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Les commissions scolaires anglophones veulent combattre la loi 101

Antoine Robitaille   20 mars 2008  Éducation
Québec — La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, est troublée que des commissions scolaires anglophones aient décidé de financer la bataille contre la loi 104, adoptée en 2002 pour colmater une brèche dans la loi 101. Ce geste des établissements de langue anglaise «soulève des interrogations», a-t-elle dit hier. Ainsi, elle a demandé des avis juridiques aux avocats de son ministère et s'est entretenue avec les dirigeants des commissions scolaires concernées. «Soyez assurés que je porterai une attention toute particulière [à] l'utilisation des fonds publics», a-t-elle répondu hier en Chambre lorsque la chef péquiste Pauline Marois l'a interrogée.

Mme Marois avait demandé au premier ministre s'il approuvait le fait que «75 000 $ du budget de la commission scolaire Lester-B.-Pearson et 114 000 $ de la English Montréal School Board soient détournés des services aux élèves pour un recours judiciaire dans le but évident de contourner l'application de la loi 101». Mais c'est Mme Courchesne qui a répondu.

Cinq des neuf commissions scolaires membres de la Quebec English School Boards Association (QESBA) ont choisi cette semaine de sauter dans cette bataille, entreprise il y a environ cinq ans par l'ancien président d'Alliance Québec, l'avocat Brent Tyler, ainsi que deux douzaines de familles représentant 26 enfants.

Les commissions scolaires participantes «ont adopté des résolutions disant qu'elles vont consacrer 1 $ par étudiant par année» à ce combat, a expliqué Kimberley Hamilton, responsable des communications à la QESBA. Le fait qu'une commission scolaire décide ainsi de financer un recours juridique n'est «pas courant», a indiqué Mme Hamilton. D'ailleurs, la décision a divisé le conseil d'administration de la QESBA: le vote final a été de onze voix pour et sept voix contre.

De plus, quatre des commissions scolaires anglophones ont refusé de participer au financement: Sir Wilfrid Laurier, Central Quebec, Western Quebec et Eastern Townships. Joint hier, le président du conseil des commissaires de la commission scolaire Sir Wilfrid Laurier, Steve Bletas, a déclaré: «Oh! je sais que je ne suis pas très populaire! Mais on a consulté nos parents et, nous autres, on pense que l'argent qu'on reçoit doit aller à la qualité de l'éducation.» La présidente de la commission scolaire Central Quebec, Michelle Morin-Doyle, a dit que la décision n'a pas été «évidente à prendre» mais que, finalement, «on a jugé que ce n'était pas notre rôle, ça ne cadrait pas avec notre mission. On est là pour appuyer nos étudiants pour qu'ils fassent leurs études».

Revenir à 1977

À la QESBA, le directeur général David Birnbaum a expliqué hier que c'est après «mûre réflexion» que la décision a été prise d'appuyer le recours et même d'intervenir devant le tribunal. Selon lui, les «commissions scolaires minoritaires» de francophones, en Acadie et dans le reste du Canada, ont déjà financé des recours semblables devant les tribunaux.

M. Birnbaum a soutenu que son association est très sensible à deux exigences: d'une part, «la promotion, la survie et le renforcement de la langue française» mais, d'autre part, «l'avenir institutionnel des écoles anglaises». Selon lui, ces deux causes sont «conjointes». «De toute façon, nous sommes des partenaires dans la francisation du Québec, car au terme du secondaire, les élèves doivent maîtriser le français pour qu'ils soient vraiment en mesure de participer à l'avenir du Québec», a déclaré M. Birnbaum. Il croit que si Brent Tyler réussit à convaincre la Cour suprême, on aura «rétabli l'équilibre dans la loi 101 qui a existé de 1977 à 2002». Autrement dit, il faut restaurer la loi 101 de 1977, qui permettait aux enfants d'obtenir leur ticket d'entrée à l'école anglaise publique après avoir fait un détour d'un an dans une école anglaise privée non subventionnée. Depuis l'adoption de la loi 104, les écoles anglaises perdent jusqu'à 400 inscriptions par année, estime-t-il.

