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Les commissions scolaires doivent en finir avec le statu quo, dit Courchesne

Clairandrée Cauchy   28 mai 2008  Éducation
La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, reproche aux commissions scolaires leur entêtement à préserver le statu quo, en rechignant notamment à redéfinir leurs relations avec les directeurs d'école.

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) s'est opposée hier en commission parlementaire à ce que la ministre de l'Éducation puisse imposer aux différentes commissions scolaires des mesures précises pour atteindre des objectifs locaux. «Nous ne croyons pas que ce genre d'intervention directe dans la gestion des commissions scolaires soit justifié», a plaidé le président de la FCSQ, André Caron, y voyant une forme de «bureaucratisation» du processus de reddition de comptes.

L'organisme émet également des réserves à l'idée que les commissions scolaires concluent des ententes de gestion et de réussite avec les directeurs d'école. «La Fédération ne croit pas que la conclusion d'une entente annuelle avec un "employé" soit une solution efficace», peut-on lire dans son mémoire. Les représentants de la FCSQ se sont montrés réfractaires à l'idée de «négocier» des ententes avec les directeurs d'école.

Cette position leur a valu des remontrances de la part de la ministre Courchesne. «Ce que la population reproche expressément aux commissions scolaires dans leur façon de gérer, c'est cette attitude», a lancé la ministre aux représentants de la FCSQ. Lorsqu'elle avait dévoilé les grandes lignes du projet de loi 88, la ministre expliquait vouloir recréer des liens positifs entre les directions d'école et les commissions scolaires.

La lecture du mémoire de la FCSQ a laissé la ministre «perplexe». «Ce que je lis, c'est que si on pouvait garder le statu quo, probablement qu'on serait davantage satisfait», a commenté Mme Courchesne.

La FCSQ demande par ailleurs de reporter à l'automne les pans du projet de loi qui traitent du processus électoral, tels ceux portant sur la réduction du nombre de commissaires ou l'élection du président au suffrage universel, alors qu'on s'attend à débattre de modifications plus structurelles comme les élections simultanées scolaires-municipales ou la reconnaissance des équipes électorales. Les commissions scolaires s'opposent par ailleurs à la nomination de commissaires cooptés issus du secteur socioéconomique, estimant que les élus sont déjà représentatifs de leur milieu.

CSQ

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a elle aussi émis d'importantes réserves à l'égard de la présente mouture du projet de loi, jugée pour le moment «indigeste». Le syndicat, qui regroupe principalement des employés du secteur de l'éducation, en a contre l'établissement de cibles et d'objectifs qualitatifs dans les conventions de partenariat conclues entre Québec et les commissions scolaires ainsi qu'entre ces dernières et les écoles. «Quand on n'a pas de prise sur les moyens, il y a un risque qu'on organise une sorte de tricherie pour atteindre les objectifs visés», a fait valoir la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Johanne Fortier.

Le syndicat craint par ailleurs que le nouveau poste de Protecteur de l'élève ne mette en péril l'autonomie des enseignants et des professionnels qui interviennent auprès des élèves. Selon le président de la CSQ, Réjean Parent, le libellé actuel permettrait de recevoir des plaintes par exemple sur le type de manuels scolaires utilisés en classe. La ministre Courchesne a répliqué en assurant que le règlement balisant les motifs de plaintes serait déposé avant la fin des travaux de la commission parlementaire.
 
 
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  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 28 mai 2008 08h39
    Les syndicats
    Depuis toujours, les syndicats, surtout ceux du secteur publique, se sont opposés à toute forme d'évaluation, de cible et d'objectif qualitatif de leur travail ou de ceux qui ont un impact sur le leur. Pourquoi?

    La seule raison valable que je peu y voir c'est la protection de la sacro-sainte ancienneté qui protège les incompétents au détriment de ceux qui mettent du coeur au travail.

    Il est temps que des méthodes d'évaluation de la qualité du travail et de la compétence de nos proffesseurs soit développés et que les résultats de l'évaluation soit le critère principal pour ne pas dire unique pour les augmentations de salaire, prommotion et en cas de mise à pied.

