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Golf - Coup de départ à l'école primaire

Isabelle Porter   16 septembre 2008  Éducation
L’expansion du golf passe par l’école primaire, estime la Fédération québécoise. Ci-dessus, Tiger Woods, le no 1 au monde, plaçant sa balle sur un tee.
Photo : Agence Reuters
L’expansion du golf passe par l’école primaire, estime la Fédération québécoise. Ci-dessus, Tiger Woods, le no 1 au monde, plaçant sa balle sur un tee.
Longtemps perçu comme un sport de retraités, le golf fait maintenant son entrée au primaire. Dans le cadre d'un projet-pilote lancé cet automne, deux écoles vont l'intégrer au cours d'éducation physique, et les promoteurs de ce sport espèrent bientôt toucher l'ensemble du réseau scolaire.

Québec — «Si vous ne faites pas de développement, c'est certain que votre sport va diminuer en popularité. Nous, on veut s'assurer que notre sport demeure en croissance», explique le président de la Fédération québécoise de golf, Charlie Beaulieu. «Il y a beaucoup de compétition, d'activités estivales qui concurrencent le golf, comme le vélo, par exemple», ajoute-t-il.

La Fédération, qui regroupe les golfeurs professionnels, les amateurs et les propriétaires de terrain, courtisait le réseau primaire depuis quelques années. Des golfeurs reconnus offraient des ateliers gratuits aux écoliers, et l'on organisait des activités parascolaires. On veut maintenant aller plus loin et tisser des liens définitifs entre les deux mondes.

«Il y a beaucoup de choses qui se font dans le milieu scolaire, mais ce qui est nouveau, c'est qu'on l'intègre au cours d'éducation physique», précise M. Beaulieu.

Pour l'instant, on cible les groupes de quatrième, cinquième et sixième années, mais la Fédération souhaite à terme toucher tous les niveaux.

Professeur d'éducation physique à l'École Saint-André de Shawinigan-sud, Stéphane Thibault s'est laissé convaincre au point de consacrer au golf plus de temps qu'à n'importe quel sport dans son horaire de cette année. Et pourtant, au départ, la requête l'étonnait. «Quand ils m'ont proposé ça, j'ai trouvé que c'était jeune [le niveau primaire pour prendre des cours de golf]. Mais pas avec ces bâtons-là.»

Le matériel utilisé a l'allure d'un jouet. Des bâtons robustes mais multicolores et des cibles sur lesquelles on projette de grosses balles en velcro. «Cela ressemble à un jouet et, pourtant, c'est un moyen d'apprendre à jouer au golf en s'amusant», nous dit-on sur le site Web du fournisseur, la compagnie française Snag. «En un temps record vous maîtriserez le grip [la façon de tenir l'extrémité du bâton], l'alignement et l'adresse», poursuit le présentateur avant de céder l'écran à un jeune golfeur en pleine maîtrise de ses moyens.

Il en coûte près d'un millier de dollars pour un sac, mais l'ensemble peut occuper une dizaine d'enfants à la fois. Surtout, la Fédération prévoit de financer tout le matériel pour les écoles privées et publiques. Il faudra donc attendre quatre ou cinq ans avant de voir le golf conquérir l'ensemble du réseau scolaire. «L'objectif est de rejoindre une trentaine d'écoles à court terme», précise M. Beaulieu.

La Fédération estime aussi avoir besoin de temps pour faire du lobbying auprès des professeurs d'éducation physique, «parce qu'au niveau primaire, c'est l'éducateur physique qui choisit le contenu de son programme».

Pour Stéphane Thibault, la question est simple: «Si l'intérêt est là, pourquoi pas?»

Courtisés

À Granby, l'autre professeur ciblé par le projet-pilote nous en a parlé avec le même enthousiasme, préférant toutefois taire son nom avant l'approbation officielle du projet par la commission scolaire. «Il y a des enfants que j'arrive à rejoindre avec le golf que je ne rejoindrais pas autrement, dit-il. Il y a des jeunes qui n'aiment pas les sports d'équipe, et on n'a pas beaucoup de choix de sports individuels.»

La Fédération de golf est loin d'être la seule à courtiser les professeurs d'éducation physique, assure-t-il. «Que ce soit en basketball ou en volleyball, ou plus récemment avec le football et le baseball, on nous sollicite pour toutes sortes d'activités.» Or, croit-il, le golf a des avantages particuliers. «Les jeunes s'habituent à faire attention aux bâtons et à la sécurité, et ça, c'est utile partout.»

Convaincu depuis longtemps, ce professeur avait pris l'initiative, il y a plusieurs années déjà, de faire entrer le golf dans son gymnase. Maintenant que cela s'officialise, il se réjouit surtout d'avoir accès à l'équipement gratuit fourni par la Fédération de golf. Et de raconter qu'il se servait auparavant de balles de mousse et de vieux bâtons d'adultes qu'un ami coupait en deux.

