Une source d'inquiétude, selon la SSJB
La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB-M) espère que les données du recensement 2006 rendues publiques hier viendront clouer le bec de tous ceux qui soutiennent que le français se porte bien.
«La thèse dominante, [...] c'est que ça va bien pour le français, que ça n'a jamais si bien été. Nous, on n'a jamais défendu cette thèse-là», a dit le président de la SSJB-M, Jean Dorion.
«Je pense que c'est un cinglant démenti au jovialisme. Le français recule à l'échelle du Canada, du Québec et de l'île de Montréal. Il recule comme langue maternelle et il recule comme langue parlée à la maison. Qu'est-ce qu'on veut de plus pour dire que ça ne va pas très bien pour le français?»
M. Dorion note un seul élément positif, soit une hausse de l'usage du français à la maison chez les allophones, qui sont désormais 51 % à utiliser la langue de Molière.
Toutefois, même cette donnée le préoccupe puisqu'il faudrait, selon lui, qu'au moins 80 % des allophones choisissent le français pour simplement maintenir la proportion globale de l'usage du français au Québec.
M. Dorion suggère trois moyens pour inciter les nouveaux arrivants à choisir le français. Du côté de la langue de travail, il note qu'aucune entreprise de moins de 50 employés n'est soumise à un programme de francisation et déplore que le Parti libéral et l'Action démocratique aient rejeté la proposition de la chef péquiste, Pauline Marois, d'imposer de tels programmes aux entreprises de 25 à 50 employés.
D'autre part, il croit que l'obligation d'aller à l'école française imposée aux enfants d'immigrants devrait être étendue au collégial.
Enfin, M. Dorion estime que le Québec doit tout mettre en oeuvre pour aider les nouveaux arrivants à apprendre le français et dénonce les compressions effectuées dans les programmes de francisation.
«La thèse dominante, [...] c'est que ça va bien pour le français, que ça n'a jamais si bien été. Nous, on n'a jamais défendu cette thèse-là», a dit le président de la SSJB-M, Jean Dorion.
«Je pense que c'est un cinglant démenti au jovialisme. Le français recule à l'échelle du Canada, du Québec et de l'île de Montréal. Il recule comme langue maternelle et il recule comme langue parlée à la maison. Qu'est-ce qu'on veut de plus pour dire que ça ne va pas très bien pour le français?»
M. Dorion note un seul élément positif, soit une hausse de l'usage du français à la maison chez les allophones, qui sont désormais 51 % à utiliser la langue de Molière.
Toutefois, même cette donnée le préoccupe puisqu'il faudrait, selon lui, qu'au moins 80 % des allophones choisissent le français pour simplement maintenir la proportion globale de l'usage du français au Québec.
M. Dorion suggère trois moyens pour inciter les nouveaux arrivants à choisir le français. Du côté de la langue de travail, il note qu'aucune entreprise de moins de 50 employés n'est soumise à un programme de francisation et déplore que le Parti libéral et l'Action démocratique aient rejeté la proposition de la chef péquiste, Pauline Marois, d'imposer de tels programmes aux entreprises de 25 à 50 employés.
D'autre part, il croit que l'obligation d'aller à l'école française imposée aux enfants d'immigrants devrait être étendue au collégial.
Enfin, M. Dorion estime que le Québec doit tout mettre en oeuvre pour aider les nouveaux arrivants à apprendre le français et dénonce les compressions effectuées dans les programmes de francisation.
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