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L'école française à la traîne

Clairandrée Cauchy   13 novembre 2008  Éducation
Photo : Jacques Nadeau
L'élève qui fréquente l'école anglaise à Montréal a deux fois plus de chances d'obtenir son diplôme de cinquième secondaire que celui qui va à l'école française. Le constat brutal, qui fait écho aux inquiétudes de Jacques Parizeau formulées plus tôt cet automne, vaut même lorsqu'on isole l'effet d'autres variables, tel le milieu socioéconomique.

Voilà un des éléments qui ressortent d'une étude intitulée «L'environnement éducatif dans les écoles publiques et la diplomation des élèves de l'île de Montréal», réalisée par les chercheurs Pierre Lapointe, Roch Chouinard et Jean Archambault pour le compte des cinq commissions scolaires de l'île de Montréal.

Concrètement, seulement 53 % des élèves obtenaient leur diplôme en 2005 dans les délais normaux dans le secteur français, comparativement à 72 % dans le secteur anglais. L'écart entre les secteurs français et anglais s'est même creusé au fil des ans: de 16 points en 1995, il est passé à 19 points en 2005.

Certains pourraient cependant arguer que ces différences peuvent s'expliquer par d'autres facteurs. Or, lorsqu'on annule l'effet d'autres déterminants de la réussite tels le sexe, le milieu socioéconomique, les retards scolaires à l'entrée au secondaire ou encore le nombre d'élèves en difficulté d'apprentissage, on constate quand même que l'élève fréquentant une école anglaise a deux fois plus de chances de réussir que celui qui va à l'école française. L'école influence aussi davantage que la langue maternelle: un enfant anglophone inscrit dans une école française ne réussit pas mieux que son camarade de classe de langue maternelle française. L'inverse est aussi vrai pour l'élève de langue maternelle française inscrit dans une école anglaise (par exemple lorsqu'il est issu d'un mariage mixte).

«On ne peut expliquer [les écarts entre la performance selon les secteurs linguistiques], mais cela semble assez lié à des caractéristiques des organisations scolaires», avance le chercheur Pierre Lapointe, de l'Université de Montréal, qui a décortiqué les données pour le Comité de gestion de la taxe scolaire de l'île de Montréal, qui réunit les cinq commissions scolaires de l'île.

Des entrevues avec une trentaine de directeurs d'école fournissent néanmoins quelques pistes d'explication. «Il semble que, dans le secteur francophone, on soit davantage axé sur des mesures structurelles ou organisationnelles pour aider les élèves en difficulté: on va créer des programmes, regrouper des élèves, offrir des services généraux. Dans les écoles anglaises, on entend davantage parler d'activités de type tutorat, individualisées», avance M. Lapointe, ajoutant que le mystère mérite d'être fouillé plus avant.

Il observe aussi qu'une plus forte proportion d'élèves des écoles anglophones se présentent aux examens ministériels de cinquième secondaire, alors que, dans le secteur francophone, une sorte d'«écrémage» est effectué au préalable. «C'est comme s'il y avait toutes sortes de voies particulières qu'on développe dans le secteur français pour répondre aux besoins des élèves, comme si on ne voulait pas les placer en situation d'échec. Dans le secteur anglophone, on a plutôt tendance à dire: "Tu es en difficulté, mais tu vas suivre avec les autres; tu vas aller à l'examen en cinquième secondaire, que tu réussisses ou pas"», poursuit M. Lapointe

Haro sur les changements d'école

Outre le secteur linguistique, plusieurs facteurs significatifs influencent la probabilité d'obtenir un diplôme après cinq ans au secondaire. On constate notamment que les filles ont deux fois plus de chances de réussir que les garçons. Ceux qui ont fréquenté le privé ont quant à eux une espérance d'obtenir leur diplôme cinq fois plus élevée que ceux du public. Les élèves identifiés en difficulté (élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage ou d'adaptation) ont quant à eux six fois moins de chances d'obtenir leur diplôme.

À ces évidences, répétées depuis plusieurs années, d'autres constats plus surprenants se dégagent des modèles statistiques. Ainsi, les élèves qui ont changé d'école pendant leurs études secondaires ont deux fois et demie moins de chances de réussir que ceux qui sont demeurés au même endroit; le rapport passe même à huit lorsqu'on considère ceux qui ont changé plusieurs fois d'école. Le fait d'arriver plus tard au secondaire, par exemple en raison d'un redoublement, fait aussi diminuer par trois fois les probabilités d'obtenir un diplôme.

