Réforme de l'éducation - La déforme
La présente est pour vous faire part de ma réflexion sociologique sur la réforme. Je suis un produit de cette réforme car, au moment où j'étudiais, nous ne savions même pas ce qu'allait être le programme.
J'ai donc appris mon métier, Dieu merci, grâce à des directions qui n'ont pas eu peur d'utiliser les budgets pour des formations pédagogiques constructives et pertinentes. J'ai eu des mentors, si on peut dire. Des pédagogues dans l'âme qui ont compris des choses que les universités n'arrivent pas à transmettre. Je joins à cette lettre une poésie que m'inspire le sujet.
Il y a des réformes qui marquent plus que d'autres:
Tout a commencé par une nouvelle science
Intéressée par le comment les enfants pensent
Le plus célèbre son éminence
Piaget.
Comme une contagion
S'est répandue à l'éducation
Et la cognition est devenue tendance.
À ce moment précis
Les années 90 sont assez pourries
À son avenir le Québec réfléchit.
Les facultés d'éducation tristement sans paradigme
Une société aux écoles qui s'indignent
Une population âgée
Des services publics endettés.
Il n'en fallait pas plus
Pour que le gouvernement
Statue.
Urgence: des états généraux
Une solution il nous faut
Il faut diminuer le taux
Le décrochage zéro.
Le remède vint d'en haut
Avec le temps ce sera gagnant
Car dorénavant les élèves progressent
Et plus besoin de faire de tests.
Et les enseignants là-dedans?
Les exécutants d'une réforme
Et à qui on impose, en décrétant
Du Parlement, les conditions
Les normes et la forme.
Et les élèves en difficulté?
Leur rythme, il faut respecter
Sinon, il y a le cheminement particulier
Il ne faut pas les pénaliser
Ça pourrait les complexer.
Puis c'est le flou des compétences
Le peuple réclame et on pense
Sur les conseils, les comités
Le bulletin sera réformé.
Les réformistes et bien-pensants
du ministère, ou en sept ans,
ont vu valser cinq ministres,
Oh! C'est épatant...
N'ont fait que changer le libellé
Et permettre le bulletin chiffré.
Bref: où en sommes-nous dans cette dégringolade?
L'école publique n'est plus un hit-parade
Dans combien de temps un redressement?
Hélas, le temps c'est l'avenir de nos enfants.
Enfin, qu'adviendra-t-il de notre profession?
Si de nos avis on ne fait jamais mention
Dans une société en mutation
Nous sommes les piliers
L'avenir de ces écoles
Alors faites attention à notre métier
Car l'éducation sera un jour privatisée.
J'ai donc appris mon métier, Dieu merci, grâce à des directions qui n'ont pas eu peur d'utiliser les budgets pour des formations pédagogiques constructives et pertinentes. J'ai eu des mentors, si on peut dire. Des pédagogues dans l'âme qui ont compris des choses que les universités n'arrivent pas à transmettre. Je joins à cette lettre une poésie que m'inspire le sujet.
Il y a des réformes qui marquent plus que d'autres:
Tout a commencé par une nouvelle science
Intéressée par le comment les enfants pensent
Le plus célèbre son éminence
Piaget.
Comme une contagion
S'est répandue à l'éducation
Et la cognition est devenue tendance.
À ce moment précis
Les années 90 sont assez pourries
À son avenir le Québec réfléchit.
Les facultés d'éducation tristement sans paradigme
Une société aux écoles qui s'indignent
Une population âgée
Des services publics endettés.
Il n'en fallait pas plus
Pour que le gouvernement
Statue.
Urgence: des états généraux
Une solution il nous faut
Il faut diminuer le taux
Le décrochage zéro.
Le remède vint d'en haut
Avec le temps ce sera gagnant
Car dorénavant les élèves progressent
Et plus besoin de faire de tests.
Et les enseignants là-dedans?
Les exécutants d'une réforme
Et à qui on impose, en décrétant
Du Parlement, les conditions
Les normes et la forme.
Et les élèves en difficulté?
Leur rythme, il faut respecter
Sinon, il y a le cheminement particulier
Il ne faut pas les pénaliser
Ça pourrait les complexer.
Puis c'est le flou des compétences
Le peuple réclame et on pense
Sur les conseils, les comités
Le bulletin sera réformé.
Les réformistes et bien-pensants
du ministère, ou en sept ans,
ont vu valser cinq ministres,
Oh! C'est épatant...
N'ont fait que changer le libellé
Et permettre le bulletin chiffré.
Bref: où en sommes-nous dans cette dégringolade?
L'école publique n'est plus un hit-parade
Dans combien de temps un redressement?
Hélas, le temps c'est l'avenir de nos enfants.
Enfin, qu'adviendra-t-il de notre profession?
Si de nos avis on ne fait jamais mention
Dans une société en mutation
Nous sommes les piliers
L'avenir de ces écoles
Alors faites attention à notre métier
Car l'éducation sera un jour privatisée.
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