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Trois étudiants sur quatre font la grève à l'UQAM

Clairandrée Cauchy   1 avril 2009  Éducation
C’est au tour des étudiants en gestion de choisir la grève comme moyen d’appuyer leurs professeurs.
Photo : Jacques Grenier
C’est au tour des étudiants en gestion de choisir la grève comme moyen d’appuyer leurs professeurs.
La grève se généralise à l'Université du Québec à Montréal. Plus des trois quarts des étudiants de l'université du centre-ville sont en grève cette semaine, en appui aux revendications de leurs professeurs, qui complètent leur quatrième semaine de grève.
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  • Charlotte Dussault
    Abonnée
    mercredi 1 avril 2009 14h09
    UQAM unie face à la direction et au gouvernement
    « La situation des universités québécoises est déplorable, celle de l'UQAM l'est encore plus. En effet, L'UQAM n'étant ni une université de région, ni une université spécialisée, ni une université avec des facultés de médecine et d'ingénierie, elles est désavantagée puisque ce sont entre autres ces trois critères qui amènent plus d'argent aux universités.

    En ce temps de crise économique, il est temps que les gouvernements investissent dans l'avenir de notre société et dans la formation de ses citoyen-ne-s. D'un côté, la droite nous parle de réduire la dette pour aider les générations futures, mais de l'autre, on augmente sans cesse les frais de scolarité, obligeant les étudiant-e-s à s'endetter pour étudier!

    Cette situation intenable pour le milieu universitaire est donc la cause de la grève générale à l'UQAM. Pour la première fois depuis plus de 30 ans, tous les syndicats et associations sont solidaires à l'UQAM parce que nous croyons en notre université et en sa capacité à former une meilleure société.

    L'UQAM, c'est une Université accessible qui permet une mobilité sociale, c'est-à-dire que plus de 40% de ses étudiants sont les premiers jeunes adultes de leur famille à accepter à des études universitaires. Sans l'UQAM, nous retournerons au temps où seules les élites économiques et politiques pouvaient s'instruire et, du même coup, perpétuer le modèle d'exploitations qu'ils défendent.

    Charlotte Dussault
    Étudiante à la maîtrise en science politique
    UQAM »

  • Adrien Bouthillier
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 19h51
    Pourquoi soutenir les professeurs en grève de l'UQAM?
    « Étudiant finissant d'un baccalauréat à l'UQAM en Animation et recherche culturelles, un programme de la Faculté de communication, j'ai voté hier lors de l'assemblée de mon association facultaire en faveur de la prolongation de notre grève d'appui aux professeurs. Sans vouloir représenter l'ensemble des raisons des membres de mon association étudiante, l'AFELLC, ayant votés pour ce type de soutien, je tiens à partager deux raisons qui mon influencées dans ce choix.

    Tout d'abord, afin de tenter encore une fois de réparer le sous-financement chronique de mon institution, mais cette fois-ci avec l'engagement complet des professeurs. En effet, comme les communiqués du syndicat des professeurs (SPUQ) le mentionnent, leur situation n'est qu'un symptôme d'un malaise plus grand. Ainsi, je tiens à la pérennité de la qualité d'un enseignement unique, celle-ci étant indissociable de son financement, dont j'ai eu la chance de bénéficier.

    Par la suite, afin d'accélérer la négociation entre le gouvernement, l'administration de l'UQAM et le SPUQ. Dans ce sens, ce geste réel de soutien ajoute du poids au rapport de force de ces derniers et du coup facilite la résolution de leur négociation.

    Certains affirmeront que les étudiant-e-s grévistes de l'UQAM servent bien naïvement des intérêts purement corporatistes et que de toute façon, comme leurs grèves précédentes l'ont prouvé, ce moyen reste inefficace à l'échelle de leur institution en plus de ternir son image. Sans pouvoir contredire ce que seul l'avenir nous dira, je pense qu'il est normal d'afficher notre désapprobation face à la gestion de nos universités et de l'UQAM en particulier. Comment accepter la hausse constante et forcée de frais associée à un service de moins bonne qualité? Comment accepter que les 400M$ promis par la ministre Courchesne l'automne passé afin de libérer l'UQAM du joug du désastre de l'îlot Voyageur ne soit pas encore versés?

    À ces questions, j'ose espérer que l'oubli et la résignation ne seront pas la réponse à ma présente indignation.

    Adrien Bouthillier, étudiant solidaire à sa communauté »

  • Adrien Bouthillier
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 20h58
    Pourquoi soutenir les professeurs en grève de l'UQAM?
    « Étudiant finissant d'un baccalauréat à l'UQAM en Animation et recherche culturelles, un programme de la Faculté de communication, j'ai voté hier lors de l'assemblée de mon association facultaire en faveur de la prolongation de notre grève d'appui aux professeurs. Sans vouloir représenter l'ensemble des raisons des membres de mon association étudiante, l'AFELLC, ayant votés pour ce type de soutien, je tiens à partager deux raisons qui mon influencées dans ce choix.

    Tout d'abord, afin de tenter encore une fois de réparer le sous-financement chronique de mon institution, mais cette fois-ci avec l'engagement complet des professeurs. En effet, comme les communiqués du syndicat des professeurs (SPUQ) le mentionnent, leur situation n'est qu'un symptôme d'un malaise plus grand. Ainsi, je tiens à la pérennité de la qualité d'un enseignement unique, celle-ci étant indissociable de son financement, dont j'ai eu la chance de bénéficier.

    Par la suite, afin d'accélérer la négociation entre le gouvernement, l'administration de l'UQAM et le SPUQ. Dans ce sens, ce geste réel de soutien ajoute du poids au rapport de force de ces derniers et du coup facilite la résolution de leur négociation.

    Certains affirmeront que les étudiant-e-s grévistes de l'UQAM servent bien naïvement des intérêts purement corporatistes et que de toute façon, comme leurs grèves précédentes l'ont prouvé, ce moyen reste inefficace à l'échelle de leur institution en plus de ternir son image. Sans pouvoir contredire ce que seul l'avenir nous dira, je pense qu'il est normal d'afficher notre désapprobation face à la gestion de nos universités et de l'UQAM en particulier. Comment accepter la hausse constante et forcée de frais associée à un service de moins bonne qualité? Comment accepter que les 400M$ promis par la ministre Courchesne l'automne passé afin de libérer l'UQAM du joug du désastre de l'îlot Voyageur ne soit pas encore versés?

    À ces questions, j'ose espérer que l'oubli et la résignation ne seront pas la réponse à ma présente indignation.

    Adrien Bouthillier, étudiant solidaire à sa communauté »

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