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Une éducation en anglais au bout du fil

Antoine Robitaille   26 mars 2008  Éducation
Québec — «Moi, j'apprends in english»: tel est le slogan d'une publicité par laquelle la commission scolaire anglophone Sir-Wilfrid-Laurier offre «d'aider les parents à déterminer si leur enfant est admissible» à l'école anglaise publique, selon les critères définis dans la loi 101. Il suffit de composer un numéro 1-800. Un «Vous pourriez être ACCEPTÉ!» coiffe la publicité, qui a été diffusée dans 15 hebdomadaires fin janvier et début février, environ 25 fois. Le Parti québécois a dénoncé hier cette réclame.

Selon la commission scolaire, qui couvre le territoire de Laval, des Laurentides et de Lanaudière, les parents «ne savent souvent pas que leurs enfants sont admissibles» à l'école anglaise. Une employée de la commission qui connaît à fond les critères d'admissibilité de la Charte de la langue française répond aux questions des parents qui composent le 1-800. L'information sur les critères se trouve sur le site Web de la commission, mais il est préférable, explique Maxeen Jolin, coordonnatrice du service des communications à la commission, que les demandes soient «verbalisées» par téléphone. «Lire les critères, c'est bien. Mais il y a tellement de clauses différentes [dans les lois], c'est vraiment du cas par cas», soutient Mme Jolin.

Certains cas sont évidents: par exemple, lorsqu'un parent a fait ses études en anglais, ses enfants ont le droit de faire de même. D'autres cas sont beaucoup plus complexes. Mme Jolin donne l'exemple d'une famille recomposée dans laquelle «le nouveau conjoint de la mère est admissible». À quelles conditions les enfants peuvent-ils alors se faire reconnaître un droit de fréquenter l'école anglaise? «C'est du cas par cas. Alors on dirige tous les appels vers la même personne, qui sait poser les bonnes questions.» Cette personne n'a pas rappelé Le Devoir hier.

Succès

La campagne de publicité, qui n'a pas coûté très cher (7000 $), a eu du succès, indique Mme Jolin. «On a eu plein de bons commentaires.» D'ailleurs, on prévoit pour le 30 septembre 2008 (date à laquelle les chiffres officiels seront divulgués) que le nombre d'inscriptions dans les écoles de la commission sera en augmentation par rapport à l'an dernier. La commission scolaire SWL compte 14 624 élèves qui fréquentent «26 écoles primaires, 12 écoles secondaires, cinq centres d'éducation des adultes et de formation professionnelle et un centre de la nature».

Une campagne similaire, avec le même slogan, a été menée sur le territoire chaque année depuis décembre 2006. Au départ, des dépliants avaient été postés. La publicité dans les journaux est plus efficace, selon Mme Jolin, même si elle a affirmé hier ne pas avoir de chiffres précis sur l'effet de la publicité. Plusieurs commissions scolaires font de la publicité, a soutenu Mme Jolin.

Au Parti québécois, la porte-parole en matière d'éducation, Marie Malavoy, a qualifié la stratégie de la commission scolaire de «racolage» hier. Elle trouve normal que les établissements tentent d'échapper au déclin démographique, mais elle a dit craindre que, pour ce faire, dans le réseau anglophone, on soit tenté de «faire des choses qui ne sont pas dans l'esprit de la loi 101».

Mme Malavoy en a aussi contre le slogan «Moi j'apprends in english», qu'elle juge «irrespectueux pour les deux langues». Mais la chef péquiste Pauline Marois n'a-t-elle pas récemment prôné elle-même l'enseignement de la géographie et de l'histoire au secondaire dans la langue de Shakespeare, afin de rendre les élèves bilingues? Mme Malavoy répond que «J'apprends in english», ce n'est pas «du bilinguisme mais du charabia». Elle y voit la manifestation d'une «tendance inquiétante» selon laquelle, «pour "faire bien", on décide de parler les deux langues en même temps au lieu de parler l'une ou l'autre».