Ces observations peuvent inspirer les commissions scolaires en quête de moyens pour améliorer la persévérance. «Il faut se demander dans quelle mesure le système scolaire lui-même n'a pas tendance à changer les élèves d'école. Parfois, pour offrir des services plus intéressants, on va suggérer à un élève de changer d'école. Il y aurait des effets secondaires, collatéraux, à ce genre de mesure. Ceux qui changent d'école ou qui interrompent leurs études n'ont pas tendance à revenir», analyse M. Lapointe.

En effet, lorsqu'un jeune interrompt ses études secondaires, les risques qu'il ne revienne pas sont de neuf sur dix.

Le chercheur espère que ces données permettront aux commissions scolaires d'affiner leurs méthodes. Éventuellement, les enseignants devraient selon lui être davantage informés des taux réels de décrochage scolaire dans leurs classes. «Les enseignants croient que les élèves réussissent bien. Leur indicateur, c'est le taux de passage à l'examen en cinquième secondaire, mais il y en a 30 % qui ne se rendent même pas à l'examen. Se faire dire comme enseignant que, parmi les 30 élèves qu'on avait l'an passé, 10 ont quitté l'école pour de bon, c'est surprenant. Quand des élèves s'absenteront par la suite, les enseignants seront plus soucieux et feront peut-être des interventions plus directes», croit M. Lapointe.

Le chercheur a déjà présenté ses résultats à la Commission scolaire de Montréal la semaine dernière et entend poursuivre avec les autres administrations scolaires au cours des prochains mois.






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Vos réactions

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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 13 novembre 2008 03h12
    On a un peu mal à la commission scolaire
    « Ayoye, ça va faire mal à nos commissions scolaires francophones ces statistiques là!

    J'ai hâte de voir ce qu'elles vont dire pour se défendre. Ça pourrait aider un peu l'ADQ qui préconise leur disparition.

    Une autre raison de s'angliciser au Québec. La minorité qui domine la minorité. Québec, Québec, Québec ! »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 07h26
    On le salut que trop bien, hélas.
    « C'est pourquoi, vite bien fait, et pour sauver ce qu'on pouvait sauver, mes enfants sont partis dans une école anglaise (comme les enfants de M Bouchard ex-1er ministre du Québec)aussi même si on paye plus, oui, mais ça vaut le coup ce sacrifice pour l'avenir de nos enfants. Même en tant que québécois, j'ai trouvé dur que mes enfants parlent mieux que leurs maitre et maitresses. J,ai rencontré les maitresse et les responsables de leur ancienne école (mieux que les politiques aussi),ça faisait peur sur la qualité pédagogique. De plus l'apport des immigrants qui ont un bon bagage intellectuel en français fait que nos enfants ont pour ami des enfants qui s'expriment à merveille en français. Les Maghrébins et haïtiens en particuliers créent un bon environnement à ce sujet. Montréal est la ville qui compense en rencontre l'apprentissage nul de nos écoles. Quand on entend Mario Dumont et autres s'exprimer, on comprend l'ampleur des dégâts. Pas difficile à démontrer. »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 08h29
    La loi 101 favorise les anglos
    « La loi 101 confine les francophones à l'unilinguisme et la médiocrité...en enlèvant aux parents le choix d'un meilleur avenir pour leurs enfants.Les anglos peuvent envoyer leurs enfants autant à l'école franco que anglo et rendre leurs enfants bilingues, un droit que la loi 101 ne donne pas aux francophones...qui eux devront PAYER l'école privée pour avoir le même droit!!

    Les écoles francophones n'étant pas en saine compétivité, à cause de la loi 101, elles stagnent n'ayant pas de stimulation. Vivement le retour à la LIBERTÉ DE CHOIX pour les parents québécois francophones. Comme le disait René Lévesque qui n'appuyait pas de grandes parties de la loi 101: "comment peut-on aider un peuple à se libérer en le privant de la liberté de choix de façon paternaliste?" »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 10h02
    employons la soltion du CHUM
    « Comme plusieurs proposent dans le cas des super hôpitaux, pourquoi avoir un système pour les anglos ? Abolissons le système anglophone au profit d'un système francophone unique. Et comme cela tout comme le CHUM il n'y aura pas de point repère et tout ira bien, nous aurons le meilleur système.

