mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 09h58


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La promotion de l'industrie porcine à l'école crée des remous

Fabien Deglise   4 mars 2008  Éducation
Les producteurs de cochons du Québec peuvent-ils faire la promotion de leur industrie dans les écoles du Québec? Non, répond une jeune mère de Cowansville qui dénonce vertement une campagne de relations publiques orchestrée par la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ) dans les écoles primaires de la province, et ce, avec l'appui de la Fédération des comités de parents du Québec.

Cette campagne, jugée «scandaleuse», selon elle, pourrait d'ailleurs contrevenir aux lois en matière de publicités destinées aux enfants de moins de 13 ans, a indiqué hier l'Office de la protection du consommateur qui a l'intention, dans les prochains jours, de disséquer les documents et sites Internet «à vocation pédagogique» produits par les éleveurs de cochons pour redorer leur image.

Dans une lettre adressée la semaine dernière à la Fédération des comités de parents du Québec, et dont Le Devoir a obtenu copie, Éloïse Simoncelli-Bourque, présidente du conseil d'établissement de l'École Curé A. Petit de Cowansville déplore avoir trouvé récemment dans un envoi postal qui provenait du regroupement provincial de parents d'élèves une «fiche faisant la promotion d'activités pédagogiques conçues par la FPPQ». «Il m'apparaît scandaleux que la Fédération des comités de parents du Québec s'associe à la FPPQ pour présenter à nos élèves une information biaisée et mensongère» sur cette industrie largement subventionnée, polluante et socialement remise en question, écrit-elle.

Depuis 2006, la FPPQ produit en effet une série de fiches pédagogiques qui invitent les enseignants du 3e cycle du primaire à organiser, avec leurs élèves, des activités de français, de mathématiques, de géographie, d'histoire, mais aussi d'instruction civique, autour d'un thème commun: la production porcine du Québec.

Dans ce monde imaginé par la fédération des éleveurs de cochons, le développement d'habiletés en géométrie passe alors par la disposition de bâtiments constituant une porcherie sur un plan cartésien, la communication orale s'ancre dans l'organisation d'un débat sur «la cohabitation harmonieuse», quant à la géographie du Québec, elle se résume, dans ces fiches, à recenser des élevages de cochons et les régions où ils sont implantés. Entre autres choses.

Une entente a été signée il y a un an entre le regroupement d'éleveurs de porcs et la Fédération des comités de parents du Québec qui, pour 8000 $, s'est engagée à donner de la visibilité à la FPPQ sur son site Internet, mais aussi à faire la promotion de ce «matériel pédagogique» auprès de ses membres et des 6000 lecteurs de sa revue bimestrielle Action-Parents, à laquelle plusieurs enseignants sont abonnés aux quatre coins de la province.

«Nous sommes un petit organisme qui a de la difficulté à joindre les deux bouts, a justifié hier Marcien Proulx, directeur général du regroupement des comités de parents. Pour améliorer la qualité de nos services, nous devons trouver du soutien financier extérieur, et c'est dans ce contexte que nous avons signé une entente avec la FPPQ.»

Cacher la pollution derrière un beau cochon

Or, pour Mme Simoncelli-Bourque, qui est chargée de projet à la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l'environnement de l'UQAM, c'est bien là que le bât blesse. «Il n'y a pas eu une réflexion poussée, lance-t-elle à l'autre du fil, et c'est même étonnant que personne ne se soit insurgé avant moi. Ce matériel pédagogique est de très mauvaise qualité et, en plus, il vise à camoufler l'impact réel de la production porcine sur l'environnement et l'économie du Québec. Chose que la Fédération des comités de parents donne l'impression de cautionner en faisant rayonner ces documents.»

La jeune mère souligne, à titre d'exemple, que ces fiches pédagogiques font abstraction du fait qu'en Montérégie, selon plusieurs groupes locaux de citoyens, plus de la moitié des puits de surface seraient contaminés en raison de l'épandage de lisier de porc et de l'utilisation d'engrais et de pesticides pour faire pousser le maïs qui nourrit les cochons. Par ailleurs, elle souligne que cette industrie fortement intégrée vit grâce à d'importantes subventions, et ce, pour une production qui, à 75 %, va sur les marchés d'exportation. Un sujet qui n'est pas abordé dans les fiches de la FPPQ, souligne-t-elle.

Tout en reconnaissant faire la promotion depuis plus d'un an dans les écoles de la province de ce matériel pédagogique, la Fédération des producteurs de porcs du Québec estime toutefois que ses fiches d'activité ne relèvent aucunement de la propagande. «Nous voulons simplement donner de l'information et des faits justes sur la production, a indiqué Nathalie Hansen, porte-parole de l'organisme, et ce, afin d'intéresser à l'agriculture les enfants qui ne font pas toujours le lien entre une côtelette et un cochon.»