Les commissions scolaires ne sont pas les seules à participer à ce recours. Une association de professeurs, la Quebec Provincial Association of Teachers, et une organisation caritative, la Quebec Federation of Home and School Associations, sont toutes deux déjà engagées. Pour plusieurs membres de la communauté anglophone, par exemple l'ancien chef du Parti Égalité, Keith Henderson (qui ne participe pas à ce recours contre la loi 104 mais qui appuie Brent Tyler «dans tout ce qu'il fait»), ce geste des commissions scolaires est «remarquable». Il rompt à ses yeux avec une «timidité légendaire» des «commissions scolaires» qui, habituellement, préfèrent ne pas mordre la main qui les nourrit, soit le gouvernement du Québec. M. Henderson se réjouit que, sous l'impulsion du journal The Gazette, qui a récemment incité en éditorial les commissions scolaires à sauter dans cette bataille, ces institutions aient «trouvé un petit peu de courage pour agir».

L'ADQ

Comme le PQ, l'opposition officielle adéquiste a qualifié hier le geste des commissions scolaires anglophones de «détournement de fonds». «Ces sommes-là sont dédiées à l'enseignement et à l'éducation», a commenté François Desrochers, critique adéquiste en matière d'éducation. «Alors, c'est évident qu'elles devraient aller dans les écoles en priorité. Je comprends que la communauté anglophone ait envie de défendre ce qu'elle considère comme ses intérêts, mais qu'elle ne le fasse pas avec des fonds publics.»

L'ADQ y voit une preuve de plus que quelque chose ne tourne pas rond dans les structures des commissions scolaires: «Je pense que c'est une question de logique. Ils [les commissaires] devraient connaître la mission plus que quiconque, soit d'assurer une éducation de qualité, pas aller devant les tribunaux», a déclaré M. Desrochers.

C'est le 22 août 2007 que la Cour d'appel, dans une décision partagée (les juges Pierre Dalphond et Allan Hilton d'un côté, le juge Lorne Giroux de l'autre), avait conclu que les portions de la Charte ajoutées en 2002 contrevenaient à la Charte canadienne des droits et libertés. Elle renversait ainsi les décisions du Tribunal administratif du Québec et de la Cour supérieure qui avaient débouté Me Tyler et ses familles. Le juge Giroux, lui, avait estimé que les amendements apportés par la loi 104 étaient justifiés parce que le gouvernement du Québec a pour mission de protéger l'avenir de la majorité francophone du Québec.

Après le jugement de la Cour d'appel, le gouvernement Charest avait décidé sur-le-champ de porter la cause devant la Cour suprême, laquelle a récemment accepté de l'entendre.

Le jugement de la Cour d'appel avait été dénoncé par plusieurs organismes de promotion du français. Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Jean Dorion, avait souligné le fait qu'Allan Hilton a déjà été procureur d'Alliance Québec. Il serait du reste impossible pour le gouvernement du Québec d'utiliser la «clause nonobstant» dans cette affaire, l'article de la Charte invoqué par les juges ici ne faisant pas partie de ceux auxquels cette disposition dérogatoire s'applique.






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  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 23h00
    L"assimilation
    « Le Québec finance lui-même son assimilation à l'anglais : alors que les véritables anglophones représentent moins de 10 % de la population du Québec, le réseau collégial et universitaire anglophone québécois reçoit environ 25 % des subventions. Pour une question de justice envers la majorité, le réseau d'enseignement anglophone au Québec ne devrait être subventionné qu'au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec. »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 20 mars 2008 07h29
    7% d'Anglos au Québec, 11% des enfants à l'école anglaise
    « et ce 30 ans après la Loi 101