Cette publicité s'ajoute, souligne la députée, à l'affaire, révélée la semaine dernière, des frais juridiques payés par certaines commissions scolaires pour lutter en Cour suprême contre la loi 104. Cette loi visait à colmater une brèche dans la Charte de la langue française par laquelle, jusqu'en 2002, un élève pouvait devenir admissible à l'école anglaise publique après avoir fréquenté pendant un an une école privée anglophone non subventionnée.

Récemment, la commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier a refusé de s'engager dans cette bataille, contrairement à cinq autres des neuf commissions membres de la Quebec English School Boards Association (QESBA). À la commission SWL, on expliquait hier que la brèche d'avant 2002 n'a jamais vraiment permis à ses effectifs étudiants de croître, puisqu'il n'y a pas de collège privé anglophone sur son territoire. «C'était surtout efficace pour les commissions scolaires de l'île», nous a-t-on dit à la SWL.

Dans un fascicule sur les indicateurs de la langue d'enseignement, rendu public ce mois-ci par l'Office québécois de la langue française, on pouvait lire que «sauf entre 1992-93 et 1993-94, où la situation fut quasi stationnaire, le secteur d'enseignement de langue anglaise [pour l'ensemble du Québec] a augmenté continuellement par la suite, à la fois en nombres absolus et en proportions [...]. En 12 ans (1992-2004), le secteur anglophone a gagné plus de 12 200 élèves (gain de 11 %), dont près de 8000 entre 1996-97 et 2001-02 (croissance de 7 %). Son importance relative a régulièrement augmenté, passant de 9,6 % à 11,1% des effectifs scolaires du Québec».






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  • Gilles Delisle
    Abonné
    mercredi 26 mars 2008 07h24
    Qui surveille les inscriptions des élèves des commissions anglophones?
    « Au Ministère de l'Education y-a-t-il quelqu'un qui s'occupe de vérifier la validité des inscriptions des élèves ou, fait-on confiance aux commissions scolaires qui s'apprêtent à contester la loi 104? Avec des taux de croissance comme ceux-là, on ne peut faire confiance aux commissions scolaires anglophones pour les inscriptions d'élèves. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 26 mars 2008 07h43
    7% d'Anglos au Québec, 11% d'élèves "anglophones"
    « Voilà où nous ont mené les années Gruyère...

    La Loi 101 a été torpillée par les jugements de la Cour Suprême et le laxisme des gouvernements québécois. »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    mercredi 26 mars 2008 08h23
    La loi 101 : une loi passoire
    « À force d'amender la loi 101 et de lui rajouter des clauses d'exception, elle n'est plus que l'ombre d'elle même. Il faudrait l'abolir et recommencer, parce qu'elle n'offre pas la protection qu'elle devait assurer. C'est une loi que seuls les anglophones ont intérêt à comprendre pour mieux la contourner, elle est dangereuse pour les francophones du Québec, et la commission scolaire anglophone Sir-Wilfrid-Laurier se moquent d'eux. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 26 mars 2008 08h47
    Contre l'aide
    « Qui a t il de mal à informer les gens sur leurs droits ? Il ne se fait rien de mal, seulement de l'information sur comment légalement affirmer ses droits. Est ce que sous un gouvernement péquissss il serait interdit d'informer la minorité sur leur droit de minorité parce qu'ils ne font pas parti du NOUS.
    Çà sent le totalitarisme à plein nez.
    Et quand la cours Suprême perce des trous dans une loi, c'est que cette loi brime trop fortement les libertés individuelles. Car les droits des individus doivent TOUJOURS primé sur les droits de la société ou de la majorité pour éviter certain effet pervers d'une fausse démocratie. »

