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Réforme de l'éducation - Courchesne annonce une révision complète des programmes

Dumont se range du côté de Landry et réclame un moratoire

Photo : Jacques Grenier
Les débats sur la réforme de l'éducation ont permis aux politiciens québécois d'offrir hier un avant-goût de la rentrée parlementaire. Des ténors péquistes qui désavouent la réforme mise au monde par celle qui est aujourd'hui chef du Parti québécois. Une chef péquiste qui en attribue les ratés à ses successeurs libéraux, qui n'auraient pas su voir adéquatement à son implantation. Une ministre libérale qui relance la balle au gouvernement précédent, qui l'a implantée en pleine période de compressions budgétaires. Le chef de l'opposition adéquiste qui demande un moratoire sur la réforme qu'il jugeait irresponsable en 2006...
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  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    jeudi 31 janvier 2008 07h03
    Toujours la faute de l'autre.
    Deux partis babyboomer qui ne prennent pas leur responsabilité, Un jeune parti qui essaie de sauver son avenir et celui de ses enfants (un parti qu'on traite de girouette, comment voulez-vous aller de l'avant avec deux vent dominant s'opposant l'un l'autre).Une génération qui doit se préparer à reposer en paix et la nouvelle qui doit prendre le pouvoir. Il est temps aux babyboomer de leur dire Adieu et qu'ils arrêtent de gâcher notre avenir. J'avoue qu'il y a quand même quelques babyboomer qui ont atteint une certaine sagesse et sont capable de reconnaître leur ereur.

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 31 janvier 2008 07h52
    La "forme".
    On passe toujours beaucoup plus de temps à faire des réformes que de réformer. Il faut dire que durant ce temps-là, on justifie les salaires des politiques devenus "responsables".

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 31 janvier 2008 08h22
    La réforme : visée, ingénierie et contrôle
    La réforme : visée, ingénierie et contrôle

    D'abord rappeler qu'au Québec, la volonté gouvernementale de réformer l'enseignement et ses contenus remonte aux années 1960, à la suite de la création du ministère de l'Éducation par le Parti libéral du Québec. Oui, vous avez bien lu, le Parti libéral du Québec, alors dirigé par les Lesage, Gérin-Lajoie, Lévesque, etc.

    Dans la foulée des recommandations du rapport Parent, il s'agissait fondamentalement de remplacer un enseignement fondé sur la transmission magistrale de connaissances plutôt disparates par un mode d'acquisition de ces connaissances axé sur l'esprit des disciplines scolaires, notamment en français et en mathématique. En clair, pour les élèves, il s'agissait d'être meilleurs en rédaction qu'en dictée, meilleurs en résolution de problèmes qu'en calcul.

    La visée de la réforme était et est encore des plus louable. Les apprentis sorciers du ministère a fait échouer sa réalisation. Ces derniers, certains de leurs vérités (empruntées à l'Europe et aux États-Unis), ont considéré le Québec comme un vaste champ d'expérimentation, négligeant de mettre leurs trouvailles pédagogiques à l'épreuve dans des milieux restreints et, surtout, de mettre en place toutes les balises requises pour ne pas sacrifier les élèves des échantillons retenus.

    La tentative actuelle de réforme, petite-fille de la première, n'a pas échappé à cette approche technocratique et aristocratique. Au-delà d'une expérimentation dans quelques écoles, c'est toutes les écoles qui ont été mises à la réforme, sans les manuels scolaires promis, alors que les résultats de ces essais n'avaient été analysés sous tous ces angles. Comme lors des tentatives antérieures, les hauts fonctionnaires étaient pressés, empressement alimenté par des politiciens qui veulent des résultats palpables au cours de leur bref mandat.