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 28 mai 2008 08h58
    l'exemple Suédois
    En Suède ce sont les directeurs d'école qui engagent les profs et exigent des résultats. Et le directeur prends les plus compétents, au-delà de la bureaucratie syndicale. Ce qui évite des situations comme on en voit ici, ou pour des raisons d'ancienneté on donne un poste de prof en informatique à un ex prof de pastorale qui a moins de connaissances en ce domaine que...ses élèves. Ici l'ancienneté passe avant la compétence...et on s'étonne du peu de résultats!! On nivèle vers le bas, au lieu de donner des bonus à ceux qui donne des résultats.

    La Suède a grandement amélioré son système d'éducation en faisant le ménage dans la bureaucratie autant étatique que syndicale...qui aura ce courage ici au Québec? Les bureaucrates étatiques et syndicaux lui ferait une grande résistance...eux qui protège leur petite "gammick"...

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 28 mai 2008 10h36
    Des grenouillères
    Qui connaît les rouages du pouvoir dans les commissions scolaires ne s'étonne pas que ces dernières rejettent l'idée de rendre des comptes, et que les syndicats refusent toute forme d'évaluation de leurs membres. Les commissions scolaires sont de véritables grenouillères où l'irresponsabilité est généralisée. Madame Courchesne ne semble pas trop comprendre à quoi elle s'attaque. D'ailleurs, il est à parier qu'elle se fera bientôt dire par son patron que les commissaires d'écoles sont pour la plupart des membres actifs et influents des organisations libérales de la plupart des circonscriptions du Québec, la Commisson scolaire de Montréal faisant ici exception depuis l'avènement au pouvoir de Madame De Courcy et de son équipe.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Mario Tremblay
    Abonné
    mercredi 28 mai 2008 14h46
    Avez-vous la moindre idée ...
    De ce qu'est une « évaluation qualitative » de la performance au travail?
    Quels sont les cibles, les objectifs, les critères d'évaluation, la notation ... ?
    De la pure foutaise, une mise en place coûteuse et laborieuse pour des résultats insignifiants.
    Un directeur d'école va être évalué sur ses performances, alors qu'il n'engage même pas son personnel! Et comment va-t-on évaluer les écoles où c'est la secrétaire qui fait tout le travail?

  • Chris Eustace
    Abonné
    mercredi 28 mai 2008 21h23
    School Board Chairperson must be elected by universal suffrage
    As a retired teacher of the Lester B. Pearson School Board, these are my suggestions to the Minister of Education, Michelle Courchesne, regarding any adjustments to Bill 88 - the reshaping of school boards bill.

    First, I believe she should always keep in mind these 2 findings of the recent Leger poll which was commissioned by the Federation of Quebec School Principals:

    - 92.3% of Quebecers felt that the teachers and the heads of schools know what is best for the students..

    -80% of Quebecers think that autonomy for schools would best serve the needs of students..

    That said, the election of the school board chairman by universal suffrage is a very good idea...More voters would come out at election time because they would hear the different visions of candidates.
    As it is now, we've had the same chairmam for 10 plus years and that has caused many headaches for parents, teachers, and the Liberal MNA's in the West Island and off-island.

    (In early April, our chairman who is also president of the Canadian School Boards Association, told the British Columbia School Boards Association that changes will come to Quebec regarding school boards. He said that may see the end of universal suffrage as a means to electing school boards in Quebec by the end of April. (www.cdnsba.org)

    Madame Courchene never said that! She made it very clear that elected school boards would remain - unfortunately)

    It is time for a new vision , new ideas - a change from stagnation would be welcome. Think about it, the president of the United States can only serve 2 terms.

    Also, I think the Minister should take a closer look at the finances of the English boards. They think they are banks. They always have a big surplus and spend a lot of money on things that have nothing to do with Quebec's classrooms.
    Why should Quebec taxpayers contribute to be a member of the Canadian School Boards Association?

    Whatever adjustments Madame Courchesne makes,I hope she does not change her mind concerning the election of the chairman by many people - not by a handful of commissioners.

    This expensive cosy, country-club mentality of the on-island English school boards must end.

    Chris Eustace
    (ceustace@videotron.ca)
    Pierrefonds, QC

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