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Quand apprendre devient un jeu d'enfant

Alexandre Shields   9 janvier 2009  Éducation
La commission scolaire publique Eastern Townships a été la première au Canada à mettre systématiquement des ordinateurs portables à la disposition de ses élèves, et ce, de la troisième année du primaire à la fin du secondaire. Près de 5600 jeunes les utilisent ainsi chaque jour en classe. Un programme onéreux, développé sans l'aide financière du ministère de l'Éducation, mais qui aurait permis d'améliorer les résultats et le comportement des élèves.
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  • Daniel Beaudry
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 09h23
    Le temps généralisera cette approche
    « Il y a 15 ans, une telle initiative aurait été impensable sauf dans une école privée pour gens très riches et le hardware aurait pris beaucoup de place et il y aurait pauvreté de contenu. Dans 15 ans, s'en passer sera impensable. Alors les parents n'auront plus la plupart jamais connu l'avant-internet. Aujourd'hui, il y a les étudiants (à peu près la moitié) qui ont accès à l'ordinateur et l'internet à haute vitesse et ceux qui en sont privés. C'est une inégalité sociale dans l'accès à l'apprentissage. Même pour ceux qui y ont accès à la maison, ne pas l'avoir à l'école est une opportunité manquée. Un enseignement qui a 15 minutes pour préparer une heure de cours peut faire ce qu'il peut.
    Daniel Beaudry »

  • Michel Thibault
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 16h35
    Pas besoin d'être tête à Papineau
    « La réaction des autorités provinciales a de quoi étonner. Croit-on que nous allons passer à côté? L'ordinateur est là pour rester et omniprésent dans mos vies. Il change déjà notre monde. Qu'attends dont nous ? Bravo pour la clairvoyance de ce professeur. »

  • Guy Clermont
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 19h28
    Attention toutefois à à une culture qui ignore le plagiat et l'effort
    « Au cours de mes dernières années d'enseignement à l'université, à titre de chargée de cours, j'ai pu observer - et être désemparée devant - une culture internet qui semble avoir habitué beaucoup d'étudiants à chercher de l'information plutôt qu'à être curieux et à se questionner, à ne pas savoir grand-chose de la propriété intellectuelle et à ne pas être conscient que pour trouver, il faut non seulement être curieux et faire des efforts... qui ne sont pas toujours ludiques. Alors oui à Internet et les technos, mais en les intégrant à une discipline intellectuelle qui, elle, ouvre vraiment les portes. »

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