    L'autre difficulté majeure vient de ce que ces politiciens nommés ministres de l'Éducation n'ont à peu près aucune emprise réelle sur la bureaucratie gouvernementale. Sauf de rares exceptions, ils sont mutés à d'autres fonctions, alors qu'ils commencent à peine à comprendre le système qu'ils ont à administrer, et ce, quel que soit le parti politique au pouvoir. Et sans exception, ceux et celles qui ont tenté de mettre au pas les hauts fonctionnaires du ministère se sont cassé les dents. Certains se rappelleront Jean-Guy Cardinal, qui avait même osé dénoncer publiquement ces hauts fonctionnaires.

    En clair, l'ingénierie qu'en ont fait les hauts fonctionnaires du Ministère a fait échouer une réforme par ailleurs hautement souhaitable. Résultat, nous assisterons bientôt à un retour en arrière qui se fera au détriment de la majorité des enfants, c'est-à-dire ceux dont parents n'ont pas la capacité ou le temps de faire acquérir à leurs enfants ce que nous appelons aujourd'hui « les compétences transversales ». Comme cela a été le cas autrefois, en français, seule une minorité d'élèves sera en mesure de rédiger un texte qui se tienne, alors que la majorité d'entre eux auront des notes acceptables voire excellentes en dictée. Est-ce vraiment ce que veulent les partisans d'un retour au gros bon sens ? Seraient-ils à ce point élitistes ?

    Ce n'est pas tant les écoles et les progammes d'études qu'il faut réformer que l'appareil gouvernemental pratiquement indépendant qu'est devenu le ministère de l'Éducation lui-même. Mais ce n'est pas demain la veille qu'un parti au pouvoir s'attaquera à cette tâche périlleuse, une tâche ingrate qui ne pourra pas être accomplie en un ou deux mandats. Le Québec doit pourtant prendre le contrôle de son système d'éducation. Et ce contrôle nécessite une approche non partisane. Reste à espérer qu'il y ait suffisamment d'hommes et de femmes de bonne volonté et de bonne foi dans les trois partis pour se lancer dans cette entreprise vitale pour l'avenir du Québec.

    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Serge Bouchard
    Abonné
    jeudi 31 janvier 2008 08h56
    Inspirons-nous des meilleurs

  • Marie Léveillé
    Abonné
    jeudi 31 janvier 2008 14h01
    La cour d'école
    Quel malaise j'ai ressenti en lisant cet article! Ces élus veulent-ils vraiment nous faire croire que les enfants sont au centre de leurs débats? Leurs propos semblent sortir d'une cour d'école..."C'est pas de ma faute, c'est lui qui a commencé!"
    Personnellement, ma fille, enfant de la réforme de troisième secondaire, se tire plutôt bien d'affaires et, va aussi bien que sa soeur cécepienne jamais touchée par cette réforme. Dieu merci, elle a rencontré sur son parcours d'excellents enseignants qui, réforme ou non, demeurent passionnés et compétents.

    Marie Léveillé (leveille_marie@hotmail.com)

  • Régine Pierre
    Abonnée
    mercredi 13 février 2008 11h00
    La désinformation sur la réforme
    Du haut de sa formation d'économiste, monsieur Jodoin a voulu donner une leçon de sciences 101 aux soit disant prétendus experts de la coalition Stoppons la Réforme. C'est raté monsieur Jodoin. Vos statistiques ne sont pas à jour. Chacun pourra s'en rendre compte en allant consulter le rapport PIRLS directement sur le site de l'Université de Boston où siège l'organisme chargé de ces études: http://timss.bc.edu/. C'est du rapport publié à la fin 2007 que j'ai extrait les statistiques que je présentais dans l'article que le Devoir n'a pas cru bon de publier. Les données avaient été recueillies en 2006. Quant à ceux qui se réfèrent aux études PISA, ils sont complètement dans le champ puisque ces études ne portent que sur les adultes de 15 ans et plus qui ont terminé leur scolarité. La dernière étude PIRLS qui pour la première fois portait sur les enfants de la réforme (4e année) montre clairement que le Québec se situe 23e sur 40 pays loin derrière l'Alberta (3e rang), la Colombie Britannique (5e rang), l'Ontario (7e rang) et la Nouvelle Écosse (16e rang).

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