Lettres: CPE : et les francophones ?
Peter Graefe - Professeur agrégé, département de science politique, McMaster University. Le 21 janvier 2008
22 janvier 2008
Éducation
Il semble que l'obsession péquiste envers les immigrants et la stratégie de les présenter comme une menace à la survie de la nation l'a emporté sur la conscience historique de ce parti.
Les députés de ce parti veulent ramener les CPE dans le giron de la loi 101, ce qui me semble une idée intéressante si jamais il y avait une augmentation importante du nombre de places disponibles. Mais la justification ne vise que la francisation des immigrants. On oublie que la loi 101 cherchait aussi à solidariser les francophones, pour contrer le fait qu'un nombre grandissant de ces derniers suivaient des stratégies individualistes, cherchant à avantager leurs enfants en les envoyant dans des écoles de langue anglaise.
Il me semble donc très curieux que l'on ne s'interroge pas sur la fréquentation francophone des garderies bilingues ou anglophones. Se peut-il que cette fréquentation soit plus forte parmi une certaine classe moyenne professionnelle montréalaise, proche des hautes instances du PQ? Ou est-ce que c'est tout simplement qu'il est plus rentable pour le PQ dans le contexte actuel de critiquer les choix des immigrants que de critiquer ceux des francophones?
Les députés de ce parti veulent ramener les CPE dans le giron de la loi 101, ce qui me semble une idée intéressante si jamais il y avait une augmentation importante du nombre de places disponibles. Mais la justification ne vise que la francisation des immigrants. On oublie que la loi 101 cherchait aussi à solidariser les francophones, pour contrer le fait qu'un nombre grandissant de ces derniers suivaient des stratégies individualistes, cherchant à avantager leurs enfants en les envoyant dans des écoles de langue anglaise.
Il me semble donc très curieux que l'on ne s'interroge pas sur la fréquentation francophone des garderies bilingues ou anglophones. Se peut-il que cette fréquentation soit plus forte parmi une certaine classe moyenne professionnelle montréalaise, proche des hautes instances du PQ? Ou est-ce que c'est tout simplement qu'il est plus rentable pour le PQ dans le contexte actuel de critiquer les choix des immigrants que de critiquer ceux des francophones?
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