    Car au Québec c'est comme cela que cela se passe, quand quelque chose est meilleur, on ne le copie pas, on l'aboli, on nivelle par le bas.
    Mais ce n'est pas la faute du système francophone avec ses syndicats tout puissant et le manque de discipline, et le fait que les francophone ont été habitué à tout avoir sans effort. On n'a qu'à regarder le programme de Québec Solide-à-terre et du PQ. Des places de garderie à volonté, un système de santé tout azimute, augmentation de l'offre du transport en commun sans augmentation de frais, gratuité de l'éducation. Mais on vont-ils prendre l'argent ???? On est à la veille d'une crise majeur et de plus nous sommes déjà surtaxés. Moi je suis très tanné de partager mon salaire avec ceux qui veulent tous ces services pour rien.
    Mais que voulez-vous les Québécois sont des parasites paresseux qui n'accepte pas la compétition, comment expliquer qu'en Amérique du nord nous sommes les champion de la syndicalisation.
    , »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 10h20
    La principale cause
    « La principale cause des insuccès scolaires des francophones Québecois est la super-syndicalisation des enseignants. Leur mentalité syndicale fait en sorte qu'on donne le moins possible pour recevoir le plus possible.Quand j'ai entendu un enseignant déclarer que sa 'job' c'était de suivre le programme et que le succès ou l'échec de ses élèves n'avait aucune importance pour lui. Quand j'entends les enseignants parler en 'moé' puis 'toé', en ça là, en monde sont, ça va 't'être', '¨ca paraîtrera pas' etc. comment voulez vous que nos enfants soient intéressés à apprendre
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 13 novembre 2008 10h25
    Rien à voir avec la loi 101!
    « Pour les blogueurs qui préconisent un retour au "bill 63", de triste mémoire, il faudrait relire l'étude commandée par les commissions scolaires. Les raisons invoquées sont de nature organisationnelle entre les commissions scolaires francophones et anglophones. Les mieux nantis qui ont eu la chance de fréquenter des écoles privées anglophones ou francophones, qui choississent des élèves performants fortunés plutôt que des élèves en difficulté, voient leurs chances quintuplées par rapport à ceux du public. Rien à voir avec la loi 101. »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 10h41
    l'explication est simple:
    « "les élèves issus de l'immigration de langue maternelle pidgin ou créole et de langue maternelle africaine sont proportionnellement plus nombreux à être déclarés EHDAA
    (éleves handicapés ou en difficultés d'adaptation ou d'apprentissage)

    http://www.mels.gouv.qc.ca/stat/Autres_doc/immigration_fr_460758.pdf


    "Les élèves issus de l'immigration sont proportionnellement plus nombreux que l'ensemble des élèves à accuser un retard scolaire." (page 30)

    Les CS scolaires francophones doivent accueillir un nombre démesuré de ces élèves.

    Un plus un font deux. Sauf dans la tête de certains chercheurs qui ne veulent pas voir l'évidence. »

  • Guy Archambault
    Abonné
    jeudi 13 novembre 2008 11h42
    A-t-on bien lu l'article !
    « À lire les commentaires qui précèdent, on se rend compte que peu ont vraiment compris l'article et les résultats de la recherche. Et la plupart des commentaires semblent tirer profit de l'article pour radoter des idées fixes qu'on retrouve régulièrement dans ces espaces réservés aux commentaires. On semble se foutre royalement de la recherche pour tirer des conclusions et des interprétations conformes à des préjugés ou des phobies.

    Toutes les causes analysées pour expliquer l'échec scolaire sont connues depuis 1990; toutes les recherches faites depuis ne font qu'affiner ces causes et les remèdes à prendre pour y remédier. J'ai moi-même conduit une recherche, avec une collègue, pendant deux ans en 1995-96 et la présente recherche présentée dans le présent article vient confirmer nos résultats. Les deux principales sources de l'échec scolaire sont essentiellement 1- le taux absolument renversant de décrochages et d'échecs scolaire des garçons au secondaire et au collégial; 2- l'absence d'encadrement personnalisé de ces élèves à risque, qu'ils soient gars ou filles.