Pour l'Office de la protection du consommateur, qui se charge de surveiller dans la société les dérives publicitaires visant les jeunes de moins de 13 ans, les documents envoyés dans les écoles par la FPPQ n'ont, à première vue, rien «d'illégal», a indiqué son porte-parole, Jean-Jacques Préaux. «Là où ça accroche toutefois, c'est sur la présence d'hyperliens [ces adresses qui conduisent sur Internet] vers le site de la Fédération où l'on retrouve des jeux interactifs pour les enfants [de moins de 13 ans. On y propose un coloriage, un jeu de mémoire ou un jeu-questionnaire]. Certaines composantes de ce site vont d'ailleurs être regardées de plus près par nos services dans les prochains jours», a-t-il ajouté.

Mme Simoncelli-Bourque s'en réjouit d'ailleurs. Et en attendant le verdict, elle demande à la Fédération des comités de parents du Québec de se distancer rapidement des producteurs de cochons, mais aussi de faire parvenir une lettre d'excuse à ses membres pour avoir conclu ce partenariat «douteux», mais malheureusement prévisible, selon elle, dans une «période de plus en plus apolitique».

L'appel a d'ailleurs été en partie entendu. Hier, Marcien Proulx a assuré au Devoir que l'entente avec la FPPQ venait tout juste de prendre fin et ne serait pas renouvelée. «Même si nous n'avons reçu que trois lettres de protestation de parents depuis un an, il est clair que nous allons aligner nos prochaines décisions [de partenariat] en fonction d'un certain nombre de critères qui restent à définir», a-t-il poursuivi tout en ajoutant: «Cela ne va pas être facile, car, dans une société de consommation comme la nôtre, tous les biens sont questionnés et questionnables. Si quelqu'un a une solution pour permettre à de petits organismes comme le nôtre de surmonter ça, nous aimerions bien la connaître.»






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Tim Yeatman
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 07h26
    Un prix trop cher à payer
    « de Johanne Dion sur le courriel de son conjoint:

    Se faire promoteur d'une industrie polluante qui vide nos campagnes est un prix trop cher à payer pour quelques dollars dans les poches de la Fédération des comités de parents.

    Parle-t-on d'endettement, de détresse psychologique des fermiers et d'impuissance des ruraux face à cette invasion que sont ces usines de viande insipide nourrie aux OGM? A-t-on fait le lien avec les invasions d'algues bleues-vertes dans les lacs et les cours d'eau, dans ces "fiches pédagogiques"?

    C'est toujours sage de vérifier d'où vient l'argent trop facile. »

  • Michel Lemay
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 07h54
    Le petit catéchisme des producteur de porcs dans nos écoles
    « Alors que la sonnette d'alarme est déclenchée sur la surproduction porcine, alors que les régions du centre et du sud du Québec sont au prise avec d'énormes problèmes de contaminations des eaux de surfaces et souterraines, alors que des miliers de citoyens dénoncent cette production d'animaux engraissés aux OGM assaisonnés d'antibiotiques, il se trouve encore des parents irresponsables pour faire la promotion du bon porc du Québec jusque dans nos écoles.

    Même si elle est supposémement en pleine crise, l'industrie porcine veut encore augmenter sa production. Leur dernière offensive touche Charlevoix, un joyau du Québec. Pressé par le lobby de l'UPA, la MRC de Charlevoix Est propose une augmentation des surfaces de production porcine sans tenir compte de la nécessité d'analyser en profondeur la situation des eaux. Pire, elle fait fi du principe de précaution qui devrait particulièrement s'appliquer dans une région montagneuse vulnérable aux contaminants. Des tests d'eau réalisés dans le rang St-Pierre à St-Irénée indiquent parfois des taux de nitrites/nitrates qui dépassent la norme et même le ministère de l'environnement admet qu'il faudrait plus d'analyses.

    Les utilisateurs du territoire ne sont pas consultés !

    Le processus de consultation et d'élaboration du règlement de contrôle intérimaire de la MRC de Charlevoix Est laisse perplexe et devrait être désavoué immédiatement par la ministre des Affaires municipales car l'esprit même de la loi a été complètement dénaturé. Sous prétexte que le dossier était trop compliqué pour le commun des mortels, la majorité des acteurs du milieu ont été écartés d'une réelle consultation: organismes communautaires, monde de l'éducation, intervenants en santé, industriels, commerçants et l'ensemble des citoyens qui auraient dû s'exprimer en assemblée publique AVANT la rédaction du RCI révisé.





    Un comité d'experts « représentatif » selon le maire Maltais !

