Les commissions scolaires doivent en finir avec le statu quo, dit Courchesne
La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, reproche aux commissions scolaires leur entêtement à préserver le statu quo, en rechignant notamment à redéfinir leurs relations avec les directeurs d'école.
La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) s'est opposée hier en commission parlementaire à ce que la ministre de l'Éducation puisse imposer aux différentes commissions scolaires des mesures précises pour atteindre des objectifs locaux. «Nous ne croyons pas que ce genre d'intervention directe dans la gestion des commissions scolaires soit justifié», a plaidé le président de la FCSQ, André Caron, y voyant une forme de «bureaucratisation» du processus de reddition de comptes.
L'organisme émet également des réserves à l'idée que les commissions scolaires concluent des ententes de gestion et de réussite avec les directeurs d'école. «La Fédération ne croit pas que la conclusion d'une entente annuelle avec un "employé" soit une solution efficace», peut-on lire dans son mémoire. Les représentants de la FCSQ se sont montrés réfractaires à l'idée de «négocier» des ententes avec les directeurs d'école.
Cette position leur a valu des remontrances de la part de la ministre Courchesne. «Ce que la population reproche expressément aux commissions scolaires dans leur façon de gérer, c'est cette attitude», a lancé la ministre aux représentants de la FCSQ. Lorsqu'elle avait dévoilé les grandes lignes du projet de loi 88, la ministre expliquait vouloir recréer des liens positifs entre les directions d'école et les commissions scolaires.
La lecture du mémoire de la FCSQ a laissé la ministre «perplexe». «Ce que je lis, c'est que si on pouvait garder le statu quo, probablement qu'on serait davantage satisfait», a commenté Mme Courchesne.
La FCSQ demande par ailleurs de reporter à l'automne les pans du projet de loi qui traitent du processus électoral, tels ceux portant sur la réduction du nombre de commissaires ou l'élection du président au suffrage universel, alors qu'on s'attend à débattre de modifications plus structurelles comme les élections simultanées scolaires-municipales ou la reconnaissance des équipes électorales. Les commissions scolaires s'opposent par ailleurs à la nomination de commissaires cooptés issus du secteur socioéconomique, estimant que les élus sont déjà représentatifs de leur milieu.
CSQ
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a elle aussi émis d'importantes réserves à l'égard de la présente mouture du projet de loi, jugée pour le moment «indigeste». Le syndicat, qui regroupe principalement des employés du secteur de l'éducation, en a contre l'établissement de cibles et d'objectifs qualitatifs dans les conventions de partenariat conclues entre Québec et les commissions scolaires ainsi qu'entre ces dernières et les écoles. «Quand on n'a pas de prise sur les moyens, il y a un risque qu'on organise une sorte de tricherie pour atteindre les objectifs visés», a fait valoir la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Johanne Fortier.
Le syndicat craint par ailleurs que le nouveau poste de Protecteur de l'élève ne mette en péril l'autonomie des enseignants et des professionnels qui interviennent auprès des élèves. Selon le président de la CSQ, Réjean Parent, le libellé actuel permettrait de recevoir des plaintes par exemple sur le type de manuels scolaires utilisés en classe. La ministre Courchesne a répliqué en assurant que le règlement balisant les motifs de plaintes serait déposé avant la fin des travaux de la commission parlementaire.
La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) s'est opposée hier en commission parlementaire à ce que la ministre de l'Éducation puisse imposer aux différentes commissions scolaires des mesures précises pour atteindre des objectifs locaux. «Nous ne croyons pas que ce genre d'intervention directe dans la gestion des commissions scolaires soit justifié», a plaidé le président de la FCSQ, André Caron, y voyant une forme de «bureaucratisation» du processus de reddition de comptes.
L'organisme émet également des réserves à l'idée que les commissions scolaires concluent des ententes de gestion et de réussite avec les directeurs d'école. «La Fédération ne croit pas que la conclusion d'une entente annuelle avec un "employé" soit une solution efficace», peut-on lire dans son mémoire. Les représentants de la FCSQ se sont montrés réfractaires à l'idée de «négocier» des ententes avec les directeurs d'école.
Cette position leur a valu des remontrances de la part de la ministre Courchesne. «Ce que la population reproche expressément aux commissions scolaires dans leur façon de gérer, c'est cette attitude», a lancé la ministre aux représentants de la FCSQ. Lorsqu'elle avait dévoilé les grandes lignes du projet de loi 88, la ministre expliquait vouloir recréer des liens positifs entre les directions d'école et les commissions scolaires.
La lecture du mémoire de la FCSQ a laissé la ministre «perplexe». «Ce que je lis, c'est que si on pouvait garder le statu quo, probablement qu'on serait davantage satisfait», a commenté Mme Courchesne.
La FCSQ demande par ailleurs de reporter à l'automne les pans du projet de loi qui traitent du processus électoral, tels ceux portant sur la réduction du nombre de commissaires ou l'élection du président au suffrage universel, alors qu'on s'attend à débattre de modifications plus structurelles comme les élections simultanées scolaires-municipales ou la reconnaissance des équipes électorales. Les commissions scolaires s'opposent par ailleurs à la nomination de commissaires cooptés issus du secteur socioéconomique, estimant que les élus sont déjà représentatifs de leur milieu.
CSQ
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a elle aussi émis d'importantes réserves à l'égard de la présente mouture du projet de loi, jugée pour le moment «indigeste». Le syndicat, qui regroupe principalement des employés du secteur de l'éducation, en a contre l'établissement de cibles et d'objectifs qualitatifs dans les conventions de partenariat conclues entre Québec et les commissions scolaires ainsi qu'entre ces dernières et les écoles. «Quand on n'a pas de prise sur les moyens, il y a un risque qu'on organise une sorte de tricherie pour atteindre les objectifs visés», a fait valoir la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Johanne Fortier.
Le syndicat craint par ailleurs que le nouveau poste de Protecteur de l'élève ne mette en péril l'autonomie des enseignants et des professionnels qui interviennent auprès des élèves. Selon le président de la CSQ, Réjean Parent, le libellé actuel permettrait de recevoir des plaintes par exemple sur le type de manuels scolaires utilisés en classe. La ministre Courchesne a répliqué en assurant que le règlement balisant les motifs de plaintes serait déposé avant la fin des travaux de la commission parlementaire.
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