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«Gâchis du système scolaire» québécois - La CSQ qualifie Parizeau de pyromane

Le Parti québécois appuie les propos de son ex-chef

Isabelle Paré   12 septembre 2008  Éducation
Jacques Parizeau a dénoncé hier l’effondrement du système scolaire québécois, appuyant ses dires de statistiques montrant que, dans les écoles publiques secondaires, deux fois plus de garçons anglophones que de garçons francophones décrochaien
Photo : Pascal Ratthé
Jacques Parizeau a dénoncé hier l’effondrement du système scolaire québécois, appuyant ses dires de statistiques montrant que, dans les écoles publiques secondaires, deux fois plus de garçons anglophones que de garçons francophones décrochaien
Le verdict désastreux dressé hier par l'ex-premier ministre péquiste Jacques Parizeau, dans une lettre au Journal de Montréal, dénonçant «le gâchis du système scolaire» québécois, a fait grincer des dents le principal syndicat d'enseignants et les directions d'école qui l'accusent de faire de la récupération politique.
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  • Danielle Fortin
    Abonnée
    vendredi 12 septembre 2008 05h48
    Cher M. Parizeau
    Avant de dire que la réforme est responsable du peu de diplômés, il faut analyser un peu plus loin. Je veux vous faire remarquer que les diplômés de 2005 n'ont pas vécu la réforme car la première cohorte d'élèves est présentement en 4e secondaire. Avant de blâmer la réforme et de dire qu'elle met en péril une génération d'élèves, il faut prendre le temps de voir à qui elle s'adresse. De plus, elle n'est pas la seule respondable. Pauvreté, implication des parents, valeurs sociales, sont aussi des facteurs à considérer. Je suis d'accord qu'il faut changer quelques apsects de la réforme. Cependant, elle en comporte d'autres qui sont fort intéressants. De plus, on pourra parler d'échec quand elle sera appliquée dans son ensemble par tous les enseignants, ce qui n'est malheureusement pas le cas. Nous roulons encore sur deux systèmes et c'est peut être un facteur important à regarder.

    Danielle Fortin
    directrice

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 12 septembre 2008 08h38
    Production d'analphabètes et d'illettrés
    L'école québécoise assure la production des quelque 25 % d'enfants analphabètes et illettrés poussés au secondaire alors qu'ils ne savent ni parler, ni lire, ni écrire la langue française, dont on dit à tort qu'elle est leur langue maternelle. Mais n'en déplaisent à la FAE et à la CSQ, cet échec a peu de choses à voir avec la réforme. Elle est plutôt le résultat du recrutement de candidats à l'enseignement qui n'aiment ni lire ni écrire, qui ne savent ni lire ni écrire. Le dévouement ne suffit pas. Merci à monsieur Parizeau !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Gilles Delisle
    Abonné
    vendredi 12 septembre 2008 08h49
    Les interventions justifiées de M.Parizeau.
    Au soir du référendum de 1995, Parizeau avait nommé deux facteurs importants de cette défaite référendaire: l'argent et les votes ethniques. Tout le monde l'a accusé et mis au ban, pourtant, aujourd'hui, tous savent avec chiffres à l'appui, que tout cela était particulièrement vrai. Aujourd'hui, ces accusations sur la débandade de notre système scolaire sont encore tout à fait vraies. Comme par hasard, ceux qui montent aux barricades pour le dénoncer, sont les dirigeants de nos syndicats d'enseignants et nos directeurs d'école. Il ne manque que la réaction de nos commissaires d'écoles, ce qui ne devrait pas tarder, et devinez quelle sera leur réaction!

  • Fleurette Riverin
    Abonnée
    vendredi 12 septembre 2008 17h43
    "Mais où étiez-vous monsieur Parizeau?"
    Je réfère au titre d'un article de la journaliste Michèle Ouimet dans la "grosse Presse fédéraliste", comme aiment la qualifier tous les séparatistes, qui demande à monsieur Parizeau où il était au cours des 15 dernières années, alors qu'il était premier ministre du Québec, pendant les états généraux "qui ont viré le Québec à l'envers pendant un an, alors que tout le système d'éducation a été ausculté, scruté, analysé, palpé, du primaire au secondaire, en passant par les cégeps et les universités. Et ce gigantesque exercice a débouché sur la réforme."

    Elle constate que Parizeau vient réveiller le brave citoyen et en profite pour se réveiller lui-même. "Et la cerise sur le sundae, c'est votre cri d'alarme sur l'écart entre le public et le privé. Mais vous pouvez repasser avec votre "déchirage" de chemise sur l'écart "effrayant" entre le public et le privé, vous avez zéro crédibilité parce que vous n'avez rien fait lorsque vous étiez aux commandes." Et vlan!

    Et si monsieur Parizeau à ce moment-là était trop occupé à bâtir sa cage à homards et à ramasser les argents nécessaires à la séparation du Québec, alors qu'il voulait même se servir des argents de la Caisse de dépôt à ses fins politiques et partisanes?

    Peut-être qu'il n'avait pas une seconde de son précieux temps pour trouver des solutions valables à la déchéances des écoles, engluées dans une réforme décriée par les professeurs et les professionnels de l'éducation pendant des années, parce que tout tournait autour de la souveraineté à faire et que les autres besoins du Québec étaient beaucoup moins importants et pouvaient attendre après "le grand jour"?

    Mais oui, où étiez-vous monsieur Parizeau pour avoir laissé s'établir cette réforme que vous décriez maintenant en constatant ses graves lacunes dont nos enfants paieront la note? Pourquoi ne vous êtes-vous pas réveillé pendant qu'il en était temps pour en limiter les dégâts?

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