    Étant donné la « complexité » du dossier, un « comité technique » a été formé et dirigé Bernard Maltais, maire de St-Aimé-des-Lacs. Monsieur Maltais était secondé par France Lavoie, aménagiste de la MRC. La majorité des acteurs de ce comité proviennent du milieu agricole: Pierre Bouffard, agronome de l'UPA, Jean Tremblay, président du syndicat de l'UPA de Charlevoix-Est, Laurent Pilote de la Fédération des producteurs de porc du Québec, Jean-Maurice Hamel et M. André Langlois du MAPAQ. Seul Bernard Maltais, maire de St-Aimé-des-Lacs, représente les élus. Un processus directement issu du petit catéchisme de l'UPA pour "paqueter" un comité.





    Voici à quoi ressemble une consultation publique dans Charlevoix Est !

    Pour calmer les inquiétudes des citoyens, un « vrai » comité de révision a également été formé par madame Lavoie. Il se compose de trois représentants de l'UPA, d'un représentant du Comité consultatif agricole de la MRC, d'un représentant du Centre de service agricole de Charlevoix, d'un conseiller municipal de St-Iréné (municipalité dont le maire et deux des conseillers sont membres de l'UPA). Les trois représentants des municipalités de Clermont, La Malbaie et St-Aimée-des-Lacs ne font pas le poids face à ce lobby. Le représentant de l'Association touristique de Charlevoix doit se contenter d'un rôle d'observateur car bon nombre de ses activités dépendent du bon vouloir de l'UPA. Finalement, pour se donner bonne conscience, on a nommé Diane Culhane et André Jacob ( le Dr Jacques Gagnon agissait comme substitut aux représentants des citoyens) mais ils ont été écartés des délibérations de base qui se déroulaient principalement au « comité technique ».



    Le silence des agneaux ...
    Le représentant de l'ATR de Charlevoix avait un statut d'observateur, mais il s'est montré extrêmement conciliant voire complaisant avec l'UPA. Lors des débats cruciaux, il s'est même retiré de la table soit-disant parce que tout "était beau" au plan du RCI. Les représentants des citoyens ont demandé et obtenu une rencontre avec le président de l'ATR, Bruno Labbé, propriétaire d'un terrain camping à Baie St-Paul afin de dénoncer l'attitude de son représentant. Le président a soutenu que lui se contente d'ententes de gré à gré avec les producteurs qui épandent à une distance raisonnable de son terrain de camping. En réalité, il ne voit pas du tout la nécessité d'adopter une position critique par rapport à l'UPA, ce qui revient à dire que bon nombre de ses activités dépendent du bon vouloir de l'UPA. D'ailleurs, un membre de l'ATR, Jean-Jacques Tremblay, autre propriétaire d'un terrain de camping à Pointe-au-pic, se bat depuis plusieurs années contre un producteur qui nuit énormément à son entreprise "touristique" par son épandage et ses odeurs. Pourtant le terrain de camping existe depuis 40 ans, soit bien avant l'implantation de la porcherie dans son milieu. Voilà matière à réflexion: une minorité de producteurs porcins appuyés par l'UPA ont-ils le droit d'imposer leur vision du développement à tout le Québec rural ? Pourtant, c'est bien le cas, dans Charlevoix comme de la majorité des MRC du Québec.



    Madame France Lavoie aurait-elle plus d'information que le Vérificateur général du Québec ?

    L'aménagiste France Lavoie aurait intérêt à lire le Rapport du Vérificateur général 2007 dans lequel le commissaire Mead affirme « qu'une liste PRÉLIMINAIRE dressée par le MDDEP fait état d'environ 700 lieux qui seraient potentiellement en déséquilibre en fonction de la norme de 2008 » et qu'il manque cruellement d'information sur l'état de l'environnement lié à la production porcine. Une affirmation inquiétante quant il s'agit de la qualité de l'eau.



    En appui au Mouvement des citoyens de Charlevoix pour un environnement sain, (voir leur position ), nous réclamons également une enquête sur la qualité de l'eau souterraine à St-Irénée à l'intérieur d'un vrai processus de consultation.



    En espérant que les élus de la MRC en réaliseront l'importance. À moins qu'ils n'aient déjà décidé de faire de St-Iréné le Centre national d'interprétation du bon porc du Québec engraissé à même les impôts des dindons de la farce. Leurs voisins artisans de Charlevoix, Damien Girard, éleveur biologique de porcs sur litière et Maurice Dufour, fromager de réputation internationale, n'auront plus qu'à se convertir aux farines OGM assaissonnées d'antibiotiques... Bienvenue aux touristes !

