Une stratégie de recrutement - Camp de jour à l'université
L'Université de Montréal initie des adolescents de 3e, 4e et 5e secondaire aux joies des études supérieures en leur offrant des stages d'été: si le but premier est de donner le goût des études, l'intention de promotion de l'établissement pour du recrutement futur s'y camoufle aussi.
Congé d'école? Pourquoi ne pas aller à l'université pendant l'été! Voilà ce que quelques centaines de jeunes de 15 à 17 ans se diront dans quelques semaines, tentés par le projet SEUR (programme de sensibilisation aux études universitaires et à la recherche), offert pour une deuxième année par l'UdeM.
«Le but est de démythifier l'université, de leur donner le goût des études et de leur présenter un vaste échantillon de ce qui se fait à l'université dans un but d'orientation», explique Fanny Rojas Flores, coordonnatrice du projet, elle-même étudiante au baccalauréat en sciences biologiques. Six stages d'une semaine chacun, ouverts à une centaine d'étudiants, permettent donc de voleter des sciences humaines aux sciences pures, en passant par les sciences de la santé, à travers conférences, activités interactives, initiation aux laboratoires et autres incursions dans la vie universitaire.
Une douzaine de moniteurs — eux-mêmes étudiants à l'UdeM — guideront tout l'été leurs apprentis à travers les méandres de l'université, où les attendront professeurs, chercheurs et étudiants de maîtrise ou de doctorat pour éveiller les curiosités, répondre aux questions et peut-être permettre d'orienter quelques indécis.
L'an dernier, l'expérience s'est effectuée en 4e et 5e secondaire seulement, mais on a décidé de l'étendre cette année aux plus jeunes de la 3e secondaire, conscients que quelques choix de cours déterminants pour la carrière future s'effectuent à ce tournant des études secondaires. «Nous tenons à ce que chacun des stages permette d'avoir un bon aperçu des divers domaines d'études à l'université pour aider à l'orientation», explique Fanny Rojas Flores.
Cette initiative, soutenue par l'université et quelques commanditaires, s'inscrit dans un contexte où les universités s'arrachent la clientèle, appelée à diminuer au cours des prochaines années en vertu des prévisions démographiques. «Le but premier n'est pas de faire du recrutement, explique Mme Rojas Flores. Dans un sens, oui, s'ils choisissent cette université, tant mieux, mais le but n'est pas de les obliger à faire un choix d'université.»
Divers thèmes sont choisis pour la tenue des stages hebdomadaires. Par exemple, la dernière semaine de juin fera honneur aux «images et tendances», explorant ce filon à travers divers départements et domaines d'études. Les rayons X (chimie analytique), l'image des athlètes dans les médias (sociologie du sport), les ondes et la lumière (physique), l'impact des célébrités sur les communications ou encore la télésérie Jasmine (communications) feront l'objet de différentes activités.
Le projet SEUR s'oriente aussi durant l'année scolaire autour de conférences offertes par des étudiants des cycles supérieurs aux écoles secondaires, pour «enrichir le contenu des cours». Des échanges par courrier électronique autour de certaines interrogations que pourraient avoir les élèves permettent aussi de dissiper quelques-unes des hésitations qu'ont des étudiants intimidés par la scolarité de collège ou d'université.
«Le fait que ce soit des étudiants d'université qui répondent à leurs questions plutôt que des professeurs rend la relation particulière, c'est un peu comme du mentorat, poursuit Mme Rojas Flores. Nous sommes un peu plus à leur niveau et ça compte pour eux, ils sont moins intimidés.»
Même si on a envisagé offrir la formation à des plus jeunes encore, soit à la 2e secondaire, cette idée a été écartée, car une certaine formation de base (avec cours de sciences notamment) s'est avérée nécessaire.
Congé d'école? Pourquoi ne pas aller à l'université pendant l'été! Voilà ce que quelques centaines de jeunes de 15 à 17 ans se diront dans quelques semaines, tentés par le projet SEUR (programme de sensibilisation aux études universitaires et à la recherche), offert pour une deuxième année par l'UdeM.
«Le but est de démythifier l'université, de leur donner le goût des études et de leur présenter un vaste échantillon de ce qui se fait à l'université dans un but d'orientation», explique Fanny Rojas Flores, coordonnatrice du projet, elle-même étudiante au baccalauréat en sciences biologiques. Six stages d'une semaine chacun, ouverts à une centaine d'étudiants, permettent donc de voleter des sciences humaines aux sciences pures, en passant par les sciences de la santé, à travers conférences, activités interactives, initiation aux laboratoires et autres incursions dans la vie universitaire.
Une douzaine de moniteurs — eux-mêmes étudiants à l'UdeM — guideront tout l'été leurs apprentis à travers les méandres de l'université, où les attendront professeurs, chercheurs et étudiants de maîtrise ou de doctorat pour éveiller les curiosités, répondre aux questions et peut-être permettre d'orienter quelques indécis.
L'an dernier, l'expérience s'est effectuée en 4e et 5e secondaire seulement, mais on a décidé de l'étendre cette année aux plus jeunes de la 3e secondaire, conscients que quelques choix de cours déterminants pour la carrière future s'effectuent à ce tournant des études secondaires. «Nous tenons à ce que chacun des stages permette d'avoir un bon aperçu des divers domaines d'études à l'université pour aider à l'orientation», explique Fanny Rojas Flores.
Cette initiative, soutenue par l'université et quelques commanditaires, s'inscrit dans un contexte où les universités s'arrachent la clientèle, appelée à diminuer au cours des prochaines années en vertu des prévisions démographiques. «Le but premier n'est pas de faire du recrutement, explique Mme Rojas Flores. Dans un sens, oui, s'ils choisissent cette université, tant mieux, mais le but n'est pas de les obliger à faire un choix d'université.»
Divers thèmes sont choisis pour la tenue des stages hebdomadaires. Par exemple, la dernière semaine de juin fera honneur aux «images et tendances», explorant ce filon à travers divers départements et domaines d'études. Les rayons X (chimie analytique), l'image des athlètes dans les médias (sociologie du sport), les ondes et la lumière (physique), l'impact des célébrités sur les communications ou encore la télésérie Jasmine (communications) feront l'objet de différentes activités.
Le projet SEUR s'oriente aussi durant l'année scolaire autour de conférences offertes par des étudiants des cycles supérieurs aux écoles secondaires, pour «enrichir le contenu des cours». Des échanges par courrier électronique autour de certaines interrogations que pourraient avoir les élèves permettent aussi de dissiper quelques-unes des hésitations qu'ont des étudiants intimidés par la scolarité de collège ou d'université.
«Le fait que ce soit des étudiants d'université qui répondent à leurs questions plutôt que des professeurs rend la relation particulière, c'est un peu comme du mentorat, poursuit Mme Rojas Flores. Nous sommes un peu plus à leur niveau et ça compte pour eux, ils sont moins intimidés.»
Même si on a envisagé offrir la formation à des plus jeunes encore, soit à la 2e secondaire, cette idée a été écartée, car une certaine formation de base (avec cours de sciences notamment) s'est avérée nécessaire.
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