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Michel David   29 avril 2008  Éducation
Si l'on excepte la loi 104, adoptée en 2002 pour empêcher l'accès à l'école anglaise par le détour du secteur privé non subventionné, aucun premier ministre péquiste n'a osé renforcer la loi 101.
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  • wally bellemare - Inscrit
    29 avril 2008 01 h 35
    c'est bien dit ...!
    merci .
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  •  
  • Roland Berger - Abonné
    29 avril 2008 09 h 22
    Bravo à Madame Marois !
    Oui, comme conclut Michel David, au commencement, il y avait la langue. Certes de nouvelles mesures plus contraignantes ne manqueront pas de soulever l'indignation chez les anglos du Québec qui depuis toujours se sont un point d'honneur de ne pas parler français, certes ces vierges offensées ne manqueront pas de redonner des ailes à la cause de la souveraineté. Mais là n'est pas vraiment l'intérêt de la nouvelle position de la chef du PQ. Si les Québécois ne peuvent même pas imposer l'usage du français sur leur territoire, ils n'ont qu'à s'angliciser le plus rapidement possible. Une génération suffira.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Fleurette Riverin - Abonnée
    29 avril 2008 12 h 45
    Langue fourchue?
    Tout d'abord, je ne descendrai pas au bas niveau des attaques sournoises et haineuses distillées sur ce forum contre moi-même et aussi contre tous ceux et celles qui ne partagent pas les idées politiques d'une certaine faune, je continuerai à émettre mes opinions les jugeant tout aussi légitimes et valables que celles de mes détracteurs et ne répondrai pas aux injures et attaques personnelles de ce petit monde.

    Monsieur David, si je me souviens bien, car je lis tous vos écrits, vous-même avez déjà dit que Pauline Marois avait tout intérêt à créer de nouvelles chicanes, soit avec Ottawa, soit sur la langue et l'identité. Peut-être n'était-ce pas les termes employés, mais c'était l'essence du message que j'ai saisi: Le PQ carbure mieux à la chicane.

    Or, comme le climat se prête mal aux chicanes fédérales de ce temps-ci, Pauline Marois se rabat donc sur le dossier linguistique, sujet des plus sensible et inflammable sur lequel a toujours surfé le PQ pour réveiller les pauvres québécois qui dorment au gaz et ne voient pas le danger qui les encercle de toutes parts.

    En lançant son pavé dans la mare linguistique avec une "nouvelle loi l01", sans même attendre les recommandations du Conseil supérieur de la langue française qui seront déposées en juin, il est bien évident que Pauline Marois fait un geste électoraliste pour s'approprier ce dossier délicat afin de nous dire qu'elle est la seule à pouvoir le défendre.

    Ayant dû mettre de côté le référendum (toujours à des fins électoralistes) elle se trouve à avoir émasculé le PQ dont c'était l'article 1 du programme et il lui faut trouver autre chose pour garder sa base et aller recruter ceux qui sont allés voir ailleurs.

    Ayant dû aussi mettre de côté son projet de loi sur l'identité et reculer sur l'obligation de posséder le français pour se présenter aux élections, il lui fallait trouver un nouveau cheval de combat bien fringant et agressif.

    Sa trouvaille la plus farfelue est de faire du français une condition d'embauche pour les nouveaux arrivants, peu importe si cela fait fuir les entreprises qui iront ailleurs ou devront fermer faute de main-d'oeuvre. Tous les gouvernements péquistes, au pouvoir pendant près de 20 ans, n'ont jamais voulu rouvrir la loi 101 et l'appliquer aux PME parce que cela coûterait des millions et ne serait même pas applicable, tant les écueils seraient nombreux. Et où Pauline Marois trouverait-elle les argents pour former et transformer tout ce nouveau personnel en "chiens renifleurs" fouillant dans toutes les petites entreprises? Ridicule et infaisable, comme l'ont bien compris tous les chefs du PQ qui n'étaient pas des idiots, loin de là.

    On voit donc qu'elle ne cherche qu'à créer une nouvelle crise linguistique, majeure cette fois en touchant à la loi l01, et qu'elle se cherche un créneau pour rallier ses radicaux, sans penser un seul instant à tous ceux et celles qui ne partagent pas sa vision apocalyptique et qui aspirent à la paix linguistique, sans pour autant s'empêcher de rester très vigilants sur le dossier de la langue. On voit donc que c'est elle qui manque de respect au peuple québécois et non l'inverse comme elle le prétend.

    Je le répète car j'y crois et je pratique une langue française de qualité car je l'aime et je la défendrai toujours tout en ayant beaucoup de respect pour les autres langues et appréciant la richesse de la diversité qu'elles nous apportent: La Loi 101 n'a nul besoin d'être changée ou rafistolée de fond en comble, elle remplit très bien sa mission et seuls des changements mineurs doivent y être apportés tout en restant vigilants cependant, ce qui est en train de se faire dans le respect de tous. Il suffit seulement de l'appliquer. Point final.
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  • Claude Mantha - Abonné
    29 avril 2008 13 h 51
    La Charte ne reconnaît plus ses petits.....
    Le PQ a plus de détermination dans l'opposition qu'au pouvoir! En effet, le PQ a déjà eu une première belle occasion ratée en 1982 sous Gérald Godin d'apporter des améliorations à la Charte alors que le délai de cinq ans de francisation des entreprise expirait et que la Charte ressemblait déjà à un gruyère, et en 1995 sous Jacques Parizeau qui s'était pourtant engagé à rétablir la Charte dans son intégralité après le tsunami de la Loi 86 de Claude Ryan.
    Mme Pauline Marois aurait intérët à rouvrir cette Charte qui ne reconnaît plus ses petits tellement ils ont grandi! L'essentiel de la Charte est pourtant écrit dans le préambule; le problème est qu'il n'est pas assorti d'articles exécutoires générateur d'infractions. Le droit de vivre en français au Québec ne se discute plus et la farce de la francisation permanente qui n'est pas assimilable à de l'éducation permanente a assez duré!
    Ce dont le Québec a besoin pour s'épanouir en français, dans sa langue pourtant officiel, ce n'est pas d'une Charte d'accommodements mais plutôt d'un véritable organisme régulateur créé par une nouvelle loi 201 qui fera du Québec une province aussi française que l'Ontario en est une anglaise.

