, la présidente du syndicat.

    Notons que l'Assemblée nationale fera relâche la semaine prochaine, pour Pâques, ce qui reporte d'autant la menace de l'adoption d'une loi spéciale, à moins que celle-ci ne soit déposée à la hâte d'ici vendredi.

    Le mouvement de grève uqamien continue par ailleurs de prendre de l'ampleur. Hier, les employés de soutien, également en processus de renouvellement de leur convention collective, membres du Syndicat des employés de l'UQAM (SCFP 1294), se sont dotés d'un mandat de grève d'une journée, à déclencher «au moment jugé opportun». «Nos membres se sentent lésés et sont exaspérés.[...] On se rend compte que nos membres ne sont pas reconnus à leur juste valeur et que nos vis-à-vis n'ont pas de réel mandat de négocier», fait valoir Roland Côté, le président du syndicat.

    Les étudiants en éducation ont par ailleurs reconduit par une mince majorité de 51,4 %, hier, leur grève en appui aux professeurs et en faveur d'un meilleur financement de l'UQAM. Les étudiants en art ont eux aussi reconduit leur grève lundi, tandis que les étudiants en langues et communications ont plutôt décidé de retourner en classe, à l'instar des étudiants en gestion. L'Association facultaire des étudiants en sciences humaines poursuit quant à elle sa grève jusqu'au 14 avril.

    L'occupation des locaux de l'UQAM par une soixantaine d'étudiants a par ailleurs tourné au vinaigre dans la nuit de lundi à hier, ce qui mené à l'arrestation de 45 d'entre eux, pour méfaits et voies de fait par intrusion. La direction de l'UQAM rapporte des dommages matériels, tels des graffitis sur les murs.












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