  • Claude Smith
    Abonné
    mercredi 26 mars 2008 09h04
    Bravo les Anglais!
    « Je dis bravo aux Anglais ! Ils se tiennemt debout et savent ce qu'ils veulent. Tout comme le bull dog ils sont tenaces et refusent de lâcher l'os en l'occurance la loi 101. Ils prennent les moyens pour ne pas perdre de terrain au Québec et même d'en gagner. J'irais même jusqu'à affirmer que s'ils étaient à notre place, il y a longtemps que la souveraineté du Québec serait réalisée.
    par Claude Smith (claude-francoise@videotron.ca »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 26 mars 2008 09h46
    A quand UNE école québécoise?
    « 30 ans après la Loi 101, 11% des élèves étudient en anglais au Québec alors que les Anglos ne font plus que 7%.
    Près de la moitié des allophones vont dans un Cégep anglophone.
    Le Québec finance 3 universités anglaises pour 4 universités francaises!
    Plus de 1000 Français viennent étudier en anglais au Québec
    Bref la farce a assez duré!

    La solution? Y'en a pas de facile mais la première chose à faire c'est commencer par la maternelle.
    L'Éducation est de juridiction provinciale. Le Québec a les pleins pouvoirs pour d'agir dans ce domaine. Alors qu'est-ce qu'il attend pour imposer l'école québécoise À TOUS les enfants du Québec, de la maternelle aux portes de l'université.

    TOUS les enfants du Québec, sans aucune exception, devrait aller à la maternelle en français, à l'école élémentaire en français, à l'école secondaire en français et au cegep en français. Pour la minorité anglophone du Québec (moins de 7% de la population) la moitié de l'enseignement pourrait être donnée en anglais là où le nombre le justifie. Si Pauline voulait enseigner l'histoire nationale en anglais aux Bleuets, je ne vois pas pourquoi on n'enseignerait pas l'histoire nationale en anglais à Pointe-Claire? »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 26 mars 2008 10h27
    Une situation absurde et scandaleuse
    « Avec trois universités anglophones pour 7% de vrais anglophones, va-t-on pour une fois s'interroger sur le degré de subvention des universités anglophones du Québec eu égard au poids démographique des vrais anglophones du Québec?

    Le pire, c'est que ces universités anglophones reçoivent ces fonds en partie pour former des étudiants venus d'autres provinces, des Etats-Unis et d'ailleurs qui viennent profiter ici des faibles frais de scolarité pour ensuite retourner à l'extérieur du Québec monnayer le fruit de leurs études. Le cas le plus choquant est celui des étudiants en médecine formés ici à grands frais par les contribuables québécois et qui quittent ensuite allègrement.

    À quand une Commission d'enquête sur cette situation absurde?

    On en est rendu au point où le Québec finance lui-même son assimilation à l'anglais : alors que les véritables anglophones représentent 7 % de la population du Québec, le réseau collégial et universitaire anglophone québécois reçoit environ 25 % des subventions. Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d'enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu'au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mercredi 26 mars 2008 10h43
    Et alors?
    « Il est tout à fait possible de recevoir une éducation en anglais tout en conservant son français. Cela donne de bons bilingues, dont je suis un exemple...
    Et comme le financement des conseils scolaires est fonction du nombre d'élèves, celles-ci sont forcées de faire de la pub pour maintenir ou augmenter leurs effectifs, ce qui cadre parfaitement avec le système capitaliste dans lequel nous vivons.
    Or donc, pourquoi chialer lorsqu'un acteur de notre société se montre plus imaginatif que les autres? »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 26 mars 2008 11h11
    Qu'attend la ministre pour agir ?
    « Nullement surpris. Les commissions scolaires anglophones sont prêtes à tout (même défier la loi) pour se trouver de nouveaux élèves. Que fera la ministre Courchesnes, elle qui est une députée de Laval, là où se trouve la commission Wilfrid-Laurier accusée avec raison par le PQ de faire du racolage ? Gageons qu'elle tentera de sévir en catimini pour ne pas froisser la seule clientèle électorale encore fidèle à son parti.

