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Les frais universitaires ont augmenté de 5,4 % au Québec

Marco Bélair-Cirino   10 octobre 2008  Éducation
Les étudiants québécois inscrits à un programme de premier cycle universitaire paieront en moyenne 2167 $ en frais de scolarité durant l'année 2008-09. Ils se sont vus, depuis l'année dernière, facturer la plus forte augmentation à l'échelle nationale, soit 5,4 %.

Les données dévoilées hier par Statistique Canada n'ont rien de surprenant et s'expliquent par la décision du gouvernement du Québec de dégeler les frais de scolarité et d'imposer une hausse de la facture envoyée aux étudiants de 500 $, à raison de 100 $ par année pendant cinq ans.

«Le Québec favorisait l'accessibilité aux études dans le passé. Ce n'est plus le cas aujourd'hui», a affirmé le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), David Paradis.

«Ça pose le problème de l'accessibilité aux études post-secondaires. En augmentant les frais de scolarité d'un pourcentage qui est même supérieur à celui de l'indice des prix à la consommation (IPC), on réduit l'accessibilité à l'éducation», a ajouté la porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), Catherine Brunet.

Au Québec, les frais afférents obligatoires ont bondi de 3,7 %, pour passer de 620 $ à 642 $. «C'est ni plus ni moins que de la comptabilité créative. [...] C'est quasiment à se demander s'ils pouvaient inventer des frais sur les poignées de porte», a dit M. Paradis.

Les étudiants canadiens paieront pour leur part en moyenne 4724 $ pour l'année universitaire en cours, soit 3,6 % de plus qu'en 2007-08.

Les frais supplémentaires obligatoires exigés par les universités canadiennes aux étudiants de premier cycle ont pour leur part grimpé de 3,3 % par rapport à l'année 2007-08, pour se chiffrer à 695 $.

Les programmes de dentisterie et de médecine tiennent le haut du pavé des formations universitaires les plus coûteuses. Les étudiants canadiens inscrits à temps plein au premier cycle en dentisterie paieront en 2008-09 12 906 $ en frais de scolarité, alors que leurs confrères en médecine verseront 10 392 $.

La FEUQ estime à 12 000 $ l'endettement moyen des étudiants au terme de leurs études. «Bonne chance, avec un endettement pareil, puis une crise du crédit pour fonder une famille ou acheter une maison», a dit David Paradis.
 
 
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  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 10 octobre 2008 09h21
    Faite moi pleurer
    Les étudiants d'ici paient en moyenne $2167 alors que la moyenne canadienne est de $4724.
    Pour eux une augmentation de $164 et au Québec une augmentation de $111. Et si l'on dit qu'un étudiant peu gagner $10 de l'heure en travaillant à temps partiel. L'étudiant canadien devra travailler 16.4 heures de plus pour payer l'augmentation alors que l'étudiant québécois lui devra travailler 11.1 heures de plus. Pour un étudiant toutes les heures sont importante car ils servent à l'étude pour assurer le succès. Donc le travail suplémentaire gruge sur ces heures.

    On peu donc dire qu'avec les frais qui sont la moitié moins cher ici nos étudiants ont le double de l'accessibilité et finissent leurs études avec la moitié des dettes. Aussi l'augmentation des frais demandera 50% plus d'effort au étudiants canadien qu'au étudiant québécois.

    Et une dette de $12,000 à la fin ce n'est pas si pire que cela pour qulqu'un qui trouvera un travail avec un salaire moyen de $50,000 en partant. Étalé sur 5 ans, cette dette représente des paiements de moins de $50 par semaine sur un salaire moyen de près de 1000$ brut par semaine.
    Que David Paradis et la FEUQ arête de me faire pleurer et qu'il travail un peu pour ses études les étudiants ici se plaignent le ventre plein avec un frigo plein de bière.
    Et à Marco Bélair-Cirino, quelle naïveté vous avez démontré en acceptant d'écrire un papier sur ce sujet avec des chiffres si éhontés et malhonnêtes

  • Patrick Lavoie
    Abonné
    vendredi 10 octobre 2008 11h52
    L'éducation devrait être gratuite
    Quand va-t-on comprendre que l'éducation est un investissement, pas une dépense? Statistiquement parlant, le manque d'éducation va de paire avec la pauvreté, la maladie, la criminalité. Plus d'éducation équivaut à moins de dépenses dans les services sociaux, moins de dépenses en sécurité publique, moins de dépenses dans le système de santé. L'argument économique des disciples du libre marché et tout ces idéologues de droite voulant que l'éducation coûte cher aux contribuables et qu'il faudrait en augmenter les frais ne tient pas. Puisque tout ce qui compte pour vous, messieurs les penseurs de droite, c'est l'argent, pourquoi vous n'apprenez pas à calculer? ...

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 10 octobre 2008 18h05
    @ Patrick Lavoie
    Oui l'éducation gratuite, mais ou s'arrête l'éducation? Pour l'instant c'est presque gratuits jusqu'à la fin du CEGEP. L'éducation universitaire n'apporte rien de plus en réduction de service sociaux, ou tout autre. Si l'on met l'université gratuite, il devrait être réservé au 10% de la population les plus performants dans des test d'évaluation des capacité. Et aussi aucun échec ne devrait être toléré sous aucune considération. Et instaurer une taxe spécial à tous ceux qui on recu cet éducation.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 10 octobre 2008 21h11
    Et combien d'étrangers paient les 12K?
    Il y a plein d'exceptions, à commencer par les 7000 Français.

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