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Enfants handicapés : le ministère de l'Éducation ferait fausse route

Clairandrée Cauchy   1 décembre 2008  Éducation
Le ministère de l'Éducation fait fausse route avec son plan pour les élèves en difficulté en ne privilégiant pas systématiquement l'intégration dans les classes ordinaires. C'est du moins ce que pense la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) qui réprouve la «ségrégation» des enfants handicapés dans des classes spéciales.

Dans un livre qui sera lancé cette semaine, la CDPDJ presse le gouvernement du Québec de faire de l'intégration en classe ordinaire la voie royale pour les élèves handicapés physiques et mentaux. L'auteur de l'essai intitulé L'Inclusion en classe ordinaire des élèves à besoins éducatifs particuliers, Daniel Ducharme, estime que le plan d'action sur les élèves en difficulté déposé en juin dernier constitue «un recul par rapport à ce qui a été développé depuis 30 ans au Québec.»

Le plan prévoit notamment l'établissement de «balises» pour encadrer l'intégration dans les classes ordinaires. Il fait en cela écho aux demandes des syndicats d'enseignants, qui décrient la lourdeur de la tâche en raison du nombre d'enfants en difficulté intégrés dans les classes ordinaires.

Cela risque, selon M. Ducharme, de se traduire par un retour à une plus grande ségrégation des élèves. «Cela va à l'encontre de l'esprit de la loi sur l'instruction publique», poursuit M. Ducharme, soulignant que la Charte québécoise des droits de la personne favorise elle aussi une plus grande inclusion des élèves handicapés, tout comme les conventions internationales.

Le plan gouvernemental prévoit le maintien d'un éventail de services qui vont de l'intégration des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA) en classe ordinaire à la classe spéciale distincte. Le modèle de l'inclusion en classe ordinaire devrait être privilégié, et les ressources devraient être concentrées dans ce type de fonctionnement plutôt que dispersées dans différentes formules, selon la CDPDJ.

Les ressources nécessaires

Mais, attention, l'intégration systématique n'est pas en soi une panacée. «On voit souvent dans nos dossiers d'enquête des commissions scolaires qui vont scolariser des enfants handicapés en classe ordinaire, mais sans leur fournir des services appropriés. L'intégration est seulement physique. On peut comprendre la frustration des enseignants qui n'arrivent pas à avoir les ressources pour venir en aide aux élèves handicapés dans leur classe», poursuit M. Ducharme, précisant que la CDPDJ a analysé plus de 450 demandes liées à l'intégration des élèves handicapées depuis la fin des années 1970.

S'il peut être «discriminatoire» de refuser l'intégration d'un enfant handicapé en classe ordinaire, cela peut aussi l'être de l'intégrer sans lui accorder le soutien approprié, fait valoir le chercheur de la CDPDJ.

Il arrive régulièrement que des parents reviennent porter plainte une nouvelle fois, bien que leur dossier ait été réglé l'année d'avant. Les solutions dépendent en effet souvent de la bonne volonté d'un enseignant en particulier. Dans son avis, la Commission des droits de la personne recommande donc qu'un «coordonnateur à l'inclusion» soit désigné dans chaque école pour veiller à ce que les services aux élèves EHDAA soient adéquats et constants.

«Le ministère de l'Éducation doit être plus précis sur la façon dont il dispense les services dans les classes ordinaires. Il doit aussi y avoir davantage de reddition de comptes et d'imputabilité de la part des commissions scolaires», croit M. Ducharme.

Le taux d'intégration des quelque 25 000 élèves handicapés (physiques ou mentaux) oscille autour de 40 % au primaire et 28 % au secondaire.
 
 
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  • Michel Mongeau
    Inscrit
    lundi 1 décembre 2008 08h57
    Et qu'en est-t-il des élèves?
    Madame Cauchy, on parle dans votre texte des enseignants, des syndicats, des organismes de tous poils, mais fort curieusement, on ne questionne pas la façon dont se vit l'intégration pour les élèves handicapés ni pour les autres élèves qui composent ces classes. Étant enseignant, je peux vous dire qu'en dépit de cette ''belle idée'' de l'intégration, les pricipaux intéressés vivent souvent, hélas, pas mal de difficultés, au quotidien.

  • Yvon Rousseau
    Abonné
    lundi 1 décembre 2008 10h29
    Un débat stérile
    Opposer classe régulière et classe spécialisée témoigne de notre immaturité à prendre une décision de service en fonction de la progression de l'enfant. En effet, nous faisons de l'analyse du service à offrir à un élève une confrontation idéologique ou les intégristes s'opposent, parfois même jusqu'à s'enliser dans une véritable guerre juridique et parfois médiatique.