    L'article mentionne que la recherche tend à montrer que la grande différence tient au régime d'encadrement personnalisé que l'on privilégie dans les écoles anglophones. Mentionnons ici que c'est aussi la grande différence entre l'école publique et l'école privée,
    à savoir l'encadrement, le suivi personnalisé offert de façon assez systématique dans la majorité des écoles privées francophones.

    La résistance à adopter des mesures d'encadrement personnalisé aux élèves dans les écoles et nombre de cégeps francophones tient en partie à un trait culturel propre à chacune des deux cultures. Le communautarisme anglophone issu de la tradition monarchique anglaise et protestante induit plus facilement au dialogue que l'autoritarisme issu de la tradition monarchique française et papale qui tend à un centralisme où tout le monde doit passer dans le même moule décidé en haut de la hiérarchie. Autrement dit, même si l'école francophone s'est affranchie de la tradition catholique au niveaux des contenus, les francophones ont gardé le contenant, à savoir la tendance à faire régler les problèmes par le haut.

    Juste un exemple pour illustrer ce trait culturel, exemple qui se répète régulièrement dans les journaux francophones et ne se reproduit à peu près jamais dans les médias anglophones. Combien de fois lisons-nous dans les journaux l'expression suivante :
    ¨ Qu'attend le gouvernement pour intervenir, pour régler tel problème ...? " Rarement dans les journaux anglophones. Régulièrement dans les journaux francophones. Pourquoi pensez-vous que l'hôpital universitaire anglophone sera livré dans de meilleurs délais que l'hôpital universitaire francophone ? Parce que, mis à part les riches fondations anglophones constituées depuis plus de cent ans, les anglophones n'attendent pas le gouvernement pour s'entendre entre eux. Les francophones attendent toujours le gouvernement pour régler les problèmes entre eux. Faut dire que ce dernier a aussi tendance à laisser les anglophones régler leur problèmes entre eux, tandis que le gouvernement a de la misère à résister aux titres de journaux francophones qui l'invitent à intervenir dès qu'un groupe de pression crie au scandale dans une commission scolaire, dans un hôpital, sur une patinoire, dans un conseil municipal, etc.

    D'autre part, il ne faut pas se fier à la formation en pédagogie offerte dans les universités francophones pour régler le problème. Là aussi on perpétue la transmission d'un modèle de gestion autoritaire de la classe et des écoles, un modèle magistral de l'enseignement et des apprentissages. Au mieux, certains profs universitaires diront à leurs étudiants : faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je vous fais.

    Alors, avant que le problème des échecs et du décrochage scolaire des écoles et des cégeps francophones se résorbent un peu, il y a pas mal d'eau qui va couler sous les ponts.
    Malgré toutes les recherches que l'on fera. Parce qu'il semble que la culture francophone quasiment génétique veut qu'un assez grand nombre de citoyens francophones attende tout d'un prince ou d'un maître, que ce dernier soit francophone ou pas. Cette masse de soumis empêche les francophones qui voudraient se prendre en mains de le faire en appelant constamment au secours leur papa à Québec ou à Otawa, en faisant référence à la supériorité commerciale, intellectuelle, culturelle et sociale des anglophones qu'ils soient canadiens ou américains ! Sans les Rocheuses nous sommes perdus !

    Guy Archambault »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 12h54
    M. Noel
    « Donc votre analyse très sérieuse et scientifique tout en étant totalement dépourvu de racisme, xénophobie et très neutre, nous démontre très bien et sans équivoque que seule la loi 101 est responsable de nos déboire, pas les syndicats pas le programme, pas la réforme et surtout pas le désengagement des parents.
    M. Noel si votre raisonnement est bon et que c'est la faute de trop d'immigrants qui est la cause de tous nos maux, quel sont les solutions possibles ?
    1. Stopper tout immigration car elle dilue les nous et de toute façon elle ne veut absolument pas s'intégrer et devenir séparatiste (votre solution de rêve si je ne me trompe pas)
    2. N'avoir qu'un système, en français seulement comme cela personne ne saura que nous formons des poches car tous seront des poches.
    3. Forcer les immigrant à aller à l'école anglaise, comme cela le NOUS n'aurait plus de ces cas problèmes et les méchant EUX les auraient tous.