    cherchez l'erreur »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 07h39
    Désolé.
    « Désolé pour l'expression mais ce sont des cons. Il faut être malade pour agir de la sorte et considérer que la loi 101 est discriminatoire. Ils devraient profiter d'être au contact d'ue autre culture. S'ils veulent vivre et parler en anglais, c'est pas loin. Il y a un espace infini avec plein de place pour tout le monde pour ce faire et même des écoles. »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 08h07
    Réaction minable et dépassée de certains anglos rétros!
    « Je suis fatigué de tous ces anglos qui continuent de faire un travail de sape contre tout ce qui s'appelle "franco",y compris, encore une fois la loi 101! Que le gouvernement se tienne debout, s'il en est capable et qu'il coupe immédiatement les subventions publiques aux commssions scolaires récalcitrantes. Dans un deuxième temps, ,obligation pour tous les élèves de fréquenter un Cegep francophone et ce, dès la session d'automne. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 20 mars 2008 08h10
    2 minorités absolument incomparables!
    « Monsieur Robitaille je suis *pompée à bloc* ce matin en lisant votre texte. Deux bonnes respirations...Vous écrivez:
    À la QESBA, le directeur général David Birnbaum a expliqué hier que c'est après «mûre réflexion» que la décision a été prise d'appuyer le recours et même d'intervenir devant le tribunal. Selon lui, les «commissions scolaires minoritaires» de francophones, en Acadie et dans le reste du Canada, ont déjà financé des recours semblables devant les tribunaux.
    Monsieur David Birbaum compare la situation des français hors Québec avec celle des anglophones d'ici qui ont toujours eu leur propres institutions en plus d'être servis dans leur propre langue. Et, on a qu'à regarder les archives pour se rappeler combien le visage de Montréal était anglais avant la loi 101! Comme si les pauvres anglophones faisaient pitié!!! Et, pour les parents francophones qui souhaitent que leur enfants maîtrisent l'anglais, ne savent-il pas qu'il y a moyen de le faire sans aller nécessairement à l'école anglaise? Beaucoup d'entre nous sommes devenus bilingues avec les cours de qualité offerts dans nos propres instuitutions francophones et bien entendu la pratique sur le terrain. Vous ouvrez un débat qui risque de nous faire rétrograder une fois de trop, au péril de nos acquis, en affaiblissant ce qui reste de la loi 101 charcutée par les tribunaux dont les juges sont nommés par le fédéral. BELLE DÉMOCRATIE! Rien n'est comparable entre les deux minorités linguistiques! Nous sommes environ 2% de francophones en Amérique du Nord dans une mer d'anglophones. Ceux du Québec ont un traitement royal incomparable à notre minorité francophone hors-Québec! Non, ce qui ennuie davantage les anglophones, c'est leur statut MINORITAIRE au Québec.Ils ne peuvent le supporter! Donc ils tentent de diviser pour mieux régner, et le pire, ça fonctionne...
    De notre côté, nous subissons encore les répercussions du rapatriement unilatéral de la constitution de P-E.Trudeau avec sa charte des droits et libertés canadienne donnant priorité aux droits individuels sur ceux de notre collectivité. Conséquences de cette charte, les québécois ne sont plus un des deux peuples fondateurs mais une autre minorité au Canada. Depuis cet acte unilatéral et dictatorial de PET, jamais approuvé par aucun gouvernement québécois de quelque allégeance politique que ce soit car diminuant les pouvoirs du Québec, nous subissons les répercussions qui nous sont néfastes. Parlons-en puisque c'est là que se trouve l'injustice cautionnée par les tribunaux canadiens! Et voilà que cela continue! Soyons réalistes, c'était à prévoir. Il finiront par exaspérer les plus conciliants parmi les nôtres! Réglons une fois pour toute ces affronts en prenant en main notre destin, car c'est bien la seule manière de prévenir les longues batailles linguistiques et les injustices que nous subissons depuis trop longtemps.
    Lorraine Dubé »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 08h11
    @ Yvon Montoya
    « Bravo. En complet accord avec vous. »

  • Steve Fortin
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 08h18
    Aucune "minorité" n'est mieux traitée sur la planète que les anglos du Québec
    « Je ne comprendrai jamais cet espèce de regret, de gène intrinsèque qu'ont les québécois d'exister; j'imagine une conséquence directe des défaites successives et de ce syndrome du colonisé bien ancré dans l'adn collectif de ce peuple. Bien ancré malgré 1837-1838, malgré la crise de la conscription, malgré la loi des mesures de guerre, malgré la démocratie bafouée en 1995, etc, etc!

    Nous finançons notre propre assimilation dites-vous, un peuple qui se refuse 2 fois son indépendance invite la minorité qui le menace à user de tous les subterfuges pour continuer le processus assimilatoire.

    Pendant ce temps, nombre de québécois, pris du syndrome de Elvis Gratton, trouvent dans l'anglicisation de leur peuple nombre d'avantages et se mirent de suffisance devant l'accroissement de leur reer, cocus-contents de se faire servir en anglais dans le centre-ville de Montréal... »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 08h24
    Égaux à eux-mêmes et à leur ancêtres...Cécilien Pelchat...tahcl@cite.net
    « Il y a de ces gestes qui ne trompent pas.Égaux à eux-mêmes et fidèles à leurs ancêtres qui n'ont jamais rien voulu savoir de nous malgré tous nos lèche-bottines,regardez-les aller.Les lois québecoises ca ne vaut que pour les nègres blancs...C'est triste à dire.mais combien de coup de pieds au cul avons-nous besoin pour nous réveiller ? Dieu seul le sait !
    C.Pelchat »

