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La situation se dégrade pour les enfants défavorisés

Clairandrée Cauchy   13 novembre 2008  Éducation
En dix ans, la persévérance scolaire ne s'est guère améliorée sur l'île de Montréal. Pire, les élèves issus de milieux défavorisés s'en tirent moins bien qu'en 1995.

À première vue, lorsqu'on considère seulement les cohortes d'élèves cinq ans après le début du secondaire, on note une hausse du taux de diplomation de cinq points entre 1995 et 2005, soit de 53 % à 58 %. Mais le ballon se dégonfle par la suite quand on analyse les taux de diplomation à l'âge de 20 ans: le taux de diplomation est stable autour de 71 %. «On a fait des gains chez les plus jeunes, mais en bout de piste, on fait seulement le plein plus rapidement», constate Pierre Lapointe, co-auteur d'un rapport sur la diplomation des élèves sur l'île de Montréal.

Dans les milieux défavorisés, la situation s'est même détériorée. En effet, l'écart entre la diplomation des élèves fréquentant les écoles des milieux les moins nantis et ceux des milieux qui ne sont pas considérés défavorisés est passé de 20 points en 1995 à 26 points en 2005. Ainsi , seulement 29 % des élèves de milieux défavorisés obtenaient leur diplôme à 17 ans en 2005, contre 55 % dans les écoles plus nanties du réseau public montréalais. «C'est un peu décevant. Il y a eu des investissements, des efforts importants consentis ces dernières années. On s'attendrait à ce que cela aille mieux», affirme M. Lapointe, qui note que les tendances observées dans les écoles montréalaises se comparent à ce qui se passe ailleurs au Québec.

L'écart entre le public et le privé s'est aussi accentué, du moins lorsqu'on considère la diplomation dans les délais normaux. Dans le public, le taux de diplomation s'établissait à 49 % en 2005, comparativement à 81 % dans le privé. En 1995, le taux du public était de 47 %, contre 75 % pour le privé.

Ces écarts se résorbent en partie lorsqu'on tient compte des jeunes diplômés sur le tard. Ainsi, 65 % des élèves avaient terminé leur secondaire à 20 ans en 2005, contre 87 % dans le secteur privé. Ces taux étaient sensiblement les mêmes en 1995.

L'écart entre les réseaux scolaires français et anglais s'est lui aussi accru entre 1995 et 2005. Au milieu des années 1990, le taux de diplomation du réseau anglophone était de 65 %, soit 16 points de plus que le réseau francophone. En 2005, ce même taux avait grimpé à 72 %, ce qui correspondait à 19 points de plus que dans les écoles francophones.
 
 
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  • Yves Côté
    Abonné
    jeudi 13 novembre 2008 04h01
    Le prix de la connaissance.
    Pour sortir un peuple de l'ignorance avec lequel on l'a soumis, il faut accepter d'y mettre de l'argent, des efforts désintéressés et par dessus tout, passablement de temps. sans nécessairement pouvoir prédire quand l'idée de l'importance de l'instruction se généralisera.
    Cela veut dire qu'à l'exemple des parents qui en acceptent l'importance, la société porteuse de l'ambition d'éduquer ses jeunes se doit de mettre le paquet d'abord sur la chose scolaire. Au prix parfois, il est vrai, d'oublier un certain confort de vie.
    Mais bon, en termes politique comme familial, il faut savoir ce qu'on veut.

  • Benoît Fortin
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 22h52
    Analysons notsre méthode d'apprentissage en français écritOn On
    On écrit que l'élève qui fréquente l'école anglaise à Montréal a deux fois plus de chances d'obtenir son déplôme de cinquième secondaire que celui qui va l'école française. Pourquoi ? C'est que notre méthode d'apprentissage en français écrit surtout est dépassée aujourd'hui.

    Je vous réfère à un autre message qui va suivre sous le titre de « Analysons notre méthode d'aprentissage »

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