    Mais expliquez moi alors pourquoi avant la loi 101 qui a forcé tout les immigrant à allez au français, la vaste majorité choisissait le système anglais et EUX n'avait pas de problème à l'époque.
    Je conclus donc suite à votre analyse que la source de nos problèmes est le PQ. Pourquoi, c'est lui qui a forcé c'est «maudit immigrants " dans le système francophone, de plus c'est La Marois qui est la grande responsable de la réforme scolaire ce beau fiasco. Donc nous devons éviter à tout prix de voter pour la Marois et le PQ. Ils sont la source de ce problème »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    jeudi 13 novembre 2008 13h15
    Les immigrants ont le dos large!
    « Ayant travaillé dans les deux systèmes scolaires, j'ai remarqué depuis une quinzaine d'années l'écart immense de fonctionnement et de réussite entre les francophones et les anglophones. Les causes sont multiples mais de façon empirique, j'ai observé une plus grande rigueur intellectuelle et disciplinaire du côté anglo. Ce n'est pas pour rien que beaucoup d'immigrants auraient voulu choisir le côté scolaire anglophone;ce n'était pas pour tourner le dos aux francos mais bien parce qu'ils connaissaient, eux aussi, cette réalité. La loi 101 les en a empêchés. Je suis pour la loi 101. Je suis aussi pour un resserrement des exigences de toutes sortes dans les écoles francophones.

    - Il y a proportionnellement autant d'immigrants du côté anglo, en passant.

    - Du côté franco, l'école secondaire St-Luc (95 nationalités la fréquentent !!!) se classe parmi les meilleures écoles secondaires du Québec !!!!!!! Elle se classe même mieux que plusieurs écoles privées.

    - De nombreux professeurs très compétents et dévoués travaillent dans les écoles francophones. Par contre, je ne suis pas certaine de la justesse de leur évaluation des enfants immigrants quand ils proviennent du fin fond du Québec et ont atterri à Montréal parce que c'est ici que se trouve le travail... C'est facile de placer rapidement dans une voie d'évitement les enfants qui ne correspondent pas à ce qu'on est habitués de voir à... Malartic ou à la Côte Beaupré. C'est d'une grande tristesse pour les petits qui sont dès leur plus jeune âge marginalisés à cause de l'ignorance ou des préjugés de certains adultes de l'école. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 13h35
    L'impact de la loi 101
    « La loi 101 oblige les parents francophones des enfants les plus doués à les envoyer, soit à l'école anglaise, soit dans le privé. Plus un élève réussi, plus il y'a de chance qu'ils soit bilingue. Restent à l'école publique francophone les enfants des pôvres qui constitueront le lumpen-proletariat unilingue des barons de Québec Inc. Assis, les pôvres, tenez-vous heureux d'avoir une école d'abord. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 13h37
    Ce qui est normal M Noël.
    « Puisque les élèves issus de l'immigration ne comprennent pas la langue parlée dans le milieu enseignant; qu'ils tombent de nues au vu qu'il n'y a pas de structure leur permettant de faire des devoirs en dehors de la maison; puisque l'incompétence administrative s'ajoute à celle des professeurs qui ne savent pas articuler le français ni à bien l'écrire. On voit ce résultat chez tous les enfants québécois qui sortent de l'école publique. Leur taux de connaissances du vocabulaire est si pauvre qu'on se demande s'ils ont bien 13 ans quand ils se mettent à parler alors que leur bagage intellectuel correspond à un enfant de 8 ans en tant normal dans des pays autres. C'est un scandale et dangereux. D'où la grande teneur en suicide chez le jeunes au Québec car leur affectivité ne peut s'exprimer par manque de mots pour s'exprimer. Je le sais, je l'ai vécu dans notre famille. Une mauvaise école fait de mauvais élèves et de plus, si les immigrants viennent de structures scolaires plus solides et plus pertinentes, il est certain que devant le laisser aller d'ici, ils s'écroulent. C'est une des raisons que pour lesquelles les recherches tapent juste en termes de statistiques mais à côté de la plaque en termes de compréhension de la situation réelle.
    Une de mes nièces scolarisée en France puis à Djibouti (désolé pour vous, elle est métis blanc/noir), s'est vue lamentablement tomber à Montréal dans une école publique alors qu'elle était 1ère partout sauf en gym parce qu'il n'y avait aucun prof à la hauteur de son petit bagage du parler français, ni au niveau syntaxique et orthographique. Comme on le voit dans les médias et ils ne se gênent pas d'en parler à ce sujet. (Il faut comprendre qu'un petit chinois qui parle le mandarin chez lui mais qui a appris le français dans un lycée international français en Chine, ne peut que devenir EHDAA ici parce que quand il arrive en classe, le pauvre, c'est une planète, une autre langue, une autre manière d'enseigner, une autre manière de ne pas enseigner du tout aussi.) Dans sa famille on a conseillé à ma nièce de se taire à l'école pour qu'elle ne réveille pas les susceptibilités de mauvais augure pour apprendre à l'école. Du coup, les parent font comme moi, ils payent une école privée et française où au moins l'enseignement dispensé va avec la maturité et la connaissance de l'enfant. Au moins, elle comprend quand le prof parle et fait son cours. De toutes manières, il n'y a qu'ici qu'on passe des examens de français à l'entrée de l'université parce que le résultat de leur maitrise pour cette langue est un véritable désastre au Québec. On ne pas ce genre d'examen en France quand vous avez obtenu le bac (Fi du Lycée avant l'université). C'est simple à le vérifier, prenez des jeunes québécois comme Mario Dumont par exemple et faites une comparaison avec les français de l'École Stanislas. Surtout, prenez des africains, des asiatiques et des français. Je crois que vous avez raison d'écrire : «Sauf dans la tête de certains chercheurs qui ne veulent pas voir l'évidence. » Car cela vous concerne aussi en propre chercheur ou non. Les statistiques sont comme les sondages, ce n'est pas la vérité, ce ne sont que des statistiques CQFD (Ce Qu'il Fallait Démontrer ou Dire). »