    Afin de palier aux pertes de temps et d'énergie qu'amènent immanquablement les débats légaux (poursuite en cours) ou administratif (griefs, rêgles administratives), plusieurs milieux scolaires tentent d'établir des mesures, des tests, ou divers critères dit «objectifs» afin d'amener l'école à prendre des décisions «incontestables» sur l'orientation de l'élève en difficulté.

    Or, lorsqu'il s'agit de notre enfant, pour qu'une décision soit incontestable, il faudrait que la famille et l'école soient d'accord. Nous sommes donc sur un terrain subjectif où la solution n'est ni dans l'idéologie de l'intégration à tout pris, ni dans l'approche administrative ou catégorielle ( l'expert qui décide en fonction de normes). Il faut d'abord distinguer besoins de l'enfant et besoins de l'adulte.

    En bref, tous les élèves doivent commencer leur scolarisation en classe ordinaire, (il peut aussi y avoir exception), la famille et l'école doivent s'entendre pour suivre attentivement l'évolution de l'enfant et se «concerter» fréquemment pour faire le point et réajuster l'intervention.

    Si la question de l'orientation de l'élève se pose. Elle se posent en fonction de la progression de l'élève ( par rapport à ses besoins à lui et non par rapport aux autres de la classe). Voici les principales questions à se poser :

    Première question :

    Est-ce que l'élève progresse, est-ce qu'il apprend ?

    La deuxième question :

    Considérant les services que nous lui offrons, les adaptations et l'attention que le professeur et les autres enfants lui donnent : quel est le niveau de participation de l'enfant en difficulté aux activités du groupe classe? 60%, 40%, 10% du temps, etc....? Pourquoi, ?


    Troisième question :

    Si ce contexte d'apprentissage ne lui réussit pas (niveau de participation faible), où pouvons-nous lui offrir ce qui manque, en classe ordinaire ou en classe spécialisée?

    Yvon Rousseau

  • Marie Dubois
    Inscrite
    lundi 1 décembre 2008 10h34
    Notre vision d'un absolu ou le besoin réel des enfants?
    Je ne crois pas qu'il soit souhaitable que tous les élèves handicapés soient systématiquement intégrés aux classes régulières. Voulons-nous répondre aux besoins réels de l'enfant, ou à une idéologie, une vision des adultes qui croient que c'est ce qui est bien pour cet enfant. Les enfants handicapés ont besoin, comme tous les enfants, de socialiser, de s'amuser, d'apprendre, de développer leurs habiletés propres, etc... Est-ce que de l'intégrer dans une classe régulière répond assurément à ces besoins? Est-ce que ça favorise l'estime de lui-même? Si un enfant a, par exemple, un handicap mental qui fait qu'il ne possède pas les habiletés requises pour suivre le cours de mathématique, même avec de l'assistance. Il me semble qu'on s'acharne alors à le mettre face à ses limitations plutôt que de développer son potentiel ailleurs. Pourquoi? Parce qu'on veut que tous les enfants soient pareils? On pourrait très bien faire des classes particulières pour certaines matières, tout en permettant à l'enfant de socialiser à l'école et surtout, d'y être heureux!

  • camelot
    Inscrit
    lundi 1 décembre 2008 10h43
    Fausse route
    Les mandarins des droits de la personne et consort font fausse route avec l'intégration systématique des handicapés aux classes régulières. Ils pourraient y accéder s'ils ont atteint le même niveau scolaire que les élèves. Sinon, on doit les éduquer à part. La ségrégation, ce sont les élèves réguliers qui la subissent pour être privés d'apprendre dans un milieu conforme à leur capacité. Les professeurs ne sont pas les intervenants qu'il faut pour s'occuper de ces cas parfois si lourds que toute la classe en est pénalisé. On décroche de l'école parce qu'on apprend peu, et qu'on a l'impression d'être en garderie. Il faut arrêter de niveler par le bas et croire au père Noël. Nos enfants, en cette époque difficile, ont besoin de toutes les ressources du professeur pour apprendre et former une relève plus éduquée que la précédente. Ce n'est pas ce qui se passe actuellement. Nous gaspillons notre merveilleuse jeunesse pour des vues de l'esprit. On a besoin de citoyens sûrs d'eux-mêmes, capables de grandes choses, et surtout bien entourer ceux qui s'élèvent au dessus de la mêlée. C'est l'élite de demain. On ne doit pas la pousser aux orties.