  • Danielle Dufresne
    Inscrite
    jeudi 20 mars 2008 08h36
    en «voix» de disparition
    « Le Québec est la seule entité francophone en Amérique du Nord. Tous les citoyens du Québec devrait ressentir de la fierté de cet état de fait et faire le maximum pour le conserver. Les francophones en Amérique du Nord sont une espère en danger, et leur plus gros prédateurs sont justement leurs concitoyens, leurs «frères». Si on mettait autant d'énergie à protéger le français au Québec que nous en mettons pour «sauver» la nature, notre avenir collectif serait assuré en assez peu temps. Hélas! il n'est en pas ainsi. Je me désole pour ces pauvres enfants anglophones qui apprennent à se mobiliser pour contribuer à un geste aussi peu reluisant. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 20 mars 2008 08h57
    Quelle leçon !
    « Les Anglais du Québec n'attendent pas des "conditions gagnantes" eux !

    Ils les préparent et les financent, par tous les moyens !

    Mais pour les Québécois, le discours du PQ est: "pas de financement public pour notre cause" !

    Et maintenant Marois qui conteste ce financement public à la cause des Anglais assure par le même coup qu'il n'y en aura pas non-plus pour la nôtre.

    Ce qui fait que la cause des Anglais du Québec continuera de recevoir du financement d'Ottawa pendant que c'elle des Québécois ne recevra rien de son État. »

  • Francis Déry
    Inscrit
    jeudi 20 mars 2008 09h00
    Tutelle ou abolition
    « C'est du détournement de fonds publica »

  • Denis Biron
    Inscrit
    jeudi 20 mars 2008 09h13
    À monsieur Saint-Arnaud
    « Monsieur,

    Vous avez entièrement raison.

    Pour votre information, il existe près de 7% de vrais anglophones (anglais) au Québec ... et, il ne faut pas confondre "anglophone" et "anglais". Un grec ou un polonais qui adopte la langue anglaise comme langue usuelle n'est pas un "anglo".

    Davantage, il est curieux que le plus gros CEGEP de Mntréal soit Dawson et anglophone... soutenu financièrement par les taxes de tous les québécois.

    À vrai dire, nous sommes toujours de bons "colonisés" sans le savoir. Debout ... camarades !

    Denis Biron, Montréal »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 09h31
    Mouvements de bottes
    « Aux montréalais: il est temps que vous sortiez de votre torpeur, que vous mettiez vos bottes pour entourez ces commissions scolaires jusqu'à ce que leurs mures tombent !

    À l'ouest citoyens !

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 09h31
    La mobilisation
    « Tout l'échafaudage de la Charte de la langue française est menacé par cette contestation. Les Québécois doivent se mobiliser pour protéger cet héritage de Camille Laurin et René Lévesque. »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 20 mars 2008 09h40
    Liberté ou paternalisme?
    « Je ne peux qu'appuyer ceux qui défendent les droits individuels et exigent la liberté pour les citoyens de choisir eux-même pour leur vie.Le paternalisme ne conduit qu'à l'infantilisation des citoyens. Pour moi la liberté des citoyens est plus importante que n'importe quelle langue ou religion. Au Québec le nationalisme est une idéologie qui se croit au-dessus de la liberté des citoyens, comme ailleurs c'est la religion qui s'impose au-dessus des droits individuels.Dans les deux cas, le poid de la tradition s'oppose à la modernité et à la liberté de choix des citoyens.

    Ce qui est encore plus absurde c'est que de toute façon le système scolaire échoue lamentablement à apprendre la langue française aux citoyens...et au Québec ceux qui savent vraiment parler français sont considérés comme des pédants parlant à la française par la grande majorité qui préfère parler "québecois" (oussé qu'tu vas....au lieu de ou vas-tu ...etc)c'est ça la RÉALITÉ! Jamais les québecois ne parleront vraiment français par ce qu'ils ne VEULENT pas, et nos films continueront d'être sous-titrés dans la francophonie; quand donc les paternalistes le comprendront-ils?
    Comment peut-on considérer notre "joual" comme plus important que la liberté des citoyens? Je parle ce joual quotidiennement, c'est ma langue, mais je veux pas qu'elle passe au-dessus des droits individuels. »