  • Pierre Germain
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 14h37
    L'école française à la traine? Les compétences mathématiques des journalistes aussi!
    « Dans l'article du jeudi 13 novembre 2008 "L'école française à la traîne" de Mme Cauchy, il est écrit:

    "L'élève qui fréquente l'école anglaise à Montréal a deux fois plus de chances d'obtenir son diplôme de cinquième secondaire que celui qui va à l'école française."

    Plus loin, on peut aussi y lire:

    "Concrètement, seulement 53 % des élèves obtenaient leur diplôme en 2005 dans les délais normaux dans le secteur français, comparativement à 72 % dans le secteur anglais."

    Le contraste entre ces deux assertions doit en laisser plus d'un dans la perplexité. En effet, si 53 % des élèves du secteur francophone obtiennent leur diplôme, et que ceux du secteur anglophone ont deux fois plus de chances de l'obtenir, comment se fait-il que ces derniers n'aient pas un taux de diplomation de 106 % (2 X 53 %)? Avouez que ce serait assez efficace!

    En fait, l'élève du secteur anglophone a quelque 35 % plus de chances que celui du secteur francophone...

    Voilà comment une numératie bancale mène à des déclarations aussi fracassantes qu'inexactes! »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    jeudi 13 novembre 2008 15h06
    Imiter St-Luc
    « Puisque l'école secondaire St-Luc -fréquentée par plus de 90 ethnies- se classe parmi les meilleures au Québec (5e) questionnons-nous sur ce qui fait le succès de cette école francophone et imitons-là !!! »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 15h21
    La faute de la Loi 101
    « Si ca peut fait plaisir à M. Archambault on peut dire que c'est la faute de la Loi 101 puisque les écoles francophones publiques doivent accueillir les nouveaux arrivants qui arrivent ici avec un problème linguistique et un retard éducatif. Certains ne le rattrappe jamais d'où le haut % d'échec.

    Maintenant tout ça est un tempête dans un verre d'eau lorsque l'on sait que l'étude ne comprend pas Laval et la couronne de Montréal, où vivent la moitié des "Montréalais", francophones surtout, et que l'étude ne comprend pas non plus les élèves du privé de l'Ile de MOntréal qui drainent maintenant 32% des élèves de l'ile (souvent les meilleurs). Ceux qui étudient dans les cs sont des enfants de familles pauvres francophones et immigrantes, d'où leur piètre score.
    Rien de bien chinois là-dedans.

    Une autre tempête dans un verre d'eau.... »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 17h24
    M. Germain
    « Oui les journaliste peuvent parfois avoir besoin de cour de maths, mais dans ce cas ci nous manquons de données pour votre calcul. Car si on lit bien les 2 affirmation

    1
    L'élève qui fréquente l'école anglaise à Montréal a deux fois plus de chances d'obtenir son diplôme de cinquième secondaire que celui qui va à l'école française.
    et

    2
    Concrètement, seulement 53 % des élèves obtenaient leur diplôme en 2005 dans les délais normaux dans le secteur français, comparativement à 72 % dans le secteur anglais.