    Sincères salutations,

    Claude Mantha
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  • Henri-Bernard Boivin - Abonné
    29 avril 2008 14 h 06
    Le français des autres
    Nous sommes prompts à imposer aux étrangers l'usage de notre langue, mais respectons d'abord notre propre langue dans les médias. Adoptons des lois pour rehausser la qualité du français véhiculé à la radio et à la télévision où règne un laisser-aller déplorable. Comment pouvons-nous exiger des autres qu'ils nous parlent en français alors que nous massacrons gaiement notre langue à coeur de jour ? Nous cancérisons notre discours de termes anglais sans sourciller alors que des termes français existent mais sont mis à l'écart à cause de notre paresse intellectuelle ou pour avoir l'air jeune ou pour quelque autre motif superficiel. Commençons par respecter notre langue et les autres la respecteront aussi. Mais cela exige une certaine discipline et les Québécois sont allergiques à la discipline, n'est-ce pas ?

    Henri-B. Boivin
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  • Claude L'Heureux - Abonné
    29 avril 2008 21 h 44
    Pendant ce temps à Québec...
    Le deuxième message sur le répondeur est: For english press nine!

    Claude L'Heureux, Québec
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  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    29 avril 2008 23 h 49
    Depuis 2003 le PLQ déconstruit le Québec pièces par pièces
    Bonjour M.David,

    Enfin, après votre écrasement sur le projet de loi 195, une prise de position claire et plus courageuse : « Une «nouvelle loi 101», plus incisive que l'actuelle, s'impose.»

    ****

    Depuis 2003 le PLQ déconstruit le Québec pièces par pièces.

    Cela a débuté avec victoire électorale (2003) presque frauduleuse, puisque basée sur des promesses trompeuses et farfelues: leurs nombreuses promesses -- vous les connaissez autant que moi -- ne furent que des illusions, des mirages pendant les 4 premières années. Le plus petit exemple : « Nous sommes tellement prêts que dans les semaines suivant l'élection, les cliniques médicales seront ouvertes 24/heures/jour et 7 jours/semaine.» Dixit Charest.

    On les attend encore ; c'est même pire qu'avant! Imaginez si je vous parlais des 10 autres promesses non tenues, dont plusieurs étaient appuyées par les 5 fameux experts!
    *
    Je ne vous parlerai pas de la saga du CHUM dont le site était accepté par tous en 2003. Non plus, de l'autoroute 25 ; ni de la rue Notre-Dame ; etc. Encore de la désorganisation civile! Si vous préférez la décontruction du Québec!
    *
    - Depuis plus de 2 ans on a droit à commissions sur commissions, dont les rapports vont aux tablettes dès qu'ils sont déposés.

    Parisella et Charest (sur les conseils de Tsan Tzu) ont décidé qu'ils ne pouvaient se tromper en faisant comme la fable du « Coche et la Mouche ».
    Donc de faire semblant d'agir...et les Québécois en redemandent ; faut croire qu'on ne mérite pas mieux!
    *
    Un tout petit exemple : Ça pris plus de 17 mois avant que France sur les conseils de Jean se décide de remettre des rapports sur la langue.... Encore de la désorganisation civile ; donc, déconstruction du Québec, en laissant au temps le temps de faire sont oeuvre! Sans parler du laisser faire envers les immigrants.

    Quand je pense qu'un des patrons de M.Descôteaux : C'est John Parisella(au CA du Devoir).
    Imaginez M. Descôteaux au CA de GESCA! Pourquoi pas, hein!

    Vous n'êtes pas tannés de mourir.......

    N.B. Une «nouvelle loi 101», plus incisive que l'actuelle, s'impose ; sans oublier des cégeps seulement en français! C'est une question de survie.
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  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    30 avril 2008 11 h 25
    La maison brûle.....mais on nous parler du bon parler français!!
    @Boivin,

    En quoi ne plus employer quelques anglicismes et des mots anglais comme "joke" ou autres, va empêcher la maison de brûler?

    Il me semble que l'essentiel même pour un canadiens-français comme vous c'est de constater que le français est en recul au Québec. SVP regardez l'assimilation galoppante au Canada-anglais! Avec votre proposition, combien d'années de plus pourrons-nous résister?

    Quand on est pas maître chez nous, le diable est dans la cabane! Vous connaissez?

    Qui est contre la qualité de la langue? Moi, je trouve très important "la qualité de notre langue" mais cela ne m'empêche pas de voir le portrait global! Et c'est de cela que M.David nous parle! Si c'est votre seule solution à notre survie, aussi bien jeter l'éponge! Pauvre nous!

    La qualité de la langue n'a rien à voir avec le fait que les immigrants viennent en Amérique (où la langue anglaise est omniprésente) ; au Canada-anglais en premier ; au québec en second, là où ils pourront choisir la langue de leur intégration réelle puisque ça se passe en anglais de plus en plus : apprendre les rudiments du français si "cela leur tente" et envoyer plus tard leurs enfants à l'école primaire et secondaire(française) apprendre une 3ème langue : puis se diriger vers les cegeps et les universités anglophones pour finalement s'intégrer au Québec anglophones.

    La maison brûle.....mais on nous parler du bon parler français!!
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