  • coté carol
    Inscrit
    jeudi 20 mars 2008 10h11
    Laissé faire du gouvernement Charest
    « On ne peut pas dire que le gouvernement Charest a beaucoup intervenu dans ce dosier et d'autres,il y a un laissé faire,des décisions a cour terme ou on éteint les feux quand la cabane est envahie,le gouvernement Charest ne brouillera pas l'eau car le probleme constitutionnel est la qui dort et ne veut réveiller ce monstre qui dort et pret a engloutir le québec.C'est aux québécois de réagir et de foutre ce gouvernement ou il doit etre sur les bancs de l'opposition. »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 10h12
    Le maintien de l'illusion
    « L'édiction de la loi 101 a créé un sentiment de sécurité chez les Québécois toujours prêts à faire montre d'« ouverture», c'est-à-dire de prendre en pitié les anglos du Québec qui refusent toujours de prendre en compte leur situation de minorité. Et les gouvernements qui se succèdent à Québec maintiennent l'illusion. Certes les élus pousseront les hauts cris en voyant des commissions scolaires anglophones combattre, avec les subventions qui leur sont injustement accordées, les lois assurant la survie du fait français au Québec. Mais l'affaire passera vite au second plan. Regardez Charest et Marois aller...
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    jeudi 20 mars 2008 12h22
    Poursuivez-moi, je vais payer vos avocats...
    « loi 101, commissions scolaires anglophones, Michelle Courchesne, Langue, Commission scolaire, Québec (province)

    Pas nouveau ! »

  • François Caron
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 12h55
    @ Citoyen Montoya, la valise, le cercueil, etc...
    « Bien que je sois en complet accord avec votre (étonnamment) court commentaire, ça me rappelle avoir déjà lu quelque part il n'y a pas si longtemps la citation d'un éminent émigré bien de chez nous qui a recyclé le "101 or 401" pour nous faire la morale sur la qualité de notre société d'accueil.

    Et que voilà un paradoxe tout que qui a de plus "canadian", "ils" sont chez eux chez nous avec leurs bottes sales sur nos beaux planchers cirés (re.: Laval, Brossard, Bchvl, le West-Island néo-rhodésien banlieue de Toronto, même le Mile-End !), alors pour ce qui est de bien vouloir leur montrer la porte (queuque part passé Rivière-Beaudette aux environs de Saint-Polycarpe ou Sainte-Justine-De-Newton) ça ne se fera pas sans d'incommensurables et difficilement réparables dégâts économiques, géo-politiques et humains.

    De là à ne pas le faire relève de la plus grande force de persuasion possible pour écouter et comprendre les besoins de nos concitoyens anglos, excepté ceux de la frange ultra-paléo-impérialo-colonialisto-canadian à la Allen Nutik, Keith Henderson et autres Me Brent Tyler qu'il faudra bien faire taire définitivement un jour ou l'autre (par une clause nonobstant, pour commencer, pour que finalement les tièdes deviennent convaincus et se sentent inclus.

    Qui aura cette force de persuasion ?

    Dame Pauline ? Ti-Mario-En-Culottes-Courtes ?? nos amis libârals provinciâls capitalistes fédéralistes bon-ententistes assimilés vendus ???

    Bien peu d'espoir à l'horizon, ma grand foi... »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 20 mars 2008 13h11
    @ Mme Pauline Marois
    « Mme Marois, comment pouvez-vous justifier, en tant que Chef d'un parti indépendantiste, votre position de contester cette appropriation de fonds publics par 5 des 9 commissions scolaires anglophones du Québec pour la défense de leurs intérêts plutôt que d'encourager nos 60 commissions scolaires francophones d'en faire autant pour nos intérêts ?

    Si ces commissions scolaires ont ainsi récolté une moyenne de 100,000$ par commission, pour un total d'autour 500,000$, c'est alors pas moins de 6 million$ dont vous privez ainsi la cause des francophones !

    Dire que le Mouvement Montréal Français doit quêter dans les rues pour son financement !