    Michel Lemay »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 08h32
    Parce qu'ils ont besoin d'argent?
    « Ce comité est dirigé par des ados? Ils ont besoin d'argent, ça justifie tout! »

  • Jean Dussault
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 08h47
    quand on est tête de cochon...
    « Bien fûté de la part des barons du cochon industriel, de faire avaler leur propagande aux bambins et de se paver la voie libre dans la prochaine génération pour finir leur invasion destructrice des campagnes québécoises. »

  • Catherine Escojido
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 09h49
    Wake up les parents
    « Hallucinant. Non mais à quoi ça sert la fédération des comités de parents, sinon justement à éviter des dérives comme celles-là! Si elle ne le fait pas, alors au revoir! La fédération se cherche du financement... Pour faire quoi... Se faire acheter la bonne humeur par les experts en marketing des richissimes producteurs de cochons. Se sont-ils fait donner des côtelettes avec ça? Au fait combien de parents votent pour élire leurs supposés représentants à la Fédé des comités de parents?? »

  • Gilles Desrochers
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 11h44
    Le chemin vers le moi profond
    « Les producteurs de porcs ont leur cardinal : ça doit paser par l'école, simple mesure d'efficacité. Par Gilles Desroochers »

  • Sylvain Gascon
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 12h57
    C'est fini la nation?
    « Toujours et partout, "province" ici, "province" par la! Fait ch...
    Pourtant, Bonhomme Harpeur, qu'on ne peut suspecter de québecophilie ne prononce même plus ce mot gouspineux lorsqu'il s'agit du Québec. Serait-ce la marque de ce d'Jaune Paridzela siègant sur le CA du Devoir? »

  • François Paquet
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 13h12
    Précision
    « La revue ne s'adresse pas aux enfants. Elle est transmise en 2 exemplaires aux présidents du c.e. et à certains trop rares abonnés. On n'est loin de la publicité aux enfants. »

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    mardi 4 mars 2008 13h21
    Pétrolières ? Énergie Atomique?
    « Ayoye; c'est odieux!!!!!!!!
    Pourquoi tant qu'à y être ne pas s'accoquiner avec d'autres grands pollueurs... si on est assez bête ça devrait être assez évident avec qui faire affaire ???.... un petit peu d'effets de serre avec ça ??? »

  • Émilie Cloutier-Morin
    Abonnée
    mardi 4 mars 2008 17h40
    euh..ben voyons!
    « ben voyons! on est rendu comme dans les Simpson, dans une des classe de l'école de springfield, le tableau périodique est une gracieuseté de la boucherie ! haha ha! »

  • Benoit Hebert
    Inscrit
    lundi 17 mars 2008 13h32
    Plus Capable!!!!!!!!
    « Après avoir lu toutes ces interventions, il n'y a qu'une conclusion qui me viens à l'esprit: SUPRIMONS L'AGRICULTURE!!!!!!!! Savez-vous qu'une société sans agriculture est une société qui est voué à sa perte. Savez-vous combien de personne travail dans l'agro-alimentaire? Même vos chiens et chats mange de maïs, le saviez vous?

    L'éducation est très importante dans la société d'aujourd'hui. Par quel façon, je vous le demande, on pourrait éduquer nos enfants de l'agriculture? Combien de fois j'entend les enfants dire "le lait, la viande ou bien les oeufs viennent du IGA du coin"

    C'est vrai que jusqu'aux années 1990(environ) il y avait des mauvaises pratiques culturals, mais depuis, elles ont évolué. Travail minimum dans les champs, PAEF et beaucoup autres. C'est évident, que dans chaque milieu de la société, il y a des tout croche, mais il ne faut surtout pas mettre tout les producteurs dans le même panier.

    Sur le point du vue des subventions à l'agriculture, nous sommes beaucoup moins subventionnés que plusieurs autres pays. Les États-Unis et l'Europe subventionnent beaucoup plus. Encore là, il ne faut pas tomber dans le panneau, nos concurrants ne sont pas le voisin d'à côté ou de la ville 100 km plus loins, nos concurrants sont les État-Unis, le mexique, l'Europe, l'Argentine... Dans plusieurs cas, les travailleurs n'ont que quelque dollars de l'heure. Essayé donc d'acheté local, et entre du bio venu des Îles MoucMouc et un concombre conventionnel de Ste-Madelaine, Choisisez LOCAL.

    En conclusion, je voudrais dire qu'il faut faire attention à tout ce qu'on peut dire contre l'agriculture. Il y a de moins en moins de jeunes qui veulent s'établir dans ce domaine. Le travail est tellement immense par rapport à ce qu'elle raporte monaitairement qu'il ne faut pas taper sur eux.

    Benoit de Varennes »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
11 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009