    Les libéraux, on le sait, n'aiment pas trop intervenir dans le dossier linguistique. On l'a vu récemment, lors de l'annonce par Madame Saint-Pierre de nouvelles mesures pour améliorer la situation du du français : le premier ministre brillait par son absence ! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 26 mars 2008 11h24
    @ Claude Archambault
    « Vous avez raison. Faut pas brimer l'anglicisation du Québécois ou de l'immigré qui désire joindre, de plus en plus, la langue minoritaire au Québec mais très très majoritaire au Canada et aux États et de plus en plus universelle et utile ici et en voyage...l'anglaise.

    Pourquoi forcer pour conserver quand on peut, sans effort, s'assimiler légalement. M. Archambault a tout compris ça plus vite que les séparatisssss. »

  • Luc Douville
    Inscrit
    mercredi 26 mars 2008 12h09
    Assimilation
    « Pour moi, il est clair que les libéraux ne feront rien qui puissent déplaire aux anglais qui les menacent de former un autre parti politique. Madame Saint-Pierre, qui voit le Québec par le mauvais bout de sa lorgnette, a les deux yeux rivés sur sa propre carrière et ne fera jamais rien pour risquer d'en dévier.
    Luc Douville »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 26 mars 2008 12h20
    le mystere Yolande James
    « Enfant de la Loi 101, Yolande James a fait son élémentaire en français. Mais pour des raisons qu'elle n'a jamais expliquées elle a fait son high school en anglais.

    La question à Guy A: Comment a-t-elle fait pour contourner la Loi 101? Et comment peut-on faire appliquer la Loi 101 si la ministre de l'Immigration l'a contournée? »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mercredi 26 mars 2008 12h37
    À Claude Smith
    « Vous avez raison, Monsieur! On ne peut que constater que les Anglais surclassent les Français dans bien des domaines, et ce, depuis des lustres et quelles qu'en soient les raisons.
    Examinez l'histoire de la colonisation dans tous les continents et vous comprendrez beaucoup de choses.
    Et c'est pourquoi, aujourd'hui, l'anglais gagne encore du terrain, alors que le français recule un peu partout.
    Ce n'est pas la faute aux Anglais, mais bien la nôtre. Pendant qu'ils avancent, nous (je dis nous, car je suis résident du Québec, mais je me dissocie entiètement de la gang d'éternels chialeux) faisons du sur place en chialant contre eux.
    À ce train-là, les choses n'évolueront pas. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mercredi 26 mars 2008 12h43
    À Jacques Noel
    « Encore une de vos idées brillantes, après avoir préconisé l'arrêt de l'immigration et le renvoi éventuel des « non-Québécois pure laine » dans leur pays et province d'origine.
    Ce n'est pas en imposant des mesures aussi drastiques que les vôtres que le Québec arrivera à quelque chose. Je répète qu'il y a moyen de conserver le français tout en apprenant en anglais.
    Pour ce qui est de toutes les statistiques que vous citez sur les Anglais, vous êtes-vous demandé un jour pourquoi les choses sont ainsi?
    Répondez en toute impartialité à cette question et vous constaterez bien des choses, mais pour cela, il vous faudra enlever vos oeillères... »

  • Nathalie Martimbeau
    Abonnée
    mercredi 26 mars 2008 16h00
    La bulle ....
    « Tout ca c'est bien, mais le Quebec est entoure d'un monde anglophone. On ne peut pas juste vivre et faire affaire dans le Quebec, on a besoin du reste du monde, et vice-versa. C'est une richesse que de permettre a nos enfants d'apprendre d'autres langues, et a defaut de parler plus que le francais a la maison, l'ecole est une bonne place, pas la seule, mais une bonne place. J'habite actuellement Boston, mes enfants sont bilingues, et si nous revenons au Quebec, mes enfants perdront leur anglais : selon les normes de la loi 101, ils ne pourront pas aller a l'ecole anglophone pour garder leurs acquis. Je chercherais des ecoles bilingues, et je crois que c'est que d'enrichir et ouvrir les horizons de nos enfants que de leur permettre d'avoir une partie de leur scolarite dans une autre langue. Pour les jeunes qui veulent faires des professions plus pointues, l'anglais est souvent necessaire. Est-ce qu'on doit s'encabanner dans notre langue et s'empecher d'evoluer? Je ne dis pas de se convertir, je dis seulement d'embrasser la diversite dans notre vie. Oui, il faut soutenir et encourager notre belle langue, mais pas a defaut des autres. »

