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Plan d'action sur le français - Nul besoin de modifier le régime pédagogique

Clairandrée Cauchy   9 février 2008  Éducation
Les commissions scolaires et les syndicats d'enseignants estiment qu'il n'est pas nécessaire de modifier la réglementation pour faire appliquer certaines mesures du plan d'action sur le français, telles la période de lecture quotidienne et la rédaction d'une production écrite par semaine.

«On n'a pas besoin de modifier le règlement. Je fais confiance aux trois paliers, les commissions scolaires, les directions d'école et les enseignants, pour qu'une amélioration du français puisse être perçue. Ils vont trouver les moyens pour que les 22 mesures prévues dans le plan d'action aient un effet. On est capables, si tout le monde y met du sien, de livrer la marchandise», a soutenu le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), André Caron.

Il réagissait aux déclarations de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, qui annonçait hier dans Le Devoir qu'elle entendait modifier le régime pédagogique pour rendre «prescriptives» certaines mesures de son plan d'action, comme la production écrite par semaine et la période quotidienne de lecture à l'école.

La présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Johanne Fortier, croit elle aussi que la mobilisation devrait donner des résultats, sans qu'on ait besoin de contraindre les enseignants par règlement. «Je ne vois pas comment on pourrait modifier le régime pédagogique sans tomber dans les travers d'une approche trop tatillonne», fait valoir Mme Fortier.

Cette dernière a d'ailleurs contacté les fonctionnaires du ministère de l'Éducation hier pour faire valoir son point de vue. Elle attend le guide de mise en oeuvre du plan d'action en cours d'élaboration au ministère, qui devrait préciser les orientations de la ministre, avant de se prononcer plus avant sur la mise en oeuvre.
 
 
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  • Georges Allaire
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 23h54
    Vaut mieux en rire
    Madame la Ministre «a ... contacté les fonctionnaires du ministère de l'Éducation» pour favoriser un meilleur enseignement ! Elle est bien bonne. Depuis toute ces années que «les fonctionnaires du ministère de l'Éducation» se font fort d'affaiblir l'Éducation au Québec, et voilà qu'on va leur confier la guérison du moribond qu'ils sont en train d'achever. On rêve, en cauchemar, à l'époque où les saignées étaient employées pour guérir les anémiques. Où l'on voit que l'humour a encore sa place en politique comme au salon funéraire.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 9 février 2008 07h27
    La réaction des enseignants
    Les enseignants craignent que le nouveau programme d'enseignement du français augmente considérablement leur travail de correction. à ceux-ci, je leur rappelle que pendant nos études classiques, nos professeurs de français enseignaient àplusieurs classes et qu'ils corrigeaient nos dissertations sans jamais se plaindre qu'ils n'avaient pas le temps de les corriger. Par contre, nos dictées étaient corrigées en classe,alors que chaque élève confiait la sienne à un voisin.Les règles grammaticales étaient vues et revues de cours en cours et même d'année en année.Il n'était pa question de module qu'on voyait une fois et qui était oublié le lendeman.

  • Lise Emond
    Inscrite
    samedi 9 février 2008 08h15
    Plus de lecture et de compositions
    Ce n'est pas tout de consacrer du temps hebdomadaire pour ces deux facettes du français; encore faut-il donner le goût de lire aux élèves afin que ce ne soit pas une période libre où on fait de tout sauf de la lecture. De plus, en ce qui concerne les compositions hebdomadaires, il faut que l'enseignant ait le temps de les corriger sinon ce sera un exercice stérile. Avec tout ce que le nouveau programme exige, je doute fort qu'une personne ayant pour seule tâche d'évaluer les connaissances de chaque enfant y parvienne et on demande aux enseignants de le faire en plus d'enseigner et de remplir toutes sortes de grilles. Enseigner,c'est devenu de la bureaucratie où tout le monde s'éparpille. Comment acquérir des bases solides quand on passe son temps à changer les programmes et le vocabulaire des notions à apprendre?

  • Mario Tremblay
    Abonné
    samedi 9 février 2008 09h31
    Faites ce que vous voulez ...
    Je ne comprends pas, ce n'est pas compliqué : examens de français à la fin de chaque cycle. Une dictée, une vraie dictée = fautes. Toutes les fautes. On ne pourra pas allouer 30% des points alloués à l'imaginaire! Tu as la note de passage ou pas.
    Le reste, c'est de la poutine. Que les commissions scolaires, les écoles et les professeurs s'organisent.
    Le gouvernement est là pour donner les cibles. Si tout ce beau monde n'est pas en mesure d'atteindre des objectifs aussi simples, qu'on élimine ces paliers décisionnels qui ne servent à rien.