    Le premier fait allusion à la diplomation sans référence au temps, le second lui parle de temps définit comme temps normal. L'on compare des pomme rouge avec des pomme verte. Cela crèe de la confusion. Mais peu importe il y a crise. Et cette crise est un peu le désengagement des parents. »

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 20h20
    Médocrité franconophone
    « C'est la norme. Une école polytechnique de montréal qui dit qu'elle doit vérifier si un étranger peut étudier à l'étranger ne vaut plus que le peuple néfaste qu'elle éduque - même lorsque ses professeurs s'éduquent en ANGLOSAXONIA. La question n'est pas "What does ENGLISH CANADA want?" mais qu'est-que le monde francophone peut offrir au monde anglon-saxon d'innovatif de nouveau ou d'inconnu. Dommage aussi que la 'so-called' elite engineering school of quebec n'est même pas connu au peuple québecois. Voir mon site web pour voir quelque-chose de novateur et utile : http://technical.strings.googlepages.com/
    http://technical.strings.googlepages.com/tsiprospectus
    Ce sera le jour quand l'ANGLOSAXONIA vole le lexicon des francophones !!!! »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    jeudi 13 novembre 2008 20h28
    Une veritable aberration!
    « Ce qui draine systematiquement lew systeme c'est que l'ecole privee soit subcentionnee a 80%. Ces ressources devraient rester dans le public. C'est la VRAIE raison pour laquelle le systeme public s'enlise de plus en plus. Nous sommes pour l'instruction pour tous ici et non pas pour une minorite de privilegies. »

  • Benoît Fortin
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 23h01
    Pourquoi une si grande faiblesse ?
    « C'est notre méthode d'apprentissage n'est pas adaptée à la situation d'aujourd'hui.
    N.B.: Par défaut de méconnaissance de mon ordinateur,je vous demanderais de prendre connaissance d'un autre article intitulé: «Analysons notre méthode d'dapprentissage »

    Merci

    Benoit Fortin »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 08h48
    L'École St-Luc est 143e!!!!
    « http://www.lactualite.com/education/palmares/article.jsp?content=20081023_093513_26572


    ----
    A noter le racisme habituel de Marie Laurier contre les Québécois! Comme si les filles de Malartic et de la Cote de Beaupré ne faisaient pas le meme cour à l'UDM que les Montréalaises! Lache pas ma fille tu es la parfaite incarnation du délire multiculturel

    "De nombreux professeurs très compétents et dévoués travaillent dans les écoles francophones. Par contre, je ne suis pas certaine de la justesse de leur évaluation des enfants immigrants quand ils proviennent du fin fond du Québec et ont atterri à Montréal parce que c'est ici que se trouve le travail... C'est facile de placer rapidement dans une voie d'évitement les enfants qui ne correspondent pas à ce qu'on est habitués de voir à... Malartic ou à la Côte Beaupré. C'est d'une grande tristesse pour les petits qui sont dès leur plus jeune âge marginalisés à cause de l'ignorance ou des préjugés de certains adultes de l'école." »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    vendredi 14 novembre 2008 15h13
    L'école St-Luc est 5e
    « http://www.iedm.org/main/show_mediareleases_fr.php?mediareleases_id=182 »

  • Régine Pierre
    Abonnée
    vendredi 14 novembre 2008 15h35
    Rien de neuf mais une autre preuve de l'échec de la réforme 2000
    « Il n'y a rien là de nouveau. J'avais déjà écrit un article sur cette question en 2000 dans un collectif intitulé: La mondialisation de l'ignorance. Ces données ne font que confirmer ce que je soutiens depuis lors. La réforme 2000 n'a été qu'une supercherie. Pour comprendre pourquoi il faut lire l'article que je signe dans le collectif: Contre la réforme pédagogique qui vient de paraître chez VLB éditeur. »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    vendredi 14 novembre 2008 15h38
    L'école St-Luc est 5e, 24e et 143e
    « Des palmarès, il y en a pour tous les goûts.