  • Christian Tallon
    Inscrit
    mercredi 26 mars 2008 16h12
    Le Québec se saborde méthodiquement
    « Je ne vois pas d'exemple dans l'histoire d'une nation qui ait pu durablement durer et être elle même sans parler sa langue. En Europe, les peuples morts entre 1900 et 2000 se comptent par dizaines. La seule exception est peut-être l'Irlande. Même la Catalogne (l'ancien Aragon) ne veut plus parler castillan. Si le Québec veut suivre cette voie, qu'il le fasse, s'il veut en plus payer de sa poche pour se faire acculturer, pourquoi pas, mais qu'il ne se mente pas en parlant d"assemblée nationale" de "premier ministre". Le Québec n'est pas un Etat et n'a pas envie manifestement de le devenir. Arretez de vous mentir à vous-même ! Vous avez pris le chemin de la décadence culturelle! Les fastes du 400ème anniversaire de Québec seronty le chant du cygne de ce peuple. C'est très dommage mais nul n'en est responsable que vous-même. La Loi 101 était un début. Il appartenait à VOTRE génération de la compléter.

    La liberté individuelle, comme la liberté religieuse sont des affaires respectables et privées. Mais l'école n'est pas une affaire privée : elle est le ciment de la Nation. Il est évident qu'il n'y a pas de nation québécoise immaginable en dehors du français. Je défie quiconque de prétendre le contraire arguments sérieux à l'appui. Dans un Etat respectueux de ses lois, une telle campagne d'affichage serait interdite en 48 heures et ses commanditaires punis sévèrement. Les anglophones ont le choix au Québec entre apprendre la "lingua franca" française sur la place publique (en parlant anglais à la maison autant qu'ils le veulent) ou de partir dans le vaste monde anglophone. Il sera toujours bien assez grand !!!
    Il n'y a pas eu que je sache de pologne parlant russe ou allemand, de Lettonie russe, de Slovaquie hongroise, même d'Algérie arabe-française. La déculturation n'a jamais fait survire et surtout s'épanouir un peuple. Vos ministres de l'éducation, s'ils sont de bonne foi, n'ont rien compris aux intérêts de leur peuple. Ils seront jugés par l'histoire ! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 26 mars 2008 18h36
    @ M Bousquet
    « Jamais je n'accepterai que les droit individuel soit bafoué au nom de ce que certain appel les droit de la collectivité. Et si la collectivité ne peut faire vivre le français alors qu'il meure après tout une langue n'est qu'un outil de communication et non une culture. Et je ne serai pas là pour l'enterrement. Car une langue vie par son usage et non pas la suppression des droit indiviuel. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 27 mars 2008 09h44
    @ M. Archambault
    « Je suis assez près de votre raisonnement sauf que vous avez tendance à le diminuer en discréditant inutilement ceux qui ne pensent pas comme vous en les appelant séparatisssss ou autre chose. Ce n'est certainement pas comme ça que vous allez faire valoir votre point. »

  • Guibreteau Cyril
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 09h07
    @ Jacques Noël.
    « La solution que vous préconisez est-elle la territorialité de l'enseignement ?

    Comme en Belgique où il existe des minorités "protégées" en Flandre et Wallonie bénéficiant de facilités.

