Université de Montréal - Le monde du travail embarque
L’Université de Montréal entretient des liens solides avec les différents organismes de coopération internationale québécois et canadiens.
Gestion de projets, mobilisation et consolidation d'équipes, satisfaction de la clientèle, communication, rédaction de rapports: les domaines couverts par la formation continue offerte à l'Université de Montréal sont bien établis et ne changent généralement pas beaucoup au fil des ans. Les besoins demeurent, les demandes des entreprises également. Or, cette année, une grande nouveauté sera lancée: une formation créée spécialement pour les gestionnaires de premier niveau.
«Dans les secteurs ouvriers, bien souvent, on donne une promotion à un employé pour en faire un cadre de premier niveau et il a à apprendre le job sur le tas», remarque Jean-Marc Boudrias, doyen de la faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal.
Toutefois, le travail quotidien d'un ouvrier et celui d'un cadre qui doit gérer une équipe sont bien différents. Le programme, qui devrait être lancé à la fin de l'automne ou au début de l'hiver, souhaite donner un minimum de formation à ces travailleurs.
«Nous voulons leur permettre de développer des compétences de base en gestion, en relations humaines afin de prévenir et traiter des situations conflictuelles. Nous voulons aussi les familiariser avec les lois du travail et les amener à être en mesure de motiver et de mobiliser leur personnel», explique M. Boudrias, convaincu que ce type de formation viendra répondre aux besoins criants de plusieurs grandes entreprises.
De plus en plus à temps plein
La faculté d'éducation permanente de l'Université de Montréal offre aussi une trentaine de certificats crédités ayant été conçus pour les gens sur le marché du travail qui souhaitent étudier à temps partiel, les soirs et les fins de semaine. Améliorer son français ou son anglais, réorienter sa carrière, acquérir des connaissances spécifiques en vue d'une promotion: les raisons qui poussent les gens présents sur le marché du travail à entreprendre des études universitaires sont variées.
Bien que la majorité de la clientèle continue de cadrer dans le profil traditionnel de l'étudiant dans la trentaine qui travaille à temps plein, la faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal voit aussi poindre un nouveau phénomène depuis quelques années. De plus en plus, on assiste à un rajeunissement de la clientèle adulte, qui souhaite prendre des sessions assez costaudes pour progresser rapidement. Sans venir tout bouleverser, cette tendance a entraîné une certaine adaptation.
«Bien des jeunes commencent à travailler tôt et plusieurs, dès le cégep, étudient à temps partiel. On retrouve souvent ce type de clientèle qui veut quand même suivre plus de deux cours par session, alors on s'adapte. Ils peuvent suivre quelques cours de soir en plus de cours à distance, de façon à avoir un horaire presque à temps plein», explique le doyen de la faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal.
Il semble aussi que bien des gens qui reçoivent des prestations d'assurance emploi, de retrait préventif ou de congé parental ou encore des gens qui prennent un congé sans solde en profitent pour compléter un certificat à la faculté d'éducation permanente. «Bien des cours du soir se donnent maintenant plus tôt, vers l'heure du souper, de façon qu'un étudiant qui suit aussi un cours en après-midi dans une autre faculté n'ait pas un trop gros laps de temps entre les deux», soutient-il.
De nouveaux certificats
Quels certificats sont très populaires auprès de la clientèle adulte? D'après la faculté, plusieurs programmes qui attirent bon nombre d'étudiants sont entre autres dans le domaine de la communication, comme les certificats en journalisme ou en publicité. Le certificat en coopération internationale est aussi très populaire. «Dès sa création, en 2006, ce certificat a connu une très grande popularité. Il y avait vraiment un besoin dans le domaine», affirme M. Boudrias.
La clientèle intéressée travaille souvent déjà dans le secteur de la coopération internationale ou souhaite réorienter sa carrière dans cette direction. L'Université de Montréal entretient des liens solides avec les différents organismes de coopération internationale québécois et canadiens, notamment pour recruter des enseignants. Cette proximité avec le milieu est aussi très intéressante pour les étudiants au certificat puisqu'ils peuvent réaliser des stages sur le terrain qui sont encadrés par des professionnels.
«Ces liens étroits que nous entretenons avec les organismes de coopération internationale sont également très intéressants pour les diplômés lorsqu'ils doivent se trouver un emploi», ajoute le doyen.
Par ailleurs, la faculté de l'éducation permanente tente de lancer le programme de certificat en écosanté, qui examine les relations mutuelles entre la société, la santé et l'environnement naturel et bâti, dans une perspective de développement des communautés saines et viables. «Le sujet est tout à fait d'actualité et le programme cherche à former des gens qui pourraient intervenir auprès des différentes instances gouvernementales et faire une différence auprès de la gestion des territoires, du développement durable et de la protection des écosystèmes», explique Jean-Marc Boudrias. Jusqu'à maintenant, le programme n'a pas attiré suffisamment d'inscriptions pour pouvoir démarrer.
«Nous savons que le besoin est là, mais parfois, il y a un décalage entre le besoin et la demande des étudiants», ajoute-t-il.