Du côté de la Fédération, on rappelle que le Québec ne fait pas cavalier seul dans ce projet qui découle d'une initiative de l'Association canadienne des golfeurs professionnels et de l'Association royale de golf du Canada. Du côté du Québec, M. Beaulieu assure avoir le soutien du ministère québécois de l'Éducation. La ministre Michelle Courchesne doit coprésider le 29 septembre le tournoi-bénéfice de la Fédération, événement qui permettra notamment d'amasser des fonds pour ce programme.






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  • Michèle Bourgon
    Inscrite
    mardi 16 septembre 2008 10h19
    Au primaire, à quand l'équitation, le polo, le volley-ball de plage ?
    « Tous ceux qui jouent au golf savent qu'il s'agit là d'un sport qui coûte cher. Ici, la Fédération de golf va payer un sac de bâtons de mille dollars pour une dizaine d'élèves. Mais plus tard, ces mêmes étudiants le lui rendront bien en dépensant des frais de location de terrain, de petites voitures de golf, de breuvages, de repas au neuf et au dix-huit. En somme, un bon investissement... Comprenez-moi bien, je souhaite que tous les sports soient ouverts aux jeunes, mais il faudrait en privilégier certains plus que d'autres. Ceux qui développent l'esprit d'équipe et l'entraide, ceux qui demandent une bonne dépense d'énergie, ceux qui se pratiquent sans frais importants, ceux qui se pratiquent sans sexisme dans le respect des femmes et des hommes, sans distinction entre les pauvres et les riches. »

  • André-Jean Deslauriers
    Inscrit
    mardi 16 septembre 2008 22h28
    Hé Mme la Ministre! Vous vivez sur quelle planète?
    « Mme la grande ministre du je m'en foutisme de l'éducation, vous oubliez quand même quelques sports du plus haut intérêt.

    Je suggère dans la foulée de l'introduction de sports typiquements anglos-saxons, (oui je sais, le golf est une invention écossaise, - culture générale oblige - mais vous y voyez une différence vous?), l'excitant jeu de Crockett.
    Du coup, on pourrait assurer en histoire, l'avenir de l'intrépide aventurier de notre enfance déjà bien lointaine, des fabricants de bâtons biens équarris _ l'industrie du bois s'en porterait mieux _ de boules de formes sphériques, (vous croyez à un pléonasme! que nenni, une sphère n'est jamais tout à fait ronde, comme l'univers qui n'est pas tout-à-fait plat ,heureusement. car vous et vos semblables ne croyez qu'aux boules de crystal), de petits arceaux en métal _ à la bourse ça permettrait de relancer le cours des métaux qui ont la malheureuse tendance à fléchir dans la chaleur de Wall Street, et des tondeuses à gazon, qui servent à ce sport grandiose.
    Par la même occasion, on assurerait la survie des vielles anglaises qui ne se souviennent même plus que le Five O' Clock Tea a été remplacé chez leurs chers rejetons, par le «bindge drinking», et par conséquent le lancer de la bouteille et son corrélaire, la boxe anglaise. Juste retour des choses z'allez vous me dire! Et rien que de plus normal! Que vous me redirez!).

    Mais en éducation il n'est jamais superflu d'appuyer le propos. (d'autres malentionnés diront que c'est faire du lavage de cerveau),

    Décidément il ne faut plus s'étonner de rien de ce gouvernement qui a introduit l'apprentissage de l'anglais dès le primaire. (Quand des études démontrent que l'état-unien moyen _ pléonasme_utilise 150 mots dans la vie courante, et n'a donc par conséquent rien à foutre de la langue de Shakespire! (oui je sais elle est facile)!

    Donc en toute logique, j'espérions, que l'enseignement de cette matière grandiosement sportive, se faira dans la seule langue qui mérite de survivre, j'ai nommé, la langue de cette Albion indispensable au grand bonheur de l'humanité bêlante.

    C'est vrai, ma foi que tout ça cadre assez bien avec les sidérantes compétences transversales.

    Alors! allons-y gaiement pour la survie économique des clubs de golf (et qui plus est, activité hautement écologique_occasion unique de contempler des déserts de gazon
    dont la richesse entomologique sidère (mouches noires et maringouins, évidemment si vous avez eu la bonne idée de réussir un magnifique coup dans le sous-bois romantique ou le poétique ruisseau rehaussé d'un dos d'âne, qui traverse artistiquement ces lieux enchanteurs, où les algues ont le bon goût de n`être pas pas bleues (ne vous découragez-vous pas, un jour, on permettra bien de jouer son coup à partir d'une motomarine).
    Les quenouilles y sont tellement belles, qu'on dirait du plastique tout à fait naturel.

    Ah! Que n'ai-je encore 6 ans, dans cette merveilleuse époque de haute-culture. »

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