    Ainsi à Mouscron (banlieue belge de Lille), il existe une minorité flamande qui a droit à des établissements néerlandophones (primaires et secondaires), mais ces derniers sont gérés par la Communauté Française.

    Je vous l'accorde, les récents évènements politiques prouvent que ce système favorise les tensions, mais il a l'avantage d'éviter la progression géographique des langues.

    Ainsi malgré sa situation économique difficile, la Wallonie ne deviendra jamais néerlandophone.

    Cela dit le Québec est en Amérique du Nord, l'anglais sur ce continent est tout puissant et vôtre pays est le pays des "accomodements raisonnables", la territorialité des langues restera donc, à mon avis, une incongruïté venue de la "Vielle Europe". »

  • François Perrier
    Inscrit
    lundi 31 mars 2008 13h22
    Sale oiseau qui salit son nid.
    « Le 27 mars 2008. Copie corrigée + C.C.C.
    Se réfère à "Une éducation en anglais au bout du fil", du journaliste d'assaut contre SA propre nation et le sain nationalisme, Antoine Robitaille, Le Devoir, 26 mars 2008. OU - du plaisir sadique que Robitaille prend à dénicher et à exacerber tous les maux et les faiblesses de sa pauvre nation, pour en démontrer failles et vulnérabilités, face aux assauts génocides et ethnocides des racistes CanadiAns contre elle.

    Maudite charogne que vous êtes Monsieur Robitaille, dans votre haine maladive pour tout ce qui est nation française québécoise, et son nationalisme - qu'il soit ethnoculturel, ou simplement un nationalisme culturel français. (Nation, de 'natio, nati sumus' - ceux nés ensemble). Une nation québécoise pourtant admirable - une nation si méritoire et vulnérable à la fois - indéfendue par ses 'zélites' internationalistes, ou cosmopolites, patriotardes ou communautaristes - venant des gauches antilibérales ou des droites fascisantes - ou simplement des élites apatrides, veules et sans coeur. La classe moyenne québécoise -l'essence même de la nation, n'a qu'un seul véritable ennemi :- ses propres 'zélites' s'acharnant sur elle !

    Quand le Devoir-de-toutes-les-bassesses affiche un quelconque article délétère à la nation québécoise française - abandonnée à son sort par ses élites de la médiocrité jouale - on peut jurer, JUSTE À LIRE l'entête, que son auteur sera le journaliste jaune-ethniciste Antoine Robitaille. (L'ethnicisme définissant des CanadiAns-français haineux qui affligent leur nation d'origine, alors qu'ils s'acoquinent aux CanadiAns). Inutile de leur demander si ils ont honte de conspuer les leurs, alors qu'ils médisent de la nation qui les a vu naître, pour d'être conscients, de tout le mal qu'ils procurent à leurs compatriotes !

    Quel charognard M. Robitaille, alors que vous prenez un plaisir immonde à démoraliser votre nation - à la déstabiliser, en mettant en relief ses incapacités à se défendre contre les assauts ethnocides de ses ennemis. Vous êtes de la même race des vendus à vos maîtres canadiAns, que sont les divers Bock-Côté, Denis Monière, Jacques Beauchemin, Geneviève Mathieu, Robert Comeau, Jocelyn Létourneau, Gérard Bouchard, Gérald Larose, Michelle Labelle - pour ne nommer que ceux là, alors que j'en oublie. Tous des antinationalistes haineux, que vous Robitaille, mettez en exergue dans vos articles, alors qu'ils se liguent aux politicards apatrides tels Lucide Bouchard, Laundry-lavette, Parizoo, la Marois-toilettée et le sournois Gillies Duceppe, afin de déféquer sur leur nation de souche française. Honte à vous tous !

    Si il y a du MAL à procurer à la nation française du Québec, Antoine Robitaille le vendu de la droite cosmopolite fascisante, est toujours là pour le promouvoir. Pauvre collabo, sale oiseau qui salit son nid ! »

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