Les cégeps ont relevé le défi de la réforme
Les cégeps doivent se rapprocher davantage des milieux de travail et des universités, selon la Commission d'évaluation de l'enseignement collégial, qui rendait public hier son rapport. En conférence de presse, la présidente de la commission, Nicole Lafleur, a conclu que les cégeps ont, dans l'ensemble, relevé le défi de la réforme.
Ainsi, les cégeps devront mieux ajuster leurs programmes de formation pour s'assurer que les étudiants sont mieux préparés à poursuivre leurs études et à répondre aux besoins de leur futur employeur, selon la commission, qui a dressé une évaluation des programmes mis en place avec la réforme du niveau collégial. Cette réforme met l'accent sur l'apprentissage de compétences, et non de connaissances comme auparavant.
Réagissant à cette annonce, les syndicats des différents professionnels oeuvrant au collégial (la Centrale des syndicats du Québec, la Fédération du personnel professionnel des collèges, la Fédération des enseignantes et enseignants du cégep et la Fédération du personnel de soutien de l'enseignement supérieur) ont exprimé leur scepticisme devant ces conclusions. Ils jugent que ce sont plutôt les milieux de travail qui s'intéressent trop peu aux cégeps.
«C'est peut-être plus aux milieux de travail de changer leur attitude, de même qu'aux universités qui montrent un intérêt insuffisant à l'égard des collèges», ont dit les présidents de ces syndicats par voie de communiqué. Ils attribuent également la réussite de la réforme au collégial à l'engagement du personnel dans un «contexte difficile de manque de ressources et de coupes budgétaires qu'il faudra corriger si on ne veut pas mettre en péril la nouvelle approche pédagogique».
Les auteurs du rapport demeurent cependant très vagues sur le type d'améliorations à apporter aux programmes existants. Le processus d'évaluation des nouveaux programmes a été mené auprès d'une soixantaine de cégeps, publics et privés, au cours des quatre dernières années.
Avec La Presse canadienne
Ainsi, les cégeps devront mieux ajuster leurs programmes de formation pour s'assurer que les étudiants sont mieux préparés à poursuivre leurs études et à répondre aux besoins de leur futur employeur, selon la commission, qui a dressé une évaluation des programmes mis en place avec la réforme du niveau collégial. Cette réforme met l'accent sur l'apprentissage de compétences, et non de connaissances comme auparavant.
Réagissant à cette annonce, les syndicats des différents professionnels oeuvrant au collégial (la Centrale des syndicats du Québec, la Fédération du personnel professionnel des collèges, la Fédération des enseignantes et enseignants du cégep et la Fédération du personnel de soutien de l'enseignement supérieur) ont exprimé leur scepticisme devant ces conclusions. Ils jugent que ce sont plutôt les milieux de travail qui s'intéressent trop peu aux cégeps.
«C'est peut-être plus aux milieux de travail de changer leur attitude, de même qu'aux universités qui montrent un intérêt insuffisant à l'égard des collèges», ont dit les présidents de ces syndicats par voie de communiqué. Ils attribuent également la réussite de la réforme au collégial à l'engagement du personnel dans un «contexte difficile de manque de ressources et de coupes budgétaires qu'il faudra corriger si on ne veut pas mettre en péril la nouvelle approche pédagogique».
Les auteurs du rapport demeurent cependant très vagues sur le type d'améliorations à apporter aux programmes existants. Le processus d'évaluation des nouveaux programmes a été mené auprès d'une soixantaine de cégeps, publics et privés, au cours des quatre dernières années.
Avec La Presse canadienne
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