Les activités créditées de la faculté d'éducation permanente de l'Université de Montréal ont connu une augmentation de 30 % depuis une dizaine d'années. Du jamais vu durant les quatre décennies d'existence de la faculté, d'après le doyen. «La croissance a été forte et constante, précise-t-il. Maintenant, nous sommes davantage dans une période de stabilisation, et c'est bien normal, après toutes ces années d'augmentation significative de la clientèle.»
***
Collaboratrice du Devoir
«Dans les secteurs ouvriers, bien souvent, on donne une promotion à un employé pour en faire un cadre de premier niveau et il a à apprendre le job sur le tas», remarque Jean-Marc Boudrias, doyen de la faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal.
Toutefois, le travail quotidien d'un ouvrier et celui d'un cadre qui doit gérer une équipe sont bien différents. Le programme, qui devrait être lancé à la fin de l'automne ou au début de l'hiver, souhaite donner un minimum de formation à ces travailleurs.
«Nous voulons leur permettre de développer des compétences de base en gestion, en relations humaines afin de prévenir et traiter des situations conflictuelles. Nous voulons aussi les familiariser avec les lois du travail et les amener à être en mesure de motiver et de mobiliser leur personnel», explique M. Boudrias, convaincu que ce type de formation viendra répondre aux besoins criants de plusieurs grandes entreprises.
De plus en plus à temps plein
La faculté d'éducation permanente de l'Université de Montréal offre aussi une trentaine de certificats crédités ayant été conçus pour les gens sur le marché du travail qui souhaitent étudier à temps partiel, les soirs et les fins de semaine. Améliorer son français ou son anglais, réorienter sa carrière, acquérir des connaissances spécifiques en vue d'une promotion: les raisons qui poussent les gens présents sur le marché du travail à entreprendre des études universitaires sont variées.
Bien que la majorité de la clientèle continue de cadrer dans le profil traditionnel de l'étudiant dans la trentaine qui travaille à temps plein, la faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal voit aussi poindre un nouveau phénomène depuis quelques années. De plus en plus, on assiste à un rajeunissement de la clientèle adulte, qui souhaite prendre des sessions assez costaudes pour progresser rapidement. Sans venir tout bouleverser, cette tendance a entraîné une certaine adaptation.
«Bien des jeunes commencent à travailler tôt et plusieurs, dès le cégep, étudient à temps partiel. On retrouve souvent ce type de clientèle qui veut quand même suivre plus de deux cours par session, alors on s'adapte. Ils peuvent suivre quelques cours de soir en plus de cours à distance, de façon à avoir un horaire presque à temps plein», explique le doyen de la faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal.
Il semble aussi que bien des gens qui reçoivent des prestations d'assurance emploi, de retrait préventif ou de congé parental ou encore des gens qui prennent un congé sans solde en profitent pour compléter un certificat à la faculté d'éducation permanente. «Bien des cours du soir se donnent maintenant plus tôt, vers l'heure du souper, de façon qu'un étudiant qui suit aussi un cours en après-midi dans une autre faculté n'ait pas un trop gros laps de temps entre les deux», soutient-il.
De nouveaux certificats
Quels certificats sont très populaires auprès de la clientèle adulte? D'après la faculté, plusieurs programmes qui attirent bon nombre d'étudiants sont entre autres dans le domaine de la communication, comme les certificats en journalisme ou en publicité. Le certificat en coopération internationale est aussi très populaire. «Dès sa création, en 2006, ce certificat a connu une très grande popularité. Il y avait vraiment un besoin dans le domaine», affirme M. Boudrias.
La clientèle intéressée travaille souvent déjà dans le secteur de la coopération internationale ou souhaite réorienter sa carrière dans cette direction. L'Université de Montréal entretient des liens solides avec les différents organismes de coopération internationale québécois et canadiens, notamment pour recruter des enseignants. Cette proximité avec le milieu est aussi très intéressante pour les étudiants au certificat puisqu'ils peuvent réaliser des stages sur le terrain qui sont encadrés par des professionnels.
«Ces liens étroits que nous entretenons avec les organismes de coopération internationale sont également très intéressants pour les diplômés lorsqu'ils doivent se trouver un emploi», ajoute le doyen.
Par ailleurs, la faculté de l'éducation permanente tente de lancer le programme de certificat en écosanté, qui examine les relations mutuelles entre la société, la santé et l'environnement naturel et bâti, dans une perspective de développement des communautés saines et viables. «Le sujet est tout à fait d'actualité et le programme cherche à former des gens qui pourraient intervenir auprès des différentes instances gouvernementales et faire une différence auprès de la gestion des territoires, du développement durable et de la protection des écosystèmes», explique Jean-Marc Boudrias. Jusqu'à maintenant, le programme n'a pas attiré suffisamment d'inscriptions pour pouvoir démarrer.
«Nous savons que le besoin est là, mais parfois, il y a un décalage entre le besoin et la demande des étudiants», ajoute-t-il.
Les activités créditées de la faculté d'éducation permanente de l'Université de Montréal ont connu une augmentation de 30 % depuis une dizaine d'années. Du jamais vu durant les quatre décennies d'existence de la faculté, d'après le doyen. «La croissance a été forte et constante, précise-t-il. Maintenant, nous sommes davantage dans une période de stabilisation, et c'est bien normal, après toutes ces années d'augmentation significative de la clientèle.»
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Collaboratrice du Devoir
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