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En bref - Opposition incompréhensible

La Presse canadienne   28 octobre 2008  Éducation
Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, ne comprend pas le tollé soulevé par le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse du ministère de l'Éducation. Il trouve que les manifestations récentes à ce sujet ne représentent que la voix d'une minorité, et que c'est ce genre «d'étroitesse d'esprit qui génère les guerres, les dissensions et le sectarisme».

Réjean Parent souligne que le nouveau cours enseigné aux jeunes du primaire et du secondaire ne menace pas leur foi chrétienne puisque, contrairement à ce qui peut avoir été véhiculé, il ne s'agit pas d'un enseignement religieux. En entrevue téléphonique à La Presse canadienne, le président de la CSQ a rappelé que le choix n'est plus à faire entre le cours d'enseignement moral ou religieux au Québec depuis que les écoles publiques sont devenues laïques. Selon M. Parent, le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse n'est pas celui de l'enseignement de doctrines mais l'histoire des réalités du monde et des religions qui l'ont marqué.
 
 
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  • Marie Cossette - Inscrite
    28 octobre 2008 08 h 45
    D'accord!
    D'accord avec lui. Arrêtons d'avoir peur. La culture en général est une excellente chose à enseigner. Après, il faut évidemment s'en remettre à la personne qui l'enseignera.
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  • THYS Michel - Inscrit
    28 octobre 2008 09 h 15
    Les lacunes du nouveau cours.
    Bonjour,
    C'est de Belgique que je me permets de vous faire part de mon point de vue.
    Il me paraît évident que l'école a pour but d'instruire tous les enfants et de les préparer à s'adapter harmonieusement à la société multiculturelle en constante évolution, et non à prolonger, fût-ce intellectuellement, l'éducation religieuse familiale. Il est vrai cependant qu'un minimum de "culture religieuse" doit faire partie de la "culture générale" : la Trinité, par exemple, n'est pas qu'une station du métro parisien ... ! Les cours d'histoire auraient pu y pourvoir.

    Fallait-il donc inventer ce nouveau cours d'éthique et de culture religieuse ? Je pense que oui, mais à condition que certains de ses promoteurs ne cherchent pas à redorer, par ce bias, le blason de l'Eglise catholique en perte de vitesse. Je constate en effet que ce cours privilégie anormalement l'expérience religieuse catholique, notamment en jetant la confusion dans les jeunes esprits par une accumulation de détails inutiles à propos des autres religions et en occultant le fait qu'elles incitent toutes à la soumission plutôt qu'à l'esprit critique, à l'autonomie, à la responsabilité individuelle et à développer la conscience morale et le respect de la différence.

    En outre, ce cours fait à peine mention de l'existence d' "autres courants de pensées" non religieux, et s'abstient de faire découvrir l'humanisme laïque, ses principes, ses valeurs, ses fondements et ses objectifs. Tout se passe comme si l'on cherchait à favoriser le communautarisme religieux, et l'intolérance qu'il implique, au lieu de mettre en place un système éducatif permettant de choisir, en connaissance de cause et aussi tard que possible, de croire ou de ne pas croire.

    Ne serait-il pas utile à cet égard d'être informé des observations des psychologues qui ont constaté qu'en l'absence d'éducation religieuse, la foi n'apparaît pas spontanément ? Et de celles des psychophysiologistes qui ont découvert que le cerveau émotionnel d'un enfant de 2 ou 3 ans est déjà marqué par le comportement religieux de ses parents, ce qui influencera son esprit critique ultérieur, dès qu'il sera question de religion ? L'école ne devrait-elle pas dès lors compenser cette influence exclusive et unilatérale par une information minimale à la fois sur le "fait religieux" ET sur le "fait laïque ", ce qui réduirait les inégalités socio-culturelles ?

    A notre époque de pluralisme des cultures et des convictions, n'est-il pas temps, dans l'intérêt supérieur de l'enfant, de repenser le rôle des parents et des enseignants ? N'est-il pas temps de faire découvrir aux parents croyants qu'au-delà de l'indispensable laïcité politique, la laïcité philosophique, bien que refusant toute référence religieuse, n'est pas pour autant antireligieuse, que l'humanisme laïque est capable de proposer une spiritualié laïque comme alternative à la spiritualité religieuse et qu'il est possible de donner un sens à l'existence autrement que par la religion ?

    Cordialement,
    Michel THYS
    Waterloo, en Belgique.
    michelthys@tele2allin.be
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  • Jeanne du Lys - Inscrite
    28 octobre 2008 10 h 54
    @ Michel THYS
    Parfaitement d'accord avec vous, bonne analyse.

    L'humaniste laic serait une excellente idée ! Les religions sont en fait des systèmes politiques de dictature.

    Pour ma part, j'enlèverais complètement l'enseignement religieux. Je l'aborderais plutôt dans les cours d'histoire en ne parlant que des faits historiques et véridiques. Des faits qui raconte la vraie histoire, inquisition, pensionnats autochone, etc. Pas avant l'âge de neuf pour l'histoire.
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  • J.A. Michel BORNAIS - Inscrit
    28 octobre 2008 15 h 17
    Morale, éthique et histoire des religions
    Beauport, le 28 octobre 2008

    Il y a toujours un autre côté à la Sainte-Médaille

    Pourquoi devrions nous voir un problème avec un enseignement de la morale et de l'éthique qui prendrait comme exemple la "véritable" histoire des religions?

    Ce ne sont pas les exemples qui manqueraient: De belles histoires aussi sordides celles de Jeanne-d'Arc au bûcher, de l'obscurantisme de la Sainte Inquisition et ses maîtres-tortionnaires sadiques, des boucheries des Saintes Croisades et des multiples guerres religio-politiques qui ajoutent encore à chaque jour leur lot de victimes depuis que l'homme est sorti de sa caverne.

    Et pourquoi au Québec très catholique, devrions-nous nous limiter à celle de Jésus-Christ, qui admettons-le, est aussi un récit d'horreur, de fourberie politique, de fausses accusations, de torture sadique et de meurtre qu'on célèbre avec pompes et mortification à chaque année.

    Comment peut-on se priver d'exemples aussi édifiants pour nos enfants du primaire. Et les vrais contes traditionnels pour enfant ne sont guère mieux avec St-Nicolas qui recolle les petits-enfants découpés en morceaux, le Petit Poucet abandonné en plein bois par ses pauvres parents et Blanche-Neige empoisonnée par sa belle-mère jalouse.

    On est vraiment pas près de sortir du bois.

    J.A. Michel Bornais
    Beauport
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  • Jeanne du Lys - Inscrite
    28 octobre 2008 16 h 48
    @ J.A. Michel BORNAIS
    Vous avez raison, ce fameux cours voit la religion avec des lunettes très roses. Ça me fait pensé à la chanson de Patick Bruel. ''Qui a le droit''

    Avons-nous le droit de mentir à nos enfants ?

    Salutation à vous et aux citoyens de Beauport, ma ville natale.

    Sylvie R. Tremblay
    Jeanne du Lys
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