Lettres: L'UQAM est une université
Julien Prud'homme - Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST). Montréal, le 10 janvier 2008
14 janvier 2008
Éducation
Le rapport de la firme PriceWaterHouseCoopers sur l'état de l'UQAM est une grossière aberration. Novice en matière d'universités, le sous-traitant privé coupe au plus court: selon la firme, on devrait attendre des professeurs d'université qu'ils ne se consacrent qu'à l'enseignement. Cette prémisse ignore qu'un professeur est aussi tenu de mener des recherches d'envergure et d'animer les cycles supérieurs, entre autres choses. Il ne s'agit pas là de tâches marginales, mais de missions centrales pour toutes les véritables universités du monde.
Recentrer le travail des professeurs sur le seul enseignement reviendrait à faire de l'UQAM une simple université de premier cycle, à peu de choses près. Tous ceux qui se sont opposés à cette option en septembre dernier doivent en être bien conscients. Quant à la ministre Courchesne et au recteur Corbo, qui avaient aussi rejeté cette hypothèse, ils doivent, ne serait-ce que par souci de cohérence, se distancier l'un et l'autre de cet aspect du piètre rapport de leur sous-traitant.
Recentrer le travail des professeurs sur le seul enseignement reviendrait à faire de l'UQAM une simple université de premier cycle, à peu de choses près. Tous ceux qui se sont opposés à cette option en septembre dernier doivent en être bien conscients. Quant à la ministre Courchesne et au recteur Corbo, qui avaient aussi rejeté cette hypothèse, ils doivent, ne serait-ce que par souci de cohérence, se distancier l'un et l'autre de cet aspect du piètre rapport de leur sous-traitant.
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