    Jean-Marie Francoeur

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 1 décembre 2008 15h06
    Le mythe de l'élève moyen
    Il y a deux types d'élèves qui rendent la tâche de l'enseignant plus ardue : l'enfant surdoué qui s'ennuie à attendre que le groupe le rejoigne, s'il n'a pas choisi de stagner, et l'élève sous-doué mentalement, qui demande un soutien constant pour ne pas choisir, lui aussi, de ne plus faire d'efforts. Cette réalité ne changera pas quelles que soient les mesures prises par le ministère de l'Éducation, lequel, après avoir multiplié pendant deux décennies les groupes spéciaux pour répondre à la diplômation de spécialistes des difficultés d'apprentissage, a fait demi-tour et forcé les enseignants à ajouter de plus en plus d'élèves en difficulté d'apprentissage aux élèves surdoués et moyens déjà trop nombreux. Il faut repenser l'ensemble du système loin des ingénieurs de l'enseignement qui décident à Québec du sort des enfants de l'école publique alors que la plupart envoient les leurs à l'école privée.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Maurice Monette
    Abonné
    lundi 1 décembre 2008 16h13
    Si on comprenaient ce que sont ces handicapés(es) mentaux(ales), on ne feraient pas cette erreur de les intégrer automatiquement.
    Comme Nous entamons depuis environ les deux dernières décennies du Cycle précédent une période de passage à une nouvelle Ère évolutive d'environ 2000 ans, "l'Ère du Verseau / Age of Aquarius", qui s'étend d'environ l'an 2000 à l'an 4000 et que Nous sortons de "l'Ère des Poissons" qui avait été entamée avec la naissance de Jésus le Nazaréen qui donna l'occasion d'essayer de répandre la philosophie élaborée par le Mouvement du Christianisme, de l'an 0 à l'an 2000, il est normal que Nous Nous retrouvions avec plus de gens handicapés(es) physiques et mentaux(ales) qu'habituellement et tentons de comprendre pourquoi...

    L'Évolution est la somme des incarnations des esprits ou âmes et chacun(e) de ceux-ci / celles-ci a acquise une Maturité Comportementale qui diffère pour chaque mais, comme l'occasion de s'amender de péchés(bourdes) commis(es) dans des incarnations antérieures au cours de cette Ère des Poissons se présente en cette période de passage à un nouveau Cycle d'environ 2000 ans qu'on nomment "Ère du Verseau", plusieurs(es) esprits ou âmes ont choisies diverses formes d'Épreuves pour ce faire. C'est la raison pour laquelle il y a plus de ces handicapés(es) qui sont des esprits ou âmes qui ont choisies ces formes de contraintes pour expier de fautes commises antérieurement au cours de l'Ère des Poissons.

    Donc, les tentatives d'intégration d'individus(es) physiquement handicapés(es) à une classe dite normale est tout à l'honneur des intervenants(es). Mais, malheureusement, pour ce qui est des tarés(es) intellectuellement, on ne devraient pas se sentir coupable de concentrer ceux-ci / clles-ci ensemble, à l'écart des autres car, ce sont des esprits ou âmes qui ont agi antérieurement pour s'exclure de la Société Humaine Saine / S. H. S.. Cet isolement est leur forme d'Épreuve ! Ètre exclus(es) de Celle-ci et ne pas pouvoir participer aux activités normales, à cause d'un déficit intellectuel incompatible avec les autres, c'est la punition correspondant à de Graves péchés (bourdes) commis(es) antérieurement et dont ils / elles ont choisie cette forme de rédemption.

    Ça peut sembler sévère mais, c'est la seule façon de corriger ces esprits ou âmes retors(es), de sorte qu'ils / elles se corrigent et qu'une prochaine incarnation leur permettra de rester dans le droit chemin.

    Alors, sachant de quoi il s'agit, à propos de ces handicaps intellectuels, est-ce qu'on sera mieux informés(es) pour prendre des décisions? Ce n'est pas pour rien qu'il y a des Gens avec de Grandes Qualités de Compassion qui justement se spécialisent dans l'éducation de ces tarés(es), qui doivent être tenus(es) un peu en retrait de la S. H. S., pour ne pas trop entraver le Travail positif de cette dernière.

    Merci de votre Attention & Retour aux Normes Antérieures...?

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Spécialisé en Écologie
    Grande Rivière

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