  • Michèle Bourgon
    Inscrite
    samedi 9 février 2008 11h01
    Il va y avoir du sport!
    On ne peut que se réjouir de l'intervention de madame Courchesne. Il était minuit moins une. Le fait d'admettre que ça va mal en français au Québec est déjà un immense pas en avant. L'idée va cheminer. Il y aura des campagnes de respect du français. C'est bien à condition que ça ne dure pas que le temps des lilas. Quant à l'application des 22 points pour améliorer l'enseignement de la langue, on va voir si les bottines suivent les babines;) J'anticipe des obstacles importants: les parents qui ne veulent plus de devoirs, les parents qui se désolent que fiston soit noté, les enseignants qui en ont déjà beaucoup sur le dos et qui devront corriger encore plus, Les manuels qui ne sont pas adaptés, les mordus de la réforme qui vont protester qu'une dictée, ça ne vaut rien, les jeunes professeurs qui écrivent mal, mais qui ont obtenu leur bac ne voudront peut-être pas non plus se prêter facilement à des cours de mise à niveau, les écoles voudront améliorer leur performance pour bien figurer dans le palmarès des écoles,les directeurs recevront peut-être une prime pour l'augmentation de la diplomation, etc.
    Madame Courchesne veut aussi donner plus de pouvoir aux commisssions scolaires. Certaines présenteront l'hypothèse que, comme la majorité des enfants viennent d'un milieu économiquement faible, la pondération devra être différente. Au lieu d'enlever, par exemple, 1 point par faute, on enlèvera .5 et tout sera dit. Toutefois quand les résulats seront divulgués, ces faits ne seront pas considérés.Tout le monde réussira.

    Paradoxe cependant: les jeunes n'ayant pas obtenu leur diplome d'études secondaires pourront entreprendre leur diplome d'études collégiales en septembre à "condition de reprendre les cours qu'ils n'ont pas réussis" Ah oui ? Ces étudiants arriveront déjà carencés et on leur demandera d'étudier la littérature. À moins que l'idée soit de repenser les cours de littérature au cégep et de les remplacer par des cours plus adaptés à ce type de clientèle. Bref...On le voit, la situation est loin d'être simple.

    Reste que madame Courchesne a fait preuve de courage. Bravo!

  • roger montreal
    Abonné
    samedi 9 février 2008 11h21
    Le respect de la loi 101 serait un bon début
    CHAREST n a que faire respecter la loi 101, et un gros progrès sera fait.
    Les emballages, les explications des produits, les jouets des enfants, qui sont seulement en anglais, sur les tablettes des magasins.
    Tous ses choses sont aussi importantes, que de se faire recevoir, dans la langue OFFICIEL DU QUÉBEC.
    Que je crois être le FRANCAIS, pour encore quelques années,
    c est mon plus grand souhait.
    ROGER DION

  • Hubert Larocque
    Abonné
    samedi 9 février 2008 14h27
    L'orthographe (question connexe)
    La centième réforme de l'orthographe
    On connaît le problème : l'orthographe française ne correspond pas toujours à la prononciation actuelle. Elle porte les traces d'un passé qui remonte parfois au Moyen Âge, elle a connu des fixations alors que la prononciation évoluait. Doit-on en conclure qu'il faut carrément la phonétiser, qu'il faut la rendre facile en la simplifiant?
    L'orthographe n'est pas insurmontable du moment qu'elle est correctement enseignée. Des générations ont su écrire sans fautes. L'orthographe française est une incomparable école de formation de l'esprit, d'attention au mot, de déchiffrement du passé des mots, d'éveil et de réflexion qui livrent le poids même du mot et de son sens.
    Il y a quelque barbarie à vouloir la changer pour un esperanto phonétique qui atteint la langue elle-même dans sa complexité et son aptitude à épouser les replis les plus subtils de la pensée. Sans cette lente acquisition du français par l'orthographe, la grammaire, la mémorisation des grands textes, il n'y a pas de connaissance réelle du français. Ajoutons que c'est par l'étude suivie et complète de la littérature française, par la connaissance du latin et du grec que l'on entre dans la possession la plus complète du français.
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    samedi 9 février 2008 19h16
    les dictées...
    Au primaire, commencer par leur faire écrire et épeler des mots , après viennent les dictées, une chaque jour avec correction des fautes en groupe et explications du pourquoi on écrit cela ainsi..je ne crois pas qu'avec une dictée/semaine on apprendra à bien écrire.. la lecture, la grammaire, le dictionnaire, apprendre à chercher des mots..
    le raisonnement, à la fin du primaire un enfant doit pouvoir avoir une bonne connaissance du français et c'est au secondaire, qu'on le perfectionne, qu'on le peaufine, encore lire, encore le dictionnaire.. c'est ainsi que j'ai appris à écrire mon français, à connaître les règles, les participes, les compléments, même si on a changé les noms, cela demeure la même chose.. aimer notre langue, la bien parler, être capable d'énoncer clairement ce que l'on pense, c'est le plus bel héritage que l'on puisse avoir..