    Comment pouvez-vous prétendre encore être le parti des intérêts de la Nation Québécoise ? »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 20 mars 2008 14h19
    Ah la la!
    « Navrant de lire tous ces commentaires. Le temps passe et je constate encore et toujours que certains citoyens québécois se complaisent toujours autant à jouer à la victime. C'est systématiquement la faute aux autres, jamais la leur. Et puis, que pouvons-nous y faire, nous sommes des victimes? Ils justifient leur inaction par le fait qu'ils sont des victimes. Facile ça! Il est grand temps que la mentalité change un peu dans la belle province. À ce moment-là les choses bougeront peut-être! »

  • Michel Galarneau
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 14h53
    Ils font vraiment pitié
    « Je n aie plein le dos de cette minorité qui en passant est la plus chaude. Dans votre PLUS MEILLEUR PAYS DU MONDE,ca c'est de votre premier minstre.Mr arrêter de prendre des vaisiee pour des lantrne.Aussi longtemp que nous auront comme une des minorites de ce plus beau pays du monde,les enjeux,resteront à jamais ps: la tutel »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 18h34
    Une insulte à l'intelligence
    « Du Québec, je vis en Ontario depuis plus de trois ans. Comparer la situation des francophones de cette province à celle des anglophones du Québec est une insulte à l'intelligence, une ignorance consentie, voire cultivée.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mardi 25 mars 2008 04h35
    @ Etienne Merven d'une souverainiste
    « Je vous cite: Navrant de lire tous ces commentaires. Le temps passe et je constate encore et toujours que certains citoyens québécois se complaisent toujours autant à jouer à la victime. C'est systématiquement la faute aux autres, jamais la leur. Et puis, que pouvons-nous y faire, nous sommes des victimes? Ils justifient leur inaction par le fait qu'ils sont des victimes. Facile ça! Il est grand temps que la mentalité change un peu dans la belle province. À ce moment-là les choses bougeront peut-être!

    Il ne faut pas banaliser le fait que le Québec s'est retrouvé souvent isolé à défendre sa spécificité. Nous devrions dans ce cas censurer quatre siècles de notre histoire puisqu'à eux seuls les faits historiques sont indéniables pour démontrer que dans le cadre fédéral, le Québec ne l'a pas eu facile! Peut-être que cette mentalité dont vous parlez vient du fait que nous sommes un peuple colonisé, n'avons-nous pas en commun avec le peuple autochtone le plus haut taux de suicides, ce qui est fort éloquent et alarmant. Soyons prudents à utiliser les toujours et les jamais. Nous parlons ici de la défense de notre langue française, de notre culture bafouée souvent devant les tribunaux canadiens dont les juges sont nommés par le premier ministre du Canada. Vous trouvez cela démocratique vous? Répercussion du rapatriement unilatéral de la constitution avec sa charte des droits et libertés canadienne réduisant les pouvoirs du Québec. Dites-moi pourquoi alors aucun gouvernement québécois ( d'allégeance fédéraliste comme souverainiste) n'a apposé sa signature sur ce document rapatrié que nous subissons malgré tout? Parce qu'il est discréminatoire pour notre peuple. Lorsqu'un peuple subit de la discrémination, il en devient automatiquement victime, non? Je vous rappelle que nous sommes à peine 2% de francophones sur le continent américain. Pour ma part, je ne me sens pas interpelée lorsque vous parlez d'inaction puisque comme plusieurs je pose des gestes concrets, au quotidien si possible. Les Québécois sont démocrates, ce qui peut sembler de l'inaction à vos yeux. Nos actions peuvent être pour vous des coups d'épée dans l'eau, vous avez droit à votre opinion. Vous appelez la belle province un Québec que je désire souverain.
    Au nom de la liberté de conscience,
    SOUVERAINEMENT,
    Lorraine Dubé »

  • Angela Gale
    Inscrite
    mardi 18 août 2009 10h50
    Bravo !
    « Il était bien temps que les anglophones se décident à défendre leurs droits, ainsi que ceux des francophones. C'est à dire, le droit à l'éducation, la liberté de choisir les langues que l'on veut apprendrent, le droit de s'ouvrir sur le monde et non resté enfermé dans son petit monde quebecois. La réalité est que presque tout est en anglais ! La réalité est que les anglophones vivent énormément de discrimination ici et on veut même en limiter le nombre ! On est pas des animaux tout de même.

    Cette pratique éducative va justement apprendre aux élèves anglophones et francophones à défendrent leurs droits, surtour celui d'apprendre !

    Cela va aussi sensibiliser la population et je suis certaine que la majorité aimeraient avoir le choix ou non d'étudier en anglais ou dans la langue de leur choix.

    Au Nouveau Brunswick les élèves ont le choix et le français ne disparaît pas pour autant.

    Finnisons en avec les dictatures et vivons dans le présent plutôt que dans le passé. »

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