    Celui de l'Institut économique de Montréal (octobre 2008) classe l'école secondaire Saint-Luc au 5e rang en tenant compte d'indicateur d'impact. Lisez par vous-même:

    «Plusieurs écoles publiques font bonne figure, avec huit établissements sur dix qui arrivent en tête du classement pour l'impact de l'école elle-même et huit sur dix pour l'amélioration depuis cinq ans.»

    http://www.iedm.org/main/show_mediareleases_fr.php?mediareleases_id=182


    Et oui, selon les résultats seulement, Saint-Luc se classe 143e sur 477 écoles (incluant 119 écoles privées dans les 143).

    L'école St-Luc se classe au 24e de toutes les écoles secondaires publiques du Québec (incluant les écoles internationales publiques).

    Pas mal pour une école riche de 95 nationalités!!! Des jeunes qui, en majorité, étudient dans une langue "étrangère". Certains parmi eux ne parlaient pas un traître mot de français il y a 3 ou 4 ans...

    Ils sont winners. Demandons-leur pourquoi et comment puis imitons-les. »

  • Chris Eustace
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 16h03
    L'école française à la traîne - an anglo retired teacher réaction
    « This article dealing with French and English high school student graduation rates, school boards and special needs students has certainly solicited many opinions.... This is mine. Hopefully, it will put some issues into perspective.

    About 4 weeks ago, the Fraser Institute and the Montreal Economic Institute put out rankings of all high schools and school boards in Quebec... Let's put aside the high schools and target the school boards.

    In the West Island the French school board,C.S. Marguerite-Bourgeoys ranked number 4 ; the English school board, Lester B. Pearson came in at number 42 out of 70.

    Considering that both boards cover the same geographic area and are similar as far as the socio-economic factor is concerned, why is that?

    It is the management style, the philosophies and practices of the boards that make the difference.
    Consider what Diane Lamarche-Venne, chairperson of CSMB, said in an interview on Oct. 22 in the Journal de Montreal:

    "On donne beaucoup d'autonomie aux écoles. On veut que les décisions soient prises le plus près de possible des élèves."

    Exactly! Autonomy - that is the key word. More autonomy for school principals, teachers and decision-making powers by governing boards, will go a long way to improve student success in any school.

    ....To be fair, though, I think Bill 88 will help...

    Anyway, more information on the two school boards can be found in the West Island Chronicle newspaper(www.westislandchronicle.com)
    articles:
    - Oct. 29 - "School rankings out"
    - Nov. 12 - "Special needs: two school boards,two visions"

    The mentality of the on-island English school boards is that they think they know what's best for the schools and students. The irony is they don't. There is absolutely nothing that they can do that a school cannot do for itself - if given the resources directly from the government...What is most irking about them is how costly they are and how direspectful they are towards the parent groups...

    Hopefully,whoever forms the next government will not make the same judgement error as in 2003 and entrust the English school boards with any authority....

    To digress a bit: Nov.13th 'TheGazette'article: "Mural project aims to tear down walls" ....it's a story of elementary kids from different cultures in French and English schools working on a project in the hope to help out, in a problem that occurred last year in the local high schools, involving a racial slur and some violence....

    How inspiring! Apparently, the mural with indvidual plaques will be displayed,in May, at the Montreal North Community Centre...

    .....Talking about Montreal North,I think it was there that a tragic accident happened last year. A young girl was playing in the school yard and accidentally hit a boy in the chest and later died....according to many sources a DEFIBRILLATOR (A.E.D) would have helped.....that story brings to mind another more recent story...a few months ago a dentist in Pointe Claire was very grateful that a defibrillator was available and some young men saved his life....(Google: "school boards and defibrillators"....it's surprising how many school boards acrooss Canada have installed defibrillators in all their schools)... Four times over the past year , I have asked the Pearson board to do something and get get these potential life-saving things in schools - but to no avail - yet.

    Perhaps the new government will see to it that ALL Quebec schools have a defibrillator handy...

    Last thing: the recent story of the vice-president candidate, who supposedly didn't know whether Africa was a continent or a country...and Canada's new Foreign Affairs Minister who thinks that Barack Obama's homestate, - Illinois is a "border state"....

    - brings to mind how little our kids know about other countries and where they are on a map....

    So, besides a defibrillator in every school, WORLD MAPS in every Quebec classroom would be valuable and educational...that's what the government should do...

    Chris Eustace
    (ceustace@videotron.ca) »

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