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    dimanche 10 février 2008 10h15
    Qui va corriger les dictées?
    C'est bien beau les dictées, mais à quoi bon si les enseignants eux-mêmes sont incapables de les corriger? Non seulement beaucoup de professeurs de Français de l'enseignement public sont incapables d'écrire sans fautes, mais j'en ai vu tenter d'imposer des orthorgraphes fautives à leurs élèves! Alors, ne nous racontons pas d'histoires SVP.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    dimanche 10 février 2008 11h48
    L'orthographe, question connexe?
    Des générations ont su écrire sans fautes? Quelles générations? Ceux qui sortaient du cours classique? Déjà que peu y rentraient, et le taux de décrochage, dirait-on aujourd'hui, était effarant.
    À propos, le latin était phonétique. Pour le grec, je ne sais pas, mais je doute qu'il ne le fût point. L'italien, l'espagnol le hongrois, l'allemand, le turc, les langues scandinaves, sans oublier l'espéranto, bien sûr, sont phonétiques, ou peu s'en faut, et je ne crois pas que les habitants de ces pays soient moins cultivés que les francophones. En tout cas, dès la deuxième année du primaire, ils peuvent passer à autre chose.
    Et cessez de mettre la faute sur le renouveau pédagogique. J'ai enseigné dans un cégep, en région, il y a une douzaine d'années, et on y offrait le cours dit de français correctif: je me rappelle qu'on y enseignait la conjugaison du verbe être à l'indicatif présent: je suis, tu es, etc.

  • Christian (JA) Béliveau
    Inscrit
    dimanche 10 février 2008 13h02
    La réussite c'est de créer un milieu sain pour former un enfant sain.
    J'ai deux enfants en bas age que fréquentent une école anglaise du Québec. Je trouve que le milieu scolaire change mes enfants. Je recois quotidiennement des plaintes de mes enfants au retour de l'école. Les plaintes sont en regard de leur isolement par rapport aux autres, qu'il y a du favoritisme et que ce sont les memes éleves qui recoivent les faveurs de leurs professeurs. Il y a vraiment du vrai la dedans car j'ai moi-meme assisté a des périodes de cours dans la classe de mes deux enfants et j'ai pu constater cette situation aun niveau des attentions positives envers certains éleves. Curieusement apres chaque présence en classe il y avait une plus grande facilitation sociale aupres de mes enfants par la suite de ma présence en classe. Le réussite en classe en francais, en anglais ou dans tous autres matieres ne peut pas se faire sans un sentiment de sécurité et d'acceuil vavorable au développement intellectuel et physique de l'enfant. D'isoler les éleves en difficultés et les priver de récréations, la pause du diner et de l'éducation physique sont des symptomes graves de méthodes éducatives dépassées, et inéfficaces devant la permanance du probleme. Etre attentif au aspects positifs d'un enfants et renforcir de facon croisée les bons et mauvais couts d'un enfants sont des avenues plus efficasces que la privation de leurs temps de détente et de jeux. Le fait de transferer quotidiennement le travail en classe non réalisé a la maison sont d'autres symptomes de l'inéfficacité et le manque de ressources ou de méthodes efficaces de ces enseignants. L'école ne répond pas aux besoins de mes enfants et de plus en plus c'est moi qui répond a leurs besoins scolaires. J'arrive a trouver du temps pour faire leurs devoirs et aussi de laisser mes enfants avoir des périodes de jeux, car je sais combien le développement intellectuel ne se réalise pas sans le développement moteur...on est bien loin de cet équilibre dans nos école. Il faut créer un milieu d'apprentissage sain pour chaque éleve et combattre le rejet sociale des éleves sans égrds a leur niveau socio-économique et origine ethnique. Il faut utiliser les éleves talentueux et plus favorisés pour aider ceux qui sont en difficultés pour lire tous les jours, écrire tous les semaines. Il faut faire paticiper tous les éleves pour faire la correction des textes en classe pour éviter de déborder d'avantagfe les enseignants avec les dictées, ils faut créer régulierements des situations de jeu a la fois entre les enfants en difficultés et l'enseignant et les éleves talentueux pour créer un esprit de cohésion qui permettra a l'enfant d'aimer son école, sa classe, son enseignant. Régulierement les enfants qui sont supervisés par des éleves plus agés a l'heure du diner pour réchauffer leurs repas au micro-ondes dans la classe me disent qu'ils sont les derniers et on ne leur donne pas le temps de prendre leur colation ou leur diner. Et de retour a la maison je constate que les aliments ne sont effectivement pas consommés a plusieurs reprises. Donc, ce que je vois et comprend c'est un milieu ou mes enfants sont isolés, inactifs physiquement et intellectuellement, ils ne se nourrissent pas suffisamment et développent des complexes par rappoort aux plus favorisés. Et vous Madame la ministre vous me parlez de dictées. C'est difficile a accepter, je crois que l'on peut changer tout cela et créer un milieu sain pour donner un corps et un esprit sains a nos enfants. Qu'en pensez-vous Madame la Ministre ?

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